La mare aux mots
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Vincent Farges

De la musique

Par 26 novembre 2018 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

Aujourd’hui, je vous propose une chronique musicale. Des CD ou des livres-CD pour chanter et danser… tout en faisant le tour du monde ! Demain, vous pourrez lire une suite à cette chronique : des CD et livres-CD pour écouter des histoires.

Le colibri chante et danse
Sélection musicale et illustrations de Mariana Ruiz Johnson, avec la participation de Grupo Cántaro
La Montagne Secrète
19,50 €, 210×210 mm, 65 pages, 39 min. env., imprimé à Hong Kong, 2018.
Shanta, voyage musical en Inde
Textes de Caroline Chotard, musiques de Zaf Zapha, illustrations de Charlotte Cottereau
LaCaZa Musique dans la collection Tout s’métisse
18 €, 180×210 mm, 56 pages, 45 min. env, imprimé en Union Européenne, 2018.
Comptines de cajou et de coco
Collectage de Nathalie Soussana, réalisation musicale de Jean-Christophe Hoarau, illustrations de Judith Gueyfier
Didier Jeunesse dans la collection Comptines du Monde
23,80 €, 274×274 mm, 60 pages, 46 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Maroc, comptines danses et berceuses
par Halima Hamdane et Zakariae Heddouchi
Arb Music
Autour de 15 €, 33 min. env., 2018.
Guinée, comptines danses et berceuses
par Sia Tolno
Arb Music
Autour de 15 €, 32 min. env., 2018.
Be Happy ! Mes plus belles comédies musicales
Livre écrit par Susie Morgenstern et illustré par Sébastien Mourrain
Didier Jeunesse dans la collection Livres-disques Classique & Jazz
23,80 €, 273×273 mm, 48 pages, 64 min. env., imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2018.
Zut fête Noël
de Zut
Dessous de Scène
Autour de 12 €, 31 min. env., 2018.
Minute papillon !
Chansons d’Alain Schneider, illustrations de Vincent Farges
Les éditions des Braques
18 €, 210×210 mm, 36 pages, 62 min. env., imprimé en Union Européenne, 2018.

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La chronique numérique : Machines à histoires

Par 8 mars 2015 Livres numériques, Numérique

Histoires farfeluesÀ la manière des livres oulipiens, Les Histoires Farfelues est une appli combinatoire. En créant personnages et décors, on met en route une machine à raconter des histoires. Et elles sont toutes plus farfelues les unes que les autres.
Comment ça marche ? Dès l’écran d’accueil, nous voilà face à un choix : quatre petits rectangles se présentent, deux lieux et deux personnages, divisés en deux parties et que l’on peut combiner à son gré pour créer des héros hétéroclites, soit six éléments que l’on peut associer. Au choix : la princesse dans un vaisseau spatial, le cow-boyLes Histoires farfelues en jupe, le rat avec des tentacules ou encore la sorcière-araignée. Rayon paysages, le choix est aussi vaste : champ de pâquerettes, espace interplanétaire, désert mexicain ou château des Carpates… Un clic sur « Raconter l’histoire » et le cadavre exquis animé commence. Les histoires sont animées et mises en musique. Il pourra y être question d’un homme masqué chaussé d’un unique soulier qui se téléportera vers un château où une sorcière tricotaitLes Histoires farfelues, et le tricot se transformera… en trampoline sur lequel ils passeront la journée. Ou bien un soir d’été, un fantôme bien habillé se dirige à bord de sa fusée vers une toile d’araignée sur laquelle une araignée vénéneuse faisait du pédalo, et c’est en ski nautique qu’ils sont rentrés. On peut aussi faire jouer le hasard en appuyant sur la roulette.
Et j’en pense quoi ? Les histoires créées Tip tapainsi n’ont ni queue ni tête, et pourtant, cela fonctionne ! Certaines sont drôles, d’autres bizarres, certaines incompréhensibles, toutes absurdes. On peut ainsi créer plus de 100 000 histoires. Un vrai kaléidoscope à composer et recomposer des histoires. Le concept est simple (comme la prise en main d’ailleurs qui est immédiate) mais très astucieux. On peut même couper le son et imaginer soi-même le texte qui pourrait se greffer sur les images combinées. Place au hasard et à l’imagination !
Bande annonce :

Tip tapUn imagier interactif, qu’est-ce que c’est ? C’est tip tap, un livre accompagné d’un CD-Rom (compatible PC et Mac), dont la nouvelle édition vient de paraître chez Hélium (la première édition datait de 2011 et avait déjà été chroniquée par Gabriel).
Comment ça marche ? Le livre en soi est un imagier assez classique qui aborde toutes les notions attendues : les formes, les couleurs, les saisons, les animaux, la végétation, organisées par lieux et par activités. Mais ce qui change tout, c’est l’appli qui l’accompagne. Le CD-Rom permet d’installer une application sur son ordinateur. On tape les mots sur le clavier, en s’aidant du livre puisque seuls les mots qui y sont répertoriés fonctionnent, et l’image apparaît. Ainsi, on tape « cerf-volant », on valide en appuyant sur la touche « entrée », et un cerf-volant se met à tournoyer dans le vent sur l’écran. Mais ce cerf-volant, on peut véritablement le personnaliser en lui Tip tapattribuant une couleur (ou plusieurs), une taille (grand ou petit, minuscule ou énorme), et même une vitesse (rapide ou lent). Et l’on combine : on ajoute au tableau, un moustique, un ballon, une fille ou un garçon. On fait la pluie ou le beau temps, le jour ou la nuit. Si l’on se trompe de lettres en écrivant un mot, celles-ci se grisent pour nous inviter à réessayer. tip tap propose ainsi plus de deux cent mots à organiser pour créer des scénettes pleines de vie, que l’on peut enregistrer (il suffit de taper « enregistrer ») Tip tapou même imprimer. Le tableau mémorisé est fixe, il n’est animé que lorsqu’il est en train d’être élaboré. Dans l’application se cachent aussi des mots surprises. Essayez Zinzin, Boum, ou Hélium, vous ne serez pas déçus…
Et j’en pense quoi ? Le travail d’Anouck Boisrobert et Louis Rigaud est absolument formidable ! Ici, on adore Océano et Popville. Là aussi, les illustrations de cet imagier sont des merveilles : graphiques, composées d’éléments géométriques, et très colorées. Les scénettes créées sont délicatement animées, et sonorisées. C’est ludique, joyeux et poétique. Mais surtout tip tap permet à l’enfant d’inventer ses propres histoires, de composer ses tableaux, bref de recréer son univers. La nouvelle édition offre aussi la possibilité de jouer directement en ligne, sans passer par le CD-Rom. Il suffit de se rendre sur le site consacré au livre, de répondre à une question en s’aidant du livre papier, et on accède à l’appli.
Bande annonce :

Les Histoires Farfelues
Texte d’Eve Sarradet, illustrations de Vincent Farges
Tralalere
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,69 € (Android).
tip tap
d’Anouck Boisrobert & Louis Rigaud
Hélium
16,90 €, 190×235 mm, 64 pages, imprimé en Malaisie, 2014.

À part ça ?
Cette semaine, après la destruction des statues du musée de Mossoul il y a quelques jours, c’est le joyau archéologique de Nimroud qui a été détruit… au bulldozer par le groupe Louvre - Taureau androcéphaleDaesh. L’ancienne capitale assyrienne du IXe siècle avant Jésus-Christ, alors appelé Kalkhu, avait été mise à jour en 1844, et le trésor du Palais sans égal d’Assurnazirpal II, l’une des découvertes archéologiques majeures du XXe siècle, en 1989. Alors ce week-end, un petit tour au Département des Antiquités orientales du Louvre s’impose pour découvrir les magnifiques taureaux androcéphales ailés, les bas-reliefs représentants les batailles des rois assyriens, parce que lutter, c’est transmettre à nos enfants la culture, l’histoire, et le patrimoine de l’humanité, ou ce qu’il en reste. Parce qu’il s’agit du berceau de notre civilisation…

Erica

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Les invités du mercredi : Vincent Farges et Anne Loyer

Par 13 février 2013 Les invités du mercredi

Cette semaine je reçois un illustrateur que j’admire beaucoup, une des personnes que j’étais le plus pressé de rencontrer à Montreuil, Vincent Farges. Il fait un travail incroyable en utilisant chaque fois des techniques différentes. A Montreuil il m’a d’ailleurs fait une des plus belles dédicaces que j’ai (avec des collages, du dessin,…). En plus d’être talentueux c’est quelqu’un d’extrêmement sympathique, bref je suis heureux de vous proposer de mieux le connaître. A la suite de cette interview vous aurez la possibilité de gagner un de ses plus beaux livres, La princesse orgueilleuse. Ensuite je vous propose un tout nouveau rendez-vous, Parlez moi de… (qui vient remplacer Le tour de la question). J’avais eu cette idée de rubrique après avoir lu Candy (comme on n’interviewe pas deux fois les mêmes personnes je trouvais frustrant de ne pas pouvoir poser de question (en public en tout cas) à Anne Loyer sur son superbe roman. C’est donc logique que Candy inaugure cette nouvelle rubrique mensuelle. Avec tout ça je pense que vous allez passer un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Vincent Farges

Vincent FargesParlez-nous de votre parcours ?
J’ai toujours été fasciné par le dessin. Quand j’ai vu l’apparition de la 3d et les courts métrages animés du festival anima dans les année 1989, je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. J’ai mis un peu de temps à trouver le bon chemin, mais grâce à mes parents j’ai pu changer de direction et partir à Bruxelles faire l’école d’arts plastiques de Le garçon aux grandes oreillesSaint-Luc. Cela a été comme une renaissance. Finalement je ne fais pas de 3d mais je prends beaucoup de plaisir dans le dessin animé 2d et l’illustration.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
J’ai peu de souvenir de lectures marquantes. Enfant je crois que je passais beaucoup de temps à inventer mes propres histoires. Il y a bien un livre qui m’ait marqué quand j’étais en CP, mais je n’ai plus le titre. Je le cherche parfois, c’était l’histoire d’un personnage très grand et tout vert un peu à l’étroit dans une ville, enfin je crois. Adolescent je lisais des bandes dessinées, Franklin, Gotlib. J’ai dû lire aussi L’écume des jours en 3ème mais je n’y avais rien compris. Vian est aujourd’hui un auteur dont le surréalisme m’inspire beaucoup.

Ce qui me plaît dans votre travail c’est que c’est chaque fois différent, vous utilisez toutes sortes de techniques. Comment travaillez-vous, quelles recherches faites-vous ?
Un prof me disait qu’il aimait être un mercenaire de l’image. J’aime bien cette idée. La répétition m’angoisse quand elle est trop évidente, alors j’essaie un peu de changement à chaque livre, mais ça reste identifiable je crois.ARBRE-A-MUSIQUEcouv72dpi
Je n’ai pas de processus de travail très défini. Quand on me donne une histoire à illustrer je repense à quelques œuvres plastiques de tel ou tel artiste, puis je fais mes essais graphiques. Souvent le style que j’adopte n’a pas grand chose à voir avec l’artiste que j’ai consulté, mais je sais que cela m’a quand même influencé. Pour La princesse orgueilleuse, j’ai regardé quelques tableaux de Rothko, pour Les moitiés j’ai rouvert Hundertwasser, Matisse et Picasso pour L’enfant aux grandes oreilles. Il m’arrive aussi d’avoir croisé sur tel ou tel blog, un dessin, une peinture, une sculpture qui m’a marqué et je mets un peu de cette essence là dans mon univers.

Quels sont vos influences et les illustrateurs que vous aimez tout particulièrement ?
Mes influences sont plus dans le cinéma, la peinture, et l’art de rue que chez les illustrateurs. Je n’achète quasiment jamais de livre d’illustrations, je les survole rapidement en libraire. Évidemment cela doit m’influencer, mais je préfère puiser dans des domaines artistiques différents du mien.

couv-salomon-72dpiSi je ne me trompe pas vous travaillez uniquement avec Les éditions des Braques, pourquoi ce choix ?
Ce n’est pas vraiment un choix. Je suis salarié dans une des sociétés qui a construit Les éditions des braques et ils m’ont proposé de faire des livres. Je rêvais depuis longtemps de faire des livres d’illustrations. La chance m’a sourit.

Quels sont vos projets ?
Pour le moment je n’ai rien de prévu avec les Braques. Je continue mon activité salariée avec Tralalere et en loisir je m’amuse à faire des clips, des courts métrages (depuis 10 ans maintenant) avec un coéquipier.

Le site de Vincent Farges :
Sa bibliographie :

couv-princesse1J’ai proposé aux Éditions des Braques de faire gagner un album à l’occasion de cette interview et non seulement ils ont dit oui (en me proposant de faire gagner La princesse orgueilleuse qui est un album que j’adore) mais en plus ils m’ont proposé d’en faire gagner 3 ! Vous êtes des sacrés chanceux ! Alors si vous voulez gagner un de ces livres-DVD sur lequel on trouve un magnifique conte malien, je vous propose d’aller faire un tour sur la page Par ici les enfants du site des Éditions des Braques et de me dire quel est le coloriage, le fond d’écran ou l’affiche qui a votre préférence (une manière de vous présenter cette page qui va, j’en suis certain, ravir vos enfants). Vous avez jusqu’à lundi 20h, je tirerai au sort parmi les participants les 3 chanceux !


Parlez moi de… Candy

Un tout nouveau rendez-vous mensuel (qui vient remplacer Le tour de la question). Une fois par mois on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur, éventuellement son illustrateur et son éditeur. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. On commence avec Candy, le livre d’Anne Loyer qui m’a beaucoup marqué et que j’ai chroniqué ici.

CandyAnne Loyer : Pourquoi Candy ? L’avortement est l’un des sujets qui m’importent car il touche aux droits des femmes. Je ne me revendique pas pour autant féministe, mais je suis sensible à tout ce qui s’y rapporte. Le point de départ a été la position de Candy, la position physique, cette intrusion extérieure, cet abandon obligé de pudeur. C’est comme cela, par cette image que je voulais débuter. Très vite la forme du texte m’est apparue : un chapitre à l’hôpital, un chapitre qui raconte. Un court, un plus long, avec une progression qui inverse la donne. Les mots se sont relativement vite mis en place, je l’ai écrit d’une traite, portée par mon personnage, comme à chaque fois avec moi. C’est elle qui m’a  soufflé son histoire, son attirance pour Marc, son désir naïf et impatient pour lui, son retour à la réalité, brutal. Je souhaitais un texte court, au plus près de l’intime, sans référence à des parents, à une classe sociale. Je voulais que chacune puisse se retrouver ou s’imaginer vivre cela. Combien il est difficile de faire le choix, le bon choix, combien c’est difficile de l’assumer, de le vivre. Combien aussi il est tellement important de l’avoir ce choix, combien finalement pour elle il fait écho à sa liberté, combien il la libère…

Pour le publier j’ai immédiatement pensé à Marie Moinard. Je connaissais sa maison Des Ronds dans l’O, j’avais déjà échangé avec elle pour un autre projet et j’avais appris qu’elle voulait ouvrir une collection de romans ados. Je l’ai appelée pour lui en parler avant de lui envoyer, dans l’espoir qu’elle aimerait. C’était la première fois que je faisais cela (et la seule encore à ce jour!) et j’ai reçu un accueil formidable alors qu’elle n’avait même pas lu le texte ! Je lui ai envoyé en croisant les doigts et quelques jours plus tard, elle me disait oui. Elle l’a tout de suite adopté. Elle m’a simplement demandé de changer le nom de mon personnage. Je l’avais appelée Angie, c’était peut-être un peu trop marqué ! Nous avons opté ensemble pour Candy, un prénom doux, peut-être candide mais qui s’affirme au fil des pages, grandit à travers son histoire personnelle. Peut-être pas un prénom pour s’asseoir au premier rang de la classe comme lui fait remarquer Pietr, mais un prénom  qui réserve des surprises, une personnalité à découvrir ! Depuis sa sortie, je suis heureuse de voir que Candy laisse une forte impression à ses lecteurs. Marie Moinard la défend avec passion et les retours sont excellents. Espérons qu’elle continuera à toucher, à faire parler d’elle, à soutenir le choix de la vie…

Le mot de l’éditeur, Marie Moinard (éditions Des ronds dans l’O)
Anne Loyer m’a d’abord présenté son projet par téléphone. La partie roman chez Des ronds dans l’O n’étant pas encore très développée, elle m’a présenté le thème sachant que je publie des récits se positionnant clairement en faveur des droits des femmes. Elle a bien fait. Le texte m’a immédiatement plu. Au-delà du thème, j’ai aimé le style concis, direct, clair et spontané nécessaire pour ce genre d’histoire où il faut y aller, tout dire et se positionner avec ses choix propres sans culpabiliser. Nombreuses sont les personnes se permettant d’émettre des avis négatifs, culpabilisants, humiliants sur les femmes choisissant de pratiquer une IVG. Mais que savent ces gens de la vie des femmes ou des jeunes filles qu’ils critiquent ? Il est important que des écrits comme celui d’Anne paraissent et montrent la réalité. L’IVG est autorisée par la loi. Normalement, tout devrait fonctionner malheureusement, encore en 2013, la situation est critique – j’en ai parlé dans Clara, un récit dans le deuxième volume de la bande dessinée En chemin elle rencontre…  Que j’ai publié Candy est donc totalement cohérent. Il restait une légère hésitation en raison de la diffusion de ce livre auprès des libraires car Des ronds dans l’O est d’abord étiqueté éditeur de bandes dessinées et d’albums jeunesse. Par chance mon diffuseur m’a assuré qu’il était possible de le faire et le fait est que ça a marché. L’accueil des libraires a été très bon. Nous avons eu des coups de cœur, de très bons articles de presse, une sélection dans le journal Elle parmi les 10 titres non sexistes à offrir pour Noël et une place sur le podium de A l’ombre du grand arbre des 3 titres retenus pour l’année 2012. Ces réactions positives me donnent raison. J’ai bien fait d’accueillir ce titre et j’en suis vraiment ravie car il poursuit le travail que je fais à titre personnel en tant qu’auteure et en tant qu’éditrice sur les sujets concernant les violences faites aux femmes en France et dans le monde et il est magnifiquement écrit.
Et la couverture (que je trouve très belle) ?
Elle représente la liberté, l’insouciance, les forces de la jeunesse qui ne devraient pas être abîmées. Et puis la sobriété de la typo pour mettre en avant ces valeurs. La force de la couv c’est de mettre la vie en avant, la nature.

Anne Loyer est auteur.

Bibliographie sélective :

Vous pouvez retrouver Anne Loyer sur son blog d’auteur http://anne-loyer.blogspot.fr et sur son blog sur la littérature jeunesse, Enfantipages.

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De la Bretagne au Maroc

Par 25 juin 2012 Livres Jeunesse

Morgane est une petite fille pas comme les autres… elle est magicienne. Pas facile de maîtriser ce don quand on est une enfant, heureusement Merlin va être là pour l’aider. Seulement voilà Morgane n’est pas si aussi sage qu’elle y paraît…

Quel bonheur de retrouver un nouveau tome de La Table ronde (je vous avais parlé de Arthur, l’enfance d’un roi et de Merlin, l’enfance d’un enchanteur ici). Cette série est une pure merveille, je crois que c’est la série dont je suis le plus heureux de retrouver un nouveau tome à sa sortie et dont j’attends les suivants avec le plus d’enthousiasme. Tout est bon du texte aux dessins (les illustrations de Christelle le Guen sont merveilleuses !), en passant par l’histoire ou l’objet livre (les Éditions Millefeuille ont vraiment fait du beau boulot et ce nouveau livre est encore plus beau que les précédents avec sa couverture au vernis sélectif). On est entre l’album jeunesse et la BD, à la fin on retrouve une partie un peu plus documentaire sur Morgane. Amoureux de la Bretagne, de la magie ou des belles légendes jetez-vous de toute urgence sur cette série !

Comment faire quand on a honte de son fils ? Un hakem (gouverneur) a fait le choix de cacher le sien parce qu’il a de grandes oreilles. Nul ne doit savoir ! Seulement voilà… il faut bien lui couper les cheveux à cet enfant, et les coiffeurs voient ces longues oreilles ! Plusieurs d’entre eux vont se succéder car aucun ne va pas être capable de tenir sa langue… et tous vont avoir la tête tranchée ! Mais un jour un coiffeur moins bavard est engagé… Sauf qu’un tel secret est difficile à porter.

Ah quel bonheur de retrouver un bon livre-DVD chez Les éditions des Braques. J’avoue que j’avais été un poil déçu de leurs dernières sorties, mais c’était aussi en comparaison avec les petits bijoux qu’ils avaient sorti avant. Ici je suis à nouveau tombé sous le charme. Il faut dire que c’est Vincent Farges (L’arbre à musique, La fourmi et le roi Salomon et La princesse orgueilleuse, tous trois déjà sorti chez Les Braques) qui signe les illustrations et que sur le DVD c’est Ahmed Bouzzine (conteur du magnifique Fragment d’épopée touareg) qui conte l’histoire… et quelle histoire ! Ce conte de la tradition orale du Maroc est une merveille. On y parle de la différence mais aussi du secret, de l’acceptation de soi et de celle des autres. À la fin du livre on trouve des informations passionnantes sur le Maroc (la langue, les jeux, l’école, les contes,…). Le DVD est comme toujours chez Les Braques une vraie réussite, pas juste un petit gadget ajouté au livre. On retrouve l’histoire en dessin animé ou juste le conte avec les images du livre (en français et en arabe), Ahmed Bouzzine qui parle du Maroc, de son enfance, de son amour des contes (et que cet homme est passionnant !), une petite interview de l’adaptateur de l’histoire et un making of des illustrations (deux courtes vidéos passionnantes ou Vincent Farges montre comment il crée à partir de collage ou de peinture dans l’eau). Une merveille je vous dis !

A noter que ce conte existe aussi en Bretagne et avait été traité dans Le roi cheval dont je vous ai parlé il y a peu (ici).

Quelques pas de plus…
Nos chroniques surArthur, l’enfance d’un roi et Merlin, l’enfance d’un enchanteur.
Extraits du DVD de Le garçon aux grandes oreilles.
Nos chroniques sur d’autres livres illustrés par Vincent Farges : L’arbre à musique, La fourmi et le roi Salomon et La princesse orgueilleuse.
Un autre conte dit par Ahmed Bouzzine : Fragment d’épopée Touareg.

Morgane, L’enfance d’une magicienne
d’Anne Ferrier, illustré par Christelle le Guen
Éditions Millefeuille dans la collection La table ronde.
12,70€, 40 pages, imprimé en France.
Le garçon aux grandes oreilles
Un conte traditionnel du Maroc adapté par Mohamed Bahi, raconté par Ahmed Bouzzine et illustré par Vincent Farges
Les éditions des Braques
18,30€, 36 pages, imprimé en France.

A part ça ?

Code Animal, une des meilleures associations de défense des animaux, lance un concours de dessin autour du thème « Les zoos en question ». Ils sortiront bientôt un album jeunesse pour sensibiliser le jeune public aux conditions de vie des animaux dans les zoos. Un sujet que je trouve hyper important et dont on parle peu. Plus d’informations ici.

Gabriel

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Des arbres, l’un géant et l’autre à musique.

Par 27 décembre 2011 Livres Jeunesse, Musique pour enfants

 Aujourd’hui on va parler d’arbres… mais d’arbres très différents, l’un est réel, l’autre imaginaire.

Jequitiba est un arbre géant de 1500 ans qui vit au Brésil. Dans la forêt de Carangole il est le seul à survivre, à ne pas être coupé. Il est trop gros pour les outils des hommes. Mais des ennemis vont quand même venir troubler sa tranquillité.

Voici un beau conte comme sait nous les offrir La montagne secrète. L’histoire racontée dans le livre est accompagnée par un cd de jolies chansons aux rythmes brésiliens qui le complètent. Dans le conte il est donc question de la vie de cet arbre, les chansons elles parlent de poulets et d’un cheval qui reçoivent un jour la lettre d’un homme nommé Galilée, il leur http://www.lamontagnesecrete.com/data/PhLivres560X175px/L_LeGeant.jpgécrit qu’il a trouvé un arbre géant et leur demande de le rejoindre à l’orée de la forêt. Les poulets et le cheval se mettent donc en route. Sur leur chemin ils vont assister à la naissance d’un papillon, rencontrer des chauves-souris qui vont tout leur dire sur leur espèce,… Une chanson raconte également l’histoire de Jequitiba. Ici on parle d’écologie et de la nature. Les voix douces de Bïa, Thomas Hellman, Monica Freire, Paulo Ramos, Richard Séguin et Georges Moustaki et les illustrations de Pierre Prat nous font voyager dans une extrême douceur. Si vous êtes sensibles aux musiques brésiliennes c’est le livre-CD qu’il vous faut ! Plus d’infos, des extraits etc ici.

Dans L’arbre à musique, il s’agit d’un tout autre arbre…

Le héros de cette histoire se souvient de son enfance, il vivait dans la peur car, avec ses parents, il devait fuir. Un jour ils l’ont confié à une institutrice qui l’a caché et lui a fait changer de nom.

Vous l’aurez compris cette histoire raconte l’histoire d’un enfant juif dans la France occupée de la seconde guerre mondiale. Le sujet est dur, les sous-entendus lourds de sens pourtant le livre-disque est très joyeux. Le texte est bourré d’humour et la voix de Jacques Haurogné et son enthousiasme rendent tout ça plus léger. Mais surtout le récit est entrecoupé de chansons empruntées au répertoire de Francis Lemarque qui mettent beaucoup de gaité dans l’histoire. Tout s’emboîte parfaitement, les chansons ont un rapport avec le texte et le texte avec les chansons. C’est une magnifique histoire comme je les aime, basée sur notre histoire, sur ce qui s’est passé il n’y a pas si longtemps dans notre pays. Pour ne pas oublier. Le livre est magnifiquement illustré par Vincent Farges dont je vous parlais encore avant hier ! Il met en image le texte de façon très poétique, très imagée (les avions qui survolent l’enfant en fuite ont une forme humaine avec une bouche ouverte sur des dents qui semblent vouloir manger le héros, à l’école on donne un masque aux enfants,…) Mais le côté imagé est aussi dans le texte, comme par exemple cet arbre à musique (lieu où on se réfugie quand on ne peut pas s’en aller). Les messages codés de radio Londres sont aussi prétexte à de jolis délires. Les chansons de Francis Lemarque n’ont pas l’air de sortir de la naphtaline, et tout ça est parfaitement réjouissant. En fin d’ouvrage une partie plus documentaire sur les débuts de la guerre, la France occupée, les fausses identités et messages codés. Encore un bien bel album édité par les géniales Éditions des Braques. Plus d’infos et des extraits : ici.

Le géant de la forêt d’Hélio Ziskind, illustré par Pierre Prat.
La montagne secrète, 19€50

L’arbre à musique de Jacques Haurogné et Xavier Lacouture, illustré par Vincent Farges, chansons de Francis Lemarque.
Les Éditions des braques, 18€

Public : A leur lire / Lecteurs débutants (pour L’arbre à musique il est précisé 5/9 ans)

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A part ça ?

Depuis une semaine, Gudule raconte sur son blog de grands moments de solitude et c’est très drôle. Ça se passe ici : http://gudule.over-blog.com.

Gabriel

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