La mare aux mots
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Stéphane Nicolet

En savoir plus sur la nature

Par 11 octobre 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de super documentaires sur la nature.

Caché dans la forêt
Caché dans la prairie

de Sébastien Pelon
Amaterra dans la collection La nature cachée
14,90 € chacun, 237×237 mm, 24 pages chacun, imprimé en Chine, 2018.
La Larousse des 1000 mots – La Nature
illustré par Marie-Élise Masson
Larousse dans la collection 1000 mots illustrés
14,95 €, 260×327 mm, 64 pages, imprimé en Espagne, 2018.
Mes 150 pourquoi – Les animaux
Textes d‘Emmanuel Trédez, illustrés par Stéphane Nicolet
Père Castor dans la collection Mes 150 pourquoi
10 €, 205×255 mm, 64 pages, imprimé au Portugal, 2018.
Incroyables Nids
Textes de Guénolée André, illustrés par Gaëlle Lasne
Amaterra
16,50 €, 264×258 mm, 56 pages, imprimé en Chine, 2018.

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L’Humain, cet étrange animal

Par 20 octobre 2017 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse, Médias

Aujourd’hui, on va parler des Femmes et des Hommes, ces étranges animaux qui peuplent la Terre (et ne sont pas toujours respectueux de ses autres habitant·e·s).

Terriens, mode d’emploi
Petit guide de survie de l’alien en milieu humain
Textes de Muriel Zürcher, illustrés par Stéphane Nicolet
Casterman
11,90 €, 210×260 mm, 64 pages, imprimé en République Tchèque, 2017.
Ta Race ! moi et les autres
Textes de Marie Desplechin, illustrés par Betty Bone
Courtes et Longues
19,50, 165×240 mm, 92 pages, imprimé en France, 2017.
L’Homme est-il un animal comme les autres ?
Textes de Jean-Baptiste de Panafieu, illustré par Étienne Lécroart
La ville brûle dans la collection Jamais trop tôt
8,50 €, 150×110 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016.
Dis, comment fonctionne mon corps ?
Textes de Sophie Ducharme, illustrés par Magali Attiogbé
De La Martinière Jeunesse
12,90 €, 190×200 mm, 96 pages, imprimé en Espagne, 2017.

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Les invité.e.s du mercredi : Jean-Luc Englebert et Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert (+ concours)

Par 3 février 2016 Les invités du mercredi

Pour le premier invité du mercredi après notre reprise, je ne voulais pas n’importe qui ! C’était important d’avoir quelqu’un dont on aime beaucoup le travail : j’ai tout de suite pensé à Jean-Luc Englebert (qu’on n’avait jamais interviewé !), et il a immédiatement accepté. Je suis donc ravi que notre premier interviewé de l’année soit ce grand auteur-illustrateur. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner Un ours à l’école, son dernier album. Ensuite, et avant de retrouver les prochains mercredis nos rubriques habituelles (En vacances avec…, Le coup de cœur et le coup de gueule de…, Parlez-moi de… et un petit nouveau), je vous propose de lire le Dis, tu peux lui demander… ? qui n’avait pas été diffusé cet été pour cause d’arrêt du blog. Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert (encore lui !) avaient répondu à la question de Tristan, 6 ans, « Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? ». Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Jean-Luc Englebert

Jean-Luc Englebert

Comment êtes-vous devenu auteur-illustrateur ?
Un peu par hasard. Je suis venu à Bruxelles pour suivre le cours de bande dessinée à Saint-Luc (une école d’art comme les beaux-arts). C’était la seule école qui proposait ce cours. Nous sommes en 1986. Mais beaucoup de cours théoriques (philo…) ou de dessin se faisaient avec la section Illustration. C’est là que j’ai vraiment découvert l’univers du livre jeunesse (Ungerer, Sendak…). En sortant de mes études, les possibilités de publier de la BD étaient difficiles (une première crise de la BD a vu la disparition de beaucoup de magazines BD comme À Suivre, Tintin, Pilote…). Je me suis assez naturellement tourné vers le livre jeunesse. Pastel venait d’être créée à Bruxelles (1988) et avec un ami, Jean-Luc Cornette, nous leur avons proposé un projet. Christiane Germain, éditrice à l’époque l’a… refusé. Mais je suis revenu avec un projet seul. Refusé lui aussi. Mais l’envie était là. J’ai surtout retravaillé mon dessin, trop typé BD. Pendant environ deux ans, je revenais chez Pastel… Christiane a été patiente et surtout de bon conseil. Puis un jour, elle a accepté une de mes histoires : Ourson a disparu. Il est sorti en 94…

jean-Luc EnglebertQue reste-t-il de votre formation BD dans votre travail d’aujourd’hui ?
Beaucoup de choses. J’ai refait de la BD. Une série qui s’appelait Gusgus sur un scénario de Christian Durieux est parue chez Dupuis. J’ai quand même dû réapprendre les codes de la BD. Être plus rigoureux dans mon dessin. La lecture des cases est différente, plus rapide. J’aime raconter une histoire uniquement par l’image. Je me dis que si on comprend ce que je dis par le dessin, alors c’est gagné aux 3/4. Je me souviens que gamin j’ai mis du temps à lire les Tintin, je veux dire les bulles, les dialogues. Par contre je les connaissais par cœur grâce aux images. C’était la force d’Hergé : son découpage de la narration et le dessin qui va à l’essentiel. C’est ce que j’essaie de faire, y compris dans mes albums jeunesse. Ma mini-série Mon petit crocodile et Petit roi crocodile ont été créés comme ça : une suite d’images sans texte dans un premier temps, puis j’y ai rajouté les dialogues.
Ce qu’il me reste aussi, c’est cette envie de raconter de petites histoires en suite d’images. C’est souvent de cette façon que je démarre un projet dans mes carnets.

jean-Luc EnglebertQuelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Encre de Chine pour le trait et aquarelles. Parfois peinture acrylique (Mon petit crocodile ou Une histoire et un câlin).

Vous alternez les histoires dont vous êtes l’auteur-illustrateur et l’illustration des histoires des autres, est-ce un travail totalement différent ? Est-ce que l’auteur que vous êtes n’est pas tenté d’intervenir dans les histoires des autres ?
Ce sont souvent des rencontres. Le travail est différent au départ, quand je fais les premières esquisses, le découpage. Il faut qu’à un moment j’aie cette impression que c’est moi qui ai écrit l’histoire. Quand je travaille avec un auteur, je sais qu’il a des attentes, des envies, voire des images en tête sur son projet. Le jeu pour moi est de trouver ce qu’il attend tout en proposant ma vision personnelle. jean-Luc EnglebertJ’aime quand il y a des aller-retour entre moi et l’auteur, je fais des propositions de dessins qui, parfois, induisent un changement dans son texte. Mais aussi de son côté il peut m’aiguiller vers des choses auxquelles je ne pense pas. Mais j’interviens peu sur le texte en lui-même. Je suis un illustrateur qui s’est mis à écrire parce qu’au départ il ne connaissait pas de scénaristes. Je ne me sens pas « auteur » dans le sens où je ne pourrai jamais faire un texte sans le support du dessin.

Comment naissent vos histoires ? Par exemple, comment est né Un ours à l’école ?
Certaines histoires naissent à partir de mon quotidien. Par exemple Le cauchemar de poche (épuisé malheureusement) vient d’une histoire vécue avec ma fille aînée. Pour Un ours à l’école il y a eu un dessin au lavis d’encre de chine, sur une feuille de papier, puis je lui dessine un bonnet… tiens c’est marrant, je fais quoi avec ça ? Donne-moi une histoireEn fouillant dans mes carnets à dessins (j’en ai souvent 4 ou 5 que je remplis en même temps), j’y retrouve d’autres images d’ours : seul assis dans une forêt par exemple Et j’ai démarré l’histoire, sans texte, une suite de dessins. J’avais aussi envie de représenter beaucoup d’enfants en même temps dans une histoire, une classe.

Les livres ont une grande importance dans vos histoires, ils en ont une aussi importante dans la vie ?
Oui. Même si je ne suis pas un grand ou gros lecteur, à une époque dans mon enfance c’était omniprésent. Des BD surtout. J’aime être entouré de livres, j’aime les librairies mais encore plus les brocantes pour y dénicher des vieux livres pour enfants. Pour moi, comme pour beaucoup, c’était un moyen de plonger dans d’autres univers, vivre des aventures.

La plupart de vos albums sont édités par Pastel, la relation avec votre éditrice c’est quelque chose d’important pour vous ?
J’ai fait peu de livres chez d’autres éditeurs, souvent des commandes d’ailleurs. Oui chez Pastel, je me sens « chez moi ». Il y a une vraie relation de confiance, voire d’amitié. Que ce soit maintenant avec Odile Josselin ou au départ avec Christiane Germain, je me suis toujours senti porté. Accompagné dans mes projets. Je pense que c’est assez rare dans l’édition. C’est bien de trouver la bonne personne avec qui faire des livres.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Jean-Luc EnglebertLa BD. Beaucoup, L’école de Spirou, Tintin, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe, Spirou et Fantasio. Ado, je lisais les livres à lire pour l’école… sans plus. Puis il y eut Chaland, Tardi, Mattotti, le magazine À Suivre… Les romans, c’est venu plus tard, quand je suis venu à Bruxelles.

Quels sont vos projets ?
J’ai un projet de livre chez Pastel, écrit par Catherine Grive. Il sortira dans la collection Off de Pastel. Je viens de terminer les illustrations pour un roman Mouche à l’école des loisirs écrit par Christian Oster. Il sortira au mois de mai, je pense. Thierry Lenain m’a proposé d’illustrer un de ses textes dans une collection qu’il va diriger chez Oskar éditions. Plus d’autres projets…

Une dernière question, si quelqu’un qui ne vous connaît pas lit cette interview et veut vous découvrir avec un seul de vos albums, lequel lui conseilleriez-vous ?
Un ours à l’école. C’est mon dernier.

Bibliographie sélective :

Retrouvez Jean-Luc Englebert sur son site : http://englebert.ultra-book.com.

Concours :
Grâce aux éditions l’école des loisirs je vais pouvoir offrir à l’un.e de vous un exemplaire du très bel album de Jean-Luc Englebert, Un ours à l’école. Pour participer, dites nous, en commentaire à cet article, quel est le plus beau livre que vous avez lu pendant notre absence (depuis août). Nous tirerons au sort parmi toutes vos réponses, vous avez jusqu’à mardi 20 h ! Bonne chance à tou.te.s !


Dis, tu peux lui demander… ?

L’été dernier, vous avez pu lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur.e.s, illustrateurs.trices, éditeurs.trices… Il en restait une qui n’avait pas été diffusée… c’est une question de Tristan, 6 ans : « Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? ». Les illustrateurs.trices Matthieu Maudet, Olivier Tallec, Isabelle Bonameau, Stéphane Nicolet et… Jean-Luc Englebert ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui, leurs réponses.

« Comment l’illustrateur sait qu’il a terminé ses illustrations ? » (Tristan, 6 ans)

Matthieu Maudet:
Bonjour Tristan,
C’est très simple, c’est quand il entend : « À table ! »
Malheureusement, non, ça serait trop simple…
En fait, tant que les illustrations ne sont pas envoyées chez l’imprimeur, il est encore temps de recommencer (ça m’est déjà arrivé).
Mais la meilleure solution, c’est quand même de bien faire ses essais avant, pour savoir ce que l’on cherche à obtenir comme résultat.
Pour le reste, il faut essayer de trouver un équilibre entre le texte, les personnages, les décors…
Et ne pas en mettre partout juste pour remplir la page.

Nous Quand On Sera GrandsMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti l’année dernière Nous, quand on sera grand avec Jean Leroy à l’école des loisirs et il sortira bientôt Bonjour pompier avec Michaël Escoffier, toujours à l’école des loisirs. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Olivier Tallec
Par une sorte de miracle qui fait qu’à un moment, cela devient une évidence.
Il n’y a pas de règle, il y a juste un moment où tout semble s’équilibrer et bien fonctionner. C’est du ressenti et cela n’obéit à aucune règle.
Comme lorsque tu parles pour expliquer quelque chose, il y a un moment où tu t’arrêtes de parler parce que tu crois que ton interlocuteur a compris. C’est un peu pareil avec un dessin.
Parfois cela m’arrive de penser que c’est fini et de me rendre compte le lendemain que non, ce n’était pas fini.
Ou de revenir dessus le lendemain, et parfois de tout rater parce que je n’aurais pas dû retravailler le dessin.
C’est un peu mystérieux tout ça…

Les quiquoi et l'étrange sorcière tombée du cielOlivier Tallec est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Les quiquoi et l’étrange sorcière tombée du ciel avec Laurent Rivelaygue chez Actes Sud Junior. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://www.oliviertallec.fr.

Isabelle Bonameau
Bonjour Tristan,
Ta question est curieuse… Je ne la comprends pas bien mais je vais tenter d’y répondre.
Il me semble évident que je sais quand j’ai terminé mes illustrations tout simplement quand elles sont finies… C’est-à-dire que quand j’illustre un livre, je commence par la première page et j’avance progressivement vers la dernière page. Une fois que la dernière page est faite, je sais que mes illustrations sont terminées. Mais parfois, il m’arrive de décider de refaire une illustration au regard de tout l’ensemble du livre fini car cela me parait mieux. Je pense aux couvertures de livres par exemple. On peut avoir une meilleure idée de la couverture idéale une fois toutes les illustrations réalisées.

9782211225991FSIsabelle Bonameau est auteure et illustratrice. Elle a sorti de nouvelles aventures de ses héros Maud et Pierre, Maud et Pierre à toute vitesse !, l’année dernière à l’école des loisirs dans la collection Mouche.
Vous pouvez la retrouver sur sa page facebook.

Stéphane Nicolet
Quand il est content de lui, Tristan, et qu’il trouve que son image est jolie et pleine de sens. Parfois, le lendemain, tu regardes ton image et finalement tu la trouves complètement ratée, à refaire. Parfois aussi, c’est l’éditeur qui trouve que ce n’est pas terminé, parce que ce n’est pas les couleurs qu’il avait imaginées, alors tu dois tout recommencer en râlant (et même en disant des gros mots, j’avoue).

Recherche super princesseStéphane Nicolet est illustrateur. Il vient de sortir chez Nathan, Recherche super princesse, un album d’Orianne Lallemand qu’il a illustré.
Vous pouvez le retrouver sur son site : https://www.behance.net/stephanenicolet.

Jean-Luc Englebert
Je ne le sais pas vraiment toujours. J’ai juste le sentiment que je ne pourrais rien ajouter d’autre alors je mets le dessin de côté pendant un jour ou deux. Ensuite je le regarde à nouveau et là je vois s’il est fini ou pas.
Je sens qu’un dessin est fini quand j’ai le sentiment que j’ai pu mettre sur le papier tout ce que j’avais en tête, que le lecteur pourra bien comprendre ce que j’ai voulu représenter.

Un ours à l'écoleJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Un ours à l’école (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré.
Vous pouvez en savoir plus sur son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio… et plus haut !

 

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 6/9)

Par 5 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Rose, 8 ans et demi : « Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? ». Les illustrateur-trice-s Mathieu Maudet, Jean-Luc Englebert, Isabelle Bonameau, Olivier Tallec et Stéphane Nicolet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. CetteNotre cabane question permet donc à Rose d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Kilowatt, Notre cabane un roman écrit par Amélie Billon et illustré par Solenn Larnicol qui sortira le 24 août. Ce roman, qui raconte le projet de construction d’une cabane qui s’annonce plus compliqué que prévu, inaugure une toute nouvelle collection chez Kilowatt, Les kapoches (des romans à lire dès 7-8 ans).


« Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? » (Rose 8 ans et demi)

Matthieu Maudet :
Bonjour Rose,
Quand un auteur ou un éditeur m’envoie un texte, je me demande d’abord si j’aime l’histoire, la façon dont elle est racontée et en général j’ai des images qui me passent en tête. Si je n’imagine rien, c’est signe que l’histoire ne m’embarque pas, donc que je ne l’illustrerai pas.
Il m’arrive aussi d’aimer une histoire, de la retravailler avec l’auteur et puis au moment de dessiner, je ne sais plus comment faire.
Alors je fais des essais, des tas d’essais et parfois je ne trouve pas le bon dessin, la bonne technique. Je trouve que mes dessins ne seront pas les bons pour cette histoire, qu’il y a sans doute quelqu’un d’autre qui le fera mieux que moi. Ça arrive… mais heureusement pas trop souvent !
Je vais te donner un exemple, un de mes livres Le panier est une histoire de sorcière.
Quand j’ai lu la première phrase de ce texte écrit par Jean Leroy, je ne voulais pas du tout dessiner une sorcière. En lisant la suite, j’ai commencé à accrocher à l’histoire et en même temps j’imaginais une sorcière de profil et en ombre chinoise. J’avais trouvé le « truc » pour cette histoire.

l'animauxMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti au mois d’avril L’animaux avec Michaël Escoffier chez Frimousse et il sortira à la rentrée Nous quand on sera grand avec Jean Leroy à l’école des loisirs. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Jean-Luc Englebert :
Ça m’arrive oui. J’ai déjà refusé des textes, soit parce qu’ils ne me convenaient pas, soit qu’ils n’étaient pas bons.
Il m’est arrivé aussi de ne pas trouver d’inspiration pour une histoire, c’était pour Les poupées c’est pour les filles. Puis un an plus tard, Ludovic Flamant m’a demandé de le relire et j’ai tout de suite vu quel genre d’illustration je pouvais mettre sur son texte.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Isabelle Bonameau :
Bonjour Rose,
Oui, cela arrive. Cela m’est arrivé une fois. J’ai tout de suite prévenu la personne qui m’avait demandé d’illustrer le texte pour lui dire que je ne pourrais pas le faire.
Il est vrai que j’illustre très peu de textes d’autres auteurs. La plupart du temps, j’illustre mes propres histoires.
Mais parfois, il arrive que je me dise que je n’arriverais jamais à illustrer une de mes histoires, que c’est trop difficile. Dans ce cas (et aussi en cas de manque d’inspiration), je vais chercher des livres à la bibliothèque sur le sujet pour m’en inspirer.

Le grand-père de Maud et PierreIsabelle Bonameau est auteure et illustratrice. Elle a sorti une nouvelle aventure de Maud et Pierre, Le grand-père de Maud et Pierre, l’année dernière à l’école des loisirs et l’on retrouvera ces deux héros à la rentrée avec Maud et Pierre à toute vitesse !, toujours à l’école des loisirs.
Vous pouvez la retrouver sur sa page facebook.

Olivier Tallec :
Non cela n’arrive pas vraiment, car j’ai la chance de pouvoir choisir les textes que j’illustre.
Donc à la première lecture j’ai déjà des images qui me viennent en tête. Et si ce n’est pas le cas, je le mets de côté quelque temps. Je vais feuilleter d’autres livres, je vais marcher…
Mais si vraiment je ne suis pas inspiré c’est mauvais signe…

 Les Quiquoi et l'étrange maison qui n'en finit pas de grandirOlivier Tallec est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Les Quiquoi et l’étrange maison qui n’en finit pas de grandir avec Laurent Rivelaygue chez Actes Sud Junior et il sortira à la rentrée Blob, l’animal le plus laid du monde avec Joy Sorman, toujours chez Actes Sud Junior.
Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://www.oliviertallec.fr.

Stéphane Nicolet:
Oui ça peut arriver Rose ! Un texte que tu n’aimes vraiment pas ne te donne pas assez d’énergie pour fabriquer des images. Tu te dis que de toute façon ça ne fera pas un bon livre, que c’est une perte de temps : imagine une glace au camembert, même si tu ajoutes beaucoup de chantilly, ça reste une glace au camembert :-).

Inspecteur LondubecStéphane Nicolet est illustrateur. Il a sorti il y a peu une BD ayant pour héros l’Inspecteur Londubec, La cigogne marche sur des œufs (que nous avons chroniqué ici) avec Emmanuel Tredez aux éditions du Long Bec. Il sortira à la rentrée Recherche super princesse avec Orianne Lallemand chez Nathan.

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Les invité-e-s du mercredi : Anouck Boisrobert, Louis Rigaud et Stéphane Nicolet (+ concours)

Par 27 mai 2015 Les invités du mercredi

Cette semaine, je vous propose d’en savoir plus sur les talentueux Louis Rigaud et Anouck Boisrobert, un duo qui nous propose toujours des ouvrages surprenants. À la suite de cette interview vous pourrez tenter de gagner leur dernier album pop-up, le magnifique Oh ! Mon chapeau. Ensuite, c’est avec Stéphane Nicolet que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de… il revient sur un ouvrage magnifique, Carnet de voyage en Gitanie. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Anouck Boisrobert et Louis Rigaud

Boisrobert-RigaudPouvez-vous chacun nous parler de votre parcours ?
Anouck Boisrobert : j’ai fait une mise à niveau métiers d’art à l’école Estienne, un DMA illustration à l’école Estienne puis je suis entrée aux Arts décoratifs de Strasbourg dans l’atelier Didactique visuelle.
Louis Rigaud : J’ai fait un an aux ateliers de Sèvres à Paris avant d’aller à Strasbourg en didactique visuelle où j’ai croisé la route d’Anouck.

oceanoQue lisiez-vous quand vous étiez enfant/adolescent-e ?
A.B.
 : J’avais toute une collection de vieux J’aime lire qui appartenait à un grand cousin et que j’ai lu et relu. Les romans de l’école des loisirs, Le club des 5, Le petit Nicolas, les Kamo de Daniel Pennac… Je lisais beaucoup de bandes dessinées aussi. Adolescente on m’a offert un livre de conte illustré par Lizbeth Zwerger et ça a été mon premier coup de foudre pour une illustratrice.
L.R. : Je lisais pas mal de choses différentes, avec une prédilection pour les livres jeux, ou livres dont vous êtes le héros. Je passais beaucoup de temps aussi à décortiquer les Copains des bois et autres livres de bricolages, d’expériences scientifiques ou de petites bêtes. Adolescent je lisais beaucoup de nouvelles, souvent fantastique. J’adorais Lovecraft ou Poe par exemple.

PopvilleParlez-nous de votre collaboration, comment travaillez-vous ensemble ?
On est assez complémentaire et le pop-up nous permet de nous retrouver pour travailler ensemble facilement.
Louis s’occupe maintenant de l’ingénierie papier, et Anouck des illustrations.
Ça commence par une petite idée, une envie qui vient de l’un ou l’autre. On en discute, on laisse mûrir un peu. Et puis on fait des petites maquettes en papier tous les deux, on gribouille pour trouver une piste graphique, on essaie de trouver un fil conducteur, on continue à faire de plus en plus de maquettes jusqu’à être envahi. On fait le point, on discute avec notre éditrice, et on se lance pour aboutir sur une maquette définitive.
Louis aime bien les défis techniques et Anouck aime bien trouver des idées compliquées à réaliser.

TIPTAP Tip Tap, un de vos premiers livres, ressort. Avez-vous été tenté de le retravailler ?
On a refait la couverture et changé un peu les couleurs pour que ce soit un peu plus vif. Le livre est maintenant plus beau, et le jeu peut fonctionner directement en ligne sans avoir besoin du CD. Il marche même sur Linux.
On aurait aimé travailler d’autres univers, en faire une version pour tablette, imaginer une version multilingue… Peut être qu’un jour tout ça se fera, mais nous avions déjà passé tellement de temps sur ce projet que passer à autre chose a aussi du bon.

OH MON CHAPEAUPouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier ouvrage Oh ! Mon chapeau ?
C’est encore un pop-up ! Mais nous avons cette fois-ci imaginé une histoire autour d’un petit garçon, d’un chapeau et d’un singe voleur. C’est une course poursuite dans une ville, il y a tout un jeu graphique sur les formes et le pop-up sert ici à dévoiler « l’envers du décor ». On joue à cache-cache avec le petit singe, c’est une histoire sur l’imagination, sur le dessin…

Quels sont vos projets ?
On travaille sur un nouveau projet avec Hélium, on aimerait parallèlement développer une application ensemble et aussi mener chacun de notre côté des idées de livre pour l’une et de jeu pour l’autre.

Bibliographie ensemble :

  • Oh ! Mon chapeau, Hélium (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • OcéanoHélium (2013).
  • Liberté, Flammarion (2012).
  • Dans la forêt du paresseuxHélium (2011).
  • Tip-TapHélium (2011), que nous avons chroniqué ici et .
  • PopvilleHélium (2009).

Bibliographie d’Anouck Boisrobert seule

Retrouvez Louis Rigaud sur son site et Anouck Boisrobert sur le sien.

Concours :
Grâce aux éditions Hélium, je vais pouvoir offrir à l’un-e de vous le magnifique Oh ! Mon chapeau (que nous avons chroniqué ici). Pour cela, dites-nous en commentaire à cet article quel est votre pop-up préféré, vous participerez au tirage au sort. Vous avez jusqu’à mardi 20 h.


Parlez-moi de… Gitanie, carnet de voyage

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, son illustrateur et/ou son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur Gitanie, carnet de voyage (chroniqué ici), un magnifique album/documentaire (plus proche de l’album que du documentaire). Stéphane Nicolet, illustrateur, a accepté de nous en parler.

Stéphane NicoletStéphane Nicolet : Le documentaire Gitanie carnet de voyage est certainement le livre dont je suis le plus fier.
Il est vraiment le résultat d’un travail à 4 mains et n’aurait pas du tout ressemblé à cela si Emmanuelle ou moi y avions travaillé seuls, tant au niveau de sa forme, de son écriture, que de ses illustrations.
Le travail préparatoire a été très long (presque deux ans d’ateliers avec les petits voyageurs de mon côté et tout autant de lectures ethnomanouchisantes et de chapitrage pour Emmanuelle) mais la réalisation rapide.
Le point de départ de ce livre, c’est une série de tableaux que j’avais réalisés : un imagier gitan, des figures classiques, un peu romantiques du monde gitan, bref la partie plaisante et bohème qui plaît tant aux gadjés. Emmanuelle Garcia (editions Mama Josefa) avait très envie de les éditer, mais pas sous une forme d’album comme j’avais imaginé, plutôt en documentaire, avec beaucoup plus de fond.
Après des négociations pas trop violentes, nous sommes tombés d’accord sur un carnet de voyage immobile (à l’image de la sédentarisation des voyageurs) avec une partie narrative (tirée des mes rencontres avec les gens du voyage) qui introduit à chaque page un contenu documentaire.
C’est un livre qui a l’ambition de marave les idées reçues à coups de pouchka (je vous laisse chercher la traduction) et je crois bien qu’il y parvient !
Grâce à une asso (d’ici et d’ailleurs) qui a cofinancé le livre, nous avons pu l’offrir à toutes les familles de voyageurs du bergeracois, et d’ailleurs, la meilleure critique qu’on ait pu recevoir, c’est une délégation de 5 papas manouches qui me l’a offerte :
« c’est bien le gadjo ! t’as pas mis trop des conneries dans le bouquin ».

Carnet de voyage en Gitanie
Gitanie carnet de voyage
d’Emmanuelle Garcia et Stéphane Nicolet (avec une nouvelle de Didier Daeninckx)
Sorti chez Mama Josefa (2013)
Chroniqué ici.

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