La mare aux mots
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Tristesse

Grandes questions et petits tracas

Par 8 novembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on s’intéresse à deux petites filles qui sont confrontées à un tas de problèmes grâce à deux albums géniaux : La grande inconnue de Pog et Maurèen Poignonec et Le vide d’Anna Llenas.

La grande inconnue
Texte de Pog, illustré par Maurèen Poignonec
Maison Eliza
13,90 €, 195×246 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.
Le vide
d’Anna Llenas (traduit par Jude des Chênes)
Les 400 coups
18 €, 238×285 mm, 75 pages, imprimé en France, 2016.

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Des histoires (extra)ordinaires

Par 25 octobre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on accompagne deux personnages rocambolesques au gré de leurs aventures : l’enfant aux cheveux d’or de Monsieur Tilali et la petite Mara, une drôle de commerçante dans La petite boutique des objets perdus

Monsieur Tilali
Texte de Sabine du Faÿ, illustré par Eglantine Ceulemans
L’Élan vert
12,70 €, 235×296 mm, 15 pages, imprimé en France, 2016.
La petite boutique des objets perdus
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sébastien Chebret
Alice Editions
12 €, 280×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016.

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Mélancolie

Par 20 janvier 2015 Livres Jeunesse

J’ai toujours beaucoup aimé ce mot : mélancolie. Il est doux à l’oreille et les sons qui le composent vont bien avec sa signification. Les deux albums que je vous présente aujourd’hui, sont pleins de mélancolie, mais pleins de lumière aussi. Ils m’ont serré la gorge et m’ont fait sourire, tout à la fois. Deux coups de cœur !

8 minutes et 19 secondes8 minutes et 19 secondes, c’est le temps qu’il faut à la lumière du Soleil pour parvenir jusqu’à la terre. Si les êtres disparus sont au ciel comme on le raconte parfois, c’est le temps qui sépare les morts des vivants. Quoiqu’il en soit, pour cette enfant, la narratrice de cet album, la vie continue, sans cet être cher qui lui manque tant. C’est son père certainement.
En quelques mots si délicatement choisis et ordonnés, Rascal nous livre un magnifique album sur la mort, l’absence, et la vie qui continue. J’ai eu les larmes aux yeux, devant tant de justesse et de puissance. C’est aussi grâce aux illustrations, si particulières : des photographies douces et travaillées par Hubert Grooteclaes, qui nous plongent dans une ambiance mélancolique, et pleine de douceur.
8 minutes et 19 secondes est un album à part, comme on en voit peu, à la fois émouvant, poignant et lumineux, qui dit peu et suggère beaucoup !

bigoudiBigoudi vit avec Alphonse, son bouledogue. Ils ont leur habitudes, leurs amis, leurs manies et profitent ensemble de la vie et des petits bonheurs quotidiens. Alors quand Alphonse meurt, Bigoudi est effondrée. Elle pleure, elle pleure, elle pleure. Partout et tout le temps. Pour ne plus souffrir, pour ne plus jamais vivre d’émotions et assécher son cœur, elle décide de s’enfermer chez elle, et de plus en sortir. Si elle ne vit plus rien, elle ne ressentira plus rien… C’est sans compter sa rencontre avec un laveur de carreaux, qui s’imposera à elle et lui permettra de reprendre goût à la vie !
Magnifique conte moderne, Bigoudi est un album que l’on lit et relit, encore et encore. On profite du texte plein de sensibilité, de tendresse et d’émotion de Delphine Perret, et on se plonge dans les illustrations délicates de Sébastien Mourrain, colorées par petites touches pour mettre en valeur l’essentiel. À la fois drôle, tendre et émouvante, cette histoire est une douceur à se mettre sous la dent les jours de chagrin, les jours où l’on ne veut voir personne et ne rien faire, les jours gris.
Un album d’une grande sensibilité, un coup de cœur !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Rascal (La boîte à joujoux, L’ours qui danse, Le temps des ours, Le plus joli des rêves et Tout le monde fait caca), Delphine Perret (Pedro Crocodile et George Alligator, Chevalier et Princesses avec gigot, Il était mille fois, Moi, le loup et la cabane et Moi, le loup et les vacances avec pépé) et Sébastien Mourrain (L’homme à la peau d’ours et Émile, le petit fifre) Retrouvez également notre interview de Delphine Perret.

8 minutes et 19 secondes
Texte de Rascal, photographies d’ Hubert Grooteclaes
Pastel
13,50 €, 300 x 200 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2014.
Bigoudi
Texte de Delphine Perret, illustré par Sébastien Mourrain
Les fourmis rouges
13,80 €, 180 x 247 mm, 37 pages, imprimé en Italie, 2014.

À part ça ?

Masashi Kawamura a eu une drôle d’idée. Parcourir les musées et prendre en photo ce que « voit » les personnages, peints ou sculptés, toute la journée. C’est drôle !

Marianne

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La chronique numérique : La tête dans les étoiles

Par 23 novembre 2014 Livres numériques, Numérique

Pierrot PierretteOn commence par un conte numérique interactif plein de surprises pour les petits doigts curieux, adapté d’un album éponyme de Nicolas Gouny, paru chez Scarabéa.
Ça parle de quoi ? Pierrette est malade et Pierrot s’inquiète. Elle a attrapé une maladie étrange : la tristesse. Elle reste couchée, et n’a plus envie de rien. Mais comment peut-on guérir de la tristesse ? Un docteur donne à Pierrot le remède : la fleur de lune, mais il faudra aller la cueillir sur… la lune ! À califourchon sur une étoile filante, Pierrot entreprend son voyage vers la lune pour rendre ses couleurs à son amie de cœur.
Pierrot PierretteÇa marche comment ? Très simplement, en fait. Le lecteur a deux possibilités : lire l’histoire seul ou bien l’écouter. Dans chaque scène (quatorze au total), se dissimulent des animations interactives. Aucun indice ne les signale, mais elles sont toutes en lien étroit avec le texte. Ainsi, par exemple, « Pierrot plante l’étoile. Puis il attend… il attend » : au lecteur de se saisir des étoiles et de les planter une à une. Au fil des pages, il pourra ainsi faire courir Pierrot autour de la lune, faire tomber la neige, planter un arbre de lune, y faire pousser les fameuses fleurs de lune et bien d’autres choses encore.
Pierrot PierretteEt j’en pense quoi ? Cette appli est sortie des ateliers de Audois et Alleuil. Ici, on aime beaucoup beaucoup cette maison d’édition numérique dont les applis sont toujours pleines d’intelligence et de sensibilité, avec un graphisme très réussi. Et Pierrot Pierrette ne déroge pas à cette règle. Disons-le tout de go, c’est un magnifique livre numérique, empreint de poésie et de douceur. Et non non, ce n’est pas une histoire triste ; bien au contraire, c’est une histoire sur l’espoir et sur l’amitié. Les illustrations en noir et blanc, avec quelques touches de couleurs, de Nicolas Gouny créent un univers visuel onirique, délicat et tendre. L’accompagnement musical est en parfaite harmonie avec l’histoire, et la conteuse est tout à fait formidable ! Quant aux animations, ce sont de vraies petites merveilles. Quel bonheur de pouvoir faire pousser soi-même un arbre lunairePierrot Pierrette (vous avez vu le mien, à côté, pas mal, non ?) ! Et je vous laisse découvrir la dernière scène où l’on peut observer, en bougeant sa tablette, le ciel étoilé avec Pierrot et Pierrette. On se met sur un lit, on éteint les lumières, et le ciel s’offre à nos yeux écarquillés. Chaque scène est source d’émerveillement et ouvre un espace pour rêver.
Courez vous régaler les doigts !

AstropoloQuittons la lune pour la planète Tropy avec un second coup de cœur : une appli scénarisée de huit jeux, parue chez Les Trois Elles Interactive.
Ça parle de quoi ? Polo, un astronaute, entreprend à bord de son astronef une expédition dans l’espace. Sa destination : la planète Tropy. Mais avant d’y arriver le lecteur devra l’aider à relever quelques défis…
Ça marche comment ? Astropolo, c’est un voyage en huit étapes, qui sont autant de jeux interactifs et éducatifs qui explorent les nombreuses potentialités de la tablette. AstropoloPremière étape, on construit sa fusée, en la personnalisant bien sûr ! Puis le voyage commence, et tour à tour, toutes les facultés du lecteur vont être mobilisées. Sa voix, pour faire décoller une fusée ou endormir un petit martien. Sa rapidité, pour attraper les rennes du Père Noël, partis en goguette avec tout un troupeau d’animaux, et pour pulvériser les obstacles qui s’accumulent sur le chemin de Laïka, un petit chien qui veut rejoindre sa niche. Sa précision, pour aider M. Kisnot à retrouver sa bonne humeur en lui dessinant des cœurs. Son rythme, pour faire danser Polo. Au bout Astropolode ce chemin, une petite surprise récompensera l’apprenti astronaute. Quelques détails techniques : la navigation de l’appli est bien pensée et très fluide. Les consignes s’affichent à l’écran, mais il n’y a pas d’audio. Un lecteur doit donc expliquer aux plus petits les différentes consignes.
Et j’en pense quoi ? À travers ces mini-jeux, ce sont la créativité, la coordination, la maîtrise de la voix, la motricité fine, la compréhension qui sont sollicitées. Rien d’étonnant puisqu’il s’agit d’une appli des Trois Elles, maison d’édition interactive orientée vers la pédagogie Montessori. Ici, l’enfant est donc actif, ses sens sont stimulés pour un apprentissage ludique. Et pour être ludique, ça l’est ! Quant aux sens… Les oreilles ? Fans de musique classique, passez votre chemin. L’aventure se déroule sur Astropolofond de musique électronique entraînante et joyeuse. Les yeux ? Le graphisme de l’appli, qui est l’œuvre de Chloé Mazlo, plasticienne et cinéaste d’animation, est remarquable et très fantaisiste. Tous les décors et personnages sont faits en papiers découpés, dans des coloris assez vifs. Ça réveille, et ça bouge dans tous les recoins. Chez nous, on monte à plusieurs dans le vaisseau spatial et on se partage les missions. Celle où il faut blablater et faire suffisamment de bruit, et pendant assez longtemps, pour faire décoller la fusée remporte un vrai succès ! Crise de fous rires à la clef.
Pour les astronautes en herbes, mais pas que… Entrez dans l’astronef de Polo, vous n’en ressortirez pas de sitôt : on y joue, on y rigole, et on y apprend.

Bande-annonce :

Pierrot Pierrette
texte et illustrations de Nicolas Gouny, musique de Bit the Bit
Audois et Alleuil
Prix constaté : gratuit pour le lancement (Apple ; Android)
Astropolo
Scénario et graphisme de Chloé Mazlo, musique de Matias Elichabehere
Les Trois Elles Interactive

Prix constaté : 2,99 € (Apple)

À part ça ?

Le vilain petit canardOyez Oyez, un nouveau journal est né, Le Vilain Petit Canard. C’est un journal bimestriel qui s’adresse aux enfants, plutôt grands, mais surtout aux curieux, quel que soit leur âge, et qui sort de l’ordinaire : « on peut y raconter des histoires, s’y poser des questions, confronter des points de vue, changer d’avis, et surtout surtout tout ça à plusieurs, parce qu’on n’est jamais trop de fous ». Aux commandes, deux illustratrices pour la jeunesse, Hélène Maurel et Géraldine Alibeu. Elles nous concoctent un joyeux bric-à-brac qui réunit des contes, des bandes dessinées, des reportages, des bricolages. Le vilain petit canardDans le numéro 1 (le numéro 2 vient de sortir), on a pu lire la naissance du monde d’après la mythologie grecque, des conseils pour devenir des éco-aventuriers, des poèmes de l’espace, des histoires bien sûr, et un super dossier sur le féminisme avec en plus des conseils pour adopter un langage non sexiste… En prime un poster ! Tout cela sur le ton de l’humour, de la blague un peu potache. C’est une drôlement chouette lecture ! On peut s’abonner à la version papier ou numérique. Merci à Véronique Soulé et à son émission Écoute ! il y a un éléphant dans le jardin, qui m’ont fait découvrir ce nouveau canard.

Erica

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Frère adopté et océan de larmes

Par 17 octobre 2014 Livres Jeunesse

La cigogne de fer qui déposa mon petit frèreTous les bébés ne naissent pas dans les roses ou dans les choux, certains arrivent par avion. C’est le cas de Young, le petit frère de Johanna et Ivan. Les camarades d’école ne les croient pas, un bébé, ça va se chercher à la maternité, pas à l’aéroport ! C’est pourtant bien là que les enfants vont rencontrer ce petit frère à la peau couleur de lune et aux yeux en amande.
On parle beaucoup d’amour dans La cigogne de fer qui déposa mon frère. Le ventre de la maman n’a pas gonflé pour accueillir Young, mais les cœurs eux vont le faire. Les illustrations sensibles et délicates de Lola Roig accompagnent à merveille le texte de Guénola Moreau. La poésie côtoie l’humour, tant dans le texte que dans les illustrations.
Un livre extrêmement délicat pour parler de l’adoption.
Des visuels intérieurs (et une vidéo) sur le site de l’éditeur.

ParceUn océan de larmes qu’il n’a pas la bonne réponse en classe, parce qu’il n’aime pas ce qu’il mange à la cantine, parce qu’il a été victime d’injustice, cet enfant rentre avec des flaques de larmes au pied. À la maison, ses parents se disputent et ne sont pas là pour lui… les flaques vont se transformer en océan.
On change complètement d’univers graphique ! Un océan de larmes est un album qui nous vient de Corée et ça se sent dans les illustrations. On parle ici des chagrins, parfois énormes, du fait de ne pas être entendu… et de pleurer ! Ces larmes qui font du bien et emportent tout sur leur passage.
Un album très graphique pour parler des larmes salvatrices.
Des extraits sur le site CultureBD.

La cigogne de fer qui déposa mon frère
Texte de Guénola Moreau, illustré par Lola Roig
Zoom éditions
14 €, 180×280 mm, 40 pages, imprimé en République Tchèque, 2014.
Un océan de larmes
de Seo Hyeon (traduit par Yeong-Hee Lim)
La pastèque
13 €, 216×229 mm, 40 pages, imprimé en Malaisie, 2014

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