La mare aux mots
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Timothée de Fombelle

Maestro !

Par 13 janvier 2017 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, de la musique pour petits et grands, dans ces deux livres-CD qui réunissent de grands noms ! On commence avec des chants accessibles dès la naissance, et l’on poursuit avec un beau conte plein d’émotion.

Georgia, tous mes rêves chantent
Texte de Timothée de Fombelle, illustré par Benjamin Chaud et lu par Cécile de France
Gallimard Jeunesse musique
24,90€, 250×290 mm, 44 pages, imprimé en Roumanie, 2016.
Je chante avec mon bébé
Texte d’Agnès Chaumié, illustré par Loren Capelli, Bénédicte Guettier, Marjolaine Leray et Louise Heugel
Enfance et Musique
24,90€, 237×209 mm, 165 pages, imprimé en Belgique, 2013.

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Les invité.e.s du mercredi : Timothée de Fombelle et François Place

Par 29 juin 2016 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est une interview un peu particulière que nous vous proposons. Déjà parce que c’est la première que je réalise pour la Mare aux mots – et quelle première ! -, ensuite parce que c’est la dernière avant la rubrique d’été (vous retrouverez les rubriques d’interviews habituelles à la rentrée). Pour cette dernière, nous voulions vous faire un beau cadeau… et nous sommes allés à la rencontre des talentueux Timothée de Fombelle et François Place pour leur poser quelques questions à propos des 10 ans de Tobie Lolness. 10 ans déjà que le petit Tobie et son millimètre et demi ont fait leur apparition sur la planète littérature jeunesse. Pour fêter cet anniversaire, Gallimard a décidé de rééditer le roman en une magnifique édition ! Alors, n’hésitez pas à replonger dans cette vie minuscule entre les arbres. Une décennie plus tard, Tobie Lolness est toujours aussi fort, aussi émouvant, aussi éblouissant… Qui a dit que la littérature jeunesse ne pouvait pas rivaliser avec son aînée ?


L’interview du mercredi : Timothée de Fombelle et François Place

Timothée de Fombelle

D’où vous est venue l’idée de Tobie Lolness et de cette vie minuscule dans les arbres ?
Timothée de Fombelle : Les bonnes idées viennent toujours en ouvrant grands les yeux ! Quand j’étais enfant, je regardais les arbres et je me disais qu’un peuple qui aurait grandi dans les cimes se poserait les mêmes questions que nous. Y a-t-il une vie en dehors de l’arbre ? Petit à petit ce monde est né dans ma tête, puis sur la page.

Sans être un texte à message, Tobie Lolness demeure une fable sur notre monde contemporain. 10 ans après, l’auriez-vous écrit différemment ?
TdF : Sur ses grands enjeux, je n’écrirais pas autre chose. Le thème principal de Tobie est celui de la fragilité. Cette préoccupation est aujourd’hui au cœur de notre monde. A60148Encore plus qu’il y a dix ans. Pour la construction et l’écriture, oui, je l’écrirais sûrement différemment aujourd’hui… Et j’aurais tort ! C’est l’énergie d’un premier roman qui fait sa force…

Pourquoi s’être tourné vers la littérature jeunesse ? Que vous permet-elle de plus que la littérature adulte ?
TdF : Le livre pour la jeunesse permet de faire de la littérature sans s’en rendre compte. C’est une cachette où s’épanouit l’imaginaire. Oui, j’ose beaucoup plus en littérature jeunesse que ce que j’écrirais pour les adultes. J’ose des sujets plus vastes, moins prudents. Étrangement, en pensant aux plus jeunes, j’écris plus grand, avec des mondes plus complexes. Mais je serais incapable de faire un portrait-robot de mon lecteur. Ça peut être une fille de treize ans, mais c’est souvent aussi son père de 40 ans, sa grand-mère… et son petit frère ! D’ailleurs, en faisant le bilan de ces dix ans, le mélange des générations est la plus belle surprise pour moi.

francois placeComment vous êtes-vous rencontré avec Timothée de Fombelle ?
François Place : J’ai rencontré Tobie avant Timothée puisque j’ai reçu son manuscrit sans le connaître. Timothée a eu la gentillesse de se déplacer jusque dans mon atelier pour parler des illustrations.
Et il m’a laissé libre d’interpréter son livre. C’est une grande chance d’avoir à illustrer un texte comme celui-ci.

Avez-vous tout de suite eu envie d’illustrer Tobie Lolness ?
FP : Non seulement j’en ai eu envie, mais Tobie m’a donné l’occasion d’aller vers des images que je n’aurais pas faites pour moi. C’est un texte qui emporte, littéralement.

Comment s’est passée la confrontation de vos deux imaginaires ? Avez-vous eu « carte blanche » pour illustrer Tobie Lolness ?
FP : Je ne sais pas ce que Timothée imaginait. Il y a juste une difficulté pour les images de ce texte : l’échelle réelle donnée par la hauteur des personnages est à un degré de grossissement tel qu’on ne devrait pas reconnaître l’environnement. J’ai volontairement triché : les décors sont à une échelle où on peut facilement désigner une feuille, une écorce, de la mousse. Pour les costumes, je les ai situés dans de fausses années 30, il y a dans le texte des éléments qui pourraient tirer vers le Moyen-Âge et d’autres qui sont des éléments plus modernes, mais datés (je pense au béret du papa de Tobie, par exemple). Je ne pouvais imaginer le succès qu’aurait ce livre. Ce n’était que le début de la trajectoire de Timothée, et je crois que c’est ce qui est le plus extraordinaire dans ce livre, il y en avait d’autres derrière tout aussi novateurs, tout aussi étonnants : ce n’était, en fait, que le début d’une œuvre magnifique et polymorphe, parce que Timothée joue de tous les registres.

Bibliographie commune :

  • Tobie Lolness, roman, Gallimard Jeunesse (2016)
  • Victoria Rêve, roman, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Les yeux d’Elisha, deuxième tome de Tobie Lolness, roman, Gallimard Jeunesse (2007)
  • La vie suspendue, premier tome de Tobie Lolness, roman, Gallimard Jeunesse (2006)

Bibliographie de Timothée de Fombelle  :

  • La bulle, album illustré par Éloïse Scherrer, Gallimard Jeunesse (2015)
  • Un prince sans royaume, deuxième tome de Vango, roman, Gallimard Jeunesse (2011)
  • Entre ciel et terre, premier tome de Vango, roman, Gallimard Jeunesse (2010)
  • Céleste, ma planète, roman, Gallimard Jeunesse (2009)
  • Je danse toujours, théâtre, Actes Sud (2003)

Bibliographie (sélective) de François Place :

  • Angel, l’indien blanc, Casterman (2014).
  • Lou Pilouface, tome 1 : Passagère clandestine, Gallimard Jeunesse (2014).
  • Le vieil homme et la mer, illustration d’un texte d’Ernest Hemingway, Gallimard Jeunesse (2013).
  • Le sourire de la montagne, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le secret d’Orbae, Casterman (2011).
  • La douane volante, Gallimard Jeunesse (2010).
  • La Fille des Bataille, Casterman (2007).
  • Le prince bégayant, Gallimard Jeunesse (2006), que nous avons chroniqué ici.
  • Le vieux fou de dessin, Gallimard Jeunesse (2001).
  • Le royaume de Kensuke, illustration d’un texte de Michaël Morpugo, Gallimard Jeunesse (2001).
  • Les Derniers Géants, Casterman (1992).

Retrouvez notre interview de François Place ici et retrouvez le sur son site internet .

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Les invités du mercredi : Régine Joséphine et Timothée de Fombelle

Par 26 décembre 2012 Les invités du mercredi

Encore un beau mercredi puisque nous recevons un auteur que j’aime beaucoup, gine Joséphine à qui j’ai posée quelques questions puis nous partirons en vacances avec Timothée de Fombelle, auteur, entre autre, du très beau Victoria Rêve dont je vous parlais hier. Je vous souhaite un bon mercredi.


L’interview du mercredi : Régine Joséphine

Parlez-nous de votre parcours.
Ma vie d’enfant a été marquée par les livres. J’étais et je suis toujours nulle en maths et tout ce qui y ressemble (physique, chimie, logique) me rebute ! Ce qui m’intéressait, c’était l’imagination, l’irréel, partir dans les nuages, inventer des mondes, bref, me raconter des histoires pour m’endormir. Ça me rassurait, surtout à l’adolescence, période difficile Le Dragon Du Ventoù le monde réel vous rattrape et vous terrifie. Seulement, écrire des histoires, ce n’est pas un métier, n’est-ce pas ? J’ai donc essayé la publicité, les lettres, un peu de secrétariat (15 jours !) pour finalement me tourner vers l’enseignement. Et au fond, ce n’est pas très loin de l’écriture jeunesse ! Donc, depuis l’âge de 14 ans, j’ai écrit et je n’ai jamais cessé. Après plusieurs tentatives, mon premier roman Les rebelles de l’Enki-Ea est paru en 1997 chez Milan. Et depuis, je publie des albums et des romans chez différents éditeurs tout en exerçant mon métier de professeur d’école.

Quels étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Ah ! Comme tout le monde, la fameuse bibliothèque rose ! Il n’y avait pas beaucoup de choix à l’époque. C’était la verte, la rose, la rouge et or… Et quand on grandissait, on tombait directement dans les romans d’amour à la Delly ou à la Barbara Cartland. Bon, ça n’a pas duré longtemps. Après j’ai adoré Vercors, Maupassant, Pergaud, les comédies de Shakespeare, un peu de Queneau, Cesbron, Georges Sand, Giono, Supervielle, Brecht… J’ai même eu une période, à 17 ans, où je lisais tout ce que je trouvais sur la 2e guerre mondiale… Ça me fascinait et me terrifiait en même temps, j’ignore toujours pourquoi…

Je t'aime signé Lou(p)Parlez-nous de votre très beau roman Je t’aime signé Lou(p), comment est-il né ?
Je m’attendais bien à ce qu’on me pose un jour cette question et je me suis préparée à y répondre. J’avais profondément besoin d’écrire ce texte. Il fallait que cette histoire s’exprime hors de moi. Je l’ai écrite en 3 semaines (un record !) tellement j’en ressentais l’urgence. Ce n’est pas mon histoire, je le précise. J’ai été bouleversée par les confidences d’une personne. D’une voix douce, elle m’a dit cette chose si laide et violente… J’ai eu besoin d’en faire quelque chose. Pas une fiction romancée, non. Il me fallait juste laisser sortir cette histoire telle qu’elle était, douce par les mots, brutale par les faits. Juste pour m’en délivrer, égoïstement. Mais en espérant que ces mots serviront aussi à d’autres.

Vous avez écrit plusieurs ouvrages avec Anne Ferrier, comment est née cette collaboration ?
Anne est ma sœur d’écriture ! Nous sommes différentes par nos goûts et justement, j’ai l’impression que c’est ce qui nous rapproche. Comme deux êtres complémentaires, tu Une vie de chateauvois ? Nous nous sommes rencontrées par le biais de l’ancien forum « Ricochet », le fameux portail de littérature jeunesse. Nous avons sympathisé par mail, nous avons commencé à donner notre avis sur les projets de l’une et de l’autre. Nous ne nous sommes rencontrées réellement qu’au bout d’un an, au salon de Montreuil ! Un été, toujours par mail, nous avons décidé de passer le temps en écrivant ensemble une histoire de sorcière. Nous avons tellement déliré que nous ne nous sommes plus arrêtées. Nous avons donc plusieurs parutions communes à notre actif.

Comment travaillez-vous ensemble ?
Toujours de la même façon : sur l’idée de l’une ou de l’autre, nous établissons le schéma de l’histoire, puis nous composons les chapitres. Ensuite, au boulot ! L’une commence à écrire, l’autre corrige son premier jet et continue, renvoie le tout à la première, qui corrige et continue. Une fois arrivées à la fin, nous reprenons le tout et nous corrigeons ensemble. Tout cela dans la bonne humeur, les éclats de rire et le délire.

Le rêve de petit pierreQuels sont vos projets ?
En ce moment, j’ai envie de ralentir un peu mes activités pour me consacrer à l’écriture de projets qui me tiennent vraiment à cœur. Écrire moins pour écrire plus intensément, voilà ce dont je ressens le besoin actuellement. J’ai envie d’écrire sur les problèmes adolescents (je connais puisque ma fille atteint cet âge « formidable » !), peut-être aussi sur des choses qui font mal et dont on n’arrive pas toujours à se délivrer. J’ai entamé l’écriture d’un roman adolescent-jeune adulte, assez noir, qui touche à ces sujets-là. Pour contrebalancer, parce que je ne suis pas un auteur triste, nous continuons, Anne Ferrier et moi, la suite des aventures de nos « enfants Trotter ». Quelques albums à paraître en 2013, une participation active à un groupe de réflexion sur la littérature jeunesse, des ateliers d’écriture poétique tout au long de l’année, et bien sûr des idées de romans que je mets de côté pour l’instant, faute de temps… Mes journées sont encore bien chargées !

Bibliographie sélective :

Retrouvez Régine Joséphine sur son site : http://www.regine-josephine.com


En vacances avec… Timothée de Fombelle

Une fois par mois, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette semaine c’est Timothée de Fombelle qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

5 albums :

  • Lian Chen Jiang HongLe merveilleux chef d’œuvre de Séraphin, Philippe Fix
  • L’arbre rouge, Shaun Tan
  • Les trois brigands, Tomi Ungerer
  • Les derniers géants, François Place
  • Lian, Chen Jiang Hong

5 romans :

  • Michel Strogoff, Jules VerneL'élégance des veuves, Alice Ferney
  • L’élégance des veuves, Alice Ferney
  • L’éducation sentimentale, Flaubert
  • Seul ce qui brûle, Christiane Singer
  • Le Comte de Monte Cristo, Dumas

5 DVD :

  • Out of Africa, Sydney PollackElle et lui
  • Down Town Abbey (série)
  • Ordet, Dreyer
  • Elle et Lui, Léo McCarey
  • Le Parrain, Coppola

5 CD :

  • Piano Solo (1 et 2), Gonzalesgonzales Solo Piano
  • Les communiqués colombophiles, Julos Beaucarne
  • Renaud (Intégrale), Renaud
  • Jacques Brel (Integrale)
  • Xiao Mei Zhu (Dernières sonates, Beethoven et Schubert)

5 artistes :

  • Thomas FougeirolBillie Holiday
  • Pablo Picasso
  • René Char
  • Fabien Chalon
  • Billie Holiday

5 endroits :

  • HanoiLisbonne
  • Les îles Eoliennes
  • New York
  • Le Causse Méjean
  • Lisbonne
©C.Helie

©C.Helie

Timothée de Fombelle est auteur.

Bibliographie :

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Jeunes filles d’aujourd’hui

Par 25 décembre 2012 Livres Jeunesse

Victoria et Manon, deux jeunes filles à l’imaginaire développé.

Victoria ReveDepuis longtemps, Victoria rêvait de dangers, de poursuivants armés, d’amis qui se battraient pour elle à l’épée, de rivières à traverser à la nage traquée par des ours. Oui, des ours. Elle voulait une maison sur pilotis, un bonnet en fourrure, des chevaux sauvages, des missions en Sibérie ou dans l’espace. Elle voulait des parents otages des Pygmées qu’il serait impossible de libérer. Elle rêvait d’un chien qui lui arriverait au menton et la protégerait des lions venus boire dans le lac où elle se laverait une fois par mois, maximum.
Victoria voulait une vie d’aventures, une vie folle, une vie plus grande qu’elle.
Et l’on disait tout autour d’elle : «Victoria rêve.»

Victoria rêve… Elle rêve de vivre de grandes aventures, que sa vie soit en danger, qu’elle doive combattre des créatures féroces… Victoria aimerait tant échapper à son quotidien, sa petite ville dans laquelle rien ne se passe (Chaise-sur-le-Pont. La ville la plus calme du monde occidental), sa famille banale, sa sœur qui passe son temps à se plaindre de tout, sa maison qui ressemble comme deux goûtes d’eau à celle des voisins… alors souvent son esprit s’évade… Elle part dans des mondes imaginaires (même si Victoria avait toujours parfaitement fait la différence entre son imaginaire et la vraie vie. C’était même la conscience de cette différence qui lui faisait trouver la réalité si plate) Mais ce jour-là c’est bien réel, le petit Jo l’agrippe dans la rue en lui demandant si c’est elle qui cache les trois cheyennes… Une grande aventure peut commencer… Une aventure dans laquelle on croisera des indiens, une fille considérée comme une star parce qu’elle est passée dans un télé-crochet, des horloges qui disparaissent, des gens dont la plus grande fantaisie est d’avoir fait un jour un pas de tango dans la cuisine,…

Je ne connaissais Timothée de Fombelle que de nom. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais un apriori négatif (parfois on a des aprioris idiots comme ça… on ne sait même plus d’où ça vient…) le plaisir n’en a été que meilleur… car j’ai eu un gros coup de cœur pour ce très très beau roman sur l’imaginaire. On parle ici de la précarité (le père de Victoria a perdu son emploi et cache sa situation à sa famille, l’immeuble où vit Jo va être détruit), d’amour, de la relation parent/enfant et surtout des rêves… Victoria imagine tant de choses à partir d’éléments de son triste quotidien, elle vit de très grandes aventures dans le monde réel. Timothée de Fombelle a une très belle plume, le texte est magnifiquement ciselé, j’avais envie de citer presque toutes les phrases du livres dans ma chronique tellement les mots sont toujours bien choisis. Et puis cet humour fin et délicat… Un roman d’une grande douceur,vraiment poétique, fin, tendre, émouvant…  Un roman à côté duquel il ne faut pas passer.

Victoria Reve CDLe livre existe également en version CD. La lecture est faite par l’auteur lui-même et l’écouter est un très beau moment d’évasion (c’est la première fois que j’avais les larmes aux yeux en faisant ma vaisselle !). Timothée de Fombelle sait nous captiver, nous entraîner dans sa belle histoire.

Pensées de Manon D.  Sur moi-même Manon est une jeune de fille de son époque, elle a 12 ans, un téléphone portable, un compte twitter, des parents divorcés, un nain de jardin (Robert ou Bobby pour les intimes). Elle a décidé de nous raconter ses joies, ses peines, ses amis, ses amours (ses emmerdes), sa vie au collège,… Manon est aussi créatrice de romans-photos. Entrez dans son univers.

Quel bonheur ! On rit beaucoup aux aventures de Manon, Sophie Dieuaide raconte le quotidien d’une ado avec beaucoup d’humour et d’ironie (avec même un petit côté grinçant). C’est absolument pas mièvre (on se moque d’ailleurs ici des Kimberly et des Brandon, ces stars du collège). C’est vraiment le genre de livre qu’on lit avec un petit sourire en coin. Le livre en plus est très sympa, sorte de carnet avec un élastique pour le refermer, comme si c’était vraiment le carnet de Manon. En plus du texte « tapé » on retrouve plein d’annotations manuelles, des photos, des dessins, des post-it (ah ce grand moment des échanges de post-it entre Manon et sa mère) et même, en fin d’ouvrage, un bêtisier et des scènes coupées ! (du fameux roman-photo). On parle ici des familles recomposées, des grands-mères et de leurs robes à fleurs, des amours d’été, des copines envahissantes, des enfants (moment hilarant où Manon explique sa théorie sur le fait que plus les adolescents font des bêtises et plus les parents sont content… et sa théorie tient la route, je vous laisse la découvrir),… J’ai passé un très très bon moment à la lecture de Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets, vraiment.

La vie revée ou presque de Manon DAttention la piquante Manon est de retour ! Un petit résumé de la saison 1 pour commencer au cas où (le 2ème se lit très bien sans avoir lu le premier mais j’ai des doutes que vous ne veuillez pas lire les deux après avoir découvert ces livres) et c’est parti pour la saison 2. On retrouve la mère (dépressive et envahissante), le père (remarié), le petit frère (qui est en fait un demi mais Marion n’aime pas ce mot), la fille de la nouvelle compagne de son père (insupportable), la mère de la nouvelle compagne de son père (mais si suivez un peu, surtout qu’elle, elle est adorable) et bien-sûr Robert (le nain de jardin) et Brandon, Pamela et Kimberly (les héros du roman-photo). Dans cette saison il y a aussi des nouveaux : l’amoureux qu’on ne nomme pas (de peur que la mère de Manon tombe sur le carnet) et Einstein (si si il intervient beaucoup). Manon va parcourir les forums, nous raconter qui est Gilles Le Muisit (l’inventeur des « demis »), apprendre la guitare, chercher à caser sa mère,… bref on ne va pas s’ennuyer !

Quel bonheur de retrouver Manon et ses remarques cinglantes, son humour ravageur et sa vitalité ! Même format que le précédent avec toujours cet élastique, même formule avec les annotations, les collages,… et surtout on prend autant de plaisir ! C’est piquant comme j’aime, vos ados vont adorer Manon (et je suis certain que vous allez leur emprunter en douce, autant eux rient de reconnaître les adultes qui les entourent, autant on rit, nous, de reconnaître les ados… et la vision qu’ils ont de nous). Ces deux romans très graphiques sont vraiment très réussis, un vrai bonheur !

En complément du deuxième tome, une version animée est en vente sur l’iBookstore. Le premier volet des aventures de Manon au format ePub, enrichi d’animations vendue 9,99€ sur les libraires connectés

Quelques pas de plus…
A l’ombre du grand arbre on est nombreux à avoir craqué sur Victoria rêve ! Maman Baobab, Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait LIVREsse ( pour le livre et ici pour le CD) et Méli-Mélo de livres.
Bouma et Delivrer des livres ont quant à elles chroniqué Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets.

Victoria Rêve
de Timothée de Fombelle
Gallimard Jeunesse
13,50€ (CD 12,90€), 121×204 mm, 128 pages (CD 1h15), imprimé en France, 2012.
Pensées de Manon D. sur moi-même et quelques autres sujets
de Sophie Dieuaide
Casterman
15€, 151×210 mm, 236 pages, imprimé en Chine, 2012
La vie rêvée ou presque de Manon D.
de Sophie Dieuaide
Casterman
15€, 151×210 mm, 230 pages, lieu d’impression non indiqué, 2012.

A part ça ?

Un vélo écolo qui coûte 9€ de fabrication ça vous semble impossible ? Et pourtant…

Gabriel

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