La mare aux mots
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Stéréotypes sexistes

Trompeuses apparences

Par 11 août 2016 Livres Jeunesse

Parce qu’il faut se méfier des apparences, aujourd’hui je vous propose des albums qui nous prouvent que les rôles ne sont pas toujours écrits et qu’il faut savoir se défaire des stéréotypes.

Super Fonceuse
texte de Jean Leroy, illustré par Bérengère Delaporte
L’Élan vert
12,20 €, 207×267 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.
La méchante petite poulette dans La vengeresse masquée et le loup
texte de Pierrette Dubé, illustré par Marie-Ève Tremblay
Les 400 coups
13 €, 219×283 mm, 24 pages, imprimé au Canada, 2014.
Paula la poulette
de Michaël Crosa
Marmaille & compagnie
12 €, 190×160 mm, 40 pages, imprimé en France, 2016.

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Frangins, Frangines !

Par 5 avril 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’intéresse de près aux frères et sœurs, avec Le petit réparateur d’insectes de Nastasia Rugani et Charline Collette et Une belle brochette de bananes de Jean-Philippe Arrou-Vignod.

Une belle brochette de bananes
Texte de Jean-Philippe Arrou-Vignod, illustré par Dominique Corbasson
Gallimard Jeunesse
12 €, 140×205 mm, 160 pages, imprimé en France, 2016.
Le petit réparateur d’insectes
Texte de Nastasia Rugani, illustré par Charline Collette
l’école des loisirs
8 €, 125×190 mm, 70 pages, imprimé en France, 2016.

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Combattre les clichés

Par 16 juillet 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de répondre à la bêtise, de tordre le cou aux clichés.

Riposte comment répondre à la bêtise ordinaireLes chômeurs sont des profiteurs et les Roms des voleurs. Les gays sont efféminés et ne devraient pas avoir d’enfant, de toute façon c’est aux mamans de s’occuper des enfants. En banlieue, il n’y a que des racailles, les juifs c’est l’argent qui les intéresse et les filles sont des chochottes !
Gros coup de cœur pour Riposte, comment répondre à la bêtise ordinaire, un super ouvrage signé Jessie Magana et illustré par Alain Pilon. L’auteure énumère des phrases d’une bêtise crasse qu’on entend pourtant trop régulièrement sur des catégories de personnes et donne des réponses directes, claires et intelligentes. Jessie Magana n’y va pas par quatre chemins, elle dit les choses. Peut-être un seul petit reproche, un chapitre sur les gays… mais rien sur les lesbiennes (qui sont pourtant tout aussi victimes de clichés persistants). Mais passé ce petit bémol, c’est un ouvrage qu’il faut avoir dans tous les CDI, qui peut servir de support avec une classe. C’est aussi un livre pour répondre aux enfants quand ils ramènent une phrase raciste, sexiste ou autre de l’école. Un bon support de discussion.
Un ouvrage intelligent et indispensable pour dynamiter la connerie.
Le même vu par Le tiroir à histoires et Délivrer des livres.

Filles et garçons, la paritéQu’est-ce que la domination masculine, le féminisme, un stéréotype ? Depuis quand les femmes votent-elles et y en a-t-il qui sont présidentes de la République ? Les hommes et les femmes sont-ils égaux ? Partagent-ils les tâches ménagères de façon équitable ?
Carina Louart répond à toutes ces questions (et d’autres encore) dans un petit ouvrage très facile d’accès, Filles et garçons, la parité. Le livre est clair, richement illustré et aborde vraiment des sujets divers, toujours de façon intelligente. On parle aussi Histoire et de ce qu’il se passe dans le reste du monde.
Un petit documentaire très bien fait et facile d’accès pour parler de l’égalité homme-femme.

Les deux ouvrages suivants ne s’adressent pas aux enfants directement, mais sont très utiles pour les parents et les professionnels (et même les autres !).

Comment parler de l'égalité filles-garçons aux enfantsOn a beau éduquer nos enfants de façon non sexiste (quoiqu’en s’observant on peut se rendre compte qu’on a certains réflexes bien ancrés), la société casse parfois tout ça. Une activité à l’école où l’on propose aux garçons de dessiner et aux filles de colorier des princesses (c’est du vécu…), un petit garçon qui dit à une fille qu’elle n’a pas à regarder tel dessin animé, car il est réservé aux garçons (encore du vécu), les publicités qui présentent les femmes comme des objets, la littérature jeunesse qui montre des femmes aux fourneaux et les hommes devant la télé, les réflexions de la famille, des voisins, des commerçants… Bref, nous ne vivons pas seuls avec nos enfants et même si l’on s’efforce de leur donner une vision non sexiste de la société, la société, elle, s’occupe de tout défaire.
D’où l’urgence d’en parler vraiment avec eux, et de savoir comment répondre avec justesse à leurs questions. Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants de Jessie Magana (encore elle) est parfait pour ça. Elle classe les sujets en quinze grands thèmes (Le corps, L’apparence, Le sexe, l’identité sexuée et l’orientation sexuelle, Les rôles attitrés, Le modèle féminin dans les religions, L’école, La famille, La politique, Le sport et la culture…) puis propose chaque fois, en partant d’une photo, des questions pour 3 catégories d’âge (5-8, 9-12 et 13-15 ans). C’est vraiment bien fait, clair, intelligent, bien écrit. C’est un magnifique outil de travail, un super support pour aborder l’égalité homme-femme.
Un livre utile pour nous aider à parler avec justesse du sexisme aux enfants.

Quel genre ?Être une fille ou un garçon, qu’est-ce que ça change ? Qu’est-ce que ça dit de nous ? Est-ce vraiment la chose qui nous définit le mieux ? Le genre est omniprésent dans notre société (à tel point que, comme le souligne l’auteure, c’est souvent l’objet de la première question à des futurs parents « alors ? Garçon ou fille ? »), mais qu’est-ce que ça veut dire, et qu’est-ce que ça change, d’être une fille ou un garçon.
Dans son essai, Quel genre ?, sorti chez Thierry Magnier, Christine Détrez s’interroge et constate. Elle analyse notre société, la façon dont sont traités les genres… et c’est tout simplement passionnant. Elle remarque par exemple que dans les livres sur le corps humain, les hommes sont montrés pour représenter les biceps ou les abdominaux et les femmes… les muscles des paupières ! Elle parle de vêtements, de cinéma, de littérature, comment tout ce qui nous entoure nous renvoie une image « active » de l’homme et « passive » de la femme. Comment la société demande aux femmes de prendre le moins de place possible pour laisser la place aux hommes. Dans un chapitre, elle se fait l’avocate du diable et se demande si au fond c’est important de se battre contre les stéréotypes, si tout ça est grave… et bien sûr elle explique l’importance de ce combat et qu’il faut lutter même sur les petites choses qui peuvent sembler insignifiantes.
Un essai sur le genre absolument passionnant et totalement accessible.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.

Riposte ! Comment répondre à la bêtise ordinaire
Textes de Jessie Magana, illustrés par Alain Pilon
Actes Sud Junior
11 €, 145×210 mm, 48 pages, lieu d’impression non indiqué, 2014.
Filles et garçons, la parité
Textes de Carina Louart, illustrés par Pénélope Paicheler
Actes Sud Junior dans la collection À très petits pas
6,80 €, 145×206 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Quel genre ?
de Christine Détrez
Thierry Magnier
13,50 €, 135×220 mm, 200 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants
de Jessie Magana
Le baron perché dans la collection Comment parler aux enfants
16 €, 135×220 mm, 108 pages, imprimé en Italie, 2014.


À part ça ?

Continent Musiques sur France Culture a proposé toute la semaine dernière cinq émissions sur les femmes dans la chanson. Lundi, Les femmes prennent la parole, mardi Des chansons qui tiennent au corps, mercredi 1975, l’année de la femme, jeudi Émission spéciale Anne Sylvestre et vendredi Pas de gène, du plaisir !. Cinq émissions au top où l’on parle du droit de vote, de l’avortement, du viol, de la nudité exposée pour mieux vendre ses produits, du harcèlement de rue… On découvre des tas de chansons drôles ou bouleversantes. Cinq émissions indispensables.

Gabriel

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Petit… mais fort !

Par 27 février 2015 Livres Jeunesse

Les trois romans du jour ne dépassent pas les 150 pages à eux trois… et pourtant ils risquent de vous marquer !

Je suis le fruit de leur amourSes parents s’aiment. Éperdument. À la folie. Elle en est la preuve, elle est le fruit de leur amour. Ils ne sont pas très présents, mais c’est normal, quand on s’aime on a envie de passer du temps ensemble. Et puis ils sont si intelligents, ils ont autre chose à faire qu’être avec elle. Ils passent leurs soirées avec leurs amis qui sont comme eux. Pour elle, pour les repas, pour l’accompagner à l’école, il y a MaTalie. Elle est là pour ça, MaTalie, mais ce n’est pas sa mère. Elle le sait, elle est la fille de ses parents si parfaits, le fruit de leur amour.
Je suis le fruit de leur amour est un roman extrêmement fort. Le genre de roman qui ne laisse personne indifférent. Le sujet est véritablement casse gueule et exige une vraie belle plume, c’est le cas de Charlotte Moundlic. On parle donc ici du désespoir d’un enfant qui ne se sent pas aimé (à raison), pas à la hauteur de ses parents, si beaux, si intelligents à ses yeux. Le texte trouve toute sa force lu à voix haute, lu comme un monologue, avec cette phrase qui revient sans cesse, Je suis le fruit de leur amour.
Un court roman, extrêmement fort. Un texte qui ne laissera personne indifférent.
Le même vu par Alias Noukette, La littérature de Judith et Sophie et Enfantipages.

CharlyComme tous les étés, Sam donne un coup de main à ses parents dans leur hôtel. Il aide à porter les valises des touristes qui arrivent, fait visiter les chambres. Il retrouve d’année en année des habitués, mais parfois des petits nouveaux débarquent. Alors là, il faut répondre aux questions, toujours les mêmes. Cette année, l’été de Sam sera bien différent. Il va rencontrer Charly.
Charly nous apparaît au départ comme une histoire d’amitié assez classique, une rencontre entre deux préadolescents. La suite sera bien plus originale, la fin surprendra certain-e-s. Charly est un court roman sur la différence, les clichés, les a priori.
Un bien joli roman qui bouscule les idées reçues.
Le même vu par La littérature de Judith et Sophie et Enfantipages.

le chien anarchisteIl n’aime pas les chiens. Il n’aime pas non plus les animaux abandonnés alors il a pris le chien que son frère a trouvé. Il faudra qu’il s’entende avec les chats. L’homme n’aime pas les chiens, mais il est bon avec lui. Il se lie d’amitié avec l’animal si craintif. L’homme est bon, tous ne le sont pas.
Le chien anarchiste nous parle de la bonté de certains hommes et de la cruauté des autres, en particulier des chasseurs (en même temps, quand on parle des chasseurs on parle rarement d’autre chose que de cruauté…). Avec, là encore, un texte très court, Thierry Maricourt fait passer beaucoup de choses. Son style particulier est déroutant au départ, mais il nous décrit parfaitement des choses simples, des scènes de vie… jusqu’au dénouement tragique.
Un beau texte sur l’amour des animaux et sur la méchanceté de certains hommes.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Charlotte Moundlic (Le papa de Simon, La boum ou la plus mauvaise idée de ma vie, Chamalo aime l’école, Je veux des lunettes !, Mon cœur en miette, Chamalo et sa baby sitter, Chamalo est jaloux, Les invités, Le slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte).

Je suis le fruit de leur amour
de Charlotte Moundlic
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
5,10 €, 102×151 mm, 48 pages, imprimé en France, 2015.
Charly
de Sarah Turoche-Dromery
Thierry Magnier dans la collection Petite Poche
5,10 €, 102×151 mm, 48 pages, imprimé en France, 2015.
Le chien anarchiste
Texte de Thierry Maricourt, illustré par Loïc Mailly
Éditions Chant d’orties dans la collection L’églantine
6 €, 115×150 mm, 30 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Trois minutes avec Samuel Ribeyron.

Gabriel

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Chacun fait ce qu’il lui plait !

Par 25 octobre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on fait comme on le sent et comme on en a envie !

le grand bateau de grand oursGrand Ours a donné à Petit Ours son bateau dans lequel il commençait à se sentir à l’étroit. Du coup, il entreprend de se construire une nouvelle embarcation.   Il est très heureux de sa réalisation mais chacun de ses amis y va de son petit commentaire. Et si on mettait une voile ? Un pont ? Une cabine ? Ce ne sont pas de mauvaises idées, mais au final, Grand Ours n’est pas vraiment satisfait ! Ce n’est pas ce qu’il veut ni ce qu’il avait imaginé. Et s’il prenait le temps de s’écouter ? De faire comme bon lui semble ? Après tout c’est son bateau, sa vie, ses rêves !
Faire en fonction de ses envies et pas de celles des autres, voici le message porté par cette belle histoire ! Eve Bunting propose un texte à la fois simple et beau et les illustrations de Nancy Carpenter sont pleines de douceur et de tendresse. On a envie de faire comme Grand Ours : tenir compte de l’avis de ses amis, c’est bien, mais il faut veiller à ne pas aller contre ses propres idées, et prendre le temps, dans un monde qui va toujours plus vite, de s’écouter parfois un peu égoïstement.
Le grand bateau de Grand Ours est un bel album pour apprendre aux enfants à ne pas se laisser influencer et à affirmer leurs choix personnels !

Le garcon qui voulait se déguiser en reinePour Carnaval, Nino voudrait se déguiser en reine. Son père, Aby sa grande sœur, sa mère, tout le monde veut l’en dissuader. Selon eux c’est impossible parce qu’il est un garçon. Mais c’est sans compter sur la ténacité de Nino, qui va prouver à toute sa famille qu’il a bien le droit de faire comme bon lui semble et qu’il n’y a aucune règle en la matière ! Il ira au bout de son idée, en démontant les préjugés sur la question. Et finalement, personne ne s’en portera plus mal !
Quelle belle histoire ! Le garçon qui voulait se déguiser en reine est un album qui se bat contre les clichés sexistes, et met à l’honneur le libre choix et l’indépendance ! Après tout, Nino ne fait de mal à personne et il a bien raison de faire comme bon lui semble en matière de déguisement. Dans une ambiance carnavalesque que l’on retrouve autant dans le texte d’Elsa Valentin (huuum les bugnes !) que dans les illustrations très colorées de Sandra Desmazières, voici une histoire au message fort !
Un album pour combattre les préjugés dans la bonne humeur et avec le sourire !
Vous pouvez feuilleter cet album sur le site des éditions L’initiale.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre d’Eve Bunting et Nancy Carpenter (Le petit bateau de Petit Ours).

Le grand bateau de Grand Ours
Texte d’Eve Bunting, illustré par Nancy Carpenter
Pastel
10,50 €, 212 x 212 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Le garçon qui voulait se déguiser en reine
Texte d’Elsa Valentin, illustré par Sandra Desmazières
L’initiale
12 €, 200 x 200 mm, 24 pages, imprimé en France, 2014.

Marianne

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