La mare aux mots
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Violence conjugale

Des histoires fortes

Par 31 janvier 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente un roman et un recueil de nouvelles. Le point commun entre ces deux livres ? Vous allez avoir du mal à laisser partir les héroïnes de ces histoires, elles vont rester avec vous pour un moment.

Un si petit oiseau
de Marie Pavlenko
Flammarion
17,50 €, 152×240 mm, 393 pages, imprimé en Espagne, 2018.
Sur le dos de la main gauche
d’Anahita Ettehadi
Le Muscadier dans la collection Rester Vivant
9,50 €, 140×190 mm, 86 pages, imprimé en Union Européenne, 2017.

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Drôles de pouvoirs

Par 20 février 2018 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux petits romans très réussis : le premier nous embarque à la rencontre d’une drôle de famille d’enchanteurs, tandis que l’autre met en scène un petit garçon se découvrant un bien étonnant pouvoir…

Philibert Merlin, apprenti enchanteur
Texte de Gwladys Constant, illustré par Juliette Barbanègre
Le Rouergue dans la collection Dacodac
9,50 €, 140×189 mm, 107 pages, imprimé en France, 2018.
Papa de papier
de Nadia Coste
Syros dans la collection Tempo
6,95 €, 120×180 mm, 128 pages, imprimé en France, 2018.

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Les ombres du passé

Par 22 août 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux romans forts.

N’y pense plus, tout est bien
de Pascale Maret
Thierry Magnier
11,50 €, 140×220 mm, 176 pages, imprimé en France, 2016.
Les fragiles
de Cécile Roumiguière
Sarbacane dans la collection Exprim’
15,50 €, 135×215 mm, 197 pages, imprimé en Bulgarie, 2016.

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La vie n’est pas toujours facile

Par 10 novembre 2012 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente deux livres qui montrent qu’une fois de plus, la littérature jeunesse est un formidable moyen de parler de sujets difficiles aux enfants.

On commence avec Un rêve sans faim, un très bel album pour enfants. Il s’agit d’un recueil de poèmes de François David qui traitent de l’inégale répartition des ressources mondiales, de la famine, de la mal-nutrition, des éléments humains mais aussi climatiques à l’origine de ce fléau, mais aussi de l’espoir suscité par la spiruline, cette algue très nourrissante. Le style des textes est très varié d’une page à l’autre, et c’est donc à la fois agréable à lire et instructif. L’autre force de ce bel objet réside dans les illustrations à base de montages et de photographies d’Olivier Thiébaut, très originales. Une manière un peu différente de traiter avec les enfants de cette question malheureusement d’actualité. A noter que sur chaque exemplaire vendu, 1 euro sera reversé à l’ONG Sharana, qui mène des projets de développement en Inde.

On continue avec Les Artichauts, un album pour enfants très émouvant. Momo Géraud y aborde un sujet délicat : les violences conjugales, et particulièrement leurs conséquences pour les enfants. Grâce à un récit à la première personne, on vit la soirée ordinaire d’une petite fille qui craint tous les jours pour sa mère. Elle nous raconte chaque petit détail du repas familial, puis les éclats de voix, le poing sur la table, et enfin, l’explosion. Le temps semble suspendu, figé, à l’image de cette enfant, prostrée, qui observe le trajet de la vinaigrette dans son assiette pour occuper son esprit et attendre la sentence… Puis, quant vraiment l’orage est trop fort, elle s’échappe. Elle s’évade dans des rêves de vie plus sereine, plus douce, où elle aura sa propre maison, sa propre famille, et de l’amour pour elle et ses enfants.

Le texte, constitué de phrases courtes directement issues des pensées de l’enfant est vraiment prenant. On sent le malaise s’immiscer, la peur monter, et l’esprit s’échapper avec la dispute et les coups en fond sonore. En plus, les grandes illustrations de Didier Jean et Zad sont fortes également : très suggestives, elles ne montrent pas tout (on ne voit par exemple jamais le visage du père), mais en disent suffisamment pour compléter le texte. L’histoire est suivie d’une postface du Dr Roland Coutanceau, d’un texte qui permet d’identifier les différents types de violences, et des contacts utiles pour les victimes, à la fois adultes et enfants, qui même sans être eux-même violentés, peuvent profondément souffrir de ces situations.

Quelques pas de plus…
Retrouvez la chronique de Les Tartines de Ket-Cheupe de Marie-Sabine Roger, qui traite de la violence sur un enfant cette fois-ci et Les souliers écarlates sur la violence faite aux femmes.
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de François David : Les bêtes curieuses, Georges Brassens avec à la lèvre un doux chant et Vole Vole Vole.

Un rêve sans faim
de François David illustré par Olivier Thiébaut
Motus
14 €, 245×245 mm, 48 pages, imprimé en Italie
Les Artichauts
de Momo Géraud illustré par Didier Jean et Zad
2 Vives Voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220×320 mm, 40 pages, imprimé en France

A part ça ?

Peut-être que le MUMO, Musée Mobile passe près de chez vous ! Pour le savoir, rendez-vous sur le site de ce projet innovant !

Marianne

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Femme fragile et femme forte

Par 8 octobre 2012 Livres Jeunesse

Un seigneur puissant avait épousé une femme aussi fragile qu’il était fort ainsi se sentait-il encore plus fort et pour que ce sentiment augmente il la malmenait, la frappait. Bien-sûr pas pour son propre plaisir, lui expliquait-il mais pour son bien à elle… Malgré les cadeaux dont la couvrait le seigneur pour se faire pardonner, la jeune fille était malheureuse et se transformait physiquement. Aux gens qui s’étonnaient de ce changement le seigneur prétextait que cette sale mine venait du petit pois qu’elle gardait sous son matelas. Mais un jour la poupée demanda des souliers écarlates et grâce à eux… elle réussit à s’évader la nuit… jusqu’à ce que le seigneur ne le découvre…

Il fallait le tact et la finesse des mots de Gaël Aymon pour parler d’un sujet aussi grave que celui des femmes battues et réussir à en faire une belle histoire. Alors bien-sûr c’est une histoire dure mais pleine d’espoir, et les contes sont souvent durs. D’ailleurs les Contes d’un autre genre de Gaël Aymon, sont assez proches des contes classiques, car ceux-ci aussi comportaient souvent des éléments horribles, que l’on a gommés avec le temps comme si les enfants n’étaient pas capables de les entendre. Comme dans ces vieux contes, Gaël Aymon glisse des choses réelles, de nos quotidiens dans des éléments fantastiques, ce côté fantastique fait d’ailleurs que ce n’est pas trop plombant, qu’on s’échappe de la réalité. Ici la jeune fille réussira à s’évader en claquant trois fois des talons telle Dorothy pour passer dans un monde où elle veut fuir. L’histoire peut être aussi lue à un autre degré… Comme dans Le magicien d’Oz, ce monde existe-t-il vraiment ? N’est-ce pas une échappatoire où la jeune fille s’évade en pensée ? Toujours est-il que l’histoire est superbe et captivante. Les illustrations de Nancy Ribard sont magnifiques. L’objet lui-même est très beau avec son dos toilé. Je le dis à chaque fois, mais décidément Gaël Aymon est un auteur à suivre de très près, c’est un des rares auteurs dont je ne veux louper aucun livre. Ici encore il nous transporte dans un conte merveilleux tout en nous parlant de choses graves. Le livre a d’ailleurs reçu le soutien de Amnesty International.

Il y a bien longtemps, dans la ville de Bianzhou, en Chine, une femme nommée Sansan avait une auberge. Personne ne savait d’où elle venait et d’où elle tenait sa richesse mais elle avait réussi a acquérir plusieurs maisons et de nombreux ânes. Son auberge était très fréquentée par les voyageurs et c’est ainsi que Zhao s’y arrêta lui aussi. Le jeune homme n’était pas du genre à participer aux bavardages et à boire comme les autres, ainsi quand il se coucha il était le seul à ne pas être ivre… et ce qu’il vu cette nuit-là allait répondre à bien des questions sur l’aubergiste…

Quel bonheur de retrouver un nouvel ouvrage des éditions HongFei ! L’auberge des ânes est un très bel album. L’histoire est un conte chinois du IXème siècle pour la première fois illustré et adapté en français, le précise le dos de couv’… et quel magnifique conte ! J’adore ce genre d’histoire traditionnelle avec une partie de magie, de sorcellerie. Les illustrations de Clémence Pollet sont très belles également, elles sont lumineuses, elles apportent beaucoup au récit et en font un album aussi captivant à lire qu’esthétique. Venez donc rencontrer Sansan mais attention… gardez l’œil ouvert cette nuit !

Quelques pas de plus…
Retrouvez Gaël Aymon en interview sur le blog et nos chroniques de ses autres livres : La princesse Rose-Praline, Une place dans la cour, Contes d’un autre genre et Giga Boy.
Les livres que nous avons chroniqués de Chun-Liang Yeh : Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde.

Les souliers écarlates
de Gaël Aymon, illustré par Nancy Ribard
Talents Hauts
13,80€, 195×260 mm, 24 pages, imprimé en Italie
L’auberge des ânes
de Alexandre Zouaghi et Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei dans la collection Contes de Chine
15,20€, 218×275 mm, 40 pages, imprimé à Taïwan

A part ça ?

Le week-end dernier j’ai vu un spectacle que je vous recommande si vous habitez Paris : Loulou par Les muettes bavardes à la Manufacture des Abbesses. Deux comédiennes et un musicien sur scène pour jouer Loulou et Tom, les fameux héros du livre de Grégoire Solotareff. Marionnettes, ombres chinoises, chant, danse, musique,… un spectacle complet qui captive les enfants (et les effrayent un peu parfois). On a passé un très bon moment. Ma fille, 4 ans, a adoré et nous a demandé, en sortant, quand on y retournait ! C’est jusqu’au 6 janvier 2013 (le spectacle a tellement de succès qu’il a été prolongé). Plus d’info sur la compagnie ici et sur la salle .

Gabriel

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