La mare aux mots
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Stephanie Blake

Du berger à la bergère : de Émile Jadoul à Stephanie Blake

Par 30 août 2017 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu l’été dernier, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur.trice.s et des illustrateur.trice.s qui posent trois questions à un.e auteur.trice ou un.e illustrateur.trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé.e d’en poser trois à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Régis Lejonc et Janik Coat, Stéphane Servant et Madeline Roth, Patrick Pasques et Sévérine Vidal, Thanh Portal et Maurèen Poignonec, Coline Pierré et Loïc Froissart, Taï-Marc Le Thanh et Flore Vesco et Jean Leroy et Christian Voltz, pour cette dernière semaine cette semaine c’est Émile Jadoul qui a choisi de poser des questions à Stephanie Blake !

Émile Jadoul : Bonjour Stephanie, où prends-tu rendez-vous avec Simon pour une nouvelle aventure ? Dans le train, dans ta cuisine, ton atelier….?
Stephanie Blake : Simon sort directement de mes tripes ! Je me nourris de tout, de mes obsessions, de mes amours, de mes cris du cœur, de mes cris de rage ou de joie. En gros, Simon est fait de tout ce que je suis.

Émile Jadoul : La charte graphique d’une série a-t-elle été facile à intégrer pour toi ?
Stephanie Blake : Le dessin animé Simon est un travail de longue haleine, j’ai du créer des décors car dans mes livres il n’y en a pas beaucoup… ce qui était rigolo c’est que l’équipe qui travaillait sur mes dessins et adaptait mes décors n’arrivait pas à dessiner comme moi… je fais des raccourcis de dessins qu’ils ont eu du mal à saisir et moi beaucoup de mal à transmettre… mais au bout d’un moment on a pigé !

Émile Jadoul : À quel moment te dis-tu « ça y est une nouvelle aventure démarre » ? Qui arrive en premier le dessin ou l’histoire ?
Stephanie Blake : Un livre commence par un cri de révolte ou de joie qui varie selon mon humeur, mon entourage, le monde dans lequel je vis, les échanges que j’ai avec les autres, etc.…
Il faut que cette chose extérieure vienne toucher quelque chose de bien installé en moi pour que le cri sorte… ensuite je fais un pas de côté pour l’adapter au monde des enfants, ils sont comme nous les enfants, ils traversent les mêmes doutes, angoisses, bonheurs, joies… on en parle un peu différemment c’est tout, c’est ce que j’appelle mon « pas de côté »..

Stephanie Blake : Dans la plupart de tes livres, il y a une dédicace spéciale. Est-ce que tu écris en pensant à cette personne en particulier avec une problématique ou quelque chose lié à elle ou bien est-ce que tu te rends compte lorsque tu as fini ton histoire que « inconsciemment » c’était lié à cette personne ? Je ne sais pas si je suis très claire !
Émile Jadoul : La dédicace, j’y pense juste un peu avant de rendre mes images, elle n’est pas forcément liée à la thématique de l’album et bien souvent pas du tout. Par contre, elle est très régulièrement destinée à des enfants et il m’est arrivé d’avoir un retour des parents qui trouvent que l’histoire dédicacée à leur petit lui convient parfaitement, le hasard sans doute.
J’aime bien cette idée de dédicace, c’est toujours un plaisir d’offrir l’album à l’enfant à qui il est destiné, de découvrir sa réaction. J’ai certains albums qui ne sont pas dédicacés, c’est de l’ordre du sentiment.

Stephanie Blake : Il est souvent question de partage et d’attention aux autres, accepter les différences… est-ce que c’est conscient lorsque tu te mets à ta table de travail ? Tes livres transmettent la douceur en tout cas !
Émile Jadoul : J’aime l’idée de partage, de complicité entre les personnages de mes histoires.
J’aime aussi quand ce n’est pas forcément le plus grand qui gagne, j’aime la coopération qui va aider à avancer. J’essaye d’associer une pointe d’humour et la douceur dans mes albums, ce qui ne va pas forcément ensemble. Ce mélange d’humour et de tendresse, oui, j’y pense quand je me mets à ma table pour le début d’une nouvelle aventure, je débute toujours par quelques dessins, les mots viennent après, peut-être que cette idée de douceur arrive plus facilement par le dessin.

Stephanie Blake : Il est beaucoup question aussi d’émancipation, d’avancer, d’arriver à grandir et à se détacher. Le livre que j’affectionne particulièrement que tu as écrit c’est Les mains de papa : va-vit et devient ! Un livre qui « accompagne » et je trouve qu’à tout moment on a besoin de ça, d’être encouragé, d’être « accompagné ». Est-ce l’enfant en toi qui parle ou l’adulte ?
Émile Jadoul : Je crois énormément à l’enfant, à sa capacité d’aller loin mais pour ça, il a besoin d’être encouragé, guidé pour après avancer seul. Je pense que c’est à la fois l’enfant en moi qui parle, cette envie d’encore être accompagné parfois dans mes choix mais aussi l’adulte qui rencontre beaucoup d’enfants dans les classes, qui sont parfois malmenés, j’ai tendance à aller vers ce petit qui est un peu bousculé pour l’aider…
Dans Les mains de papa, j’ai revécu les moments où j’accompagnais mes enfants des deux mains et puis d’un ou deux doigts et puis sans les mains, cet album a été un vrai bonheur, il me touche d’autant plus que j’ai réalisé mes images entièrement à la peinture aux doigts,
Il y avait quelque chose de l’ordre du symbolique dans la réalisation de cet album.

Bibliographie sélective d’Émile Jadoul :

  • On fait la taille, texte et illustrations, Pastel (2017)
  • Va, mon Achille, texte illustré par Catherine Pineur, Pastel (2016).
  • Un bisou tout là-haut, texte et illustrations, Pastel (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Cerf… Cerf… ouvre-moi !, texte et illustrations, Casterman (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mes premiers livres de bébé, texte et illustrations, Casterman (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans mes bras, texte et illustrations, Pastel (2016).
  • Grand Lapin es-tu là ?, texte et illustrations, Pastel (2015).
  • Gros boudeur, texte et illustrations, Pastel (2015).
  • Papa-île, texte et illustrations, Pastel (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Ça sent bon la maman, texte illustré par Claude K. Dubois, Pastel (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Comme un secret, avec Catherine Pineur, Pastel (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Série Canaille, illustration de textes de Jean Leroy, Casterman (2013-2014), chroniqué ici, , ici, ou ici.
  • Hiver long, très long (et froid, très froid), texte et illustrations, Pastel (2012).
  • Les mains de papa, texte et illustrations, Pastel (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • À l’eau, texte et illustrations, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon bonnet, texte et illustrations, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Hourra, texte et illustrations, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Au feu les pompiers…, texte et illustrations, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Aglagla, texte et illustrations, Casterman (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Gros pipi, texte et illustrations, Pastel (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • À la folie, texte et illustrations, Casterman (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • À la douche, texte et illustrations, Pastel (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est la petite bête…, texte et illustrations, Casterman (2006), que nous avons chroniqué ici.
  • Tout le monde y va, texte et illustrations, Casterman (2003), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Émile Jadoul sur son site : http://www.emilejadoul.be.

Bibliographie sélective de Stephanie Blake :

  • Mais… c’est pas juste, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Je veux pas déménager !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2016).
  • NULtiplications, texte et illustrations, l’école des loisirs (2015).
  • Je suis le plus grand, texte et illustrations, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Un bébé dans le ventre de maman ?, texte et illustrations, l’école des loisirs (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Non pas le pot !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Noyeux Joël !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2011).
  • Non pas dodo !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Poux !, texte et illustrations, l’école des loisirs (2009).
  • Je veux des pâtes, texte et illustrations, l’école des loisirs (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • Je veux pas aller à l’école, texte et illustrations, l’école des loisirs (2007), que nous avons chroniqué ici.
  • Caca boudin, texte et illustrations, l’école des loisirs (2002), que nous avons chroniqué ici.

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Quelques jeux

Par 11 juillet 2015 Jeux

Pendant les vacances, on ne peut pas toujours être dehors. Il y a les moments où il pleut, et les moments où il fait trop chaud. Il y a les moments où l’on doit rester à l’intérieur attendre, pour sortir, que les plus petits finissent la sieste. Il y a aussi les soirées où l’on se dit qu’on peut coucher les enfants un peu plus tard que d’habitude. Et dans ces moments-là, bien mieux que la télé, il y a les jeux de société ! Gabriel et moi nous vous proposons quelques idées de jeux que nous avons testés. Une chronique partagée comme nous aimons le faire. Je commence puis je laisserai la parole à Gabriel.

Picmi_packLes « Monsieur Madame » de Roger Hargreaves se sont donné rendez-vous pour initier les petits à leur premier jeu d’observation. On découvre une carte sur laquelle figure quelques-uns d’entre eux, et il faut attraper le plus rapidement la figurine qui y est le plus de fois représentée.
Le jeu est très simple et se met en place en quelques secondes à peine. Les parties sont très rapides, on peut compter les points, ou non, et augmenter le niveau de difficulté en utilisant les cartes rouges plutôt que les bleues quand l’enfant grandit. Livré avec une petite poche en tissu, il peut être emporté n’importe où au grand plaisir des enfants qui adorent les figurines à l’effigie de leurs héros.
Un vrai coup de cœur qui fait découvrir le plaisir des jeux de société aux plus petits.

Mémo RigoloTout le monde connaît le jeu du Memory dont le but est de retrouver des paires parmi un certain nombre de cartes face cachées en les retournant par deux, chacun son tour. l’école des loisirs et Stephanie Blake ont adapté ce jeu incontournable en y associant, Simon, le lapin coquin qui n’a pas la langue dans sa poche. L’enfant doit identifier des petites scènes inspirées des aventures de ce héros bien connu des classes de maternelle. Quand ils grandissent, le jeu se complexifie avec des cartes un peu plus difficiles à identifier : seul un détail change, ou il faut reconnaître quelques mots familiers. Quelle fierté pour le jeune joueur de crier « Caca boudin ! » quand il reconnaît deux fois le titre !
Un premier jeu de société indémodable, remis au goût du jour avec les couleurs vives et l’humour de Stephanie Blake.

Domino des bruitsDans la même collection, Soledad Bravi s’est approprié le traditionnel jeu de dominos en adaptant son excellent Livre des bruits. Le principe est simple, tout le monde sait jouer aux dominos, mais la variante ne manquera pas de provoquer des fous rires en famille. En effet, pour poser une pièce, le joueur doit imiter le bruit de l’objet ou de l’animal qui y est représenté. Énorme succès auprès des plus jeunes, mais aussi de leurs aînés qui sont parfois pris au dépourvu : qu’est-ce que ça fait comme bruit, une boîte d’épinards ? Et un biberon ? Cette fois encore, les cartes ont deux niveaux de difficulté, mais le jeu reste toujours très facile à prendre en main. Avantage notable : le livret d’accompagnement reprend toutes les planches du livre original en miniatures, pour ceux qui se trouveraient en manque d’inspiration.
Un jeu simple, mais très drôle qui donne envie de (re)découvrir le livre qui l’a inspiré.

Pouss'PoussinsDernière adaptation issue de l’univers de l’école des loisirs, Pouss’Poussins a été intégralement conçu et dessiné par Claude Ponti qui nous propose de nous amuser en compagnie de ses éternels gallinacés adorés des enfants. Le jeu est basé sur l’observation et la rapidité. Le but est de se débarrasser de ses cartes. On peut poser une carte de son jeu si le poussin a un point commun avec la carte retournée sur la table : coiffes extravagantes, positions burlesques… Blaise et ses copains les poussins font tout pour brouiller les pistes et vous tendre des pièges !
Cet Uno revisité à la sauce « Ponti » s’adresse à des enfants bien plus grands que les deux autres titres de la collection. L’univers complètement foutraque du dessinateur est très bien mis en valeur dans ce jeu. Les cartes et le coffret sont de bonne qualité, bien solides… Ce qui n’est pas du luxe parce que les compétiteurs se battent comme des beaux diables pour piéger leurs adversaires et les charger de cartes supplémentaires. Les enfants adorent reconnaître les héros des livres de Ponti et se prennent au jeu rapidement, d’autant que les parties sont assez courtes et ne nécessitent que peu de temps d’ » installation » (quoiqu’il est parfois nécessaire de revenir sur la signification des cartes spéciales comme le « Poussin-Marteau » ou le « Pouce-Poussin » avec les plus jeunes).
Un joli coffret de cartes qui fera craquer les jeunes amoureux de Claude Ponti.

Quelenteur ce rRenardEncore un jeu où le gagnant est celui qui saura se défaire de toutes ses cartes… même s’il doit mentir pour y parvenir. Quel menteur, ce Renart ! est adapté de la célèbre histoire issue du Moyen-âge régulièrement rééditée par Père Castor, et d’ailleurs reprise dans le livret accompagnant le jeu. Comme le célèbre goupil, les joueurs doivent avoir recours à la ruse pour tirer leur épingle du jeu. Un premier joueur pose une carte devant lui de la couleur d’une des cinq familles. Les autres vont tour à tour déposer une carte correspondant à la même famille, mais cette fois face cachée, il est donc possible de mentir ! Mais attention, si le menteur est pris : il récupère toutes les cartes qui ont été posées !
Le jeu est très facile à comprendre pour des joueurs encore jeunes, pour peu qu’ils sachent dissimuler leurs pensées. Les parties sont assez courtes, mais il est possible de rendre le jeu un peu plus complexe pour les plus grands avec des cartes « pièges » qui apportent des variantes de stratégie. Le livret d’accompagnement, qui promet « une histoire et des jeux » est en fait une règle améliorée, avec en son centre le récit d’un des méfaits de Renart, suivi de quelques explications d’ordre historique. Le joli coffret cartonné produit son petit effet même s’il n’accueille au final qu’un jeu de cartes à jouer et un livret de quelques pages.
Ce petit jeu malin apprendra néanmoins aux enfants à contenir leurs émotions et à bluffer, et donc à ne pas prendre ce qu’on leur dit pour argent comptant.

Le Mistigri Des LutinsDans la même collection A toi de jouer !, Père Castor a créé une version du jeu du Mistigri aux couleurs du conte Les lutins cordonniers des Frères Grimm. Les joueurs doivent se débarrasser de leurs cartes en formant des paires : deux souliers, deux bottes, deux lutins joliment habillés… Quand ils n’ont plus de paire dans leurs jeux, ils doivent piocher au hasard dans le jeu de leur voisin. Attention à ne pas attraper le Mistigri ! Avec cette unique carte qui n’a pas de semblable, c’est la défaite assurée !
Pour ce titre également, le coffret a plus d’intérêt de par son jeu que par le livret l’accompagnant. Le Mistigri est un jeu qui amuse de génération en génération précisément parce qu’il est très facile à comprendre, et qu’il implique une petite dose de faux-semblant à la portée des enfants même petits. Les illustrations d’Amélie Dufour sont charmantes, mais on reste encore une fois sur notre faim concernant le traitement du conte, qui ne prend que quatre petites pages.
Une façon adaptée de faire découvrir un jeu et un conte célèbres aux plus jeunes.

Le loto de la petite poule rougePour découvrir les animaux de la ferme, rien de tel que jouer au loto avec la Petite Poule Rouge. Pour remporter la partie, il faut remplir une des six planches avec les cartes représentant les principaux personnages du conte.
Le petit jeu est couplé avec une version résumée du conte et quelques anecdotes sur l’histoire de cette petite poule si laborieuse, entourée d’amis fort ingrats. Le jeu est facile à comprendre pour les plus jeunes, mais on peut regretter que les cartes ne soient pas un peu plus solides et adaptées aux petites mains. Même si l’ensemble n’est pas d’une originalité à couper le souffle, les illustrations de Madeleine Brunelet sont pleines de fraîcheur et le jeu réactualise ce grand classique de Père Castor.

Je laisse la parole à Gabriel

DLe loto des jouets Djeco 1965Après le loto de Père Castor, le loto de Djeco ! Mais attention, pas n’importe quel loto ! Il s’agit ici du tout premier jeu Djeco, sorti en 1965, il y a tout juste 50 ans ! Djeco qui fête donc son anniversaire a eu la superbe idée de ressortir ce jeu dessiné par Alain Grée (excusez du peu). Ce jeu de loto, en plus d’être très beau, n’est pas un jeu de loto banal. On y retrouve bien entendu des planches et des cartes, mais l’un comme l’autre a deux faces pour jouer : une face avec des dessins et une face avec des points façon dé ou domino pour les planches, une face avec des nombres et une face avec des points pour les cartes. On pourra donc jouer de plusieurs manières, suivant l’âge des enfants. Par exemple dans le cas où l’on a face à nous les planches avec les dessins, si la carte tirée représente un 8 c’est le premier qui déclarera avoir une case avec 8 objets dessinés qui remportera la carte. L’enfant peut aussi jouer seul en replaçant les cartes sur les cases (côté « domino » sur les planches côté dessin, par exemple). Bref, c’est un jeu complet, beau (avec un graphisme rétro totalement charmant) et pas bête. Le genre de jeu qu’on a envie de conserver pour y jouer encore dans 50 ans ! Par contre, dépêchez-vous, c’est une édition limitée !

Les ZexpertsOn termine avec des questions ! Les Z’experts ce sont des petits paquets de cartes avec des thématiques. On a testé Animaux, Geek et Nature. Dans Animaux, quatre catégories : records, animaux domestiques, crado et dinosaures. La catégorie crado amuse beaucoup les enfants, imaginez donc, des questions sur le caca et le pipi ! Dans le jeu Geek, quatre catégories également : jeux vidéo, Techno/internet, Ciné/TV et Livres/BD. Enfin dans le jeu Nature, les catégories sont Terre, Plantes, Écologie et Incroyable.
Ces trois petits paquets de cartes sont ultra pratiques puisqu’on peut les emporter partout. On peut jouer seul ou à plusieurs, entre enfants ou avec des adultes (attention quand même, le jeu Geek ne s’adresse pas aux trop jeunes enfants ou alors c’est qu’ils passent leur journée derrière des écrans !), à la maison ou en voiture. Bref, c’est un moyen très ludique d’apprendre plein de choses ! Ici, on adore.

Quelques pas de plus…
Retrouvez toutes nos chroniques jeux regroupées sur un album Pinterest.

Picmi Monsieur Madame
d’après Roger Hargreaves
Abysmile
Prix : Autour de 19,99 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 4 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 20 minutes
Fabriqué en Chine.
Memo rigolo
de Stephanie Blake
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 3 à 5 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Domino des bruits
de Soledad Bravi
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 3 à 5 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Pouss’Poussins
de Claude Ponti
l’école des loisirs avec playBac
Prix : autour de 11,90 €
Âge d’après l’éditeur : de 5 à 7 ans
Nombre de joueurs : 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 10 minutes
Fabriqué en Chine
Quel menteur, ce Renart !
de Caroline Bouche, illustré par Henri Meunier
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le mistigri des lutins
de Caroline Bouche d’après Wilhem et Jacob Grimm, illustré par Amélie Dufour
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 3 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le loto de la petite poule rousse
de Caroline Bouche, d’après l’histoire d’Anne Fronsacq, illustré par Madeleine Brunelet
Père Castor Flammarion
Prix : 10,50 €
Âge d’après l’éditeur : à partir de 5 ans
Nombre de joueurs : de 2 à 4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 15 minutes
Fabriqué en Chine.
Le loto des jouets
Illustré par Alain Grée
Djeco

Prix : Autour de 15 €
Âge d’après l’éditeur : 3-6 ans
Nombre de joueurs : 1-4
Temps de jeu d’après l’éditeur : 10 min.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Animaux
d’Élisabeth Roman, illustré par Axel Mahé
Gründ
Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Geek
d’Agathe Franck, illustré par Axel Mahé
Gründ

Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.
Les Z’experts – Nature
de Pierre Tessier, illustré par Axel Mahé
Gründ

Prix : 5 €
Âge d’après l’éditeur : N.C.
Nombre de joueurs : N.C.
Temps de jeu d’après l’éditeur : N.C.
Fabriqué en Chine.

Laura et Gabriel

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Un petit peu pénible…

Par 21 mars 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vais vous présenter des personnages pas forcément antipathiques, mais un rien crispants ! Un poisson qui répète tout ce que l’on dit, un lapin qui dit « caca boudin » en boucle, un lion qui s’y croit un peu trop et un prince qui aime un peu trop les jolies filles.

Le poisson perroquetComentutapel était un petit poisson, un poisson-perroquet. Il était coloré et particulièrement agaçant. Dès qu’il croisait quelqu’un, il ne pouvait s’empêcher de répéter ce que lui disait son interlocuteur. Forcément, ça énervait un peu tout le monde ! Un jour, alors qu’il fuyait Jean-Pierre Maquereau particulièrement agacé par lui, Comentutapel rencontra un requin effrayant… qui n’en fit qu’une bouchée ! Sauf que notre petit poisson-perroquet n’avait pas dit son dernier mot… il répétait maintenant tout ce que disait le requin depuis l’intérieur de son ventre !

Le poisson-perroquet c’est typiquement le livre qu’on prend un plaisir fou à lire à voix haute ! on s’amuse à répéter de façon agaçante (le genre de ton bien crispant qu’utilisent parfois les enfants pour jouer à ce jeu-là). Le texte d’Amanda Sthers est particulièrement rythmé et vraiment plein d’humour (avec même toute une série de « poil à… ») et les illustrations de Magali Le Huche sont hilarantes. Un album que vous allez adorer lire à voix haute et que vos enfants vont adorer écouter ! Un album que vous allez adorer lire à voix haute et que vos enfants vont adorer écouter !
Le même vu par Les lectures de Kik et Chez Clarabel.

Caca boudinC’est l’histoire d’un petit lapin qui, peu importe ce qu’on lui demandait, répondait « caca boudin ». À tout bout de champ… « caca boudin » ! Dans toutes les situations… « caca boudin » ! Mais un jour, notre lapin rencontra un loup…

Vous connaissez tous (ou du moins la plupart d’entre vous) le fameux Simon Lapin de Stéphanie Blake, Caca Boudin est sa toute première aventure sortie en 2002. Dès ce premier livre, on trouve le ton qu’on aime beaucoup dans cette série, le côté piquant de Simon Lapin. Un album qui ne met pas tout le monde d’accord (certains pensent qu’on ne doit pas écrire « caca boudin » dans un livre pour enfants), ce qui est généralement bon signe ! Un super album qui marque les débuts d’un personnage qu’on adore.
Le même vu par Butiner de livres en livres.

Tu te crois le lion ?Tout en haut des collines, perché sur son trône, un lion donnait des ordres aux autres animaux. Il hurlait sans arrêt « Lavez-moi les pattes ! », « je m’ennuie. Amusez-moi ! » et remerciait à coup de « c’est pas trop tôt » et autres « vous êtes nuls ! ». Nuit et jour, jour et nuit, il donnait des ordres. Un jour la pigeonne, que le roi appelait bonne-à-rien, en eut marre et partit vivre sur la plage. Le roi était persuadé qu’elle reviendrait. Le souci c’est qu’elle ne revint pas… et petit à petit tout le monde la suivit. Sur la plage, dès qu’un des habitants ordonnait quelque chose à un de ses camarades il recevait comme réponse « Tu te crois le lion ? »

C’est bien beau d’ordonner, mais est-ce la meilleure façon de se faire des amis ? Et quand on se retrouve seul, on se dit que finalement on aurait dû réfléchir un peu ! Tu te crois le lion ? est un superbe album dont les illustrations à base de collage sont signées par la talentueuse Laetitia Le Saux. On parle en arrière-plan de la dictature, de se battre contre celle-ci et bien sûr du combat des chefs (sans le lion, tout le monde veut être le chef). La chute est très drôle et nous rappelle que la dérision est une belle arme pour combattre ceux qui nous oppressent. Un très bel album qu’on pourra lire de façon très premier degré ou en y voyant des analogies avec les dictatures.
À noter, une partie de la recette du livre est reversée à l’association Lire et Faire lire.
Des visuels intérieurs sur le site de Didier Jeunesse.

Prince en pinceLe prince Guillaume de Malotruy adorait la chasse… mais pas n’importe laquelle, lui c’était les jupons qu’il aimait courir. Un jour, alors qu’il apercevait une jolie baigneuse, il écrasa un crapaud. Pour lui, c’était sans importance, sauf que ce crapaud appartenait à une sorcière qui jeta un sort au prince… Désormais, toutes les belles jeunes filles que le prince ramènerait au château se transformeraient en laiderons…

Il va bien devoir changer, ce prince qui en pince pour les belles jeunes filles, mais je ne vous dévoile pas la fin de ce conte. On parle ici de la superficialité, de la bêtise des gens qui ne regardent que le physique et surtout de la relativité de la beauté. On parle même du goût de la lecture. Un conte plein d’humour, un brin décalé signé Benoît Perroud.
Le même vu par Œil d’ailleurs.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des albums de Magali Le Huche (Pépito super-héros, Drôles de courses pour M. OursNon-Non veut faire du sport… mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, A la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac Stéphanie Blake (Je suis le plus grand, Non pas dodo !, Un bébé dans le ventre de maman ?, Je veux des pâtes ! et Je veux pas aller à l’école) et Laetitia Le Saux (Boucle d’ours). Retrouvez aussi notre interview de Magali Le Huche.

Le poisson perroquet
Texte d’Amanda Sthers, illustré par Magali Le Huche
Nathan dans la collection albums Nathan
10 €, 220×270 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Caca Boudin
de Stéphanie Blake
École des loisirs dans la série Simon Lapin
12,20 €, taille en mm, nombre de pages, imprimé en France, 2002.
Tu te crois le lion ?
Texte d’Urial, illustré par Laetitia Le Saux
Didier Jeunesse
12,50 €, 234×250 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Prince en pince
de Benoît Perroud
De la Martinière Jeunesse
13,50 €, 230×280 mm, 40 pages, imprimé en Belgique, 2014.

À part ça ?

Le salon du Livre de Paris commence aujourd’hui. De nombreuses animations autour de la littérature jeunesse sont prévues. Tout le programme, ici !

Gabriel

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Pas toujours facile d’être le grand frère !

Par 24 février 2014 Livres Jeunesse

Les trois ouvrages d’aujourd’hui mettent en scène des grands frères et leurs difficultés face à leur benjamin-e.

La chaise de PeterPeter doit faire moins de bruit quand il joue, sa petite sœur se repose. Le petit garçon va la voir et reconnaît son lit… peint en rose ! Alors qu’il va voir son père, il le trouve en train de repeindre sa chaise haute en rose ! Vite, il faut sauver la petite chaise !

Même si, forcément, j’ai un peu du mal avec « on a une fille, on repeint tout en rose », voilà un très bel album sur la difficulté qu’ont certains enfants à voir leurs affaires récupérées par leur cadet. Peter se rend vite compte qu’il n’en fera plus rien de cette chaise, elle est trop petite pour lui et que finalement c’est aussi bien de la laisser à sa sœur. On connaissait déjà Peter (Un garçon sachant siffler), on est heureux de le retrouver dans cette nouvelle aventure aux graphismes rétro (ce sont des rééditions d’albums des années 60). Un très bel album sur la fratrie.
Le même vu par Butiner de livres en livres, Les riches heures de Fantasia et Les lectures de Kik.

Je suis le plus grandSimon a grandi, il a pris un centimètre. Gaspard, lui, en a pris trois ! Le grand frère s’insurge, c’est n’importe quoi, c’est lui le plus grand pas ce bébé cadum ! À table, Simon croit avoir eu moins à manger que son frère, il s’emporte et le voilà puni. Notre superlapin, c’est sûr, ne va pas se laisser faire !

J’aime toujours autant les aventures colorées de ce petit lapin qui n’a pas sa langue dans sa poche. La plupart des enfants l’adorent parce qu’il leur ressemble. Il a un sacré caractère, n’est pas le dernier pour les bêtises. On n’est pas ici dans la mièvrerie. Stéphanie Blake nous raconte comment un aîné peut être vexé par les compliments qu’on fait à son petit frère, comment il peut avoir l’impression d’être devenu moins important aux yeux des autres. Alors bien sûr, après en avoir voulu à Gaspard, Simon se rappellera qu’il est son petit frère et qu’il faut le défendre… car c’est quand même lui le plus fort ! Une série pétillante qu’on aime décidément beaucoup.

Trotro et zaza c'est super d'être un grand frèreC’est super d’être un grand frère ! Seulement, parfois Zaza, la petite sœur de Trotro, pleure beaucoup, écrase le chapeau de maman ou veut jouer avec les grands… mais il y a aussi les bons moments, quand on lui apprend à marcher, qu’on lui fait un dessin ou qu’on s’amuse à faire semblant qu’on est sur une île de géants.

J’avoue être moins fan de Trotro que je ne le suis de Simon Lapin. Mais les fans du petit âne vont être ravis par ce gros album qui rassemble huit histoires de Trotro et sa petite sœur. On parle ici des bonheurs et des soucis d’être grand frère (quand on fait un dessin pour sa sœur qu’on adore… puis qu’elle le déchire, par exemple). Un grand album qui ravira ceux qui aiment ce petit héros trop trop rigolo.
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Quelques pas de plus…
D’autres albums sur la fratrie : Ina et Aslak apprentis bûcherons, Je t’aime mon frère, Les quatre sœurs, 4 saisons, Petit Minus, Et tu es né…, Oh ! Un bébé !, Quelque chose de grand, Grand et Petit, Une si belle entente, Ma grande sœur et une chronique entière sur le sujet.
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Ezra Jack Eats (Un garçon sachant siffler), Stéphanie Blake (Non pas dodo !, Un bébé dans le ventre de maman ?, Je veux des pâtes ! et Je veux pas aller à l’école) et Bénédicte Guettier (Le bonheur de Trotro, Je me souviens… et Ainsi font, font, font… les petits poissons).

La chaise de Peter
de Ezra Jack Keats (traduit par Michèle Moreau)
Didier Jeunesse dans la collection Cligne Cligne
11,90 €, 230×203 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Je suis le plus grand
de Stéphanie Blake
L’école des loisirs dans la série Simon Lapin
12,70 €, 227×283 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Trotro et Zaza : C’est super d’être un grand frère !
de Bénédicte Guéttier
Gallimard Jeunesse Giboulées dans la série Trotro
15,25 €, 240×320 mm, 72 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.

À part ça ?

Mama Josepha c’est une maison d’édition qu’on aime beaucoup. On soutient leur projet de financement participatif pour faire réimprimer de L’Opéra dévoilé : http://fr.ulule.com/lopera-devoile.

Gabriel

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Dormir sur ses deux oreilles

Par 5 février 2013 Livres Jeunesse

Oh, laissez, laissez-moi dormir,
Mes oiseaux pour escorte.
Je vais, la fatigue me porte

Extrait de Le Sommeil, de Barbara

Je sais à quel point le sommeil est un sujet important pour les petits comme pour les grands ! Je vous propose donc une sélection thématique de livres pour aborder la nuit avec sérénité.

On commence avec un guide pour les parents :

COUV_LeSommeilLe sommeil, conseils et astuces au quotidien est issu de la collection Les petits guides parents. C’est un recueil d’informations, de conseils, d’astuces, de questions-réponses à propos du sommeil des enfants de 0 à 6 ans. En effet, en fonction de l’âge, les besoins en sommeil mais aussi les rythmes, et les éventuels problèmes varient. Madeleine Deny décortique tous les petits soucis que peuvent rencontrer les enfants : excitation, cauchemars, doudous, tétines, endormissement, réveils nocturnes… Différents spécialistes donnent leur avis et leurs éclairages. Alors, comme tous ces guides, il y a sûrement des choses à prendre et des choses à laisser, en fonction de chaque enfant, de chaque parent et de chaque situation personnelle, mais je trouve qu’il est facile d’aller piocher une ou deux infos, sans forcément le lire in extenso. C’est plutôt concret et bien fait !

Maintenant, place aux livres pour enfants, en commençant par les tout-petits. En effet, le sommeil est vraiment un thème qui concerne l’enfant dès son plus jeune âge.

au dodo les animauxAu dodo les animaux est un livre en tissu vraiment adapté aux plus petits. Toute une série d’animaux nous présente tout ce qu’il faut faire avant d’aller se coucher : la souris se déshabille, le chat met son pyjama, l’éléphant se brosse les dents, et ainsi de suite jusqu’à la quatrième de couverture qui présente tous les personnages couchés dans le lit. Sur chaque page, un rabat avec du papier bruissant et de jolies illustrations en noir et blanc, bien contrastées et donc bien visibles ! Tout est doux, tant le petit texte simple et en rimes de Frédérique Loew que dans les jolis dessins de Xavier Deneux ou même le tissu de la couverture ! De quoi se laisser aller tout doucement vers le sommeil !

Mais revenons à nos moutons (c’est le cas de le dire dans un article sur le sommeil) et intéressons-nous à des livres plus « pratiques ».

poussin-au-litToujours pour les plus petits, voici Au lit, poussin ! un album cartonné qui aborde un peu plus en détail une situation bien connue des parents. Anne Terral nous présente Poussin qui a décidé qu’il n’avait pas sommeil et qu’il n’irait pas se coucher. Excité comme une puce, il joue au chevalier, se cache dans le linge sale, réclame un dessin animé, veut soudainement téléphoner, et court un peu partout. Seule une histoire lue avec ses parents finira par le calmer, et même s’il continue à clamer le contraire, Poussin est tout de même bien fatigué…

Un livre tout simple mais bien mené pour tous les enfants un peu excités le soir venu et jamais prêts à aller se coucher ! Et les illustrations vivantes et colorées de Bruno Gibert rendent ce petit coquin très attachant !

Et il n’est pas le seul à avoir quelques difficultés à aller se coucher !

9782244499444C’est également le cas de Yoyo, la petite héroïne de Yoyo, je ne veux pas dormir, un petit album pour enfants. Occupée à jouer dans sa chambre, elle n’apprécie que très moyennement que sa maman prononce du bout du couloir LA phrase fatale : Au lit bébé ! Ça la met même dans une grande colère : pour la peine, tous ses jouets iront se coucher eux ! Elle les balance dans son lit d’un air rageur, et n’a finalement plus de place pour s’y glisser quand la fatigue la rattrape ! Sacrée Yoyo !

Alors cette fois, ce sont vraiment les illustrations qui font la force de ce petit livre. En effet, le texte de Susie Morgenstern est vraiment très simple, sans phrases. C’est certainement pour donner un effet « langage de bébé », mais je ne suis personnellement pas spécialement séduite. En revanche,  les illustrations de Marie Quentrec sont vraiment réussies. A la fois douces, tendres et réalistes, elles sont très expressives : Yoyo est d’abord étonnée d’entendre qu’il est l’heure d’aller se coucher, puis elle paraît fâchée, et enfin, progressivement, on voit sur son visage les marques de fatigue. Un petit livre qui devrait parler à bien des enfants qui n’aiment pas être interrompus dans leur jeu, et qui déclarent haut et fort : « Je ne suis jamais fatigué » !

les_dents___le_pot_et_au_dodo__394169Voilà encore un petit héros qui ne déroge pas à la règle ! Au moment d’aller dormir Crocodilou a lui aussi mille choses à faire. La toilette, les dents, le pot, c’est classique mais ce n’est quand même pas ce qu’il y a de plus marrant ! Lui, ce qu’il « adore faire le soir, c’est tout ce qui n’est pas obligatoire » : ranger l’armoire, accrocher son peignoir, chercher son mouchoir,… Cette fois, avec Les dents, le pot, et au dodo, on s’intéresse aux enfants qui bizarrement ont soudainement des tas de choses à faire avant de se coucher !

Mais le texte de Claire Astolfi est vraiment plein de tendresse. Ce crocodile joue, mais il ne rechigne finalement pas tant que ça à aller dormir. Il aime aussi embrasser son papa, faire des câlins dans le noir, et ne tarde pas à se laisser aller. On sent vraiment, notamment grâce aux belles illustrations d’Anne-Sophie Lanquetin, que Crocodilou, grâce à tous ses petits rituels est vraiment serein au moment de s’endormir.

On continue maintenant avec un recueil d’histoires en lien avec le sommeil :

PHPC pour endormir les petitsLes Petites Histoires du Père Castor pour endormir les petits sont effectivement tout à fait appropriées au moment du coucher. Elles ont toutes pour thème la nuit, le coucher et le sommeil. Des petites histoires courtes, extrêmement variées tant au niveau du texte que des illustrations : c’est une réussite ! Cerise sur le gâteau, le livre est fourni avec un CD-MP3 qui reprend l’intégralité des récits, lus par deux comédiens. C’est une lecture de qualité qui m’a rappelé (attention, je vous raconte ma vie) les histoires diffusées par haut-parleurs le soir, dans les dortoirs de la classe verte. Un petit bonus bien agréable qui complète très bien ce beau livre !

Retrouvons maintenant des petits héros connus sur La Mare aux Mots :

tom-ne-veut-pas-dormirEncore un petit coquin qui essaie de gagner du temps au moment d’aller se coucher : il fait un TRÈS long câlin à Papa, préfère les LONGUES histoires de Maman, boit un GRAND verre d’eau… Toutes les ruses sont bonnes à prendre !

Marie-Aline Bawin est décidément très forte pour saisir avec justesse le comportement des enfants. Avec Tom ne veut pas dormir, elle arrive encore à se placer du point des vue des petits tant dans le texte que dans les illustrations, douces et pleines de détails. Une valeur sûre que ce cher Tom !

F2120-8On continue avec Camille à qui il arrive aussi toujours tout un tas d’aventures bien connues des enfants. Dans Camille ne veut pas dormir, elle cherche à repousser le moment du coucher au maximum. Elle joue et si elle va se coucher maintenant, ça ne va pas du tout parce que demain, elle aura oublié son histoire. Finalement, en bougonnant et pas de gaieté de cœur, elle se résout à se préparer. Maman file répondre au téléphone, et Camille en profite alors pour retourner jouer encore un peu, à toute vitesse ! Sa maman lui explique pourquoi il est important qu’elle aille dormir maintenant, et non sans quelques rituels précis, elle finit par accepter… jusqu’à ce que qu’elle soit seule, et qu’elle trouve encore tout un tas de choses à faire. Ce coucher qui s’éternise parlera sans doute à beaucoup d’entre vous.

F2120-23Le titre de cet album : Camille a fait un cauchemar, est plus qu’explicite. Camille se réveille en hurlant parce qu’elle a fait un mauvais rêve. Elle crie et ses parents accourent : câlin, mots doux, lumières, et même dessin du monstre pour l’oublier, ils font tout pour rassurer leur petite fille. Dans cette histoire, on retrouve le thème des peurs nocturnes, bien transcrites, tant dans le texte que sur le visage de la petite fille, qui ne fait pas du cinéma.

9782508004513Enfin, pour terminer dans la série des Camille, un album qui traite d’un sujet original : Camille a oublié Nounours. Elle doit aller dormir chez son cousin. Quel drame quand la petite fille se rend compte que Nounours n’est pas dans son sac ! Son cousin lui propose une de ses peluches, mais ce n’est pas du tout pareil. Son oncle lui donne alors son astuce, quand lui-même dort loin de sa famille : il ferme les yeux et pense très fort à sa femme et son petit garçon. Camille n’est qu’à moitié rassurée, mais elle veut bien essayer et finit par trouver le sommeil. Un petit livre toujours aussi bien fait pour parler de ce moment pas drôle que beaucoup d’enfants sont amenés à connaître un jour.

Les aventures de Camille sont décidément vraiment bien faites. Nancy Delvaux invente des histoires très réalistes, au plus proche du quotidien des petits, et les illustrations d’Aline de Pétigny sont vraiment bien observées, avec le souci du détail.

Et parce que même les hippos chers à mon cœur ont des soucis pour trouver le sommeil, je me devais de vous parler d’Au lit, Ludo !

Couv Au lit, Ludo !Ludo n’a pas du tout envie de dormir tout seul ! Le doudou, la lampe, le biberon, le livre, les jouets, le chat, mais aussi les parents et la petite sœur, il accepte tout le monde dans son lit. Tellement qu’il n’a plus de place et qu’il va finalement mettre tout le monde dehors ! A moins que… Son doudou est triste tout seul, il va bien falloir l’accueillir !

Le petit héros de Catherine Leblanc va finalement trouver des avantages à dormir tout seul. Et puis il sait que dans la maison, personne n’est bien loin. Là encore,ce petit album illustré par Laurent Richard présente une situation simple du quotidien, abordée avec tendresse et humour pour dédramatiser tout en douceur.

On continue avec un autre petit réfractaire du sommeil !

49769469Il s’agit de Gaspard, le petit frère de Simon Lapin. En fait, il a des circonstances atténuantes : ils ont construit tous les deux une cabane dans le jardin cet après-midi, et le petit Gaspard y a laissé son doudou. Du coup, il refuse de s’endormir. En bon superhéros qui se respecte, Simon décide de prendre les choses en main. Cape sur les épaules, il part en expédition dans le jardin… Au matin, le réveil va être difficile…

Même si dans Non pas dodo !, Stéphanie Blake utilise le prétexte du doudou perdu pour faire vivre à son héros une véritable aventure, elle traite quand même en filigrane de la difficulté à s’endormir sans ses repères habituels. Une seule chose m’a un peu gênée : le langage bébé de Gaspard, que j’ai parfois dû relire deux fois pour comprendre ! Mais je suis sûre que ce duo de lapins aura ses fans.

Couv Cacao se lève toujours trop tôt 4mm corr MS.inddAprès tout le sommeil, c’est aussi le réveil ! Justement, Cacao a une fâcheuse tendance à se lever trop tôt, surtout les jours où rien ne presse. Il fait donc diverses tentatives pour sortir ses parents du lit, sans succès. Ces derniers commencent même à être agacés. Finalement, il va trouver à s’occuper tout seul et même leur réserver une surprise !

Cacao se lève toujours trop tôt est un petit livre tout simple écrit et illustré par Fanrtasy Kids, mais il devrait plaire à bon nombre de petits « lève-tôt ».

lesmonstres_couvAutre petit livre plein de promesses : Les monstres de la nuit. Il faut dire que l’histoire est signée France Quatromme et que c’est quand même souvent un gage de qualité. Elle nous raconte ici l’histoire d’un petit garçon dont les nuits sont hantées par des cauchemars. On va donc le suivre dans sa bataille contre les monstres qui l’empêchent de dormir. Les illustrations d’Eva Chatelain sont magnifiques, tout en noir et blanc et plantent bien le décor de cette ambiance un peu inquiétante de la nuit. De quoi encourager les enfants à dompter leurs peurs, pour retrouver un sommeil serein !

Enfin, pour terminer cette looooongue chronique (j’espère que personne ne s’est endormi), je vous présente un très court roman pour les enfants un tout petit peu plus âgés.

35739_AmbreCV600pxAmbre est une nouvelle élève dans l’école d’Agathe. Du coup, cette dernière l’invite à sa soirée-pyjama. Tout le monde s’amuse entre repas festif, et partie de cache-cache. Puis vient le moment de se coucher ! Ambre sort une douzaine de doudous de sa valise, pour se protéger des cauchemars, et du coup les copains se moquent et s’amusent à lui faire peur. Il n’y a rien à faire, elle ne trouve pas le sommeil. Alors, Agathe discute avec elle très tard, pour la rassurer, en lui tenant la main. Finira-t-elle par dompter ses craintes et dormir tranquille ?

Avec Ambre a peur du noir, Pakita signe une histoire pleine de vie très proche du quotidien des enfants. J-P Chabot ajoute des touches de couleur dans le texte et surtout donne vie à l’histoire avec ses illustrations pétillantes ! Un roman court qui mine de rien, aborde tout un tas de thèmes en lien avec le sommeil : les soirées à l’extérieur, le doudou devant les copains, la honte, les rituels de ces fêtes entre amis, la solidarité des amis,…

Quelques pas de plus…
D’autres livres où on parle de sommeil et des cauchemars : La famille noctambule de Karina Wolf et Les frères Hilts, 40 histoires du marchand de sable, Si je te croque… de Cri et Ninie, Ma maison de nuit de François Aubin, Jour de grève chez les marmottes de Nicole Snitselaar et Coralie Saudo, Victor et les Amulettes de Marie-Nuage Giudicelli,Audrey Jacqmin et Sophie Lebot, Au revoir cauchemar de Junko Honda, 101 moutons au chômage, de Nicole Snitselaar et Coralie Saudo, Dors bien, Rosalie de Brigitte Minne et An Candaele, Tu ne dors pas, petit ours ? de Martin Waddell et Barbara Firth, Va-t’en Grand Monstre Vert ! d’Ed Emberley et Du bruit sous le litde Mathis. Et encore plus sur le post sur ce sujet sur le forum (que nous vous proposons d’enrichir).
Retrouvez nos autres chroniques :

D’autres livre de Madeleine Deny :  La tétine de Kouki, C’est trop bon ! Spécial régions, En piste les dés et son interview.
D’autres livres de Xavier Deneux : Bon appétit, Totam ! et Regarde.
Un autre livre de Bruno Gibert : Peluches à Paris
Un autre livre de Susie Morgenstern : La liste des fournitures
Un autre livre illustré par Marie Quentrec : Le doudou de la maîtresse
D’autres livres de Marie-Aline Bawin : Tom à l’hôpital, Tom fait pipi au lit
Un autre livre de Nancy Delvaux : Camille va à l’hôpital
D’autres livres de Catherine Leblanc : Le goût d’être un loup, Les petites personnes, Au revoir, bonjour, Lulu et Moussu, Ah ! Si j’étais président ! et Comment ratatiner les monstres ?. (Retrouvez également notre interview de Catherine Leblanc).
D’autres livres de Stéphanie Blake : Je veux des pâtes !, Je veux pas aller à l’école et Un bébé dans le ventre de maman ?
D’autre livres de France Quatromme : Le géant de la grande forêt et Le petit pot de Zaza. Retrouvez également son interview.

Le sommeil Conseils et astuces au quotidien
de Madeleine Deny
Nathan dans la collection Les petits guides parents
7,20 €, 150 x 195 mm, 93 pages, imprimé en France, 2009
Au dodo les animaux
de Frédérique Loew illustré par Xavier Deneux
Tourbillon
15,15 €, 160 x 155 mm, 4 pages, lieu d’impression non précisé, 2008
Au lit, poussin !
de Anne Terral illustré par Bruno Gibert
Albin Michel Jeunesse
9,90 €, 190 x 179 mm, 14 pages, imprimé en Chine, 2012
Yoyo : Je ne veux pas dormir
de Susie Morgenstern illustré par Marie Quentrec
Lito
5 €, 185 x 185 mm, 18 pages, imprimé en Union Européenne, 2010
Les dents, le pot, et au dodo !
de Claire Astolfi illustré par Anne-Sophie Lanquetin
Lito
7 €, 180 x 230 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2012
Petites histoires du Père Castor pour endormir les petits
de Collectif. Lu par Claire Benoist et Benjamin Scampini
Flammarion dans la collection Père Castor
15 €, 180 x 234 mm, 128 pages, imprimé en Chine, 2012
Tom ne veut pas dormir
de Marie-Aline Bawin
Mango Jeunesse
5 €,175 x 160 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2012
Camille ne veut pas dormir
de Nancy Devaux illustré par Aline de Pétigny
Hemma
4,95 €, 205 x 210 mm, 16 pages, imprimé en Belgique, 2009
Camille a fait un cauchemar
de Nancy Devaux illustré par Aline de Pétigny
Hemma
4,95 €, 205 x 210 mm, 16 pages, imprimé en Belgique, 2009
Camille a oublié Nounours
de Nancy Devaux illustré par Aline de Pétigny
Hemma
4,95 €, 205 x 210 mm, 16 pages, imprimé en Belgique, 2009
Au lit, Ludo !
de Catherine Leblanc illustré par Laurent Richard
L’Elan vert dans la collection Roudoudou
10,20 €, 195 x 195 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2013
Non pas dodo !
de Stéphanie Blake
L’école des Loisirs
12,70 €, 225 x285 mm, 34 pages, imprimé en France, 2010
Cacao se lève toujours trop tôt
de Fantasy Kids
Société des écrivains
9 €, 145 x 210 mm, 24 pages, imprimé en France, 2012
Les monstres de la nuit
de France Quatromme illustré par Eve Chatelain
Editions Petit Roland
4,5 €, 200 x 210 mm, 20 pages, imprimé en France, 2012
Ambre a peur du noir
de Pakita illustré par J-P Chabot
Rageot dans la collection L’école d’Agathe
5,20 €, 120 x 190 mm, 27 pages, imprimé en France, 2012

A part ça ?

Nos amis de la librairie Pages après pages (29, rue des Dames 75017 Paris) proposent une rencontre autour du livre Cet enfant qui ne dort pas (collection Questions de parents chez Albin Michel) de Lyliane Nemet-Pier, le 16 février à 11h

Marianne

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