La mare aux mots
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Violence

Homophobies [CHRONIQUE EN LIBRE ACCÈS]

Par 15 mars 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose quatre romans qui parlent, chacun à leur manière, d’homophobie. Des réalités parfois difficiles à lire, mais il est toujours nécessaire de rappeler ce que subissent les lesbiennes, les gays et les bisexuel·le·s. Petite précision : afin de ne pas alourdir le texte je ne préciserai pas chaque fois qu’il s’agit peut-être de bisexualité et non forcément d’homosexualité (raccourcis souvent simplistes), mais chacun·e verra ce qu’il veut dans ces histoires.

Ils marchent dans la rue, pressent le pas, derrière eux fusent les « Salopes ! Pédales ! » et « Vous allez voir c’que c’est qu’des vrais mecs ! ». Puis ils sont rattrapés et les coups commencent, le sang qui coule, puis le noir. Un an plus tôt tout avait commencé comme beaucoup d’histoires d’amour : une fête, un copain qui a un peu trop bu et qui ne peut pas rentrer chez lui, un lit partagé et les choses dérapent…
Le roman de Florence Cadier est absolument magnifique. Si la scène d’ouverture nous happe, nous scotche et fait monter les larmes aux yeux (ou des envies de violence, c’est selon), on enchaîne très vite sur des choses plus douces, une belle histoire d’amour qui débute, la découverte de l’homosexualité et de la « sexualité » tout court (même s’il n’est pas réellement question de sexualité à proprement dit), mais aussi l’envie de partager avec les ami·e·s (pas évident quand on se sent différent·e), la réaction des parents et de l’entourage en général. L’autrice nous fait vivre les événements de façon chronologique (un an avant la scène de violence, six mois avant, trois mois avant…) et l’on découvre ainsi l’évolution d’une histoire d’amour, mais aussi le cheminement de l’acceptation d’un jeune gay. Certaines scènes sont très fortes (comme l’une des scènes de discussion parent-enfant ou la scène de tabassage), l’écriture de Florence Cadier est superbe et elle réussit à nous faire monter les larmes aux yeux, la chair de poule et l’envie de rencontrer ce jeune garçon, d’être son ami.
Un magnifique roman sur une belle histoire d’amour entre deux garçons, qui traite aussi d’homophobie.

Dans la classe d’Elsa, il y a une fille qui la trouble particulièrement, elle n’arrive pas à ne pas la regarder en classe. Elsa sait qu’elle est différente, alors quand une fille de l’école se fait traiter de lesbienne, elle décide de sympathiser avec elle, peut-être qu’elle pourra l’aider à comprendre qui elle est…
Magnifique portrait d’une ado qui se sent mal dans sa peau et qui n’en sait pas la cause (elle comprendra qu’elle est tout simplement attirée par les filles). Perrine Leblan parle aussi parfaitement des aprioris (ce n’est pas parce que quelqu’un nous semble gay ou lesbienne qu’il·elle l’est). Ici, on parle aussi d’homophobie (celui subi par une fille alors qu’elle n’est pas lesbienne, mais aussi un ami de la famille que le père refuse de voir parce que gay) et d’entraide. C’est un court roman efficace, qui laisse la parole à une jeune fille qui va grandir devant nous. La phrase de fin est absolument magnifique, mais je ne vous la dévoilerai pas ici.
Un court roman, très beau, sur l’histoire d’une jeune lesbienne qui apprend à se connaître.

Yvan est en prison, de deux coups de poing il a tué Sandra. Il est assis là, il ne comprend pas. Sonné. Grâce à lui, mais aussi à sa sœur et à Thomas, le petit ami de sa sœur, on va petit à petit comprendre comment les choses se sont passées…
Bon… j’avoue avoir très longuement hésité à mettre ce livre-là dans cette sélection. On y parle d’homophobie, mais ici la victime principale n’est pas de ce côté-là… Attention, pour vous en parler je vais vous dévoiler le dénouement (si vous ne le souhaitez pas, passez directement au livre suivant), mais de toute façon dès le départ, si vous savez que le livre parle d’homophobie vous allez deviner ce qui ne nous est révélé qu’à la fin. Thomas n’est en fait pas le petit ami de la sœur d’Yvan, mais d’Yvan lui-même. S’il a frappé Sandra jusqu’à la tuer, c’est parce qu’elle l’a menacé de révéler son secret. On parle donc bien d’homophobie ici et les deux garçons sont loin des clichés que l’on peut voir bien souvent dans les histoires où deux garçons s’aiment, et ils doivent se cacher, subissent des insultes, mais bien entendu on ne peut pas admettre la violence et le meurtre. Bref, si j’ai beaucoup aimé ce roman, je suis partagé, non pas sur le roman lui-même, mais sur sa place dans une sélection sur l’homophobie… je vous laisserai juger ! On y parle aussi beaucoup du non-dit, des conditions sociales, d’amour, d’oser affirmer être qui l’on est… L’auteur montre aussi avec beaucoup d’intelligence que tout n’est jamais noir ou blanc et que chacun·e a souvent sa propre version des choses tout en pensant que la sienne est la vraie.
Un court roman très fort sur la violence des mots et la violence des coups.

Jasmin Roy est une personnalité québécoise. Homme de télé et de radio, mais aussi acteur, c’est un homme connu et reconnu. Pourtant son enfance n’a pas été rose, il la raconte par petites touches, de courts chapitres, qui font froid dans le dos. Il a souhaité compléter son témoignage de ceux de gens qui ont vécu la même chose à notre époque, pour qu’on ne lui dise pas que l’homophobie qu’il a vécue dans les années 70 n’existe plus aujourd’hui.
Sale pédé, Pour en finir avec le harcèlement et l’homophobie à l’école est un livre absolument bouleversant, il y a bien sûr l’acharnement dont est victime Jasmin Roy, mais ça souvent il suffit de regarder autour de nous pour savoir ce qu’est l’homophobie, mais le plus fort, d’après moi, dans son témoignage ce sont les conséquences. Conséquences à l’époque, mais encore aujourd’hui. Il parle de sa peur, de ses crises d’angoisse, de son manque de confiance en lui, de sa peur des autres… toutes ces choses qui pourrissent sa vie d’homme adulte et qui sont liées aux traitements qu’il a subis dans son enfance. Les témoignages qui complètent le sien sont tout aussi bouleversants (on regrettera toutefois le peu de présence féminine, 1 témoignage de fille pour 9 de garçons). Que ce soit la première partie ou la seconde, on nous rappelle à quel point les adultes sont souvent complices de cette homophobie (sans doute l’une des choses les plus fortes dans ce livre) et qu’elle est souvent plus liée à une apparence ou à une façon d’être qu’à une réelle homosexualité.
Un témoignage extrêmement fort, complété de dix autres, pour rappeler l’horreur qu’est l’homophobie et à quel point elle détruit des vies. Un ouvrage qui devrait servir d’outil dans les écoles afin d’ouvrir les yeux.

On parle aussi d’homophobie, notamment, dans le roman Les maux bleus, les albums Les papas de Violette et Papa, c’est quoi un homme haut sèkçuel et dans les documentaires Discriminations, inventaire pour ne plus se taire et Riposte ! Comment répondre à la bêtise ordinaire. Tous les ouvrages LGBTQI+ que nous avons chroniqués sont répertoriés ici et nous préparons un webzine sur le sujet que vous découvriez en juin. N’hésitez pas à nous signaler en commentaires les livres que vous aimez sur le sujet.

Je les entend nous suivre
de Florence Cadier
Le Muscadier dans la collection Rester Vivant
9,50 €, 140×190 mm, 90 pages, imprimé en France, 2018.
La peur au placard
de Perrine Leblanc
Oskar Éditeur dans la collection Court MÉ-Trage
7 €, 115×170 mm, 77 pages, imprimé en Europe, 2015.
Le sens de l’honneur
de Roland Godel
Oskar Éditeur dans la collection Court MÉ-Trage
6 €, 115×170 mm, 83 pages, imprimé en Europe, 2014.
Sale pédé, pour en finir avec le harcèlement et l’homophobie à l’école
de Jasmin Roy
Les Éditions de L’homme
13 €, 154×229 mm, 165 pages, imprimé en France, 2016.

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Des histoires fortes

Par 31 janvier 2019 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente un roman et un recueil de nouvelles. Le point commun entre ces deux livres ? Vous allez avoir du mal à laisser partir les héroïnes de ces histoires, elles vont rester avec vous pour un moment.

Un si petit oiseau
de Marie Pavlenko
Flammarion
17,50 €, 152×240 mm, 393 pages, imprimé en Espagne, 2018.
Sur le dos de la main gauche
d’Anahita Ettehadi
Le Muscadier dans la collection Rester Vivant
9,50 €, 140×190 mm, 86 pages, imprimé en Union Européenne, 2017.

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Contes d’ailleurs

Par 28 juillet 2016 Livres Jeunesse

Et si l’on allait se balader un peu, loin de nos contrées, dans des histoires dépaysantes ? Voici deux albums qui nous plongent dans des cultures lointaines.

Sorcière blanche
texte de Carl Norac, illustré par Herbéra
À pas de loups
16 €, 220×280 mm, 48 pages, imprimé en Belgique, 2016.
La goutte de miel
de Séta Papazian (d’après un conte arménien de Hovhannès Toumanian)
Cipango
15 €, 250×250 mm, 28 pages, imprimé en République tchèque, 2015.

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Parler de sujets graves

Par 26 octobre 2013 Livres Jeunesse

Deux époques, deux sujets graves, deux albums pour en parler avec les enfants, même grands. Deux coups de cœur !

Je suis un papillonUn papillon éphémère ne vit qu’une journée. Il estime avoir de la chance puisqu’il va la passer avec les Hoffmann qui sont tous réunis au jardin pour un repas familial. Il y a notamment Clara, avec ses deux nœuds dans les cheveux. Des enfants qui courent, des saucisses grillées, un air d’accordéon, une sieste dans la chaise longue,… Le temps s’écoule paisiblement, et chacun profite de cette belle journée. Et soudain, l’ambiance change radicalement… Des hommes en costume beige, brassard rouge et cheveux rasés, font irruption dans le jardin. La musique cesse, tout le monde baisse la tête et le papillon assiste à de violentes scènes : le mobilier vole, les coups aussi… Seule la petite Clara réussira à désarmer, avec sa candeur, ces hommes violents.

Alors que l’histoire démarre de la manière la plus paisible qu’il soit et que l’on s’attend à un délicieux récit de repas de famille, plein de détails savoureux qui nous plongent complètement dans l’ambiance, la rupture est brutale. Aussi brutale que la détermination de ces soldats nazis qui viennent semer la terreur, affoler tout le monde, et dessiner une étoile sur le portail bleu… Racontée du point de vue d’un papillon, pour apporter à la fois recul, légèreté et gravité (oui, c’est possible de mélanger les deux), cette histoire m’a beaucoup émue. Vincent Cuvellier choisit ses mots avec justesse, il n’en dit ni trop ni trop peu pour que chacun se figure à son niveau les événements. C’est fort ! Les illustrations de Sandrine Martin sont quant à elles parfaitement adaptées à l’ambiance, à la fois simples, vivantes et détaillées. C’est un album original, qui s’intéresse à un sujet difficile abordé sous un angle différent et qui fait monter les larmes aux yeux.

paris-paradisMoussa part pour Paris-Paradis, capitale de la France ainsi surnommée pour l’eldorado qu’elle représente pour le jeune homme et ses compagnons de galère. Il devra pour cela traverser des villages, parcourir des pistes et des déserts. Plusieurs véhicules pour rejoindre la côte, puis le paiement de l’accès à la pirogue avec toutes ses économies et enfin, la traversée, si dangereuse, avec les vagues, les enfants qui pleurent, et les passagers qui ne savent pas nager. A l’approche des côtes françaises, ils sont remorqués, puis Moussa rencontre Chloé…

Malheureusement très tristement d’actualité, Paris-Paradis deuxième partie (le premier tome racontait la prise de décision du jeune garçon de quitter l’Afrique, mais on lit sans problème les albums de manière indépendante), raconte l’épopée de ces centaines de personnes qui chaque jour tentent d’arriver en France, dans des conditions souvent très difficiles. Rien n’est épargné : l’épuisement, la trahison de certaines rencontres qu’il croit d’abord bienfaisantes, la fragilité de la pirogue, la peur des autorités, et les premiers pas sur le sol français… Didier Jean et Zad, comme à leur habitude, savent traiter des sujets les plus graves, avec émotion et justesse, mais sans pathos. Le texte est très poétique, très fort, et les illustrations de Bénédicte Nemo simplement magnifiques. On ressent la force de Moussa, mais aussi la force des éléments, et la dureté de l’épreuve. C’est beau, ça me donne envie de lire rapidement le premier tome en attendant de découvrir un jour le troisième, qui est prévu.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Vincent Cuvellier (Les socquettes blanches, La fille verte, La première fois que je suis née, Émile veut une chauve-souris, Émile fait la fête, Émile est invisible, Émile veut un plâtre, Emile se déguise), et de Didier Jean et Zad (Parle-moi Papa, Comme deux confettis, Gaufrette et Nougat jouent au papa et à la maman et Les Artichauts).

Je suis un papillon
Texte de Vincent Cuvellier, illustré par Sandrine Martin
Gallimard Jeunesse Giboulées
12,50 €, 215 x 255 mm, 24 pages, lieu d’impression non précisé, 2013
Paris-Paradis, deuxième partie
Texte de Didier Jean et Zad, illustré par Bénédicte Nemo
2 Vives Voix dans la collection Bisous de famille
15,50 €, 220 x 320 mm, 40 pages, imprimé en France sur papier issu de forêts durablement gérées, à l’aide d’encres végétales, 2013

A part ça ?

Mercredi dernier Gabriel a présenté sa première chronique radio dans l’émission Écoute ! il y a un éléphant dans le jardin, sur Aligre FM. Retrouvez bientôt l’émission en intégralité en suivant ce lien, et écoutez dès à présent la chronique grâce à l’onglet dédié sur le blog.

Marianne

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Tous les adultes ne sont pas gentils…

Par 21 mars 2013 Livres Jeunesse

Sujet délicat que celui-ci… Apprendre aux enfants à faire attention à certains comportements. On parlera aussi, forcément, du corps.

Feu FolletIl y a un loup qui se fait passer pour un lapin à la sortie de l’école ! Il est malin ce loup, il a un masque de lapin et a toujours le bon mot pour attirer les enfants. A l’un il parle de jeux vidéo, à l’autre il donne des bonbons. Les parents de Louis l’ont prévenu, il faut faire attention… Ils lui ont donné un code, si un adulte vient le chercher et ne parle pas de Feu Follet, son hamster, c’est qu’il ne vient pas de leur part…
J’ai beaucoup aimé Feu Follet car il aborde les choses vraiment et on ne tombe pas dans quelque chose de dur, de traumatisant. Feu folletLes enfants reçoivent le message avec cette histoire d’animaux. La métaphore du loup qui se déguise pour mieux attirer les petits lapins est bien trouvée et franchement bien menée. C’est certainement le livre le plus intelligent et le mieux fait que j’ai vu sur le sujet, un coup de chapeau !

Mô-namourLa voiture d’Isée percute un arbre et voilà ses parents catapultés dans les cieux ! En attendant qu’ils retombent Isée est seule et erre à la recherche d’un endroit où aller. Elle rencontre Torlémo Damourédemorht qui adopte très vite la petite fille. Mais Torlémo adore placer Isée dans des balles en tout genre pour taper dedans. Et voilà notre enfant couverte de bleus… Pourtant il dit qu’il l’aime…
Mô-namour est signé Claude Ponti, et comme toujours chez cet auteur on est dans l’image poétique, les choses ne sont pas clairement dites, on les comprend comme on a envie de les comprendre (certains s’étaient d’ailleurs offusqués par rapport à la disparition des parents au début de l’album, en pensant qu’il s’agissait de leur mort, ce qui est une énorme erreur). Ici on évoque donc des sujets délicats de manière décalée, poétique. Claude Ponti on adhère… ou pas !

MargotMargot, c’est son amie. Elle a de grands yeux bleus comme l’océan. Ensemble elles perdent pied… Chez Margot il n’y a pas que les yeux qui sont bleus, il y en a sur sa peau aussi, de plus en plus gros.
Un livre coup de poing, un livre qu’on referme la larme au coin de l’œil et un sentiment de malaise… et pourtant qu’il est beau cet album, qu’il est prenant, déchirant bouleversant. Des phrases simples et pleines de sens, des illustrations à tomber par terre (sauf si on est hermétique au travail de Delphine Vaute, il y en a). Comme le Claude Ponti (mais absolument pas dans le même genre) ici chacun y comprendra des choses, chacun verra ce qu’il a envie de voir. Qu’ils sont beaux ces albums qui laissent une part à notre propre imaginaire, qui nous laissent inventer notre histoire. Un album absolument magnifique, poétique, plein de subtilité et de délicatesse… une vraie claque.

Zizi, Zézette : mode d’emploiUn zizi et une zézette c’est pas évident à utiliser ! Heureusement maintenant il y a un manuel ! On va apprendre comment faire leur entretien, a quoi ça ressemble et surtout à ne pas le montrer à la demande !
Avec énormément d’humour (Michaël Escoffier…), Zizi, Zézette : mode d’emploi explique donc plein de petites choses aux enfants sur le truc qu’ils ont entre les jambes ! Alors on parle des choses telles qu’elles sont (le zizi ou la zézette qui pique, le zizi qui devient tout dur) mais c’est jamais vulgaire, jamais grivois, toujours fait avec beaucoup d’humour. Apprendre à connaître son corps c’est important pour savoir reconnaître les comportements inappropriés. Les illustrations de Séverine Duchesne accentuent l’humour du décidément génial Michaël Escoffier.

Parle-moi d’amour 6/8 ansOn termine cette sélection avec un autre livre sur le corps, destiné aux 6/8 ans. Parle-moi d’amour explique également aux enfants comment est fait le corps humain, ce qu’est être amoureux, comment les adultes font l’amour,… (entre autre car on parle aussi de la place dans la famille, d’être indépendant, de l’amitié, de la différence,…). Autant j’ai trouvé ce livre bien fait et bien amené, autant je l’ai trouvé très hétérocentré ! On montre plusieurs sortes de familles (multiculturelle, recomposée, nombreuse,…) mais visiblement la famille homoparentale n’existe pas, les garçons sont forcément amoureux des filles et vice-versa. Par contre on évite les clichés sexistes et on fait se questionner les enfants à propos des a priori sur les garçons et les filles. Un bon livre pour que les 6/8 ans comprennent un peu mieux le corps, l’amour… et le reste !

Quelques pas de plus…
Plus d’albums sur le sujet sur le forum (et vous pouvez y ajouter ceux que vous connaissez !).
Nous avons déjà chroniqué un livre de Claude Ponti (Blaise et le château d’Anne Hiversaire), un livre de Delphine Vaute (La grande collection) et de nombreux livres de Michaël Escoffier (Le grand lapin blanc, Vacances à la ferme, La plume, Bonjour Facteur, Bonjour Docteur et Sans le A). Nous avons d’ailleurs réalisé une interview de Michaël Escoffier.

Feu follet
de Alain Singeot, illustré par Ronan Javré
Balivernes dans la collection Calembredaines
12€, 225×200 mm, 21 pages, imprimé en Belgique, 2008.
Mô-Namour
de Claude Ponti
École des loisirs
18,80€, 315×200 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2011
Margot
de Fanny Robin, illustré par Delphine Vaute
L’atelier du poisson soluble
17€, 186×260 mm, 32 pages, imprimé en Espagne sur papier recyclé, 2013.
Zizi, Zézette, mode d’emploi
de Michaël Escoffier, illustré par Séverine Duchesne
Frimousse dans la collection Maxi Boom
15€, 236×307 mm, 26 pages, imprimé en Malaisie, 2012.
Parle-moi d’amour 6/8 ans
de Nadine Mouchet et Valérie Combes, illustré par Violaine Leroy
Éditions Amaterra
11,90€, 178×238 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2011.

A part ça ?

Un très bon article pour rappeler qu’un bisou ne s’exige pas.

Gabriel

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