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Stéphanie Demasse-Pottier

Les invité·e·s du mercredi : Stéphanie Demasse-Pottier et Alexandre Chardin

Par 27 février 2019 Les invités du mercredi

Peu d’auteur·trice·s font une entrée fracassante comme Stéphanie Demasse-Pottier. En moins de 2 ans sont sortis 7 albums, et pas des moindres ! Tous ont été remarqués (nous même on en a chroniqué plus de la moitié)… Forcément, on a eu envie d’en savoir plus sur elle et son parcours. Ensuite, c’est un auteur qu’on adore, Alexandre Chardin, qui nous livre ses coups de cœur et coups de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Stéphanie Demasse-Pottier

Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai étudié les lettres modernes car j’ai toujours beaucoup apprécié la littérature. Je pensais naïvement qu’il y aurait quelques cours d’écriture, ça n’a pas été vraiment le cas. Mais j’ai quand même trouvé mon compte avec la théorie puisque j’ai passé une maîtrise sur Le Clézio, d’ailleurs j’ai beaucoup aimé la rédiger. J’ai un peu hésité entre plusieurs métiers (la mode, professeur des écoles, documentaliste) avant de trouver celui qui me convient comme un gant : bibliothécaire. Pour me former sur l’aspect technique du métier, j’ai obtenu une maîtrise de documentation et ensuite j’ai eu mon concours de bibliothécaire (assistante qualifiée de conservation et du patrimoine, pour être précise.) Ensuite, j’ai passé un DEA de littérature comparée sur la littérature adolescente et cela est très bien tombé car peu de temps après j’ai mis en place un comité ado. Je suis venue tard à l’écriture, puisque j’ai mis du temps à me l’autoriser. Je n’ai pas pris de cours mais j’ai beaucoup lu et je continue à le faire puisque c’est un de mes grands centres d’intérêt. Pour tout vous dire, c’est le fait de montrer un de mes textes à mes proches, notamment à mes copines bibliothécaires, qui a été le déclencheur. Avec leurs encouragements, je me suis dit qu’il y avait peut-être un truc à creuser. Ensuite, j’ai proposé mes textes à des illustrateurs dont j’aimais beaucoup le travail. Ils m’ont dit « oui » alors j’ai continué à foncer et à écrire beaucoup beaucoup la première année.

Depuis juillet 2017, sortie de votre premier livre, il y a donc un an et demi, sept albums sont déjà parus, c’est un départ en fanfare !
En 2017, c’est vrai que c’est allé assez vite à partir du moment où j’ai commencé à démarcher. D’ailleurs, je ne remercierais jamais assez ma copine Lucia Calfapietra qui s’est emparée à bras le corps de notre « tant pis pour la pluie ! » et qui a permis que le dossier de présentation aux éditeurs se monte rapidement. Ensuite, nous avons eu l’intuition que notre projet pouvait plaire à Grasset jeunesse et effectivement Valéria Vanguelov a eu coup de cœur et nous a répondu très vite. « Louise » avec Magali Dulain était déjà dans les tuyaux, si je puis dire, mais le catalogue de l’étagère du bas étant tout petit à l’époque il est sorti après « tant pis pour la pluie ! ». Delphine Monteil est tombée sous le charme de notre petite « Louise » et cet album a été le début de notre collaboration. Si je compte bien je crois que j’ai en tout dix titres au catalogue de l’étagère du bas en comptant ceux qui sont sortis et les autres à venir. 2018, a été l’occasion de travailler avec d’autres belles maisons, d’abord la Martinière, l’éditeur de ma complice Seng Soun Ratanavanh, l’Agrume avec la Super Julie Brouant, et Hélium avec ma chère Mathilde Poncet. À chaque fois, les choses se sont faites naturellement, comme une évidence. Une envie de travailler ensemble de part et d’autre. D’abord, en formant le duo auteure/illustratrice et puis en choisissant la maison d’édition.

J’ai un eu gros coup de cœur pour Les sentiers perdus, pouvez-vous nous parler de cet album ?
Merci Gabriel et merci encore pour votre jolie chronique sur ces « sentiers perdus ». C’est un album très personnel pour Mathilde et pour moi. J’ai écrit l’histoire suite à un deuil très violent dont j’ai eu du mal à me remettre. L’écriture a été comme une réponse pour dépasser les choses pour rester dans un élan, dans la vie. Ce n’est pas le premier texte que j’ai proposé à Mathilde, je n’ai pas trop osé lui montrer « les sentiers » au début vu le sujet. Mais, elle a tout de suite accroché. Je sais qu’il a résonné en elle aussi. Et, lorsqu’on l’a envoyé à Sophie Giraud de chez Hélium, elle a été très touchée par le projet, je crois qu’elle cherchait depuis un moment un texte sur la mort qui ne soit pas dans le pathos. Je suis très fière de ce livre.

Jusqu’à présent, vous avez été plutôt chanceuse au niveau illustration, intervenez-vous sur le choix et le travail de l’illustrateur·trice ?
C’est moi qui démarche les illustrateurs·trices avec lesquel·le·s j’ai envie de travailler, c’est mon grand plaisir. Je crois que je sens intuitivement quel dessin pourrait se marier avec mon texte. J’ai très tôt des images en tête, des couleurs. Et, c’est vrai que mon métier de bibliothécaire m’aide aussi, puisque je connais bien le monde de l’édition jeunesse et que j’adore suivre les talents émergents. Il y a juste une fois, où je ne suis pas à l’initiative d’un duo. C’est dans une histoire à paraître au printemps 2019 chez Sarbacane qui s’intitule « Courons sous la pluie ! ». Emmanuelle Beulque, mon éditrice, m’a suggéré le nom de Cécile Becq et je dois dire que je n’ai pas été déçue puisque cet album va être magnifique.

Comment naissent vos histoires ?
Presque toujours de choses qui me sont proches. « Tant pis pour la pluie ! » vient d’une situation personnelle, quelque chose de quotidien vécu avec mes deux filles au printemps 2016 quand il a beaucoup plu. J’ai voulu que l’album soit très musical, un peu comme une comptine. C’est un genre que j’affectionne et que j’apprécie de partager avec mes filles et mes petits lecteurs. « Louise » est née d’une image envoyée par Magali (Dulain). Une image où la petite fille avait la chevelure rousse et il s’avère qu’une de mes meilleures amies est rousse, du coup cette histoire ne pouvait être qu’une histoire d’amitié. « Mon île » est née de la vision d’une cabane de bric et de broc que ma fille aînée a faite dans notre jardin. « La disparition de Chou » est inspirée de la perte du doudou de mon ainée. Pour « les sentiers perdus », vous savez. Bref, mes filles et mon quotidien sont une grande source de joie et d’inspiration. « J’aimerais » qui sortira en août 2019 à l’étagère du bas et qui est illustré par l’immense Gérard Dubois se détache peut-être un peu du lot, c’est une sorte de petit poème, qui se déroule comme un jeu où il y a des choses proches et d’autres plus éloignées de ma vie.

Vous êtes bibliothécaire jeunesse, est-ce que ça a une influence sur votre travail d’écriture ?
Je crois que cela influence toujours de lire de beaux écrits mais pas toujours de manière consciente. En tout cas, voir de beaux livres me nourrit et me donne envie d’écrire et de prendre contact avec des gens que je trouve talentueux. C’est un moteur important pour moi.

À propos, des coups de cœur récents dans vos lectures ?
J’ai beaucoup aimé « le journal de la fille chien » de Laura Jaffé, « Bâtard » de Max de Radiguès, « The hate that u give » de Angie Thomas, « Mon bison » de Gaya Wisniewski ou encore « Fief » de David Lopez. Je suis fan de Susin Nielsen, j’attends son prochain roman avec impatience. Et, j’aime aussi beaucoup le théâtre jeune public et notamment l’écriture de Sylvain Levey.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Ma mère nous amenait souvent à la bibliothèque mon frère, ma sœur et moi pour y écouter des contes et pour choisir des livres. Je me souviens aussi qu’elle nous racontait des histoires. Il y en a une que j’aimais bien quand j’étais toute petite « Moustache a disparu », j’adorais la chute de l’histoire. D’ailleurs, je lance un appel, si quelqu’un a ce livre chez lui, je rêve de le retrouver. Plus tard, cela me plaisait aussi de lire seule, notamment la série « Fantômette » de Georges Chaulet que j’ai lu et relu avec passion. J’adorais aussi lire « Paroles » de Prévert, acheté avec mon grand-père. Je l’ai toujours d’ailleurs, je le garde précieusement et je le feuillette encore. Ado, j’ai commencé à piocher dans la bibliothèque de mes parents et de ma sœur. C’est comme ça que j’ai découvert « le Procès-Verbal » de J.M.G le Clézio et qu’est né mon intérêt pour l’auteur. Les amis aussi ont été importants et m’ont permis de découvrir d’autres livres, d’autres horizons : Barjavel, Zweig, Orwell…

Je crois que d’autres livres arrivent, pouvez-vous nous en parler ?
Concernant les histoires à venir, il va y avoir de jolies choses. D’abord, « Dans ma maison » avec Cécile Bonbon (en mars 2019 chez Sarbacane) qui est une histoire de fratrie et de jalousie un peu inspirée par l’arrivée de ma petite dernière. En fait, c’est le premier texte jeunesse que j’ai écrit. Je suis très heureuse que Cécile Bonbon l’ait accepté. Ensuite, il y aura, « Le rêve de Gaëtan Talpa » illustré par Adèle Verlinden qui sortira fin mars aux Fourmis rouges et qui est un clin d’œil à ma grande fille jardinière. Je suis fan du travail d’Adèle, je l’ai contactée avant même de savoir qu’elle allait être publiée chez Magnani. Puis, il va y avoir au printemps « Courons sous la pluie ! » qui part d’une situation vécue au bord de la mer, c’est avec Cécile Becq chez Sarbacane. Et, toujours chez Sarbacane (c’est un peu mon année chez cette jolie maison) « Petite bébé est fâchée » avec ma chère copine Lucia Calfapietra. Je suis très heureuse que notre association perdure et ravie de m’essayer à l’album pour les tout-petits. Le sujet m’intéresse beaucoup en tant que parent et en tant que professionnelle du livre. Fin août, il y aura la sortie de « J’aimerais » avec le grand Gérard Dubois. Il y a aussi d’autres titres qui ne sont pas encore annoncés donc je ne sais pas trop si j’ai le droit d’en parler. Il y a notamment un bel album sur le thème de la nuit avec l’adorable Clémence Pollet. Et puis, d’autres livres en 2020 et 2021 mais nous aurons bien le temps d’en discuter. Je peux juste vous dire que certains de mes duos se poursuivent, notamment avec Magali Dulain et avec Mathilde Poncet. Cheminer avec des gens que j’aime bien et continuer à prendre du plaisir dans la création et dans le partage avec les lecteurs, est vraiment important pour moi. Pourvu que ça dure ! Merci !

Bibliographie :

  • Le rêve de Gaétan Talpa, album illustré par Adèle Verlinden, Les Fourmis Rouges (2019).
  • Ma petite collection de souvenirs d’été, album illustré par Julie Brouant, L’agrume (2018).
  • Les sentiers perdus, album illustré par Mathilde Poncet, Hélium (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon île, album illustré par Seng Soun Ratanavanh, (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • La Disparition de Chou, album illustré par Élodie Perrotin, L’étagère du bas (2018).
  • Louise, album illustré par Magali Dulain, L’étagère du bas (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Tant pis pour la pluie, album illustré par Lucia Calfapietra, Grasset Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Alexandre Chardin

Régulièrement, une personnalité de l’édition jeunesse (auteur·trice, illustrateur·trice, éditeur·trice…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché·e, ému·e ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il·elle veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé·e. Cette semaine, c’est Alexandre Chardin qui nous livre ses coups de cœur et ses coups de gueule.

Rire et vaciller.

Mon coup de cœur pour les rencontres. J’aime profondément découvrir de nouveaux sourires, de nouvelles voix, de nouveaux avis. De belles rencontres avec de belles personnes. J’ai beaucoup réfléchi à citer des prénoms, mais ce serait trop risqué d’en oublier certains. Les autrices et auteurs et illustratrices et illustrateurs restés simples, passionnés, drôles, curieux, intéressants, intéressés, croisés sur les salons, en dédicace, dans les trains, au déjeuner d’un hôtel, sur une place, à la terrasse d’un café, les éditrices, les attachées de presse, les directrices artistiques, les employés et responsables de médiathèques, les bibliothécaires bienveillantes aux petits soins, les lecteurs, tous, avec leur imaginaire, leurs mots doux, leurs regards-comètes, les profs-à-fond qui préparent leurs classes et vous mettent en orbite. Les enfants. Les enfants surtout. Les enfants qui voudraient lever trois mains pour poser leurs quatorze questions, les enfants solaires, curieux, rieurs, sérieux, délicieusement et faussement inattentifs mais qui viennent quand même te poser la petite question pour ne pas la laisser tourner toute la nuit. Les enfants dont on dit qu’ils sont écrans, blasés, ennuyeux, indifférents, dépendants. Alors non, je ne suis pas Tchoupi et quelques-uns sont ainsi, mais peu, si peu, par rapport à ceux dont je veux me souvenir. Je ne savais pas que je rencontrerais cette belle humanité qui me remplit, me soigne, me donne beaucoup de force et d’envie.

Et puis le coup de gueule. Je ne montre pas souvent les crocs, mais je grimace, parfois, et secoue la tête. Je vacille si vite ! Devant la nécessité de commenter au vif, d’avoir un avis tranché sur tout, de savoir, de parler vite, devant les autres, de parler en pensant. Je veux oser dire que je ne sais pas, je ne sais plus, que certains sujets me laissent perdu. C’est risqué. On frôle l’indifférence. Il faut savoir. Je ne suis pas indifférent, mais j’ai besoin de temps or, nous n’en avons pas. Nous sommes dans le flux, pris dans un courant-piège. Il faut avoir les mots qui résonneront, qui feront sens. Je suis à saturation des mots-outils. À bout de souffle. Les mots sont lavés de leurs sonorités, perdent leur poésie, leur chant. C’est sans doute pour cela que j’écris, pour sortir du brouhaha, du tohu-bohu, du maelstrom. C’est pour cela que je pêche dans la rivière près de chez moi, pour y connaître un autre flux, s’extraire de la gire. C’est pour cela que j’emmène mes enfants courir dans la forêt, pour leur nommer les arbres et imaginer des animaux qui n’ont laissé que leurs traces. Des animaux qui se sont absentés. Écrire pour s’absenter, exister ailleurs, tenter de reculer d’un pas. Certains auteurs m’aident, m’y invitent. Sylvain Tesson, aussi. Mais ça fait peur, parce que je veux continuer de rire et de discuter du monde que je trouve merveilleux, mais que nos mots ne savent plus émerveiller. Il faut être à la hauteur. Erri De luca l’est, Mario Rigoni Stern, Philippe Jaccottet, Le Clezio. Eux me guident. Chaque livre est-il un pas en avant ou en arrière ? J’ai du pain sur la planche, mais j’ai du temps et la rivière coule à quelques pas.

Alexandre Chardin est auteur.

Bibliographie :

  • série Capucine Flutzut, romans illustrés par Mauréen Poignonec, Rageot (à paraître, avril 2019).
  • Ma fugue dans les arbres, roman, Magnard (2019).
  • La fosse au loup, roman, Thierry Magnier (2018).
  • Les larmes des Avalombres, roman, Magnard (2018).
  • Barnabé n’a pas de plumes, album illustré par Christophe Alline, L’élan vert (2018).
  • Bigre ! Un tigre !, album illustré par Barroux, L’élan vert (2018).
  • Mentir aux étoiles, roman, Casterman (2018), que nous avons chroniqué ici.
  • Des vacances d’Apache, roman, Magnard (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Jonas dans le Ventre de la Nuit, roman, Thierry Magnier (2016).
  • Le goût sucré de la peur, roman, Magnard (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Adélaïde, ma petite sœur intrépide, album illustré par Mylène Rigaudie, Casterman (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Petit lapin rêve de gloire, album illustré par Mylène Rigaudie, Casterman (2013).

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Texte de Stéphanie Demasse-Pottier, illustré par Lucia Calfapietra
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Agathe l’acrobate
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