La mare aux mots
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Vincent Cuvellier

Vive les forts caractères !

Par 7 mars 2016 Livres Jeunesse

Le point commun entre les livres du jour ? Une vraie plume et des personnages aux caractères bien trempés.

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Un peu de poésie !

Par 16 juin 2015 Livres Jeunesse

Les farfelusFaites-vous partie de ces gens que l’on peut qualifier de « farfelus » ? Pour le savoir, suivez le guide : les farfelus prennent soin des petites choses, applaudissent les deux équipes d’un match, tirent la langue aux enfants pour les faire rire, parlent aux plantes, dansent dès qu’ils en ont envie et surtout, choisissent toujours l’autre chemin. Alors, vous en êtes ou pas ?
Tout en bleu et jaune, cet album est d’une délicatesse rare. Le texte et l’illustration se complètent, de sorte que vous ne saisirez la portée ni de l’un ni de l’autre si vous les parcourez sans vous y arrêter : laissez votre côté farfelu découvrir les moindres détails de ces dessins au trait qui ont tant de choses à dire. Un album poétique qui célèbre les petites excentricités dont on a tous besoin !
Des extraits sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette et La Soupe de l’espace.

De la tarte au citronMustella et son saint-bernard, Montagne, vivent à côté de Chérie-Coco, qui passe son temps à cuisiner des tartes au citron, et Vieille, une dame d’au moins cent ans qui sert du thé à ses 125 chats. Mustella a un livre, « Histoires à dormir debout », dans lequel un petit magicien traverse l’univers sur une météorite. Un jour que Mustella et Chérie-Coco disputent une partie de badminton, ce petit magicien débarque… Et Mustella le suit. Dans le désert, dans la forêt, sur le dos d’un crocodile, dans un cirque où tout le monde porte un masque…
Fanny Ducassé avait déjà séduit avec l’album Louve, elle ne nous déçoit pas avec ce nouvel ouvrage. La couverture est particulièrement réussie : j’adore le rendu au toucher et l’effet visuel. Sous-titré « une histoire à dormir debout », il nous emporte dans un récit qui n’a ni queue ni tête (on se croirait presque dans un rêve), mais on s’en fiche, parce qu’il est beau, poétique et sensible. Un petit album vraiment réussi !
Des extraits sur le site de l’illustratrice et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par Gaëlle la libraire, La Soupe de l’espace, Le Tiroir à histoires et Un petit bout de ma bib(liothèque).    

Debout, petit paresseux !Pensant se débarrasser des envies d’animal de compagnie de sa fille, une maman répond : « Tu peux choisir l’animal que tu veux, tant qu’il ne faut ni le promener, ni le baigner, ni le nourrir. » Dans ce cas, ce sera… un paresseux bien sûr ! Baptisé Rapido, le paresseux sera fidèle à sa réputation : endormi, lent, pas réactif du tout ! Même pendant son propre spectacle organisé à son insu !
L’histoire un peu farfelue (on ne peut pas vraiment adopter un paresseux, hein ?) est très touchante, très mignonne : on reconnaît bien les lubies un brin étranges des enfants ! La dernière page est particulièrement adorable. La couverture n’est pas très attirante je trouve, mais prenez le temps d’ouvrir l’album : les illustrations intérieures sont vraiment magnifiques ! Faites à l’aquarelle, il en ressort une grande douceur qui s’accorde parfaitement avec l’histoire et ses personnages.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

J'aime pas les clownsLors d’une sortie au cirque, une grand-mère raconte à son petit-fils sa propre sortie au cirque des années plus tôt, deux ans après la fin de la Seconde Guerre monde, dans un Berlin ravagé par les bombes et les combats. Un cirque d’après-guerre, avec un chapiteau tellement troué qu’il laisse voir les étoiles, un cheval boiteux, un funambule sans bras et des clowns ! Mais la petite fille n’aime pas les clowns, et elle ne comprend pas pourquoi sa mère veut absolument l’emmener dans la roulotte du grand clown. C’est que celui-ci, avec son costume tout blanc avec des étoiles, ce n’est pas n’importe quel clown…
Voilà un très bel album intergénérationnel ! Alternant deux époques, il met en scène un dialogue dans lequel on n’entend que la voix de la mamie, qui nous livre son témoignage très émouvant de l’après-guerre : les ruines, la solitude, l’absence d’un être cher parti à la guerre… Les illustrations de Rémi Courgeon sont très réussies : les teintes choisies sont parfaites pour ce retour en arrière mélancolique.
Publié à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la Commémoration de la Seconde Guerre mondiale, cet album complète la trilogie de Vincent Cuvellier, commencée avec L’Histoire de Clara et Je suis un papillon.
Le même vu par Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Vincent Cuvellier (Je suis un papillonLes socquettes blanches, La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre et Émile se déguise) et de Rémi Courgeon (L’OizochatBrindilleGros ChagrinLe grand arbre et autres histoiresContes d’Afrique, Pieds nusToujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley). Retrouvez aussi notre interview de Rémi Courgeon.

Les farfelus
de Miguel Tanco
Les fourmis rouges
13,80 €, 181×247 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2015.
De la tarte au citron, du thé et des étoiles
de Fanny Ducassé
Éditions Thierry Magnier
11,90 €, 105×205 mm, 205 pages, imprimé en Italie, 2015.
Debout, petit paresseux !
Texte de Jenny Offil (traduit par Benjamin Kuntzer), illustré par Chris Appelhans
Circonflexe, dans la collection Albums
13 €, 291×248 mm, 34 pages, imprimé en Chine, 2014.
J’aime pas les clowns
Texte de Vincent Cuvellier, illustré par Rémi Courgeon
Gallimard Jeunesse Giboulées
13,50 €, 225×295 mm, 32 pages, imprimé en Europe, 2015.

Marie

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Parler de sujets graves

Par 26 octobre 2013 Livres Jeunesse

Deux époques, deux sujets graves, deux albums pour en parler avec les enfants, même grands. Deux coups de cœur !

Je suis un papillonUn papillon éphémère ne vit qu’une journée. Il estime avoir de la chance puisqu’il va la passer avec les Hoffmann qui sont tous réunis au jardin pour un repas familial. Il y a notamment Clara, avec ses deux nœuds dans les cheveux. Des enfants qui courent, des saucisses grillées, un air d’accordéon, une sieste dans la chaise longue,… Le temps s’écoule paisiblement, et chacun profite de cette belle journée. Et soudain, l’ambiance change radicalement… Des hommes en costume beige, brassard rouge et cheveux rasés, font irruption dans le jardin. La musique cesse, tout le monde baisse la tête et le papillon assiste à de violentes scènes : le mobilier vole, les coups aussi… Seule la petite Clara réussira à désarmer, avec sa candeur, ces hommes violents.

Alors que l’histoire démarre de la manière la plus paisible qu’il soit et que l’on s’attend à un délicieux récit de repas de famille, plein de détails savoureux qui nous plongent complètement dans l’ambiance, la rupture est brutale. Aussi brutale que la détermination de ces soldats nazis qui viennent semer la terreur, affoler tout le monde, et dessiner une étoile sur le portail bleu… Racontée du point de vue d’un papillon, pour apporter à la fois recul, légèreté et gravité (oui, c’est possible de mélanger les deux), cette histoire m’a beaucoup émue. Vincent Cuvellier choisit ses mots avec justesse, il n’en dit ni trop ni trop peu pour que chacun se figure à son niveau les événements. C’est fort ! Les illustrations de Sandrine Martin sont quant à elles parfaitement adaptées à l’ambiance, à la fois simples, vivantes et détaillées. C’est un album original, qui s’intéresse à un sujet difficile abordé sous un angle différent et qui fait monter les larmes aux yeux.

paris-paradisMoussa part pour Paris-Paradis, capitale de la France ainsi surnommée pour l’eldorado qu’elle représente pour le jeune homme et ses compagnons de galère. Il devra pour cela traverser des villages, parcourir des pistes et des déserts. Plusieurs véhicules pour rejoindre la côte, puis le paiement de l’accès à la pirogue avec toutes ses économies et enfin, la traversée, si dangereuse, avec les vagues, les enfants qui pleurent, et les passagers qui ne savent pas nager. A l’approche des côtes françaises, ils sont remorqués, puis Moussa rencontre Chloé…

Malheureusement très tristement d’actualité, Paris-Paradis deuxième partie (le premier tome racontait la prise de décision du jeune garçon de quitter l’Afrique, mais on lit sans problème les albums de manière indépendante), raconte l’épopée de ces centaines de personnes qui chaque jour tentent d’arriver en France, dans des conditions souvent très difficiles. Rien n’est épargné : l’épuisement, la trahison de certaines rencontres qu’il croit d’abord bienfaisantes, la fragilité de la pirogue, la peur des autorités, et les premiers pas sur le sol français… Didier Jean et Zad, comme à leur habitude, savent traiter des sujets les plus graves, avec émotion et justesse, mais sans pathos. Le texte est très poétique, très fort, et les illustrations de Bénédicte Nemo simplement magnifiques. On ressent la force de Moussa, mais aussi la force des éléments, et la dureté de l’épreuve. C’est beau, ça me donne envie de lire rapidement le premier tome en attendant de découvrir un jour le troisième, qui est prévu.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Vincent Cuvellier (Les socquettes blanches, La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre, Emile se déguise), et de Didier Jean et Zad (Parle-moi Papa, Comme deux confettis, Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman et Les Artichauts).

Je suis un papillon
Texte de Vincent Cuvellier, illustré par Sandrine Martin
Gallimard Jeunesse Giboulées
12,50 €, 215 x 255 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
Paris-Paradis, deuxième partie
Texte de Didier Jean et Zad, illustré par Bénédicte Nemo
2 Vives Voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France sur papier issu de forêts durablement gérées, à l’aide d’encres végétales, 2013

A part ça ?

Mercredi dernier Gabriel a présenté sa première chronique radio dans l’émission Écoute ! il y a un éléphant dans le jardin, sur Aligre FM. Retrouvez bientôt l’émission en intégralité en suivant ce lien, et écoutez dès à présent la chronique grâce à l’onglet dédié sur le blog.

Marianne

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1903 et 1946

Par 31 août 2013 Livres Jeunesse

Un saut dans le temps au siècle dernier, ça vous tente ?
kako le terribleLe 15 Juillet 1903, un gardien du zoo du Jardin des Plantes de Paris a été attaqué par un hippopotame. Arrivé quelques années plus tôt d’Afrique alors qu’il était encore très jeune, l’animal divertissait le public, derrière les barreaux de sa cage et ne semblait pas malheureux. Mais c’était sans doute une impression : Kako reste un animal sauvage. Un jour, apeuré par les bruits effrayants de la ville en fête, et affamé à cause d’une panne de réveil du gardien, sa nature première ressurgit…

Délicat sujet que celui des zoos, d’autant plus ceux du début du siècle dernier… Inspirée d’un véritable fait divers, cette histoire rappelle à tous que les animaux sont avant tout faits pour vivre dans leur milieu naturel, aussi précautionneux soient les lieux qui les accueillent. Emmanuelle Polack raconte cela de manière très neutre, en se contentant de relater l’arrivée de l’animal,  ses premières années, et enfin le drame. Pas de pathos, ni dans un sens ni dans l’autre, mais chacun se fait sa propre opinion. Il y a une ambiance particulière, qui nous plonge vraiment dans le Jardin des Plantes de l’époque (même si vous me direz, aucun de nous n’était né…). Je pense que c’est également grâce aux très belles illustrations de Barroux, mêlant dessins pleins de mouvements et collages d’anciennes photos (pour former l’hippopotame), le tout dans une unité de couleurs. Intéressant, pas larmoyant, c’est une réussite ! Et puis, ça faisait un moment que je ne vous avais pas parlé des hippopotames, ça me manquait !

les socquettes blanchesEn 1946, à Paris, deux bandes d’enfants s’affrontent, pour défendre leurs terrains de jeux respectifs. Les Socquettes Blanches ce sont les filles, et Les Chats Crevés, les garçons. On se bat, on se chamaille, on élabore des plans pour protéger son camp ou son terrain vague,… C’est de bonne guerre ! Mais lorsque tous apprennent qu’un promoteur immobilier lorgne sur leurs territoires, adieu les disputes ! Ils se rassemblent, oublient leurs rancœurs et ne font plus qu’un face à ces adultes irresponsables. Garçons, filles, tout le monde se serre les coudes !

Cette fois encore, on plonge vraiment dans l’ambiance de l’époque, période d’après-guerre qui porte encore les stigmates de plusieurs années de combat. Les expressions, les jeux, les vêtements, les références historiques, on fait vraiment un bond en arrière. Et les belles illustrations d’Alexandra Pichard (illustratrice que je découvre avec beaucoup d’intérêt), au style rétro, à la fois simples et vivantes, y sont pour beaucoup. Vincent Cuvellier (que j’apprécie beaucoup décidément) écrit pourtant bien de nos jours, en 2013, avec sensibilité et tendresse. Je pense que certains termes ou certains éléments de l’histoire, trop en lien avec l’époque, échapperont aux plus jeunes, mais il n’en demeure pas moins qu’on a affaire à une belle histoire sur l’enfance. Ce moment de la vie qui nous ferait déplacer des montagnes, où tous les événements prennent des airs d’aventure !

Quelques pas de plus…
Kako le terrible chroniqué par Les lectures de Kik.

Nous avons déjà chroniqué d’autres livre de Vincent Cuvellier (La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre, Émile se déguise), Alexandra Pichard (Muette, Nina et les oreillers), Emmanuelle Polack (Rose Valland, l’espionne du musée du jeu de paume), Barroux (La rentrée de Noé, Histoires pour se poiler).

Kako le terrible
Texte d’Emmanuelle Polack. Illustrations de Barroux
La joie de lire
14,90 €, 267 x 207 mm, 26 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
Les socquettes blanches
Texte de Vincent Cuvellier. Illustrations d’Alexandra Pichard.
Gallimard Jeunesse Giboulées
14,50 €, 230 x 290 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2013

Marianne

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Ça pique un peu…

Par 27 mai 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on s’intéresse à des livres que j’adore, ceux à l’humour un peu piquant, loin de toute mièvrerie. Ce genre d’album qui fait autant marrer les parents que les enfants.

On commence avec un tout nouveau héros, Kiki de Vincent Malone.

kiki king banquiseTout commence sur la banquise, quand un pingouin fit un clin d’œil coquin à une madame pingouin… et c’est le coup de foudre ! De cette union naît Kiki, un petit pingouin énergique et casse-cou. Mais un jour, suite à un craquement de banquise, Kiki est séparé de ses parents… le voilà parti pour de grandes aventures !

Le 1er épisode de la série culte encore inconnue ! nous prévient le bandeau, Kiki King de la banquise est un album très drôle, complètement crétin (dans le bon sens du terme, si si y’en a un). On rit vraiment des jeux de mots, des situations,… Il y a des tas de petit plus comme un avant-propos très drôle « ce qu’il faut savoir par cœur pour comprendre », une frise historique sur laquelle est placée la vie de Kiki. Vincent Malone joue avec les sons et son texte est bourré d’allitérations (Là, Kiki fait le casse-cou avec une catapulte et des cailloux), Jean-Louis Cornalba truffe ses images de petits détails drôles, bref on se marre bien en lisant Kiki King de la banquise (et y’a même des petits messages écolos) !

Kiki fait cacaOh Kiki est bizarre… il est rouge et crispé… mais que se passe-t-il ? Il reste bloqué, accroupi et pendant ce temps des requins passent et repassent sous sa mini-banquise… Ah… Kiki fait caca…

Je vous raconte un peu la chute de Kiki fait caca dans mon résumé mais elle est dans le titre ! On retrouve le même humour, le même grain de folie dans la suite des aventures de Kiki (ici le bandeau prévient Si vous avez aimé Huis clos de Jean-Paul Sartre, vous allez adorer Kiki fait caca !), et je dirai même que ce tome 2 est plus drôle que le tome 1 (mais je suis très humour sur le caca…). Et puis qui ne s’est pas demandé pourquoi son enfant avait arrêté toute activité et paraissait tout à coup hyper concentré… jusqu’à s’apercevoir qu’il allait bientôt falloir changer sa couche… ?

Kiki king de la naquiseUn nouveau héros, une nouvelle série dans laquelle Vincent Malone ose tout (faire des référence au tome 2 dans le tome 1, des bandeaux absurdes, des requins coprophages (oui on apprend aussi du vocabulaire),…) et ça fait drôlement du bien ! Le tome 3 arrive… vivement !

Dans Kiki fait caca, le narrateur s’adresse au personnage principal qui fait face au lecteur, principe que j’adore et qui est aussi utilisé dans les Emile.

Emile se déguiseC’est carnaval, faut se déguiser ! Emile n’a pas envie… si c’est pour être encore en prince charmant ou en tomate… on le comprend ! Allez Emile fait un effort… ok Emile veut bien mais c’est lui qui choisit son déguisement !

Avec Emile on ne s’ennuie jamais, on ne devine jamais ce que va nous faire ce petit garçon ! J’adore ce personnage (je vous avais déjà parlé de Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), c’est drôle, bien écrit, décalé,… c’est une des meilleures séries actuelles (ce n’est pas un hasard si le premier tome a reçu le prix sorcière). Un album plein d’humour, c’est comme ça et pas autrement !

LES SOEURS TSSSForcément quand on parle d’humour piquant on pense à Estelle Billon-Spagnol !

Ne croyez pas la première page de cet album, non les sœurs Tsss ne sont pas deux petites filles absolument charmantes (d’ailleurs quelqu’un a eu la bonne idée de rajouter « faux » sous le texte), les sœurs Tsss sont plutôt des pestes qui la ramènent en permanence, savent tout mieux que tout le monde et se moque du physique de leur camarades… alors vraiment il faudrait être tordu pour les trouver absolument charmantes !

soeurs TSSSAh que j’aime les albums avec des pestouilles comme Les sœurs Tsss (ou comme Emile), des personnages hilarants en albums mais qu’on ne souhaiterait pas avoir comme enfant (quoiqu’un peu de caractère c’est bien aussi). Et qui sait mieux qu’Estelle Billon-Spagnol les croquer ? Un album très drôle, légèrement politiquement incorrect comme on les aime. Entrez dans l’univers des sœurs Tsss, vous ne le regretterez pas. Quoique…

Avril le poisson rougeAvril est un poisson rouge qui a eu une adolescence difficile (ses parents étaient aqualitiques), il aimerait s’enfuir de son bocal.

Avril, le poisson rouge est aussi un album très drôle, assez difficile à résumer (comme vous pouvez le voir plus haut…). Chaque planche est hilarante (et très graphique). Quelques exemples pour que ça soit plus parlant, quand on nous dit que ses parents sont passés à autre chose on voit deux sushis à côté du bocal d’Avril, un canard en plastique flotte dans le bocal quand on nous dit qu’il aimerait dompter des bêtes sauvages,… c’est subtil, drôle, piquant et très esthétique. Je suis fan d’Avril.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Vincent Malone (Papa, Houêtu ?, Maman  Houtuva ? et Quand Papa était petit y avait des dinosaures),  Vincent Cuvellier (La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre), Ronan Badel (Bob le loup, Émile veut une chauve-souris, Émile est invisible, Émile fait la fête, Émile veut un plâtre, La mémé de ma mémé, Tout ce qu’une maman ne dira jamais et Le pépé de mon pépé) et Estelle Billon Spagnol (La planète des mius, Ti-Jack, Chiche !, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, 5h22, Petit Lagouin, Le jardin du secret, Jacotte, Le petit bois du dimanche soir, À table et Mister Mok. Nous avons aussi interviewé Estelle Billon-Spagnol.

Kiki King de la banquise
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse dans la collection L’ours qui pète
8,90€, 217×219 mm, 38 pages, imprimé en Italie, 2013.
Kiki fait caca
de Vincent Malone, illustré par Jean-Louis Cornalba
Seuil Jeunesse
dans la collection L’ours qui pète
5,90€, 166×168 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013
Emile se déguise
de Vincent Cuvellier, illustré par Ronan Badel
Gallimard Jeunesse dans la série Emile
6€, 175×206 mm, 24 pages, imprimé en France, 2013.
Les soeurs Tsss
d’Estelle Billon-Spagnol
Auzou dans la collection Auzou-bidule
6,50€, 190×145 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013
Avril le poisson rouge
de Marjolaine Leray
Actes Sud Junior
11,50€, 157×158 mm, 40 pages, imprimé en France, 2013

A part ça ?

We are familyEt puisqu’on parle d’humour pour les enfants… parlons d’humour pour les grands… à propos des enfants. We are Family est une BD qui vient de sortir, écrite par Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, elle nous parle du quotidien d’un couple et de leurs deux fils (communément appelés Têtard et Mini Troll) et c’est tout simplement hilarant. Hilarant mais pas seulement, car entre les sorties gênantes des enfants en public, leurs réparties qui nous laissent sans voix et les scènes tordantes du quotidien (sur le papier, car un peu plus crispantes quand on les vit) il y a les scènes de tendresse (ah quand un enfant vous dit qu’être près de vous lui donne des petits frissons ou qu’on est son gros cœur de la galaxie...). We are Family n’est vraiment pas que drôle, on y reconnaît parfaitement nos quotidiens avec nos enfants, parfois attendrissants parfois crispants. Marie Pavlenko nous livre ses petites anecdotes qui sentent le vécu, qui nous font sourire, nous mettent une larme au coin de l’oeil… et nous font nous sentir moins seuls. Une des plus jolies BD que j’ai lu sur le sujet, parce que ses auteurs n’ont pas essayé de faire de l’humour à tout prix, à toutes les pages, mais vraiment nous parler du quotidien, de nos vies.
Vous pouvez lire les premières planches sur le site Bedetheque.com.
We are family de Marie Pavlenko, illustrée par Teresa Valero, Delcourt, 13,95€, 2013.

Gabriel

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