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Tchô ! La collec… (collection)

Des livres jeunesse LGBTQ+ [CHRONIQUE EN ACCÈS LIBRE]

Par 29 juin 2018 Livres Jeunesse

Demain, à Paris, aura lieu la marche des fiertés, l’occasion une nouvelle fois pour nous de mettre un coup de projecteur sur des livres qui mettent en avant des personnages homosexuels (que ça soit les héro·ïne·s des histoires ou leurs parents), bisexuels ou transgenres. Pour rappel, nous avons déjà fait deux chroniques sur le sujet ici et , nous avons un tableau pinterest regroupant les livres chroniqués et nous préparons un dossier très complet… mais en attendant ce dossier voici donc quelques livres avec des personnages LGBTQ+ ! Pour cette chronique, exceptionnellement, je serai parfois obligé de vous révéler la fin, car c’est parfois dans les dénouements que l’on comprend le rapport avec le thème de la chronique… j’espère que vous ne m’en voudrez pas !

Des albums…

Camille aime Baptiste. Avant Baptiste, d’autres ont fait battre son cœur, mais aujourd’hui c’est Baptiste et ça, ça change tout ! Camille pense à lui sans arrêt, lui écrit des poèmes et rougit en les lui donnant… ce qui fait aussi rougir Baptiste… car Baptiste aussi aime Camille. Au fait, Camille est un garçon, et alors, qu’est-ce que ça change ?
Très beau texte d’une autrice dont on aime beaucoup la plume, Cathy Ytak. Un texte extrêmement délicat, poétique, sensible. Et les illustrations de Daniela Tieni l’accompagnent à merveille. L’autrice joue avec la surprise (nos visions hétérocentrées penseront d’abord que Camille est une fille). On est loin ici des clichés et, contrairement à la plupart des livres sur le sujet, rien n’arrive de négatif aux deux héros de l’histoire. À noter que ici, et c’est tellement exceptionnel qu’il faut le signaler, on parle de bisexualité car les héros ont aussi été amoureux de filles.
Un très bel album sur deux garçons qui sont amoureux, avec un texte très poétique et des illustrations qui le sont tout autant.

TA TAAA !!! AVIS À LA POPULATION ! C’est le grand jour, aujourd’hui le prince Jean-Georges doit se marier, son père, le roi Grobull, l’a décidé ! Toutes les vaches du pays sont invitées à se présenter, afin que le prince choisisse son élue. Mais aucune ne lui plaît… Ce n’est pas grave, le roi convoque les truies, après tout il ne veut qu’une chose que son fils soit HEU-REUX ! Le prince sait avec qui il veut se marier… mais comment le dire à son père… Pourtant si celui-ci veut à ce point qu’il soit heureux, il devrait accepter…
Beaucoup d’humour et de magnifiques illustrations en volume (la marque de fabrique de Christian Voltz) dans cet album où le prince se mariera finalement avec son ami le bélier. Ici non plus il n’est pas question de harcèlement, d’amours tristes… mais juste d’oser le dire à son père (qui finalement ne le prendra pas si mal, le tout c’est que son fils soit heureux, non ?)
Un album plein d’humour, avec un texte dont la lecture à voix haute est un régal, pour rappeler que dans la vie, le plus important c’est d’être HEU-REUX !


À noter aussi la réédition (avec quelques micro-changements et un format plus petit) de BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie de Catherine Latteux et Mam’zelle Roüge aux éditions Pourpenser. On avait chroniqué ici ce joli album (à l’époque où il est sorti chez Frimousse) où l’on croise un jeune garçon amoureux d’un autre jeune garçon.

Des BD…

Dans la vie de Bichon, il y a un nouvel instituteur (le fameux remplaçant super beau de l’année dernière), sa copine Agnès (qui cache un secret) et toujours le beau Jean-Marc (qui vit quelques moments pas très drôles), mais en ce moment y’a plus trop sa grande amie Myriam (qui n’a plus le droit de jouer avec Bichon, sa mère le lui interdit). Ce qui préoccupe notre jeune héros, c’est les lettres d’amour qu’il vient de recevoir. Qui est amoureux·euse de lui ? Et quels sont les secrets qui semblent ronger tout son entourage ?
Quel bonheur toujours de retrouver Bichon, le fan de princesse Ploum qui craque sur le beau Jean-Marc. David Gilson a créé un héros gay qui plaît énormément aux enfants ! Ses aventures sont pleines d’humour (et d’amour). Dans cet album, on parle comme toujours des stéréotypes de genre, mais ici on parle beaucoup des choses que l’on cache alors qu’on devrait tout simplement vivre en étant soi-même. La toute dernière planche nous fait un peu peur… Est-ce le dernier tome ? On n’espère pas !
Une BD pleine d’humour avec un jeune héros gay.

Végétaline est une princesse qui vit en haut d’une grande tour et souffre d’une maladie étrange. Codette a fui son pays en guerre avec ses parents. Lors d’une soirée chez Végétaline (où celle-ci est alitée comme d’habitude) et suite à un pari, Codette s’introduit dans la chambre de Végétaline pour l’embrasser… Sauf que ce baiser va déclencher chez les jeunes filles des choses auxquelles elles ne s’attendaient pas…
Bienvenue dans l’univers barré de Lisa Mandel, ici l’on croise des animaux transgéniques, des inventeurs fous qui aiment visiblement se déguiser en Bioman, des filles possédées par d’étranges phénomènes… Et au milieu de tout ça, une belle histoire d’amour entre deux filles. Ici, ça fait partie de l’histoire, personne ne s’étonne ou se choque de l’amour des deux filles… et ça fait du bien !
Une super BD avec des héroïnes amoureuses.

Un beau jour, Yaichi voit débarquer le mari de son frère, mort quelque temps plus tôt. Pour ce Japonais qui élève seul sa fille, l’arrivée que cet homosexuel canadien n’est pas une chose qui le réjouit, ses premières paroles sont d’ailleurs assez violentes. Pourtant très vite, entre les deux hommes les relations vont se pacifier, notamment grâce à la petite Kana et sa naïveté d’enfant.
Le mari de mon frère est un manga (qui se lit dans le sens japonais) mettant donc en scène un homme plutôt homophobe et le mari de son frère. Le héros de l’histoire va s’interroger au contact de son beau-frère sur sa vision des homosexuels et se rendre compte que certaines idées reçues sont idiotes. On parle aussi du deuil (d’autant plus difficile pour le jeune veuf, car son beau frère est le frère jumeau de son ancien mari et la ressemblance le trouble énormément). Le manga est entrecoupé de deux « petits cours de culture gay » plutôt amusants. À noter que l’auteur est artiste érotique gay et ça se sent dans la façon dont il dessine les corps masculins (mais rassurez-vous si certain·e·s prendront du plaisir à voir ces corps sublimés, les plus jeunes enfants ne verront rien d’érotique dans ces planches).
La cohabitation difficile (dans un premier temps), entre un Japonais pas très homophile, son beau-frère homosexuel et une petite fille pleine de vie.

Des romans pour les plus jeunes…

Il y a un nouveau à l’école, il s’appelle Camille. Les moqueries commencent déjà dès l’annonce de son prénom « Camille c’est un prénom de fille ! », mais le jeune garçon ne se vexe pas, il explique calmement que ça fonctionne pour les deux genres. Si Camille ne s’énerve jamais, c’est qu’il a une règle d’or : ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse. Mais pour certains de l’école, c’est encore un sujet de moquerie voire pire…
Camille a un secret que l’on découvrira à la fin du roman, il vit avec ses deux pères. On pourra peut-être regretter que l’explication de l’étrangeté de l’enfant soit qu’il soit élevé par deux hommes (même si au final, Camille est un enfant bien plus philosophe et plus réfléchi que ses camarades), mais voilà là un très beau petit roman accessible vraiment aux lecteurs et lectrices débutant·e·s (sur ce sujet, ce n’est pas si fréquent). On parle donc ici d’homoparentalité, mais aussi de tolérance, de harcèlement scolaire, d’entraide, des secrets entre ami·e·…
Un petit roman très bien écrit sur un jeune garçon qui grandit dans une famille homoparentale et sur les regards extérieurs sur cette famille-là.

L'amoureux de papa Son père et sa mère sont séparé·e·s, mais l’entente entre les deux est bonne. Donc tout se passe bien pour Amandine, mais un jour son père a une annonce à lui faire, il veut lui présenter quelqu’un qui compte beaucoup pour lui. Mais quand Amandine voit arriver son instituteur et que son père lui annonce que c’est son amoureux, son monde bascule.
Là aussi un petit regret (disons-le d’emblée pour passer vite à autre chose et ne pas se focaliser dessus), la mère parle de l’homosexualité de son ex-compagnon alors qu’il aurait peut-être été plus judicieux de parler ici de bisexualité (sexualité désespérément oubliée dans la littérature jeunesse où les choses doivent être ou noires ou blanches, visiblement), mais là encore c’est un joli petit roman, parfait pour les jeunes lecteurs et lectrices (texte court, simple, richement illustré). Ce qui est intéressant ici, en dehors du fait que là encore ça s’adresse aux plus jeunes et que ce n’est pas si courant, c’est le rejet de l’héroïne, les choses ne peuvent pas se passer ainsi, ce qui rend l’histoire totalement réaliste (pas d’angélisme). Le nouveau couple va vivre des moments difficiles, jusqu’à décider de rompre par amour pour la petite fille (mais rassurez-vous, les choses ne se finiront pas aussi mal).
Un roman qui sonne juste sur une petite fille pas contente que le nouvel amoureux de son père soit un garçon, qui plus est son instituteur !

Il a eu 16 ans et il écrit à son père. Il lui écrit qu’il est heureux qu’il y ait Ludovic dans sa vie, Ludovic qui a été là dès la mort de sa mère, à s’occuper de lui, comme un père, justement. Alors aujourd’hui il écrit à son père pour lui dire qu’il faut stopper les mensonges, qu’il sait que Ludovic et lui s’aiment, mais qu’il faut qu’ils le fassent au grand jour, qu’ils doivent se marier maintenant que cela est possible !
C’est une belle déclaration d’amour qu’on trouve dans Mariez-vous ! d’Alain Germain en quatre lettres (deux à son père, une à Ludovic et la dernière à son amoureuse à lui). Une déclaration d’amour d’un fils à son père et à l’homme qui, dans l’ombre, était l’amoureux de son père et s’est occupé de lui. Une invitation à vivre un amour au grand jour, à ne plus vivre caché. En fin d’ouvrage, on trouvera le texte de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Un roman court, mais fort, avec quatre belles lettres d’amour. Un bel hommage aux familles homoparentales.

Son oncle Mika il l’aime tellement. Toujours le mot pour rire, toujours attentif, attentionné. Alors Jérémie, sept ans, ne comprend pas pourquoi d’un coup il est sorti de sa vie, pourquoi il ne le voit plus. Il a bien surpris des paroles entre ses parents et ses grands-parents. Mais il ne les comprend pas. Que s’est-il passé ? Est-il mort ?
Gwladys Constant propose un très beau roman sur l’intolérance. Car ici l’oncle Mika a été rayé de la famille (avec interdiction de revoir son neveu) parce qu’il est homosexuel. Le texte est très joliment écrit et l’on se met à la place de cet enfant qui ne comprend pas, dans un premier temps, où est passé son oncle, et dans un second temps ce qu’il y a de mal à aimer les garçons… Rassurez-vous, il y aura quelqu’un qui saura apporter du bonheur à l’enfant (mais qui, comme dans la vraie vie, ne fera pas de miracles, la famille restera aussi bête et homophobe, malheureusement).
Un très joli roman, très bien écrit, sur la bêtise de l’homophobie dans une famille.

C’était en colonie de vacances, une fille avait fait battre son cœur. Il y avait eu les nuits où les duvets se rapprochaient, les confidences, la petite flamme dans les yeux devant la scène de baiser au cinéma. Et il y avait eu la dernière nuit de la colo, mais ça, c’est un secret…
Fallait-il mettre C’est notre secret dans cette chronique thématique, c’est un débat et je vous laisserai juger ! Car ici il n’est pas dit que la personne qui nous raconte cette histoire est une fille… mais il ne nous est pas dit que c’est un garçon non plus ! Raphaële Frier, en plus d’avoir une très belle plume, est très maline. Elle a écrit tout ce roman dans lequel on ne connaîtra jamais le genre du héros ou de l’héroïne. On pourra donc s’imaginer qu’il s’agit là d’une petite fille amoureuse d’une autre petite fille… moi c’est en tout cas ce que j’y ai vu.
Un très très beau petit roman, où l’on pourra voir une histoire d’amour entre deux filles… ou pas !

Des romans pour les plus grands…

Nous sommes en août 1947, le jeune Harvey Milk, 17 ans, vient de se faire arrêter par la police alors qu’il était juste en train de lire en bronzant dans un parc. Les rafles d’homosexuels sont de plus en plus fréquentes et Harvey a peur qu’on prévienne sa famille, sa mère ne sait pas que son fils aime les garçons. Quelques années plus tard, il deviendra pourtant l’un des plus célèbres défenseurs des droits des homosexuel·le·s, incitant ses semblables à annoncer leur homosexualité partout afin de faire avancer les choses.
Sorti dans la très bonne collection Ceux qui ont dit non, Harvey Milk, non à l’homophobie est bâti comme un roman. On rencontre ici cet homme, incarné au cinéma par Sean Penn dans le très beau film de Gus Van Sant, de sa jeunesse à sa mort (rappelons qu’il a été assassiné froidement par un homophobe). Le livre est un beau rappel des luttes passées et de celles qui sont encore à venir, d’ailleurs après l’histoire, l’ouvrage nous propose neuf pages sur l’homophobie, les victimes homosexuelles des camps nazis, les combats en France…
Un très beau roman pour rappeler qui était Harvey Milk ou pour rappeler combien la lutte contre l’homophobie reste une chose importante aujourd’hui.

Cent fois on le lui a dit. Cent fois. Qu’un garçon ne doit pas pleurer, qu’un garçon doit se battre pour se défendre, utiliser ses poings. Pourtant il n’y arrive pas. Il continue de pleurer quand on le frappe et ne réplique pas. Il encaisse. Il encaisse les « sale pédé », les autres qui tentent des records de side-kiks sur lui, la terre qu’on lui fait manger et les regards de son père qui font mal.
Une claque, voilà ce qu’est À copier 100 fois, une claque. Un roman court qui se lit d’une traite et dont on sort totalement secoué·e. Un roman extrêmement fort, écrit par une très belle plume (j’avoue que je n’avais jamais rien lu d’Antoine Dole avant ce roman), qui nous fait un nœud dans l’estomac. La relation entre le père et le fils, le harcèlement extrêmement violent dont est victime le jeune héros de 13 ans, ici tout fait mal. Voilà un livre qu’on devrait faire lire en classe…
Il paraît que les garçons ne doivent pas pleurer, je peux vous dire que moi j’ai versé des larmes en refermant celui-ci.

Nina a 15 ans, l’âge où les vacances avec les parents peuvent être de vraies galères… mais on n’a pas le choix. Pour Nina, ce voyage à Barcelone c’est quand même l’occasion de revoir le beau Jesus, un garçon qu’elle a embrassé sur la bouche la dernière fois qu’il et elle se sont vu·e·s… Mais les choses ne se passent pas comme prévu, Jesus est venu avec sa cousine et est plutôt distant, et Nina trouve un sac qui va lui faire faire de belles rencontres, de celles qui changent une vie.
C’est un très joli roman que nous propose Hélène Couturier aux éditions Syros. On y parle de la relation entre une mère et sa fille, entre une ado et sa petite sœur (un peu trop parfaite), des histoires d’amour des parents, des amours de vacances, mais aussi de transidentité. Car on trouvera ici un personnage transgenre que je trouve particulièrement intéressant (bien que le passage sur l’explication de la transidentité me semble un peu didactique). Toutefois, je trouvais intéressant de demander à quelqu’un qui, contrairement à moi, connait bien le sujet de la transidentité, d’avoir son regard sur ce roman. J’ai donc demandé à R (@libre__R sur twitter) son avis, le voici : « J’ai commencé à lire en ayant hâte de rencontrer ce personnage trans que je savais présent dans ce livre. J’ai donc vite déchanté en comprenant où menait l’intrigue : la transidentité comme révélation type « plot twist » vers la fin du roman. Ce personnage est un outil scénaristique pour les protagonistes, et il en devient inaccessible et peu crédible (surtout les propos et dialogues de personnages censés « savoir mieux »). Les questionnements et la réflexion de l’héroïne vont de naïfs à très pertinents, ce qui est cool ! Mais du coup c’était très étrange (et blessant) de voir que le personnage était mégenré jusqu’au bout. » Personnellement, j’ajouterai quand même que d’introduire un personnage transgenre dans ce genre de roman très grand public ne peut pas faire de mal et peut-être renseigner des gens qui connaissent peu le sujet (et on le sait, les haines viennent souvent du fait de ne pas connaître).
Un roman intéressant avec un personnage transgenre, mais qui décevra peut-être ceux et celles qui le liront en voulant lire un roman sur la transidentité.

Simon a 16 ans, il est homosexuel, mais personne ne le sait. Enfin, il y a Blue… Blue c’est un garçon de son lycée, mais il ne sait pas qui il est, ils échangent par mail suite à un message sur le blog du lycée. Et, même s’il ne connaît pas sa vraie identité, Simon craque sur Blue. Mais un jour, un camarade de Simon vient le voir pour lui dire qu’il a lu les mails…
Coup de cœur pour ce roman qui pourtant n’est pas de la grande littérature (on est proche de la lecture de plage, disons les choses), mais ici le suspense est très fort (mais qui est Blue ???), c’est bourré de scènes qui font du bien, c’est drôle, émouvant… Et puis, je dois l’avouer, j’ai versé quelques larmes au moment de la rencontre entre nos deux héros… C’est un roman que je n’arrivais pas à fermer (vous connaissez, le genre qu’on continue sur la route en sortant du métro pour en profiter encore quelques minutes) et j’ai été triste de quitter les héros… mais j’ai appris depuis l’existence d’une suite (Leah à contretemps) et je me réjouis d’avance de retrouver Simon. À noter que le livre sorti tout d’abord sous le joli titre Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens s’appelle désormais Love, Simon… comme l’adaptation qui vient de sortir au cinéma et que la jolie couverture a laissé place à l’affiche du film (ah les lois du marketing…).
Un roman extrêmement charmant, qui parle du coming out, des émois amoureux et de la découverte des codes du milieu homosexuel.

Ça change tout !
Texte de Cathy Ytak, illustré par Daniela Tieni
L’atelier du poisson soluble
16 €, 200×263 mm, 32 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
HEU-REUX !
de Christian Voltz
Rouergue
13,50 €, 230×210 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2016.
BOUM BOUM et autres petits et GRANDS bruits de la vie
Texte de Catherine Latteux, illustré par Mam’zelle Roüge
Pourpenser
10,50 €, 160×240 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018.
Bichon – T3 – L’année des secrets
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec
10,50 €, 215×295 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
Princesse aime princesse
de Lisa Mandel
Gallimard dans la collection Bayou
16,75 €, 175×245 mm, 124 pages, imprimé en Espagne, 2008.
Le mari de mon frère – T1
de Gengorah Tagame (traduit par Bruno Pham)
Éditions Akata dans la collection L
7,95 €, 130×180 mm, 180 pages, imprimé en Italie, 2016.
La règle d’or
d’Isabelle Minière
Éditions du Jasmin
8 €, 130×190 mm, 64 pages, imprimé en France, 2013.
L’amoureux de papa
Texte d’Ingrid Chabbert, illustré par Lauranne Quentric
Kilowatt dans la collection Les kapoches
7,30 €, 140×180 mm, 41 pages, imprimé en U.E., 2017.
Mariez-vous !
d’Alain Germain
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 49 pages, imprimé en Europe, 2013.
L’oncle Mika
de Gwladys Constant
Oskar Éditeur dans la collection Court-Mé-trage
6 €, 115×170 mm, 48 pages, imprimé en Europe, 2014.
C’est notre secret
de Raphaële Frier
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90 €, 105×150 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2018.
Harvey Milk – Non à l’homophobie
de Safia Amor
Actes Sud Junior dans la collection Ceux qui ont dit non
8 €, 112×177 mm, 96 pages, imprimé en France, 2014.
À copier 100 fois
d’Antoine Dole
Sarbacane dans la collection Mini-romans
6 €, 110×175 mm, 56 pages, imprimé en Bulgarie, 2015.
Trans Barcelona Express
d’Hélène Couturier
Syros dans la collection Hors-Série
15,95 €, 150×220 mm, 224 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Love, Simon (ou Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens)
de Becky Albertalli (traduit par Mathilde Tamae-Bouhon)
Hachette Roman
17 €, 135×215 mm, 320 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

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Chronique BD

Par 1 juin 2015 Livres Jeunesse

Une nouvelle chronique BD avec des albums pour tous les goûts… et tous les âges ! (Dans le À part ça ? je vous parlerai même de BD pour vous, parce qu’il n’y a pas de raison).

On commence par trois séries qu’on adore !

CHI UNE VIE DE CHAT T11Plus le temps passe, plus Chi semble se souvenir de sa vie d’avant. Elle croise de plus en plus ces chatons de son âge qui lui ressemblent étrangement. Et quand Chi croise la maman des chatons, une chose étrange se passe… Il sera aussi question d’une absence de Yohei et de sa mère qui va inquiéter Chi et d’un éventuel déménagement…
Chi se rapproche, d’épisode en épisode, de la vérité, elle est une chatte, elle a donc une mère, une mère qui la cherche… Au-delà de l’humour et des anecdotes de la vie avec un chat, qui nous séduisent depuis le début, il y a un petit suspense qui est de plus en plus présent. Ce tome 11 se termine d’ailleurs par un véritable climax. On enrage de ne pas lire la suite.
Malgré le « ze » insupportable, Chi est une super série dont on ne se lasse absolument pas. Qui séduit autant les enfants (dès 5-6 ans) que les adultes (même à 38 ans).

À noter que les Chi ressortent dans un nouveau format. Plus grand, plus adapté à nos habitudes de lectures européennes. Le premier tome est d’ores et déjà disponible, le tome 2 sortira dans quelques jours.

À la résidence Kanda, la vie continue d’être douce…

Pan'Pan' Panda 3Praline n’est pas très rassurée quand il s’agit d’aller faire le ménage dans l’appartement de Monsieur Kanda, le propriétaire de la résidence. Il faut dire que les statues africaines lui font un peu peur et les rumeurs sur cet appartement vont bon train. Pan’Pan Panda a un secret pour lutter contre la peur. Il sera aussi question de la chaleur (mal supportée par notre ami panda), de pépins de pastèques avalés (qui cause encore des frayeurs) ou encore d’Halloween.

Pan Pan Panda 4C’est bientôt Noël ! On fait des plats qu’on ne mange qu’en hiver, on prépare les cadeaux et l’on fait des bonhommes de neige ! Il sera aussi question d’un amoureux dont on veut se débarrasser, de recherches d’activités extrascolaires, d’une queue devenue bizarre, d’un animal étrange qui s’incruste, de l’arrivée d’un chien à la résidence Kanda (pour le plus grand malheur de Pan’Pan Panda) et même d’une course effectuée par Praline… toute seule !

Pan Pan Panda 5Le chien prend de la place dans la vie de Praline, mais Pan’Pan ne s’y habitue décidément pas ! Il est terrorisé, même s’il aimerait ne pas avoir si peur. Praline et Pan’Pan savent aussi que ce chien a un maître, et qu’il doit le chercher. Il sera aussi question de l’odeur de la pluie et du soleil, de mirages bien troublants, de fabriquer des arcs-en-ciel, de jolis tissus créés par Pan’Pan et de pique-nique dans la nature qui donnera à nos héros de chouettes idées.

Pan’Pan Panda c’est un manga très doux, très tendre, idéal pour les plus petits. Le quotidien d’une résidence où vivent un panda et quelques familles. On parle beaucoup des traditions japonaises et de la nourriture du pays. Les personnages sont vraiment attachants et on les retrouve chaque fois avec plaisir. Plus j’avance dans cette série, et meilleure je la trouve.
Une très bonne série de BD pour les plus jeunes.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

intégrale 2 YAYAQuand on avait laissé Yaya, elle avait été jetée dans une barque avec son ami Tuduo et dérivait. La jeune Chinoise, issue d’une famille riche, a été séparée de ses parents alors que la guerre contre le Japon sévit. Elle tente de les retrouver. Dans cette nouvelle aventure, Yaya débarque sur une île avec Tuduo. Elle va se retrouver prisonnière d’affreux exploiteurs. De son côté, l’horrible Zhu est toujours à leur poursuite. Il espère, en récupérant l’enfant, gagner beaucoup d’argent. Les enfants croiseront aussi des adultes qui ne sont peut-être pas aussi gentils qu’ils en ont l’air.

Yaya Intégrale 7-9Suite et fin de la série La balade de Yaya, la troisième partie de l’intégrale vient de sortir (regroupant les tomes 7, 8 et 9). Difficile de vous en parler sans spoiler les deux premiers tomes…
Les enfants arriveront-ils à destination ? Yaya retrouvera-t-elle ses parents ? Tuduo récupérera-t-il son frère ? Les enfants vont-ils vraiment vivre ensemble ? Comment vont-ils se débarrasser de Zhu ? Une chose est sûre : on sera bien triste de quitter les personnages…

Je suis définitivement fan de La Balade de Yaya. C’est une série totalement addictive, passionnante. Les illustrations sont magnifiques. En neuf épisodes (ou trois tomes d’intégrales), il arrive des tas de péripéties aux héros, on ne s’ennuie pas une seconde, il n’y a pas la moindre longueur. Ça se lit comme un roman d’aventures. Et là encore, parents comme enfants se régalent. C’est typiquement le genre de série que je pourrais offrir aussi bien à un enfant qu’à un ami.
Une magnifique série à ne pas rater.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

On continue avec deux coups de cœur.

BICHON T1Bichon est un petit garçon qui danse devant sa glace, qui adore la Princesse Ploum et qui est amoureux du beau Jean-Marc. Sa mère s’énerve quand quelqu’un lui fait remarquer qu’il est dans le rayon des filles du magasin de jouet (et que ce n’est pas la place d’un garçon). Les garçons de sa classe aimeraient connaître son secret pour que les filles traînent autant avec lui.
Gros coup de cœur pour Bichon. Parce que c’est drôle, parce que ce n’est pas que drôle et parce que des personnages homos dans la littérature jeunesse, c’est pas si courant ! Alors, oui, on est un peu dans la caricature quand Bichon se déguise en princesse, mais on s’en fout en fait. Le personnage est totalement attachant, David Gilson ose aller assez loin sans que ça ne choque (testé sur ma fille de 7 ans). Alors oui Bichon rêve du beau Jean-Marc et craque sur le remplaçant de la maîtresse, oui Bichon aime beaucoup son écureuil en peluche, oui Bichon pense que sa baguette magique jette des sortilèges d’amour, mais nous on l’aime comme ça Bichon !
Un personnage attachant, une BD vraiment réussie (dont visiblement le tome 2 sort prochainement).
Des extraits sur le site de l’éditeur.

NoraNora fait la tête, elle va passer les vacances chez son oncle pendant que ses parents organisent le déménagement et ça ne l’enchante pas trop. Qu’est-ce qu’elle va bien pouvoir faire à la ferme ? En tout cas, elle ne parlera pas, elle l’a décidé. Mais un jour, elle découvre la voisine, la solitaire madame Jeanne…
Nora c’est une très belle BD où l’on parle d’amour qui n’est pas venu, de vacances à la ferme, de la solitude. On y parle aussi de la mort. Les illustrations sont très belles et vont parfaitement à cette histoire très poétique avec un petit côté fantastique.
Des vacances inoubliables pour une très belle BD.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

La BD, ça peut aussi être sans texte. C’est une bonne manière pour les enfants qui ne savent pas encore lire de se familiariser avec la BD et avec un fil narratif.

Monsieur Lapin T3Monsieur Lapin s’énerve facilement quand il s’agit de gonfler des ballons. Faut dire que ce n’est jamais un moment de plaisir… surtout si les copains s’amusent à faire des blagues !
Monsieur Lapin c’est un héros créé par Loïc Dauvillier et Baptiste Amsallem. Pas de texte, donc, mais le personnage est tellement expressif qu’on comprend bien ce qu’il pense, et ses aventures sont tout simplement hilarantes.
Une super aventure d’un personnage très drôle.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Quand Myrmidon trouve un déguisement, son histoire bascule.

Myrmidon dans l'espaceAlors qu’il fait du vélo, Myrmidon fait une chute qui le fait atterrir sur un costume de cosmonaute. À peine l’a-t-il enfilé que notre héros voit se poser une fusée et en sortir un être étrange venu d’ailleurs. Myrmidon décide d’embarquer avec lui, c’est certainement le début d’une grande aventure… Il est loin de se douter de ce qui va arriver.

Myrmidon 3Mais c’est une épée dans une enclume ! La tentation est trop forte, Myrmidon décide d’essayer de l’enlever… Il n’y arrive pas, mais bascule en arrière et tombe sur un costume de chevalier ! Ainsi vêtu, forcément l’épée est vite sortie ! Sauf que ce n’est pas facile de manier une épée quand on vit dans une case !

Myrmidon au pays des cowboysCette fois-ci, c’est un habit de shérif que Myrmidon trouve dans un arbre ! C’est trop tentant, il se dépêche de l’enfiler ! Sauf qu’à peine l’a-t-il sur lui que le voilà assailli de flèches ! Les Indiens sont à sa poursuite, il lui faudra être bien malin pour leur échapper. Mais ne vous en faites pas pour notre ami Myrmidon, il a plus d’un tour dans son sac !

Même principe dans ces trois albums, le héros tombe sur un déguisement, il lui arrive une aventure extraordinaire et l’histoire se termine quand son chemin l’a fait dépasser le costume. On imagine aisément que finalement tout ceci n’était que son imagination (d’autant plus que les autres personnages sont dépourvus de couleurs, comme s’ils n’étaient pas coloriés).
Des BD sans texte qui célèbrent l’imagination.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Anuki T1Anuki est un petit indien qui n’a vraiment pas de bol, il est assez maladroit (une sorte de Pierre Richard) ! Et en plus, il a très mauvais caractère et quand il s’énerve… eh bien, ça lui retombe dessus (il n’a pas de bol, je vous l’ai dit) !
J’aime tout dans Anuki : les illustrations qui sont vraiment magnifiques, le scénario plein d’humour, les situations burlesques et la chute pleine de tendresse.
La guerre des poules, le premier tome des aventures d’Anuki m’a totalement séduit et a vraiment emballé ma fille de 7 ans.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

On continue avec deux BD pour ados

La ligne droiteHadrien est un garçon sensible. Sa mère est un peu trop collante, limite castratrice. À l’école, il est la risée de ses camarades de classe. Hadrien est plutôt doué en cours, mais il déteste le sport. Il va se rapprocher de Jérémie, qui le trouble énormément. Le début d’une histoire pas de tout repos.
La ligne droite est une BD sur la découverte, par un adolescent, de son homosexualité. On y parle du rejet des autres, des moqueries. L’histoire d’Hadrien n’est pas rose (c’est même une BD assez sombre), mais finalement très réaliste.
Une très belle bande dessinée sur l’adolescence et la découverte de son homosexualité.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Bulles & BluesSoan et Chloé, ils sont fusionnels, ils ne se quittent pas ! Pourtant c’était pas joué d’avance, ils ne sont frère et sœur que depuis leurs 8 ans et surtout Soan est l’enfant modèle, l’exemple et Chloé celle qu’on recadre. Mais ils s’adorent ! Sauf qu’un jour…
On retrouve le tandem Charlotte Bousquet/Stéphanie Rubini pour ce nouvel opus de la série Les graphiques. Après Rouge Tagada et Mots rumeurs, Mots cutter, elles nous parlent donc de la famille recomposée, des séparations qui ne sont pas d’ordre amoureux (qui sont tout aussi violentes), de la création (et de la façon dont sont vus les artistes), des rumeurs… En fait, ce qui plaît dans cette série c’est que chaque tome parle de plein de choses, on retrouve toujours les mêmes personnages (les personnages principaux d’une histoire sont les personnages secondaires dans les autres histoires) et petit à petit on a l’impression qu’ils nous sont familiers, de les connaître. Vivement la suite !
Nouveau tome d’une bonne série sur l’adolescence.

Art&BDSaviez-vous que certaines planches d’Hergé étaient des hommages à l’art égyptien ou africain voire à un tableau de Giorgio de Chirico ? Que dans Astérix chez les Belges une planche rendait hommage à un tableau de Brueghel l’Ancien et que dans Astérix et le Devin on retrouvait un clin d’œil à un tableau de Rembrandt ? Avez-vous entendu parler des sculptures de Bertrand Lavier créées d’après une visite de Mickey dans un musée ? Savez-vous ce qu’est l’OuBaPo ? Eh bien, vous apprendrez tout ça dans le magnifique ouvrage sorti chez Palette…, Art et BD. Comme toujours chez Palette… l’ouvrage est soigné (tant l’objet que le contenu), et c’est tout simplement passionnant ! On parle bien sûr du lien entre la BD et le cinéma, mais on parle aussi des origines de la BD, des œuvres d’art qui étaient des prémices de la BD.
Un magnifique ouvrage pour les fans de BD, les amateurs d’art et les autres !

Quelques pas de plus…
Retrouvez les autres BD que nous avons chroniquées sur un album Pinterest.

Chi, une vie de chat – Tome 11
de Konami Kanata (traduit par Kayo Sato et Élodie Lepelletier)
Glénat Kids dans la collection Chi
10,75 €, 180×130 mm, 152 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Pan’Pan panda, une vie en douceur – Tome 3
de Sato Horokura (traduit par Arnaud Delage)
Nobi Nobi ! dans la collection Pan’Pan Panda
9,45 €, 130×180 mm, 110 pages, imprimé en France, 2014.
Pan’Pan panda, une vie en douceur – Tome 4
de Sato Horokura (traduit par Arnaud Delage)
Nobi Nobi ! dans la collection Pan’Pan Panda
9,45 €, 130×180 mm, 109 pages, imprimé en France, 2014.
Pan’Pan panda, une vie en douceur – Tome 5
de Sato Horokura (traduit par Arnaud Delage)
Nobi Nobi ! dans la collection Pan’Pan Panda
9,45 €, 130×180 mm, 110 pages, imprimé en France, 2015.
La balade de Yaya – Intégrale 4-6
Scénario de Jean-Marie Osmond (traduit par Fang Er-Ping), illustré par Golo Zhao
Fei dans la collection La balade de Yaya
19 €, 220×299 mm, 141 pages, imprimé en Italie, 2013.
La balade de Yaya – Intégrale 7-9
Scénario de Jean-Marie Osmond, Charlotte Girard et Patrick Marty, illustré par Golo Zhao
Fei dans la collection La balade de Yaya
19 €, 220×299 mm, 145 pages, imprimé en Italie, 2013.
Bichon, 1. Magie d’amour…
de David Gilson
Glénat dans la collection Tchô ! La collec…
9,99 €, 217×293 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Nora
de Léa Mazé
Les éditions de la gouttière
16 €, 180×250 mm, 72 pages, imprimé en France, 2015.
Monsieur Lapin, les ballons
de Loïc Dauvillier et Baptiste Amsallem
Des ronds dans l’O dans la série Monsieur Lapin
12,50 €, 217×219 mm, 38 pages, imprimé en Union Européenne, 2014.
Myrmidon dans l’espace
de Loïc Dauvillier et Thierry Martin
Les éditions de la gouttière dans la série Myrmidon
9,70 €, 262×205 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Myrmidon dans l’antre du dragon
de Loïc Dauvillier et Thierry Martin
Les éditions de la gouttière dans la série Myrmidon
9,70 €, 262×205 mm, 32 pages, imprimé en France, 2014.
Myrmidon au pays des Cow-boys
de Loïc Dauvillier et Thierry Martin
Les éditions de la gouttière dans la série Myrmidon
9,70 €, 262×205 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.
Anuki, 1.La Guerre des poules
de Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé
Les éditions de la gouttière dans la collection Anuki
9,70 €, 198×262 mm, 34 pages, imprimé en France, 2011.
La ligne droite
Scénario d’Hubert, illustré par Marie Caillou
Glénat dans la collection 1000Feuilles
22 €, 212×172 mm, 121 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Bulles & Blues
Scnéario de Charlotte Bousquet, illustré par Stéphanie Rubini
Gulf Stream Éditeur dans la collection Les graphiques
15 €, 172×240 mm, 70 pages, imprimé en Europe, 2014.
Art et BD
de Christophe Quillien
Palette…
24,80 €, 240×270 mm, 96 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.

À part ça ?

Comme promis, place aux BD pour nous !

À la recherche du nouveau pèreAux réunions des Mères Anonymes il y a un bouleversement… un père ! Forcément, maintenant que les pères s’occupent des enfants (certains deviennent même pères au foyer, les fous), ils ont aussi envie d’en parler. Caroline, la mère célibataire, s’interroge sur ces nouveaux pères. Qui sont-ils ? Où les rencontrer ? Et surtout sont-ils ce qu’ils prétendent être ?
On retrouve avec un grand plaisir les personnages de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche dans cette suite des Mères anonymes. C’est très drôle, car c’est bien vu, on se reconnaît dans certaines situations, certains personnages nous rappellent des amis. Mais c’est aussi bourré de tendresse, les auteures ne veulent pas faire de l’humour à tout prix, leurs personnages sont vraiment attachants.
Une BD tendre et drôle sur la parentalité.
À la recherche du nouveau père, Gwendoline Raisson et Magali Le Huche, Dargaud, 17,95€.

Le Guide du Mauvais Père 3Le mauvais père est de retour ! Il glisse des règles de conjugaison dans la lecture du soir, envoie ses enfants en éclaireurs quand la situation lui semble dangereuse, fait des mauvaises blagues, apprend à bien prononcer les grossièretés et adore terroriser ses enfants.
Le troisième tome de la série Le Guide du Mauvais Père de Guy Delisle est tout aussi hilarant que les deux premiers. En le lisant, je ricanais tout seul dans le métro (j’avais pas l’air bien malin). C’est méchant, donc très drôle, bien vu et totalement jouissif, bref j’en suis totalement fan !
Une super BD au format poche pour tous ceux qui, comme moi, adorent l’humour vache.
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le guide du Mauvais Père, Guy Delisle, Shampooing, 9,95 €

En parlant de Guy Delisle, je me permets une parenthèse. J’ai (enfin) découvert ses BD où il raconte ses séjours à l’étranger. J’ai lu Chroniques Birmanes (Shampooing), Pyongyang (L’association) et Shenzen (L’association) et c’est absolument génial. On se régale des anecdotes sur le pays, on rit (parfois jaune en lisant Pyongyang…). C’est drôle, mais pas uniquement, c’est vraiment profond. Ce sont de très très bonnes BD pour adulte que je vous conseille fortement !

Aya de YopougonAya est une jeune fille qui vit à Yopougon, en Côte d’Ivoire. Nous sommes en 1978. Il y a ses amies, Ajoua et Bintou qui adorent sortir au Ça va chauffer, Hervé qui craque un peu sur elle, Moussa, le fils du patron de l’usine, Mamadou le dragueur et bien d’autres !
Ma fille (de 7 ans) et moi sommes totalement fans d’Akissi (qui est en fait dans l’histoire la petite sœur d’Aya), mais je n’avais jamais lu Aya de Yopougon. Je me suis totalement régalé avec les deux premiers tomes. Les personnages sont hauts en couleur, les situations souvent très drôles. On suit le quotidien de tous ces personnages, leurs chemins qui se croisent, leurs bonheurs et leurs malheurs. C’est vraiment une super BD.
Les deux premiers tomes d’une série devenue culte, à découvrir absolument !
Aya de Yopougon, T.1, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Gallimard dans la collection Bayou, 17 €.
Aya de Yopougon, T.2, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Gallimard dans la collection Bayou, 17 €.

Gabriel

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