La mare aux mots
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Tony Ross

Des voyages et de l’humour

Par 12 avril 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre trois livres pas ordinaires ! D’abord, on nous raconte une histoire de vers de terre, puis l’on apprend qu’un livre ça peut servir à un tas de choses et enfin, on part à Paris avec les Foufous et croyez-moi, ça va partir dans tous les sens !

Je ne sais dessiner que les vers de terre
Texte français d’Alice Delabre, illustrations de Will Mabbitt,
Père Castor
12 €, 210 x 280 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2018.
Un livre, et plus encore
Texte de Jeanne Willis (traduit par Vanessa Rubio), illustré par Tony Ross
Gallimard Jeunesse
13,50 €, 240 x 280 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2018.
Les Foufous à Paris 
de Françoize Boucher
Casterman
11,90 €, 210 x 260 mm, 48 pages, imprimé en République tchèque, 2017.

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Des monstres terrifiants

Par 28 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on fait la connaissance de deux monstres terrifiants : le Bronto Megalo Saure et le Monstre du bain… Installez-vous confortablement, ça risque de swinguer !

Bronto Megalo Saure
Texte de Davide Cali, illustré par Sébastien Mourrain
Sarbacane
14,90 €, 219×280 mm, 28 pages, imprimé en France, 2017.
Le monstre du bain
Texte de Colin Boyd, illustré par Tony Ross
Seuil Jeunesse
12,90 €, 248×288 mm, 22 pages, imprimé en France, 2017.

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On écoute une histoire ?

Par 27 juillet 2015 CD non musical, Livres Jeunesse

Après les musiques pour les tout-petits vendredi et les musiques pour les plus grands samedi, aujourd’hui je vous propose des livres-CD et CD avec des histoires à écouter. Parfait pour les longs trajets (ma fille de 7 ans peut écouter une histoire au casque pendant un trajet de plusieurs heures), les histoires à écouter sauvent les parents… et sont une alternative parfaite aux écrans abrutisseurs et abêtissants.

Diabou NdaoOn commence le voyage par l’Afrique et par l’histoire de Diabou Ndao, une petite fille qui adore manger des gnioules, des noix qu’on trouve dans les palmiers. Elle aime tellement ça que le jour où le lion débarque dans le village, la petite fille continue à manger ses gnioules… sauf que le lion avale Diabou Ndao ! Mais la petite fille n’a pas dit son dernier mot, elle sort par les fesses du lion, et elle l’avale ! Sauf que…
On avait déjà chroniqué cette histoire dans une autre version (Fatoumata), ici c’est Mamadou Diallo qui raconte et l’on se régale ! Parce que le conteur a une façon de vivre cette histoire qui est totalement irrésistible et parce que l’enregistrement public (avec des enfants qui rient) est vivant. Et il faut dire que cette histoire d’enfant avalée qui ressort par les fesses du lion qui ressort à nouveau par les fesses de l’enfant… forcément ça fait rire ! Côté illustration, c’est Vanessa Hié qui met en image le conte pour le plaisir des yeux !
Un conte sénégalais hilarant et surprenant raconté par un conteur irrésistible.
Extraits sur le site de la maison d’édition.

La promesseUn têtard rencontra une chenille, entre les deux ce fut le coup de foudre. Ils se promirent de ne jamais changer. Sauf que quand ils se retrouvèrent, le têtard avait des jambes…
Jeanne Willis nous raconte une très belle histoire sur le temps qui passe, l’amour et le fait de vouloir imposer des choses à la personne qu’on aime, la nature… Une histoire un brin cruelle aussi, mais « c’est la vie, petit » comme le dit la conclusion du conte. Sur le CD, après avoir écouté l’histoire, on nous propose des ateliers. Dans le premier, L’atelier des mots, la récitante nous propose de deviner des mots. Dans le second, L’atelier des bruits, on devra reconnaître des bruits d’eau. Enfin, dans le dernier, L’atelier Théâtre, les enfants apprennent à jouer la comédie. Ces trois petits jeux sont particulièrement réussis et plutôt originaux. Le fait de faire rejouer des scènes aux enfants, par exemple, est vraiment une bonne idée.
Un livre-CD avec une histoire drôle et cruelle et des jeux bien trouvés.

Au revoir BlaireauBlaireau va mourir, il le sait, mais cela ne lui pose pas de souci, il a bien vécu et il n’a pas peur de la mort. Le jour où Blaireau meurt, c’est pour ses amis que c’est dur. Mais, ensemble, ils se souviennent de celui qui était toujours là pour eux.
Au revoir Blaireau est une belle histoire sur la mort, le deuil. La mort c’est plus dur pour ceux qui restent, mais, comme on le rappelle ici, se souvenir de ceux qui ne sont plus là c’est les garder avec nous. C’est une histoire pleine de tendresse, sans lourdeur sur un sujet pourtant difficile, c’est dans la joie que les amis de Blaireau se souviennent de lui. Après une lecture très agréable du conte, on nous propose de jouer avec les rimes.
Une jolie histoire sur la mort et le deuil.

Merlin l'enchanteurQuand Merlin est né, il était extrêmement laid. Sa mère ne savait pas comment elle était tombée enceinte, mais elle apprit que c’était le diable qui était le père de l’enfant. C’est même de la bouche de l’enfant, lui-même qu’elle l’avait appris. L’enfant parlait alors qu’il n’était qu’un bébé, il lui expliqua il n’était pas un enfant ordinaire, qu’il avait même une mission et qu’il avait des pouvoirs. La suite lui prouva que son fils disait vrai.
De l’histoire de Merlin on ne connaît souvent que des bribes, son amour fou pour Viviane, son amitié avec Arthur, son pouvoir de se transformer… Ce CD de près d’une heure permettra d’en savoir plus sur ce personnage de la légende arthurienne. On croise d’ailleurs ici celui qui deviendra le roi Arthur.
Une histoire totalement passionnante à écouter.
Extrait sur le site de la maison d’édition.

Le roi ArthurLe roi Uther est mort, le monde ne sait pas qu’il a un descendant, Arthur. Lui-même l’ignore. C’est en sortant une épée d’une pierre que son destin change. Le roi Arthur est la suite de Merlin l’Enchanteur, l’histoire reprend là où elle s’était arrêtée. On retrouve d’ailleurs le même récitant et les mêmes comédiens et c’est tout aussi passionnant !

Ulysse contre le cyclopeUlysse est de retour de Troie. Il débarque avec son équipage sur une île inconnue qui lui semble très étrange. Tout y est démesuré. Ils ne tardent pas à faire connaissance avec le cyclope, un géant d’une force incroyable et à la cruauté sans pareille. Il va dévorer petit à petit les amis d’Ulysse. Il faudra que ce dernier soit rusé pour pouvoir s’enfuir.
Après la légende arthurienne, la mythologie grecque ! L’histoire est parfois assez dure (certains hommes sont quand même dévorés vivants !), mais c’est totalement captivant. Ce n’est qu’une partie des aventures d’Ulysse, ça donne envie de (re) découvrir les autres.
Extrait sur le site de la maison d’éditions.

Cucu la pralineCucu la praline c’est comme ça que ses frères l’appellent, mais elle s’appelle Angèle. Autant vous dire qu’elle n’aime pas ce surnom ! Elle adore s’habiller en rose, manger tout ce qui est au citron et se laisser pousser les cheveux. Par contre, elle ne supporte pas ses frères Victor et Jean Maxime (faut dire qu’ils sont pénibles comme 222). On retrouve ici trois de ses histoires.
Ses frères lui ont joué un sale tour, mais c’est mal connaître Cucu la praline, elle va se venger et rigolera bien qui rigolera le dernier !
Ambiance tendue chez les Chambar. La mère de Cucu la Praline est sur les nerfs. Il y a une raison à ça, le maire vient dîner et il faut que TOUT se passe bien. Sauf que…
Cucu la praline est ravie, ses frères sont au foot, elle est tranquille. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, l’après-midi va se transformer en cauchemar ! Mais là Cucu la praline n’est pas du genre à se laisser faire.
Avec ma fille de 7 ans on est fans de Cucu la praline. Fanny Joly a un humour qui nous fait nous bidonner. Elle raconte parfaitement l’enfance. Les personnages sont drôlement bien croqués. Cucu la praline, l’éternelle amoureuse, ses horribles frères, les parents et leurs préoccupations de parents. Ici, pour la version CD, c’est elle-même qui lit les trois premières histoires de Cucu la praline et c’est un pur bonheur de l’écouter.
Des romans pleins d’humour racontés par leur auteure, un pur délice !

La Belle et la BêteUn homme autrefois riche, vivait maintenant retiré à la campagne avec ses trois filles et ses trois fils. L’une des filles était si belle qu’on l’appelait La Belle. Ses sœurs étaient orgueilleuses malgré le fait que leur famille était maintenant pauvre. Un jour, l’homme reçut une lettre lui disant qu’il avait des marchandises à récupérer. La richesse allait-elle revenir ? Les sœurs de La Belle espéraient déjà retrouver leur vie d’avant et demandèrent au père de leur ramener des toilettes de son voyage. La Belle qui ne voulait rien demanda juste une rose. C’est pourtant cette rose qui allait changer la destinée de cette famille.
Gallimard ne se moque pas de nous, c’est Jacques Bonnaffé qui lit ce grand classique de Madame Leprince de Beaumont. Ce grand acteur nous captive, nous envoûte. On écoute cette histoire du 18e siècle (il s’agit ici de la version d’origine) comme si l’on ne la connaissait pas encore. Il est accompagné par une clarinette, un violoncelle, un piano, une soprano et un baryton.
Une magnifique version lue d’un grand classique de la littérature, La Belle et la Bête.

Le camembert volantIl y a Jean A (alias J’en ai marre, parce qu’il râle tout le temps), Jean B (alias Jambon parce qu’il est gourmand, c’est lui qui nous raconte l’histoire), Jean C (surnommé J’en sais rien, parce qu’il est distrait), Jean D (surnommé Jean Dégâts depuis qu’il a inondé l’appartement), Jean E (alias Zean E à cause d’un cheveu sur la langue) et enfin Jean F (qu’on appelle Jean Fracas). Ils sont frères, ils ont entre 1 et 11 ans et ont pour point commun (en plus de leur prénom) d’avoir les oreilles décollées et un épi sur la tête. À la rentrée, ils déménagent, mais en attendant, cet été ils vont chez leurs grands-parents. Un été qui sera riche en rebondissements ! Ils vont avoir la télé pour la première fois et vont pouvoir assister au premier pas sur la lune, ils vont jouer à cache-cache, mais le mieux caché aura quelques ennuis, ils vont aller à la pêche au dinosaure, jouer avec leur père aux jeux de société… et c’est quelque chose, tenter de relever les défis de leur grand-mère, supporter les cousins Fougasse… Et le camembert volant me direz-vous ? Vous ne le saurez qu’à la fin !
Décidément, j’aime énormément la plume de Jean-Philippe Arrou-Vignod. Après avoir dévoré les Enquêtes au collège (on vous en reparle bientôt), j’ai adoré les vacances des Jean ! C’est drôle et tendre, il y a un petit côté La guerre des boutons (surtout lors de l’épisode mémorable de la confrontation avec les cousins Fougasse)… À l’écoute, on se demande la part autobiographique (Jean-Philippe s’appelle bien Jean et avait vraiment l’âge du narrateur quand le premier homme a posé le pied sur la lune), le livret du CD le confirme, Jean-Philippe Arrou Vignod s’est bel et bien inspiré de sa propre enfance. Pour l’anecdote, j’ai eu du mal à le chroniquer, ma fille aînée (7 ans, fan d’Enquête au collège) me piquait sans arrêt le CD.
Un été dans les années 60, entre déménagement et vacances chez les grands-parents, deux heures trente de pur bonheur.

Quelques pas de plus…
Retrouvez tous les CD et livres-CD musicaux que nous avons chroniqués sur l’album Pinterest qui leur est consacré.



À part ça ?

S’ennuyer, ça rend les enfants créatifs !

Gabriel

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Histoires de vie

Par 12 octobre 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux romans qui mettent en scène de jeunes héros pleins de vie !

cher maxMax a une idée. Il voudrait écrire un livre ! Vaste projet ! Mais il manque cruellement d’inspiration. Alors, il décide d’écrire à son auteur préféré pour lui demander conseil. Une véritable correspondance s’installe et l’écrivain en herbe et son maître se confient l’un à l’autre, dans des lettres pleines d’humour… Peut-être même que Max pourra conseiller à son tour son idole !

Cet échange de lettres nous permet d’entrer dans la vie de Max, ce jeune garçon plein d’imagination. Dans le courrier, il se confie et raconte son quotidien de petit garçon comme les autres. Mais surtout, on a un peu l’impression de pénétrer dans les coulisses de la réalisation d’un livre, et c’est un peu magique ! Sally Grindley signe une histoire très originale, vivante et drôle qui devrait séduire les jeunes lecteurs, qu’ils aient ou non le rêve de devenir écrivain, ce métier si fascinant !

autobiographie d'une courgetteIcare a neuf ans, et son surnom, c’est Courgette. Il n’a pas une vie très marrante : un père parti faire le tour du monde, une mère plus intéressée par la bière et la télé que par son fils. Mais plein de ressource, il surmonte tout cela fièrement, jusqu’au jour où… il tue accidentellement sa maman. Il atterrit alors dans un foyer, qui loin de représenter pour lui une atroce punition va lui permettre de s’ouvrir à la vie, de découvrir des sentiments tels que l’amitié, l’amour, et même le bonheur !

Je le conçois, présenté comme ça, Autobiographie d’une courgette peut passer pour un roman un peu glauque, pas forcément très riant ! Et pourtant ! Gilles Paris parvient tour à tour à nous faire rire et à nous émouvoir en abordant à la fois des situations un peu particulières, extrêmes, et des moments quotidiens et universels ! Courgette est un personnage que l’on n’oublie pas de sitôt, finalement assez intemporel et qui devrait parler à la fois aux enfants d’aujourd’hui, qu’à ceux qui sommeillent dans nos cœurs d’adultes ! En bonus, on trouve à la fin du livre un dossier de Marie-Luce Raillard, avec des jeux en lien avec la lecture et une interview de l’auteur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Tony Ross : Ce n’est pas moi, Je veux une fête et Je veux le faire tout seule.

Cher Max
Texte de Sally Grindley (traduit par Pierre Varod), illustré par Tony Ross
Bayard Poche dans la collection J’aime Lire
6,20 €, 125 x 175 mm, 160 pages, imprimé en Allemagne, 2013
Autobiographie d’une courgette
Texte de Gilles Paris, illustré par Charles Berberian
Flammarion dans la collection Etonnants classiques
4,90 €, 127 x 179 mm, 283 pages, imprimé en Espagne, 2013

A part ça ?

Jusqu’à dimanche, c’est la fête de la science ! L’occasion de vivre de fabuleuses expériences dans toute la France !

Marianne

 

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Fortes têtes !

Par 26 juillet 2013 Livres Jeunesse

Des romans pour jeunes lecteurs qui aiment les héros qui ont du caractère.

pas de pitié pour les basketsDes baskets Dolmen ?! Non mais elle plaisante la mère de Joseph ? Elle le sait pourtant qu’il voulait les dernières Mike Air (celles avec le coussinet d’air dans la semelle pour courir plus facilement et les lacets bicolores). Au lieu de ça il se retrouve avec des chaussures à scratch (genre chaussures de bébé qui ne sait pas faire ses lacets), la HONTE ! A l’école ça ne loupe pas, c’est moquerie et compagnie… Il va devoir ruser drôlement pour se débarrasser de ces chaussures neuves… ou y prendre goût !

Je ne connaissais Joy Sorman que par sa voix (j’adorais son émission La jeunesse, tu l’aimes ou tu la quittes), je n’avais jamais rien lu d’elle. J’ai adoré le ton de Pas de pitié pour les baskets, petit roman (qui ressort ici en « poche ») plein d’humour sur le consumérisme (qui n’a jamais eu un pas de pitie pour les basketsado qui réclame un vêtement ou un accessoire 10 fois plus cher que celui qu’on lui a acheté n’a jamais eu d’ado !). Joseph est tout simplement irrésistible, il faut dire qu’il est mis en image par le génial Olivier Tallec. Il a su croquer particulièrement bien l’attitude des jeunes ados à cheveux un peu trop longs et dos voûtés. Un petit roman illustré très réussis que les parents vont adorer voler à leurs enfants.

Kevin et extraterrestresLa vie de Kévin, dix ans, a changé lorsqu’un vaisseau spatial (en forme de vieil autobus) s’est écrasé dans un arbre à côté de chez lui. Jusque-là tout était banal, un père dans la banque, une mère qui travaille à l’école, un chien qui ne fait rien et une vie de Justicier fantôme… normal ! Mais alors qu’il combattait le mal, un grand BOUM et le voilà face à face avec Cassius (un grand monstre jaune), Napo (un petit bonhomme rouge) et Albert (un petit bonhomme bleu). Forcément la suite allait être mouvementée… Entre un anniversaire où Albert débarque, Cassius qui se fait passer pour un cuisinier à la cantine et des vaches qui s’endorment subitement… Kévin ne va pas s’ennuyer !

Kévin et les extraterrestresOn retrouve Olivier Tallec aux dessins de ce roman illustré d’une centaine de pages (entre BD et roman) signé Laurent Rivelaygue. Énormément d’humour ici, de l’humour décalé comme on aime : un gag récurent avec Cassius qui veut toujours manger Rufus, le chien de Kévin, un vélo-aimant à jambon (baissez la tête quand ils passent), un père qui pour réparer une table brûlée par une casserole met un dessous de plat de la forme de la tâche,… C’est entre surréalisme et petites scènes du quotidien qu’on connaît tous, c’est extrêmement  bien écrit, bref une petite merveille ! Bienvenue dans l’univers extraordinaire de Kévin, le justicier fantôme !

Tout le monde peut se tromperC’était pourtant clair, un homme qui observait une femme dans le magasin (et ils ne jouaient pas à cache-cache puisqu’elle ne comptait pas !) forcément il lui voulait du mal… il fallait l’en empêcher ! Heureusement Rose-Lou est là ! Et ça ne va pas se passer comme ça ! Sauf que parfois les choses ne sont pas ce qu’elles ont l’air d’être !

On est, ici aussi, dans un petit album entre le roman et la BD. Rose-Lou est un personnage absolument irrésistible, une petite fille sautillante (elle adore faire du trampoline), gaffeuse, qui n’a pas sa langue dans sa poche… bref le genre de personnage que les enfants adorent ! Ici aussi c’est très drôle, Rose-Lou a des sorties assez exceptionnelles (comme sur la pilosité de sa mère), on rit autant que les enfants (mais on sent que Pakita l’a vraiment écrit POUR les enfants). C’est Laurent Audouin qui donne ses traits à Rose-Lou et ses illustrations aussi sont vraiment drôles, loin de toute mièvrerie, bref je suis fan !

Ma demi-soeur que j'aime en entierRevoilà Rose-Lou ! Et ce coup-ci elle nous présente sa demi-sœur, Valentine, qui est géniale à ses yeux. Déjà parce qu’elle est supralookée, ensuite parce qu’elle peut se permettre de dire « non » aux parents (d’ailleurs elle ne dit que ça) enfin parce qu’elle a un portable. Sauf que les grandes sœurs, qu’elles soient demies ou entières, elles traitent souvent les petites de bébé, alors Rose-Lou va faire un truc extraordinaire pour que Valentine l’aime plus que tout… mais tout ne va pas se passer comme prévu.

Le deuxième carnet (les histoires de Rose-Lou sont chaque fois des carnets qu’elle remplit, ce qui donne le livre qu’on a entre les mains) est aussi bon que le premier ! J’adore le ton de ce personnage, on pense aux carnets de Manon D mais ici on s’adresse aux plus jeunes. J’ai découvert Pakita avec Pakita la princesse magique sur lequel j’avais quelques réserves très personnelles, jamais je n’aurai cru avoir un tel coup de cœur sur un de ses ouvrages. En fait je vous parlais il y a peu de la collection Les histoires douces que j’ai aussi adoré, je me rends compte que Pakita a le don de savoir exactement s’adapter à son lectorat, que ce soit pour les tout-petits, les « maternelles » ou les plus grands, elle sait exactement comment leur parler, ne pas les prendre pour des idiots et rester dans la qualité (ses ouvrages pour les tout-petits sont largement au-dessus de ce qui sort pour cet âge). Pakita est un nom à retenir absolument et Rose-Lou une collection à découvrir de toute urgence !

cucu la praline se dechaineAngèle Chambar (dite Cucu la praline mais évitez de le faire devant elle), 8 ans, n’est pas du genre qui se laisse faire par ses frères (les ignobles Victor et Jean-Maxime dit Mad Max ou JM). Elle est plutôt du genre à se fabriquer une robe elle-même, quand sa mère lui refuse de lui acheter celle qu’elle veut (et au final oublie de réviser sa dictée et sera bien embêtée pour faire signer sa copie avec un gros zéro à ses parents). Pourtant on ne peut pas dire que ses frères soient tendres avec elle, ils l’abandonnent même en pleine campagne en vélo pendant les vacances ! Et puis dans la vie de Cucu il y a aussi Kévin Truffe, celui qui la fait craquer au point qu’elle décide de l’accompagner au chant lors d’un de ses récitals de violon.

Coup de cœur là aussi ! J’ai lu par morceaux ce roman pour les enfants à partir de 8 ans (d’après l’éditeur) à ma fille de 5 qui a tout simplement adoré, qui a beaucoup rit aux aventures de ce personnage au caractère bien trempé (mais qui se ramolli quand elle est en présence de son amoureux). Les parents sont particulièrement bien croqués. C’est extrêmement bien écrit, un style parfait pour les enfants et les illustrations de Ronan Badel donnent encore plus d’énergie et de pep’s à ce petit roman qui n’en manque pas. Cucu la praline c’est une série et je pense qu’on va se jeter sur les autres ! Un roman vraiment très drôle (et tendre en même temps) à lire aux enfants qui ne lisent pas encore (genre 5-6 ans), pour les jeunes lecteurs et même au-delà !

Petite princesseLa petite princesse part camper, et qu’on n’essaye pas de l’aider, elle a décidé de tout faire toute seule ! Elle n’a donc pas besoin d’aide… quoique…

La petite princesse veut une fête ! OK ce n’est pas son anniversaire mais ce n’est pas une fête d’anniversaire, d’accord ce n’est pas Noël mais ça tombe bien elle ne veut pas une fête de Noël ! Alors tout le monde aide la petite princesse… mais il ne faut pas oublier les invitations !

Quand on parle de fortes têtes on pense forcément au personnage de Tony Ross. Les enfants aiment ce personnage un poil crispant (c’est quand même une sacré capricieuse !) et même si je suis moins fan que pour les livres précédent, je lui trouve quand même des intérêts (sinon je ne vous en parlerai pas). Deux petits livres à lire aux grands qui ne savent pas encore lire ou pour ceux qui commencent tout juste à lire des petites histoires.

Quelques pas de plus…
Retrouvez nos autres chroniques pour les jeunes lecteurs grâce au picto Grenouille.
Nous avons déjà chroniqué des livres d’Olivier Tallec (Joyeux Noël Rita et Machin, Mon cœur en miettesLe slip de bain, ou les pires vacances de ma vie et La croûte), Pakita (Vroum Vroum c’est parti !, Pablo le pirate chasse au trésor !, Vive la chasse au trésor, Le club des grands inventeurs, Je m’occupe toute seule, Emma ou Léa, qui est qui ?, Ambre a peur du noirJulie nous fait la cuisine et Pakita la princesse magique), Ronan Badel (Emile se déguise, Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Tony Ross (Ce n’est pas moi !).

Pas de pitié pour les baskets
Texte de Joy Sorman, illustré parOlivier Tallec
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois
4,95€, 150×190 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Kevin et les extraterrestres, Restons Calmes !
Texte de Laurent Rivelaygue, illustré parOlivier Tallec
Père Castor
10€, 225×158 mm, 83 pages, imprimé en France, 2013.
Tout le monde peut se tromper même moi !
Texte de Pakita, illustré par Laurent Audouin
Nathan dans la série Rose-Lou
7,90€, 151×186 mm, 71 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Ma demi-soeur que j’aime en entier
Texte de Pakita, illustré par Laurent Audouin
Nathan dans la série Rose-Lou
7,90€, 151×186 mm, 80 pages, imprimé en Espagne chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Cucu la praline se déchaîne
Texte de Fanny Joly, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet
5,90€, 122×180 mm, 108 pages, imprimé en France, 2013.
Je veux une fête !
de Tony Ross (traduit par Anne de Bouchony)
Gallimard dans la collection Folio Cadet premières lectures
4,90€,142×190 mm, 32 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013.
Je veux le faire toute seule !
de Tony Ross (traduit par Anne de Bouchony)
Gallimard dans la collection Folio Cadet premières lectures
4,90€,142×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2013.

Gabriel

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