La mare aux mots
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Vieillesse

Raconter nos aîné·e·s…

Par 24 mai 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux titres qui posent un regard tendre sur nos aînés qui ont assurément encore autant à apprendre qu’à nous apprendre…

Musique verte
de Christophe Léon
Thierry Magnier dans la collection Petite poche
3,90€ , 100×150 mm, 48 pages, imprimé en République tchèque, 2019.
L’Amour n’a pas d’âge
de Thibaut Lambert
Des ronds dans l’O
18€, 195×265 mm, 92 pages, imprimé en Belgique, 2019.

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À l’autre bout du monde…

Par 6 février 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on part, en direction des États-Unis, à la rencontre de Ruby Bridges, icône – malgré elle – des droits civiques, puis l’on suit les mésaventures d’une petite fille chinoise et de sa grand-mère… Préparez-vous à un magnifique voyage !

Ruby tête haute
Texte d’Irène Cohen-Janca, illustré par Marc Daniau
Les éditions des éléphants
15€, 245×337 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017.
L’arbre de Tata
Texte de Yu Liqiong (traduit par Chun-Liang Yeh), illustré par Zaü
HongFei
15,90€, 237×268 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017.

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Un peu de tendresse et de poésie…

Par 25 mars 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on commence avec un album très poétique sur le temps qui passe, et l’on continue avec une belle histoire d’amitié et de différence.

La maison en petits cubes
Texte de Kunio Katô (traduit par Fédoua Lamodière), illustré par Kenya Hirata
nobi nobi !
14,95 €, 215×283 mm, 48 pages, imprimé en République Tchèque, 2012.
Interdit aux éléphants
Texte de Lisa Mantchev (traduit par Ilona Meyer), illustré par Taeeun Yoo
Les éditions des éléphants
14 €, 235×262 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2016.

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Pas facile, la famille

Par 12 mai 2015 Livres Jeunesse

alors alfred« Alors, Alfred ? » Voici la phrase que notre jeune héros entend le plus. Il est toujours un peu à côté de ses baskets, en décalage par rapport aux événements et ce qu’on attend de lui. Cette attitude nonchalante ne manque pas de mettre sa grand-mère sur les nerfs. Selon elle, il faut lui apprendre la vie ! Le faire redescendre de force de la lune et lui remettre les deux pieds bien enfoncés dans le sol ! Alfred n’en peut plus de cette vieille sorcière qui ne cesse de l’accabler de reproches et d’émettre des jugements sur l’éducation que lui prodiguent ses parents. Un jour, Alfred décide de laisser de côté sa discrétion habituelle et de clouer le bec de cette grand-mère envahissante. Mais comment assumer qu’on n’aime pas un membre de sa famille quand on a que 8 ans ?
Ce roman aborde une question rarement abordée avec les enfants, celle des conflits familiaux. Dans la famille d’Alfred, sa grand-mère est parvenue à imposer ses jugements sans que personne ne s’y oppose. Les parents d’Alfred étant souvent en déplacement, c’est à elle que revient la tâche de garder les enfants. Mais elle use et abuse de cette position et ne tarit pas de critique envers son petit fils ou ses parents. La révolte d’Alfred est celle que ses parents n’ont jamais osé mener des années durant contre cette personnalité toxique.
Si ces situations ont lieu dans beaucoup de familles, il est peu courant de rencontrer un tel franc-parler : Alfred ne se fait pas punir pour s’être opposé à sa grand-mère, il est normal de se rebeller contre une personne malfaisante, quel que soit son lien de parenté ou son statut. Ce court roman plaira aux jeunes lecteurs sensibles aux relations, parfois compliquées, entre les membres d’une même famille. Véritable plaidoyer pour la tolérance, il rappelle qu’il est parfois difficile d’aimer son prochain, même quand il est issu de la même lignée.

la fille qui avait deux ombresÉlisa, ne supporte plus sa grand-mère. Il faut dire que Rose se comporte comme un vrai chef de clan. Despotique, sans tendresse, elle ne rate pas une occasion de rappeler à sa fille et son beau-fils qu’ils vivent sous son toit avec leurs enfants et qu’ils doivent se plier à ses règles. Les parents d’Élisa se sont en effet installés dans le corps de ferme familial après avoir perdu leur emploi. La famille vivote, chacun cherche sa place, mais l’équilibre fragile est dangereusement menacé quand Élisa décide de se dresser contre le joug de la matriarche. En même temps, tout va de travers ces derniers temps : des objets changent de place mystérieusement, de vieilles lettres en italien refont surface, Rose prend des décisions délirantes… Il va falloir bien du courage à la jeune collégienne pour se confronter à la colère de sa grand-mère et découvrir quelles sont les blessures qu’elle a enfouies derrière son attitude de tyran domestique.
Dès les premières pages de ce roman, on s’installe, on se fait une place bien douillette, et on laisse la magie opérer. Ce roman est peuplé de personnages au magnétisme solaire, auprès desquels on se réfugie volontiers, comme Élisa le fait dans le grenier de la maison où elle s’est construit un petit théâtre. Les rapports humains sont décrits avec une finesse travaillée, mais jamais maniérée, à l’image des silences bienveillants entre Élisa et son père en tête à tête à la table du petit déjeuner, ou la protection distante qu’exerce son grand frère envers sa petite sœur au caractère entêté. Happé par cette famille, on embrasse également ses problèmes. Le mal-être d’Élisa résonne en chacun : elle souffre des non-dits qui accablent certaines familles, des rapports de force non résolus qui empoisonnent la vie familiale. La quête d’Élisa est comme une aventure intérieure dans une contrée méconnue et intime : celle de l’histoire de sa famille.
Le roman de Sigrid Baffert évoque la question des secrets de famille avec une grande subtilité. Il parle de transmission, de vieillesse, de la difficulté des rapports familiaux, d’amour, aussi… le tout dans une langue très imagée et dans un style aussi vif qu’intelligent. On quitte cette famille presque à regret au terme de la lecture. On aimerait prolonger les moments passés avec Jules, le grand-père, occupé à trouver la meilleure combinaison pour sa bière artisanale, on voudrait fouiner encore le grenier à la recherche d’un vieux chariot de Poste ou d’un buste de couture à remettre en état…
Un très joli texte qui allie humour, mystère, et surtout tendresse : une réussite !
Le même vu par Chez Clarabel et Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un ouvrage de Clotilde Bernos (Ram et Lila) et de Sigrid Baffert (Halb, l’autre moitié).

Alors, Alfred ?
de Clotilde Bernos
Bulles de savon
7,50 €, 140 x 190 mm, 96 pages, imprimé en République Tchèque, 2015.
La fille qui avait deux ombres
de Sigrid Baffaert
l’école des loisirs dans la collection Médium
15,80 €, 148 mm × 218 mm, 267 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

telle mere telle filleOn remplit les albums de naissance de nos bambins avec une attention de collectionneurs : « Ah, son premier sourire, et les premiers pas, son premier mot ! Qu’est-ce qu’elle était mignonne à cet âge-là ! » Les éditions Minus vous proposent de poursuivre l’expérience une fois vos enfants, en l’occurrence vos filles, devenues grandes. Pas toujours facile de garder de bons rapports mères-filles quand l’adolescence montre son nez ! Ce petit cahier a pour ambition de renouer le dialogue sous le signe de l’humour. Ce cahier à remplir à quatre mains revient sur les bons souvenirs (la maman se souvient du choix du prénom, de la naissance…), on compare ses enfances à une génération d’intervalle, on se dit des choses importantes (« ce que j’admire chez toi » contre « ce qui m’agace »), d’autres plus futiles. Lili Scratchy met son dessin pop au service d’un petit carnet qui déjoue les pièges du cliché. Le ton est toujours un peu décalé, à l’image de la liste des ressemblances à cocher par la mère « tu as le caractère du caniche de ta grand-mère, ou les pieds de ton père… ». On est loin de la vision un peu bête des fifilles qui prennent le vernis à ongles de leur maman ! Parfait pour passer entre mère et grande fille.
Telle mère, telle fille, de Lili ScratchyMinus éditions, collection Grand Minus, 2015.

Laura

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Petits livres, grandes histoires

Par 5 février 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des petits albums (donc à petit prix) avec des textes assez longs, donc des albums qui s’adressent plutôt, d’après moi, aux « grands » de 7-12 ans.

ce qu'il y avait sur limageJabbar était un vendeur itinérant. Il achetait ses marchandises quand la caravane arrivait puis partait dans les villages isolés revendre ce qu’il avait acheté. Cette fois-là, c’étaient des images que Jabbar avait acquises et parmi elles l’image d’une mystérieuse femme…
Ce qu’il y avait sur l’image… de Philippe Lechermeier est un magnifique conte oriental. Une histoire d’amour, un récit d’aventures. Le très beau texte est accompagné par les superbes illustrations de Charlotte Gastaut avec des planches pleine page (même si le petit format de l’album ne leur rend pas justice).
Un magnifique conte oriental magnifiquement illustré, un album pour s’évader.
Des extraits sur le blog Intemporel.

Les amants papillonsSon père l’avait décidé, Naoko quitterait le foyer et partirait étudier les bonnes manières. La jeune fille refuse d’obéir et décide de se déguiser en garçon pour apprendre la littérature. Sauf que Naoko rencontre le beau Kamo…
J’avais déjà lu cette histoire (dans une version assez différente), ici c’est Benjamin Lacombe qui raconte et illustre ce conte classique chinois, Les Amants Papillons, une belle histoire d’amour (qui ne plaira pas aux fervents défenseurs de La Manif pour tous…). Là aussi, très belles illustrations pleine page.
Un conte tragique, mais beau. Une belle histoire d’amour venue de Chine.
Le même vu par Les lectures de Liyah et par Œil d’ailleurs.

Monsieur PanMonsieur Pan était persuadé qu’il allait mourir. Chaque geste, pensait-il, pouvait lui être fatal. Aussi, quand il apprit que sa sœur était mourante, il se dit que lui aussi et n’alla pas à son chevet. Sa sœur mourut quelques jours plus tard, Monsieur Pan non, c’est donc lui qui eut en charge les enfants de sa sœur.
Monsieur Pan est signé Kressman Taylor (l’auteur d’Inconnu à cette adresse) et nous parle de la peur de vieillir et de mourir et des choses qui arrivent dans notre vie et la bouleverse. Ce très beau conte est illustré avec beaucoup de talent (comme d’habitude) par Princesse Camcam.
Une belle histoire sur la peur de mourir et sur les tours que nous joue la vie.
Le même vu par Chez Clarabel, Sous le feuillage et Enfantipages.

Jesus BeltzJésus Betz était né sans jambes et sans bras, sa mère ne savait que faire d’un tel enfant. Pourtant son destin allait être exceptionnel.
C’est un album assez étrange que nous proposent Fred Bernard et François Roca (qui aiment ces ambiances bizarres). Jésus Betz n’aura pas toujours une vie heureuse, loin de là, il va même vivre des choses assez tragiques… heureusement, tout ça se terminera bien. J’avoue avoir surtout été séduit par les illustrations de François Roca dont le travail est toujours extraordinaire.
Une sorte de Freaks (le chef d’œuvre de Todd Browning), et son univers étrange, version album pour enfants.
Le même vu par Chez Clarabel et Les lectures de Liyah.

charles prisonnier du cyclopeUne petite info pour finir, Charles le prisonnier du cyclope, le très bel album d’Alex Cousseau et Philippe-Henri Turin, vient aussi de ressortir en petit format. On vous avait déjà parlé de cette belle série (ici ou encore ) et si vous ne l’aviez pas encore, maintenant vous n’avez plus  aucune excuse !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqués plusieurs livres de Charlotte Gastaut (Le petit sapin, Les cygnes sauvages, Boucle d’Or & les 3 ours, Peau d’âne, PoucetteMon amie est princesse et Mais que fait la police ? ), de Princesse Camcam (Suivez le guide, promenade au jardin, Une rencontre, Le jardin de Clara, Je danse à l’Opéra, L’album de famille, Marie de Paris, Marie voyage en France, Drôles de marchés ! et La fille aux cheveux d’encre), de Fred Bernard (Rose et l’automate de l’opéra, L’histoire de vraie de Kiki la tortue géante et L’histoire vraie de Ralfone l’orang-outan), de François Roca (Le papa de Simon, Rose et l’automate de l’opéra et Les mille et une nuits), d’Alex Cousseau (Charles apprenti dragon, Les mammouths, les ogres, les extraterrestres et ma petite soeur, Les Frères Moustaches et Charles à l’école des dragons) et de Philippe-Henri Turin (Charles apprenti dragon et Charles à l’école des dragons). Retrouvez aussi notre interview de Princesse Camcam.

Ce qu’il y avait sur l’image…
Texte de Philippe Lechermeier, illustré par Charlotte Gastaut
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95 €, 150×192 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2014 (première édition 2005).
Les amants papillons
de Benjamin Lacombe
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2007).
Monsieur Pan
Texte de Kressmann Taylor, illustré par Princesse Camcam
Autrement dans la collection Fil Rouge
5,20 €, 160×190 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2014 (première édition 2008).
Jésus Betz
Texte de Fred Bernard, illustré par François Roca
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2002).
Charles prisonnier du cyclope
Texte d’Alex Cousseau, illustré par Philippe-Henri Turin
Seuil Jeunesse dans la collection Seuil’issime
5,90 €, 150×190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015 (première édition 2012).

À part ça ?

«Ce n’est pas facile d’entrer dans une librairie en demandant un livre sur le terrorisme.», une interview de Carl Norac et Vanessa Hié sur le blog des librairies sorcières.

Gabriel

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