La mare aux mots
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Thanh Portal

Du berger à la bergère : de Thanh Portal à Maurèen Poignonec

Par 2 août 2017 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose à nouveau la rubrique du berger à la bergère tous les mercredis. Cette rubrique vous avait tellement plu l’été dernier, nous nous devions de la reprendre (il faut dire qu’à nous aussi elle plaît beaucoup) ! Donc tous les mercredis jusqu’à la rentrée, ce sont des auteur.trice.s et des illustrateur.trice.s qui posent trois questions à un auteur.trice ou une illustrateur.trice de leur choix. Puis c’est à l’interviewé.e d’en poser trois à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Régis Lejonc et Janik Coat, Stéphane Servant et Madeline Roth et Patrick Pasques et Sévérine Vidal, cette semaine c’est Thanh Portal qui a choisi de poser des questions à Maurèen Poignonec !

Thanh Portal : Maurèen, tu as déjà un univers bien à toi à travers ton trait et tes couleurs particulières, les petits détails récurrents d’album en album, éprouves-tu l’envie ou le besoin de raconter une histoire dont tu serais l’auteure ?
Maurèen Poignonec : Merci pour ta question, oui, maintenant que je suis parvenue à trouver un univers dans lequel je suis bien installée (j’ai quand même encore des doutes sur les personnages que je dessine), j’aimerais beaucoup me poser quelques instants et réfléchir à des histoires qui seront vraiment les miennes… J’aimerais énormément écrire mes propres récits. Mais ça demande vraiment une maîtrise particulière d’écrire joliment, pour ne pas qu’il y ait de redondance, que l’histoire soit efficace et pas lourde… J’aurais un peu peur si jamais je parvenais à faire éditer un texte et que je doive lui apporter des modifications. Car corriger une illustration je suis habituée, mais corriger un texte quand on n’est pas auteur, ça doit être plus difficile… En tout cas je suis certaine que la première histoire que j’écrirai mettra en scène plein de petits animaux/monstres un peu bizarres probablement habillés et accessoirisés (lunettes et tout), dans une atmosphère bucolique et douillette, et surtout ce sera joyeux. Et je pense que j’écrirai plutôt des histoires contemplatives, sans véritable narration ni de personnage principal… Maintenant il faut plus que je m’y mette, l’année prochaine j’espère… mais j’ai hâte !

Thanh Portal : Nous vivons un métier dans lequel il est difficile d’exercer, qui n’est pas vraiment confortable. Au-delà de nos contraintes, as-tu un rêve éditorial ?
Maurèen Poignonec : J’apprécie d’avoir un rythme de travail assez dynamique et condensé, mais c’est un peu contraignant car je manque de temps pour m’approprier les textes au maximum. Du coup dans les années qui viennent, je rêverais vraiment de travailler sur un album tous les 3-4 mois. Cela me permettrait de vraiment bien cibler un récit qui me correspondrait à 200 %, et prendre le plus de temps possible sur chacune des illustrations : vraiment m’imprégner du récit et des personnages. Donc si un jour je parviens à mieux m’organiser et à donc avoir plus du temps, mon grand rêve éditorial serait de faire un album géant, les illustrations grouilleraient de détails, il y aurait plein de petites choses à découvrir dans les pages, de la végétation partout, des insectes, des animaux bizarroïdes, pourquoi pas des grandes bâtisses où on pourrait apercevoir plein de bonhommes et de monstres aux fenêtres, des planètes dans le ciel, des soucoupes volantes… Oui, vraiment avoir le temps de faire un très grand album serait le summum de la perfection ! J’aimerais bien aussi faire un roman graphique pour les adultes, plus sombre et plus froid, quelque chose qui changerait de mes albums pour les enfants… J’espère ne jamais me lasser de mon métier mais au cas où c’est vrai que ce serait plaisant d’avoir un jour la possibilité d’illustrer un livre pour les adultes, voir si j’en suis capable ou si je serais prise de pulsions à rajouter des cochons et des girafes partout. Au moins je serai fixée.

Thanh Portal : Qu’est-ce qui te motive pour accepter un texte ? Son sujet, le défi qu’il représente, la musique du texte ?
Maurèen Poignonec : D’abord, je lis très vite le texte et il faut que des images me viennent en tête, sinon je sais que ça va pas marcher et que j’aurai dû mal à être inspirée. Je sens à l’avance, avant même d’avoir commencé à poser mon crayon sur la feuille si je vais être contente de ce que je vais faire, car je ressens comme un bourdonnement en moi quand j’ai lu un récit qui m’a convaincu. Ce qui va me motiver dans un texte, ce sera vraiment l’aspect émotionnel entre les personnages, s’il y a un brin d’humour, le contexte de l’histoire, et évidemment si le texte fonctionne parfaitement, si je sens que les paragraphes vont bien se marier avec les futures illustrations… Quand il y a un « défi » comme tu dis ça m’attire, car j’aime bien quand il y a une prise de risque, c’est absolument pas apaisant mais très motivant.

Maurèen Poignonec : Thanh, comme je parlais d’un probable futur récit joyeux avec des animaux et de la nature qui grouille de partout, il y a des thèmes en particulier que tu aimes illustrer ? Et pourquoi ?
Thanh Portal : Nous avons des points communs dans nos univers, j’aime également les animaux, la nature, les petits détails que personne ne voit. Cela m’apaise.
J’aime aussi beaucoup illustrer les moments de solitude mais également les tâtonnements des premiers instants d’une rencontre, de l’amitié qui surgit. Je suis très attachée à la notion de joie qui me paraît essentielle pour supporter le monde à n’importe quel âge.
J’espère parvenir à mettre de l’humour dans certaines illustrations, j’aime aussi les choses simples et un peu « bébêtes ».

Maurèen Poignonec : Dans ta deuxième question, tu introduisais que nous étions sujets à des difficultés et contraintes, donc en période de stress, ou en période de travail tout court, comment tu fais pour dessiner et t’aérer l’esprit en même temps ? Musique, films, séries, écouter les oiseaux chanter ?
Thanh Portal : Je suis incapable de regarder un film ou une série pendant que je travaille. J’ai dû mal à me concentrer de manière générale, pour cela j’ai besoin de m’isoler avec mon casque audio : j’écoute de la musique au début d’un projet afin de lui donner un ton, j’associe chaque livre à une playlist. Puis j’écoute des podcasts de toutes sortes lorsque j’exécute : beaucoup de documentaires et quelques émissions critiques. J’habite en hauteur, je vois la cime des arbres de mon bureau ce qui m’apaise et m’inspire beaucoup.

Maurèen Poignonec : Tu es illustratrice autodidacte, est-ce que tu vois ça comme une vraie chance qui t’aurait évité d’être formatée ou conditionnée dans un style, ou au contraire tu aurais apprécié avoir fait une école en lien avec l’édition, le graphisme ou l’art en général ?
Thanh Portal : Je ne sais pas si c’est une chance ou pas, le fait est que je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu le choix : plus jeune je n’avais ni les moyens financiers ni le temps nécessaire pour envisager une école. J’ai donc mis le désir de devenir illustratrice de côté et j’ai cessé de dessiner, bêtement.
Puis il y a quelques années, j’ai repris mes crayons et ma peinture, au départ simplement pour moi, et très rapidement j’ai eu le besoin de créer des illustrations au service d’un texte et je me suis lancée dans ce métier en formant des binômes notamment.
J’aurais aimé connaître le plaisir de former un groupe réuni pour apprendre, de fréquenter des gens qui partagent la même passion, d’être dirigée, guidée et formée.
C’est une vision un peu idéale de l’école d’art que j’ai ! J’apprends donc sur le tas et grâce à internet je rencontre des personnes du monde de l’illustration avec lesquelles je partage expériences, aides et avis. Cela forme une sorte d’émulation, cette communauté m’est très précieuse.

Bibliographie (sélective) de Mauréen Poignonec :

  • On n’a pas allumé la télé, illustration d’un texte de Bénédicte Rivière, L’élan vert (2017).
  • Série Quart de frère, quart de sœur, illustration de textes de Sophie Adriansen, Slalom (2017).
  • Le Saule rieur, illustration d’un texte de Pog, Sarbacane (2017)
  • Le doudou de la directrice, illustration d’un texte de Christophe Nicolas, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • La grande inconnue, illustration d’un texte de Pog, Maison Eliza (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Tout le monde sait faire du vélo, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, Kilowatt (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les tourterelles, illustration d’un texte de Karine Guiton, La palissade (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Série La Famille Cerise, illustration de textes de Pascal Ruter, Didier Jeunesse (2016-2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Chrysalide, illustration d’un texte de Pog, Cépages éditions (2016).
  • Histoires pour bien dormir, Collectif, Milan éditions (2016).
  • Lola et la machine à laver le temps, illustration d’un texte de Rolland Auda, Sarbacane (2016).
  • La classe de mer de Monsieur Ganèche, illustration d’un texte de Jérôme Bourgine, Sarbacane (2016).
  • Une histoire chaque soir, Collectif, Gautier-Languereau (2015).
  • 10 petites souris cherchent une maison, illustration d’un texte de Pog, Gautier-Languereau (2015).
  • Le Vilain Petit Canard, illustration d’un texte de Magdalena, Castor Poche (dans la collection Contes du CP – 2015).

Son site : http://www.maureenpoignonec.com
Son book : http://maureenpoignonec.ultra-book.com

Bibliographie (sélective) de Thanh Portal :

  • La couleur du vélo, illustration d’un texte de Sandra Le Guen, La Palissade (2017).
  • Le jour où on a mangé tous ensemble, illustration d’un texte de Thierry Lenain, Nathan (2017).
  • Le jour où la France est devenue la France, illustration d’un texte de Thierry Lenain, Nathan (2017).
  • Un jour dans la forêt Toc Bou Toc Zoï / Une nuit dans la forêt Toc Bou Toc Zoï, coloriage, La maison est en carton (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les petits secrets, illustration de textes de Natalie Tual, Didier Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • La compète, illustration d’un texte de Benoît Charlat, Talents Hauts (2014).
  • Loup s’y perd, illustration d’un texte d’Isabelle Wlodarczyk, Les 400 coups (2014).
  • Sous le signe de la mouette, illustration d’un texte d’Arnaud Jomain, Orphie (2014).
  • Le petit principe : Voyageur des trous noirs, illustration d’un texte d’Eva Almassy, l’école des loisirs (2014).
  • Histoires de renards, illustration d’un texte d’Annie Caldirac, Rue des enfants (2014).
  • Léo et Célestin, illustration d’un texte d’Isabelle Wlodarczyk, L’escamoteur (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Oh les loups !, illustration d’un texte de Céline Alix, Paquet (2013).
  • Madoulaine, illustration d’un texte de Mary Aulne, Apeiron (2013).
  • Renardot et le souvenir volé, illustration d’un texte d’Isabelle Wlodarczyk, Éditions du Caïman (2013).
  • Sur mon arbre perché, illustration d’un texte d’Isabelle Wlodarczyk, Vert pomme (2013), que nous avons chroniqué ici.

Retrouvez Thanh Portal sur son book : http://thanh.ultra-book.com.

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Il n’y a pas que les livres dans la vie : des loisirs créatifs pour les vacances !

Par 13 février 2016 Loisirs Créatifs et Cahiers d'activités

Certain.e.s sont déjà en vacances, d’autres le seront bientôt… On vous propose quelques loisirs créatifs pour occuper les enfants.

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Allez, musique !

Par 25 juillet 2015 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Après les musiques pour les tout-petits hier, aujourd’hui je vous propose des chansons pour les plus grands (quoique certains de ces CD peuvent être écoutés par les tout petits, mais les livres ne sont pas adaptés pour leurs mains).

Les petits secretsJe le disais hier encore, chez moi on adore Natalie Tual ! On adore son humour, sa voix sucrée, son univers, son grain de folie. Alors quel bonheur de la retrouver le temps d’un album ! Elle parle du corps (Mon corps est fabuleux), d’amour (Dans mon cœur et Les petits secrets), de l’amour de la lecture (Sur le lit, je lis) et de la musique (Moi, j’aime la musique), de jardinage (J’ai planté), du bain (L’eau fait plouf), des doudous perdus (Doux doudou) ou de l’heure du coucher (Pipi, les dents, au lit)… Et qu’est-ce qu’elle en parle bien. Ses chansons racontent avec justesse le quotidien des enfants, avec des mots qu’ils comprennent, des musiques qui les séduisent… et ce n’est même pas pénible pour les parents ! Le livre qui accompagne le CD est joliment illustré par Thanh Portal. Et petite nouveauté chez Didier Jeunesse, le livre-CD contient un code pour télécharger les chansons au format MP3 (320 Kbits/s) !
Les petits secrets, le nouveau Natalie Tual un super livre-CD de chansons malicieuses et berceuses.
Le même vu par Sous le feuillage et Maman Baobab.
Extraits sur le site de la maison d’édition
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Clip :


Chat chat chatOn en reparlera à la rentrée quand il sortira en livre-CD, mais quelques mots sur le nouvel album de Pascal Parisot d’ores et déjà sorti en CD. On est ultra fan de Pascal Parisot ici et l’on écoute en boucle Chat Chat Chat, douze chansons sur le thème des chats. C’est drôle et même parfois un peu crétin (et c’est encore plus drôle dans ce cas-là)… On adore ! Extraits.

Fabulettes pour MamanAllez quitte à me prendre des tomates pourries la prochaine fois que je sors de chez moi ou à avoir un prix sur ma tête, je ne suis pas un fan des chansons pour enfants d’Anne Sylvestre (je préfère son répertoire adulte). Pourtant j’ai beaucoup aimé Les Fabulettes pour maman, une sélection de ses fabulettes qui vient de sortir. Onze chansons en hommage aux mères pour leur dire qu’on les aime. La sélection est très bien faite et l’on prend beaucoup de plaisir à écouter ces chansons qui ont, pour certaines, près de 40 ans.
L’écouter.

EURAOUNDZEWEURLDEuraoundzeweurld est un projet jeunesse signé Merlot (chanteur « adulte » habituellement). On nous propose ici de faire le tour du monde. On part du Liechtenstein et l’on termine le voyage à Bahia. Entre temps, on sera passé par l’Espagne, la Chine, la Sibérie, le Bangladesh… Chaque chanson est l’occasion d’un voyage. C’est drôle, décalé, rythmé… c’est typiquement le genre d’album pour enfants que les parents aiment également écouter (certaines vannes feront d’ailleurs surtout rire les parents, on se poile même carrément devant certains jeux de mots pourris ou l’humour acide la chanson du dictateur). On aime aussi le côté engagé.
Un très bon CD, vraiment réussi musicalement, à écouter en famille pour faire le tour du monde. Un superbe moyen de s’ouvrir aux autres cultures.
Le même vu par Les livres d’Oscar.
L’écouter.

Chansons pour danser autour du mondeEt puisqu’on parle de faire un tour du monde… Didier Jeunesse vient de ressortir en simple CD sa belle compilation Chansons pour danser autour du monde. Du Mali à la Russie en passant par les Antilles, un tour du monde au son de toutes les couleurs de la danse nous informe le CD et difficile de dire mieux ! Un CD que l’on n’arrive pas à écouter sans bouger.

Chansons pour danser autour du mondeOn se rapproche de chez nous pour revenir en Europe. On va faire le tour du continent : Angleterre, France, Italie, Roumanie, Hongrie, Grèce, Turquie, Espagne, République Tchèque, Pologne, Slovaquie, Allemagne et Portugal ! 30 comptines en 13 langues différentes ! De quoi se familiariser avec la langue des pays qui nous entourent. Les plus belles comptines d’Europe est en fait une compilation d’albums sortis chez Didier Jeunesse et les chansons sont variées (mais le choix est bien fait et vraiment cohérent à l’écoute). Côté illustration, Magali Clavelet, Roland Garrigue, Magali Le Huche, Cécile Hudrisier, Olivier Latyk, Sébastien Mourrain, Nathalie Novi, Olivier Renoust, Rémi Saillard et Clémentine Sourdais. En fin d’ouvrage, on retrouve comme souvent chez Didier Jeunesse, un texte de présentation sur chaque chanson.
Une super compilation de musique d’Europe.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Les petits bonheursDomitille et Amaury reprennent des chansons bien connues du répertoire francophone : Quand on s’balade, Le petit bonheur, La tendresse, La grenouille, Route Nationale 7, Ballade Irlandaise, Une chanson douce, Du soleil plein la tête, Mes petites préférences et Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux. Leurs interprétations sont pleines de vie, de pep’s, c’est plein de fraîcheur les amoureux de belles chansons francophones se régalent. Le livre est illustré par le génial Olivier Tallec et là aussi on se régale ! D’autant que le grand format des pages met particulièrement en valeur son travail.
Un joli album de reprises de grands classiques de la chanson francophone avec de magnifiques illustrations.
Le même vu par Chez Clarabel.

Un Monde FantastiqueMusique classique maintenant. Purcell, Mendelssohn, Debussy, Tchaïkovski, Grieg, Shubert et bien d‘autres sont réunis dans Un monde fantastique, un livre-CD d’initiation à la musique classique sorti chez La montagne secrète. Le point commun des morceaux rassemblés ici ? Leurs musiciens ont été inspirés par des créatures fantastiques. Fées, lutins, sorcières, gnomes, elfes… peuplent l’univers des opéras et des ballets. Pour chaque morceau, on trouve une double page avec une explication sur le personnage présent dans l’extrait et quelques mots sur l’œuvre dont il est tiré et sur son compositeur. En fin d’ouvrage, un guide d’écoute propose même de nous donner des clefs sur la musique, ce qu’il faut entendre, comment l’analyser. On trouvera aussi une biographie succincte des compositeurs, un glossaire des termes musicaux et une chronologie pour replacer chaque compositeur dans son époque.
Un très beau livre accompagné d’un CD de très bons choix musicaux pour s’initier à la musique classique grâce à une thématique qui séduit toujours.
Le même vu par Le tiroir à histoires.
Extraits sur le site de la maison d’édition.

L'histoire des Grands compositeursEt puisqu’on parle de grands compositeurs, La librairie des Écoles vient de sortir un ouvrage sur l’histoire des Grands compositeurs. Purcell, Lully, Bach, Chopin, Schumann, Wagner, Gershwin, Fauré, Chostakovitch… Quarante et un compositeurs au total sont racontés ici. Chaque fois, on nous rappelle leurs cinq œuvres majeures et un court récit nous fera mieux connaître l’homme. Un CD accompagne le livre, quarante et une pistes, un morceau pour chaque compositeur donc. L’occasion de réentendre un grand classique de l’homme en lisant son portrait. Dans le livre, le morceau que l’on écoute est également brièvement raconté.
Un bel ouvrage pour faire la connaissance de quarante et un compositeurs qui ont marqué la musique classique.
Le même vu par Livres et merveilles.

ChantefablesOn termine avec un ouvrage de chanson… mais sans CD. 30 chantefables pour les enfants sages à chanter sur n’importe quel air est un fac-similé de l’édition originale de 1944 de Robert Desnos mort il y a tout juste 70 ans au camp de Terezin. On retrouve ici le très célèbre poème La fourmi (Une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas, ça n’existe pas.) mais également d’autres poèmes plus ou moins connus (j’en ai personnellement reconnu plusieurs appris en primaire). Ce sont vraiment de beaux textes et les illustrations de l’époque les accompagnent à merveille.
Un très bel ouvrage pour redécouvrir le poète Robert Desnos.
Le même vu par Livres et merveilles.

Quelques pas de plus…
Retrouvez, regroupés dans un tableau Pinterest, tous les CD et livres-CD musicaux que nous avons chroniqués ici.



À part ça ?

Une petite chanson pour nous ? Vous connaissez La complainte de la mère parfaite d’Agnès Bihl ?

Gabriel

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Les invité-e-s du mercredi : Thanh Portal et Layla Benabid ( + concours)

Par 15 octobre 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est Thanh Portal qui répond à nos questions. Nous voulions en savoir plus sur son parcours et son travail. À la suite de cette interview, vous pourrez tenter de gagner Léo et Célestin grâce aux éditions L’escamoteur. Ensuite, c’est à Layla Benabid que j’ai proposé de nous donner un coup de cœur et un coup de gueule. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Thanh Portal

Thanh PortalPouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Rhalala… j’ai un parcours un peu chaotique mais cohérent je crois.
Dans les grandes lignes, j’ai fait un CAP art de la reliure puis librairie puis bac littéraire/arts plastiques puis fac de lettres. C’est à ce moment-là que j’ai arrêté de peindre et dessiner pour de mauvaises raisons sans doute.
Et c’est bien plus tard que j’ai repris les pinceaux, comme s’il m’avait fallu faire ce tour du livre pour passer le cap et oser me lancer. De fait, je suis autodidacte.

Quels sont les livres qui ont marqué votre enfance et votre adolescence ?
Petite, il y avait peu de livres à la maison, mais j’avais une très belle collection de livres-Charlie et la chocolateriedisques de chez Casterman que je me passais en boucle, puis la bibliothèque rose et verte, il y a eu aussi Sempé et Roald Dahl que j’adorais et beaucoup de classiques et les contes de Gripari.
Adolescente, je lisais tout ce qui me passait entre les mains, j’ai toujours été une lectrice compulsive : Vian, Loisel, Pennac, Dostoievski, Queneau, Perec, Akira etc., etc…

J’ai eu l’occasion de vous le dire, je trouve que votre dessin a énormément évolué, que s’est-il passé ?
Merci ! Car je le prends comme un compliment. Et j’espère qu’il va continuer à évoluer !
Comme j’ai eu une grosse interruption et que je n’ai pas fait d’école, je répare une frustration par beaucoup de travail, je cherche encore et toujours, j’expérimente, je rêve.
Léo et CélestinEt certains accidents de la vie font que mes pinceaux vont sur des sentiers qui bifurquent.

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
J’aime le traditionnel, sentir la couleur qui se pose sur le papier. J’aime aussi mélanger les techniques. J’ai une préférence pour la gouache et l’encre de Chine mais j’utilise aussi l’aquarelle ou les crayons de couleur ou le papier découpé. Tout dépend du texte et de mes envies du moment.

Vous illustrez autant des albums que des romans, quel est l’exercice que vous préférez ?
J’aime les deux !
L’exercice n’est pas le même. En album, les illustrations sont vouées à offrir une véritable narration en parallèle et complémentaire
En roman, les illustrations se font plus discrètes et accompagnent le texte.

Le Petit PrincipeComment avez-vous travaillé, par exemple, sur Le petit principe ?
Houla ! J’étais très impressionnée par le texte et la maison d’édition ! (comprendre : je suis restée des jours devant ma feuille blanche)
Il fallait me départir de toute l’imagerie du Petit Prince de St Exupéry. J’ai abordé le texte comme une œuvre à part entière, ce qu’il est.
Il me paraissait évident d’utiliser l’encre et faire plein de traits pour signifier le mouvement de l’espace, tout ça relevé par des touches de couleur à la gouache.
Une fois que j’avais déterminé les moments que je voulais illustrer, je n’ai plus réfléchi et ai illustré assez instinctivement.

Vous avez sorti plusieurs ouvrages avec Isabelle Wlodarczyk, parlez-nous de votre collaboration ?
J’ai rencontré Isabelle grâce à Facebook il y a maintenant 2 ans. J’étais tombée par hasard sur quelques phrases d’elle et de suite j’ai été séduite par son style. Je lui ai donc Sur mon arbre perchéécrit, nous avons fait connaissance, nous nous sommes découvert des affinités communes et elle a accepté de m’écrire des textes.
Depuis nous sommes devenues très complices, elle m’offre des textes très beaux et poétiques ou des textes rigolos et farfelus selon nos humeurs.
Il arrive aussi que je gribouille, lui soumette une idée et sa plume s’emballe.
Nous avons des dizaines de projets, de rêves, d’idées… Hélas nous manquons de temps et nous rêvons d’être coincées dans un lieu loin de tout pour les réaliser…

Quels sont vos projets ?
Là je finis un livre en papier découpé et gouache écrit par ma complice Isabelle Wlodarczyk qui paraîtra chez Philomèle début 2015.
Puis j’enchaîne par des commandes très variées et enthousiasmantes comme un documentaire scientifique, un album avec une poulette et des livres numériques. Je vous tiendrai au courant.

Bibliographie :

Retrouvez Thanh Portal sur son book : http://thanh.ultra-book.com.

Concours
Comme je vous le disais juste avant cette interview, grâce aux éditions L’escamoteur, je vais pouvoir faire un-e chanceux-ceuse parmi vous ! En effet, l’un-e de vous va pouvoir gagner un exemplaire du petit roman Léo et Célestin écrit par Isabelle Wlodarczyk et illustré par Thanh Portal (que nous avions chroniqué ici) ! Pour participer au tirage au sort racontez-moi un souvenir avec votre grand-père ou un souvenir de vos enfants avec leur grand-père. Vous avez jusqu’à mardi 20 h ! Bonne chance à tous !


Le coup de cœur et le coup de gueule de… Layla Benabid

Régulièrement, un acteur de l’édition jeunesse (auteur, illustrateur, éditeur…) nous parle de deux choses qui lui tiennent à cœur. Une chose qui l’a touché, ému ou qui lui a tout simplement plu et sur laquelle il veut mettre un coup de projecteur, et au contraire quelque chose qui l’a énervé. Cette semaine, c’est l’auteur/illustratrice Layla Benabid qui nous livre son coup de cœur et son coup de gueule.

ALARM J’aime les animaux. Alors forcément mon coup de cœur et mon coup de gueule vont parler de ces derniers. Ou plutôt des humains face à ces derniers.

Mon coup de cœur est énorme et il va à l’Association ALARM à Marseille. Elle regroupe – sous la forme d’un Collège Solidaire et exempt de hiérarchie – des individu-e-s bénévoles qui ont pour volonté l’abolition totale et définitive de toutes formes d’exploitation animale (tant pour le non humain que pour l’humain), de domination, de discrimination et du spécisme.
Layla BenabidJ’ai eu la chance de croiser le chemin de cette association à un moment important de ma vie où j’avais la sensation d’être seule au monde et seule face aux atrocités que l’on commet sur les animaux pour notre alimentation, nos divertissements, notre façon de nous habiller etc…
Sans ces belles personnes et leur motivation à informer les gens de ce qu’il se passe dans leur dos ou sous couvert de jolies publicités mensongères, je pense sincèrement que ma santé mentale aurait eu du mal à tenir le coup.
Aujourd’hui je fais partie de cette association. Si vous souhaitez en apprendre plus sur ALARM, rendez-vous sur la page Facebook : https://www.facebook.com/alarm13?fref=ts ou sur le site : http://alarm-asso.fr/

Layla BenabidPour le coup de gueule… c’est plus difficile car j’en ai plusieurs !!! Je pourrais parler de corrida (sérieusement ça existe encore ça ?), de cirque avec des animaux, d’élevages intensifs, de fourrure, de foie gras etc… etc… la liste est malheureusement longue.
Je vais quand même faire un coup de gueule contre la vivisection.
On nous fait encore croire en (bientôt) 2015 que la vivisection (expérimentation sur des animaux vivants en laboratoires) est nécessaire, incontournable pour l’avancée de la science. Or il est tout simplement prouvé par des chercheurs, des chirurgiens, des professeurs que c’est faux. Que la vivisection est même un frein à la recherche. Qu’elle est dangereuse pour les humains. Qu’est-ce qui donc justifie la torture psychologique et physique puis la mort de millions d’animaux ?Antidote
Il est grand temps de réagir et d’agir pour que cette barbarie inutile cesse. Déjà en achetant uniquement des marques de produits ménagers et cosmétiques qui ne testent pas sur les animaux. Puis en soutenant Antidote Europe que je vous invite à découvrir sur leur site : http://antidote-europe.org/ et à suivre sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Antidote-Europe/116011605129575?fref=ts

 Layla BenabidBibliographie :

À noter également que depuis 2007, Layla Benabid participe au fanzine BD amateur Anachronique.

Retrouvez Layla Benabid sur son blog : http://layla.over-blog.fr mais vous pouvez aussi la suivre sur Facebook.

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Les invités du mercredi : Sébastien Pelon, Isabelle Wlodarczyk, Thanh Portal et L’escamoteur

Par 17 septembre 2014 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, nous recevons Sébastien Pelon, un illustrateur dont j’ai découvert le travail il y a peu et que j’avais envie de vous faire découvrir (et j’avais aussi envie d’en savoir plus sur lui). Ensuite, pour notre rubrique Parlez-moi de… j’ai eu envie de revenir sur le très beau roman Léo et Célestin (que nous avons chroniqué ici) avec ses auteurs et son éditeur. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Sébastien Pelon

Sébastien PelonPouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai grandi à Besançon avec un passage par le Havre puis Amiens avant d’atterrir à Paris pour mes études d’Arts.
Je suis diplômé de l’école Supérieure des Arts-Appliqué Duperré, j’ai commencé par travailler comme graphiste dans l’édition et à illustrer des livres en parallèle. Depuis deux ans je suis complètement indépendant. Je partage toujours mon temps entre graphisme et illustration avec maintenant une dominante pour cette dernière.

Y a-t-il des livres qui ont particulièrement marqué votre enfance et votre adolescence ?
Je me souviens des livres de Tomi Hungerer, Le géant de Zeralda en particulier. Et des Robin des boispetits livres d’or que me racontait ma grand-mère pendant les vacances, comme Les 5 petits pompiers et Sambo le petit noir.

Quelles techniques d’illustrations utilisez-vous ?
Je travaille principalement sur ordinateur, ma technique s’apparente à de la gouache. Si on devait la comparer à une technique traditionnelle. Je fais également quelques albums en peinture (Matriochka, La Befana, et prochainement La Mamani à paraître chez Flammarion Père Castor), huile et acrylique principalement.

Parlez-nous de votre travail sur Robin des bois, avez-vous fait des recherches, vous êtes-vous inspiré de certains films… ?
J’ai effectivement regardé Robin des bois avec Kevin Kostner et le nouveau de Ridley Scott avec Russell Crowe. J’ai également revu le Walt Disney pour l’occasion. Je m’en suis un peu servi comme appui pour les costumes et décors mais sans plus. J’avais Contes de Russieglobalement en tête des choses assez différentes. Et puis ce qui est intéressant dans le fait de revisiter un classique, c’est justement d’essayer d’apporter quelque chose d’autre. Pour Robin, la forêt est un personnage important, je voulais qu’elle soit présente dans la mesure du possible et du découpage du livre, j’ai donc pris et regardé beaucoup de photos de forêt.

Quels sont vos projets ?
Je termine tout juste un album pour Flammarion Père Castor, l’histoire d’une gentille sorcière bolivienne qui aide une petite fille à sortir sa sœur des griffes d’un méchant sorcier qui lui a volé ses rêves. Il fait suite en quelque sorte à Matriochka et La Befana, du même auteur, comme un petit tour du monde des sorcières…
Toujours chez Flammarion, sortira prochainement un recueil des aventures de Sinbad le marin, un « gros morceau » que j’ai pris un grand plaisir à illustrer.

Bibliographie sélective :

  • Robin des bois, illustration d’un texte de Stéphane Frattini, Milan (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Brune du lac, illustration d’un texte de Christelle Chatel, Nathan (2014).
  • Contes de Russie, illustrations de textes de Robert Giraud, Père Castor (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon livre des doudous : Où sont-ils cachés ?, Père Castor (2014).
  • Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe ?, illustration d’un texte de Rudyard Kipling, Larousse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • La Befana, illustration d’un texte de Sandra Nelson, Père Castor (2012),
  • Matriochka, illustration d’un texte de Sandra Nelson, Père Castor (2012),
  • Blanche Neige, illustration d’un texte d’Agnès de Lestrade, Milan (2011).
  • Ali Baba et les 40 Voleurs, illustration d’un texte d’Anne Royer, Lito (2011).
  • Un loup à la maison, illustration d’un texte de Mim, Milan (2010).
  • Série Nitou l’indien, illustrations de textes de Marc Cantin, Castor Benjamin (2004-2011).
  • Le loup et l’agneau et 3 autres fables de La Fontaine, illustrations de textes de Jean de La Fontaine, Père Castor (2003).

Retrouvez Sébastien Pelon sur son site : http://sebastienpelon.com.


Parlez-moi de… Léo et Célestin

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur un de nos coups de cœur, Léo et Célestin (chroniqué ici), d’Isabelle Wlodarczyk et Thanh Portal que j’ai eu envie de revenir (avec aussi l’éditeur, L’escamoteur).

isabelle Wlodarczyk Isabelle Wlodarczyk (auteur) :
Léo et Célestin est un court roman né d’une expérience un peu folle : c’est un livre inspiré d’un autre livre… écrit et illustré par Thanh et moi.
Avec Thanh, nous avions publié quelques mois auparavant un album autour de la thématique de la mémoire : l’histoire d’un renard qui se fait voler ses souvenirs. C’est Thanh qui a eu cette idée, je crois bien ! Nous souhaitions parler de la perte de mémoire, sans l’aborder frontalement.
Si le texte d’album a l’avantage de dire « sans dire », de suggérer, de donner à penser, à imaginer, le roman offre évidemment d’autres possibilités : donner vie aux personnages sur plusieurs chapitres, développer leurs marottes, leur donner un passé, les immerger dans un monde à eux qui les dépasse et leur donne sens. Avoir de l’espace. Je le confesse : j’ai bien du mal à rester dans le format album, je trouve l’exercice redoutable, quoique captivant ! Thanh et moi avions encore à dire sur la thématique du souvenir : nous avons pris la liberté de développer un deuxième livre, sur un sujet similaire, tout en faisant un livre différent… un petit roman policier.
Notre renard s’est donc réincarné en vieux renard, un inspecteur à la retraite, un jeune renard est venu le seconder. La relation qui unit les deux personnages sert de moteur au roman, puisque c’est par amour pour son grand-père que le petit-fils va tenter de le retrouver. Le format roman m’a aussi permis d’introduire un personnage secondaire — Arsène Lapin, un lapin voleur de grand chemin qui devient ami avec notre jeune renard — et de créer un petit monde, tout à eux. J’ai d’ailleurs pensé à une suite autour d’Arsène et du renardeau.
Léo et Célestin est donc une micro-expérience littéraire,… et c’était passionnant à réaliser.
Le site d’Isabelle Wlodarczyk : http://papierbrouillard.blogspot.fr.

Thanh PortalThanh Portal (illustratrice) :
Isabelle et moi avons des affinités et des goûts communs, on partage notamment le même amour du polar. Mémoire et Souvenir sont des concepts qui par ailleurs m’intéressent depuis longtemps.
C’est ainsi qu’un soir en papotant avec Isabelle une histoire est née.
Je crois me souvenir qu’au départ il s’agissait juste d’un personnage qui entrait dans le bureau d’un détective pour l’engager à retrouver un de ses souvenirs.
Nous en avons d’abord fait un album mais nous voulions prolonger l’aventure et accentuer l’aspect polar avec un personnage de vieux détective : c’est devenu Léo et Célestin, un roman.
J’ai choisi un traitement à l’encre avec beaucoup de traits noirs et de la gouache dans les tons bleus, puis orangés, de façon à poser une ambiance sombre et brumeuse.
Le roman est plus proche de notre idée de départ par rapport à l’album qui représente certaines contraintes narratives mais laisse plus de place à l’illustrateur.
J’ai vraiment adoré cette expérience !

Le site de Thanh Portalhttp://thanh.ultra-book.com.

l'escamoteur éditionsL’escamoteur (éditeur) :
Léo et Célestin est arrivé dans notre boîte aux lettres très rapidement après l’annonce des ouvertures des soumissions de projets Jeunesse. Une enveloppe marron contenant une lettre de présentation accompagnée du manuscrit. Sur la première page du livret A4, il y avait une illustration de deux renards marchant dans une forêt ; le dessin nous a tout de suite plu.
Chaque personne du comité de lecture a reçu tour à tour Léo et Célestin entre les mains. À chaque fois, le manuscrit était validé avec des commentaires toujours positifs tant sur la forme légère et poétique que sur le fond : l’histoire qui ne nous est pas indifférente, l’aventure et le courage de ce petit renard, les différents niveaux de lecture possibles, la quête du souvenir perdu et la maladie sans jamais en faire trop. Bref, Léo et Célestin était un livre qu’il fallait publier. Nous nous sommes rapprochés d’Isabelle puis de Thanh. Enfin, nous avons tous pris la décision de faire ce livre, ensemble.
Le travail avec Isabelle et Thanh a été formidable pour tous les acteurs de la maison d’édition. Le livre a été imprimé en octobre 2013 et depuis il est lu par de nombreux enfants mais aussi par des adultes qui le lisent puis l’offrent.
Le site de L’escamoteur http://www.lescamoteur.com.

Léo et CélestinLéo et Célestin
Texte d’Isabelle Wlodarczyk
Illustré par Thanh Portal
Sorti chez L’escamoteur
2013.
Chroniqué ici.

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