La mare aux mots
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Wang Yi

Un tour du monde grâce aux contes

Par 25 novembre 2013 Livres Jeunesse

Ça vous dit un tour du monde ? Amérique, Afrique, Chine, Japon, Russie… Les contes nous font décidément voyager !

On commence par la Chine.

La legende du serpent blancDeux sœurs-serpents vivaient dans la montagne. Baï était blanche comme les nuages d’hiver et Quing bleue comme le ciel d’été. Elles pouvaient, en regardant un oiseau ou un poisson, en prendre la forme. Elles entendirent parler d’un endroit merveilleux qu’on appelait Le pays du lac de l’Ouest, on disait même que c’était le plus bel endroit sur la Terre. Elles décidèrent de partir y vivre sous l’apparence de deux jeunes filles. Là, elles rencontrèrent le beau Xuxian, dont Baï tomba amoureuse tout de suite. Ils se marièrent… mais l’amour du jeune homme allait-il rester aussi fort le jour où il apprendrait que la jeune fille était en fait un serpent ?

La légende du serpent blanc est un magnifique conte, une légende très ancienne, bien connue des Chinois, qui n’avait jamais été adaptée en France. C’est sous la jolie plume d’Alexandre Zouaghi et les superbes illustrations de Wang Yi que nous la découvrons… et quelle merveille ! C’est un album assez complexe, très riche (donc plutôt pour les jeunes lecteurs, l’éditeur le conseille à partir de 9 ans) dans lequel on parle de la force des sentiments, de l’amour. Des petits bijoux comme savent nous offrir les éditions HongFei.
Des extraits en ligne.

la langue des oiseauxUn homme qui sauva une fourmi de la noyade (contre l’avis général) et qui en fut récompensé, un docteur qui aida un loup qui le paya en or, les négociations entre le roi Chu et le roi des cerfs et un homme qui parlait la langue des oiseaux, quatre magnifiques histoires.

La langue des oiseaux est le premier recueil de contes que sortent les éditions HongFei et c’est une très bonne idée ! Quatre très belles courtes histoires dans lesquelles les hommes ont raison d’écouter les animaux. Ces jolis contes sont réunis dans un petit livre, illustré par Clémence Pollet. Le genre de recueil qu’on adore avoir dans sa bibliothèque, ouvrir de temps en temps. On regrettera juste qu’il n’en contienne que quatre, les amis de HongFei : on en veut plus ! Un très beau recueil de contes venus de Chine pour se rappeler, grâce à de belles histoires, l’importance des animaux.
Des extraits en ligne.

On continue la route par le Japon.

Issun boshiUn couple de paysans se désolait de ne pas avoir d’enfant. Ils auraient tant aimé en avoir un, même tout petit. Ils furent écoutés, car bientôt un enfant naquit, mais il était minuscule, ils décidèrent dont de l’appeler Issun Bôshi « celui qui n’est pas plus grand que le pouce d’un enfant ». Le temps passa, l’enfant ne grandit pas. À quinze ans il décida de partir vivre sa vie. Sa mère lui donna un bol de riz et son père une aiguille. Ainsi commença le périple d’Issun Bôshi. Des aventures qui allaient lui faire rencontrer un ogre puis une princesse… mais je ne vous en dis pas plus !

Là aussi, quel magnifique album ! Tant l’histoire que les illustrations. Ce conte japonais nous fait bien sûr penser aux histoires de Poucette et de Tom Pouce, deux classiques de notre littérature. Ici aussi, ce tout petit personnage va vivre de folles aventures et va devoir faire preuve d’ingéniosité. Les illustrations sont absolument magnifiques et le grand livre, tout en longueur les mettent parfaitement en valeur. Un très bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par Enfantipages.

On remonte en Russie.

Contes de RussieUne petite fille rusée qui sut s’évader après avoir été kidnappée par un ours, une vache qui aida la petite Févronia maltraitée par ses beaux-parents, un enfant qui sauva son père grâce à son respect des animaux, un renard qui profitait de la naïveté d’un ours, un enfant qui osa défier un tigre ou encore la terrible Baba Yaga… bienvenue dans les contes russes !

Douze très beaux contes venus de Sibérie, du Caucase ou de Russie. Des contes qui nous rappellent parfois des histoires que l’on connaît (les contes voyagent autant qu’ils nous font voyager). Ici, on n’est pas frustré par la longueur des histoires, on a vraiment l’impression de lire douze petits livres entiers dans ce recueil. Il est joliment illustré par Sébastien Pelon. Un très bel ouvrage pour un voyage au pays du froid !
Des extraits en ligne.

Baba YagaUne petite fille qui n’avait plus de maman vit un jour son père se remarier avec une méchante femme. De sa mère, elle gardait une poupée de chiffon, qu’elle lui avait fabriquée. Un jour, la marâtre ordonna à l’enfant d’aller voir sa sœur pour lui demander du fil blanc et une aiguille pour lui coudre une chemise. La poupée prévint l’enfant du danger, elle lui conseilla d’aller voir sa marraine. Celle-ci lui apprit que la femme qu’elle devait aller voir n’était autre que la terrible Baba Yaga, elle lui donna donc des conseils pour lui échapper.

On retrouve donc l’horrible Baba Yaga dans une histoire adaptée par Claude Clément qui s’est inspirée du conte russe. Une histoire qui fait un peu peur, on tremble pour cette petite fille que la sorcière pense manger. L’album est très grand ce qui permet de mettre en valeur les très belles illustrations de Paul Echegoyen. Un très bel ouvrage sorti au Seuil.
Le même vu par Œil d’ailleurs et par Les lecteurs de Liyah.

Fini le froid, on part pour l’Afrique.

contes d'afriqueUn chat qui avait décidé de ne plus manger de viande, une goutte de miel qui avait provoqué une guerre, un devin mis à mal par une mouche, un jeune homme qui apprit qu’il valait mieux placer son espérance dans les bêtes plutôt que dans les hommes, un roi qui avait décidé de faire tuer tous les vieux de son village… et bien des histoires encore !

Ce sont 26 contes d’Afrique qu’a réuni Jean Jacques Fdida dans le recueil sorti chez Didier Jeunesse, Contes d’Afrique. Des contes fabuleux et pleins de sens dans lesquels on rappelle l’importance de la sagesse (tout en louant la naïveté d’autres), de la générosité, des animaux. Les contes sont vraiment délicieux, le genre d’histoires qu’on prend beaucoup de plaisir à lire, on se régale ! D’autant que l’ouvrage est illustré par le talentueux Rémi Courgeon. En plus des contes on trouvera de temps en temps des pages de devinettes. Un très bon et bel ouvrage.
Des extraits en ligne.
Le même vu par A l’ombre du saule.

Princesses d'AfriqueUne princesse tanzanienne qui sauva son père transformé en lion par un sorcier, une teinturière mauritanienne qui déjoua les pièges d’une ennemie, une jeune ghanéenne qui se battait comme les hommes et redevenait séduisante quand la guerre était finie et quatre autres princesses d’Afrique.

Que j’aime les princesses de Christine Palluy ! Après Princesses de tous les pays etPrincesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne,voici donc les Princesses d’Afrique. Six histoires qu’elle a créées (après s’être beaucoup documentée sur les peuples et les régions dont elle parle) et une inspirée d’une légende africaine. De très beaux contes qui, chaque fois, nous présentent des femmes battantes. Christine Palluy nous donne une autre image de la princesse que celle qu’on voit souvent (le genre nunuche qui attend tranquillement le prince charmant en filant la laine). Ce que j’aime aussi, c’est que ces contes sont dans un livre dans lequel on ne s’attend pas forcément à ce genre de choses (ce n’est pas un livre militant, ce n’est pas un livre de chez Talents Hauts) et d’ailleurs ce n’est pas le genre de livres à message qui veut absolument faire passer quelque chose (ce qui est toujours un peu pénible, attention je ne parle pas des livres de chez Talents Hauts en disant ça, pas d’interprétations !). Christine Palluy a une vraie plume et elle s’entoure ici de très bons illustrateurs. Lito n’a pas toujours une bonne image chez les snobinards qui sont légion dans la littérature jeunesse (le salon de Montreuil qui s’ouvre dans quelques jours est l’occasion de dénoncer ce snobisme puant tellement répandu), ce livre leur donne une fois de plus tort de ne regarder la littérature jeunesse qu’avec des œillères. Un très bel ouvrage, vraiment.
Des extraits en ligne.

On continue le voyage en Amérique.

Les quatre voeuxVeeho avait entendu parler d’un homme qui ne manquait jamais de nourriture, il voulut en savoir plus et alla le rencontrer. L’homme lui offrit à manger et lui proposa même de l’héberger pour la nuit. Veeho, lui, cherchait ce qui le rendait si riche. Il aperçut un sac étrange, il décida de le voler. Il n’aurait peut-être pas dû… Glooskap vivait sur une île perdue, il envoya un lapin dire aux hommes que ceux qui trouveraient son île verraient leurs plus grands souhaits se réaliser. Quatre hommes partirent donc à la recherche de Glooskap et réussirent à le trouver. L’homme leur exauça leurs vœux, mais à une condition… que trois d’entre eux n’arrivèrent pas à tenir.

Les quatre vœux, sorti dans la collection Contes & Classiques du Monde chez Magnard rassemble deux très beaux contes indiens. Il est question ici d’hommes qui accomplissent une action qu’ils n’auraient pas dû faire. On connaît peu les contes indiens et c’est un régal de découvrir ces deux-là, c’est complètement dépaysant. C’est Sandrine Bonini qui les met en image et ses grandes illustrations sont très belles et accompagnent parfaitement le texte, elles nous font aussi voyager. Un très bel album.

Et si l’on refaisait un tour du monde rapidement ?

Fees de legendesUne fée qui couvrit une jeune fille généreuse d’or (puis sa sœur, qui voulait profiter de l’aubaine, de poix), une autre qui devait n’être jamais vue de son amoureux le samedi sous peine de perdre sa forme humaine, la Dame du Lac qui apprit la magie de Merlin pour mieux pouvoir l’emprisonner, la fée Babouchka qui refusa d’aider les rois mages et qui s’en mordit les doigts au point d’apporter chaque Noël des cadeaux aux enfants…

Dix fées sont réunies dans Fées de légende de Christine Pompéi illustré par Anja Klauss. Des contes allemand, poitevin, breton, britannique, italien, hongrois, slave, russe, chinois et vietnamien. C’est un grand livre, très beau comme les aiment généralement les enfants. Le genre de recueil qu’on aime offrir. On fera ici de beaux voyages tout au long de ces belles histoires. On regrettera juste que ces contes soient à ce point résumés (effet amplifié quand on les connaît), mais ça peut-être une première approche. Autre bémol, les contes tiennent sur deux pages, on tourne donc la page à la moitié du conte et généralement l’illustration montre la fin de l’histoire. L’enfant sait donc à mi-parcours comment ça va finir… dommage ! Mais c’est tout de même un très joli livre sorti chez De la Martinière Jeunesse.

Quelques pas de plus…
D’autres contes du monde par exemple ici ou .

On a déjà chroniqué des livres de Alexandre Zouaghi (L’auberge des ânes), Wang Yi (Princesse corbeau, Yexian et le soulier d’or et Petit poisson peut voler), Chun-Liang Yeh (Le calligrapheLe goût de la pêche, L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde), Clémence Pollet (Mon coffret pour découvrir la ferme et L’auberge des ânes ), Sébastien Pelon (Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe), Jean-Jacques Fdida (Cendrillon ou La Belle au soulier d’or, La barbe bleue ou Conte de l’Oiseau d’Ourdi, Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc et La belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillé), Rémi Courgeon (Pieds nus, Toujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley), Christine Palluy (Princesses de la cour de Versailles aux palais de Vienne et Princesses de tous les pays), Sandrine Bonini (Le zoo des légumes et Petits contes des 1001 nuits), Christine Pompéi (Mes premiers contes) et Anja Klauss (La belle au bois dormant). Retrouvez aussi nos interviews de Chun-Liang Yeh et de Rémi Courgeon.

La légende du serpent blanc
Texte d’Alexandre Zouaghi, illustré par Wang Yi
HongFei
16,50€, 230×326 mm, 49 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
La langue des oiseaux et autres contes du palais
Textes de Chun-Liang Yeh, illustré par Clémence Pollet
HongFei
12,50€, 167×227 mm, 46 pages, imprimé à Taïwan, 2013.
Issun Bôshi, l’enfant qui n’était pas plus haut qu’un pouce
d’Icinori
Actes Sud Junior
16,90€, 226×357 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Contes de Russie
Textes de Robert Giraud, illustré par Sébastien Pelon
Père Castor
13,50€, 226×248 mm, 61 pages, imprimé en France, 2013.
Baba Yaga
Texte de Claude Clément, illustré par Paul Echegoyen
Seuil Jeunesse
18€, 268×387 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2013.
Contes d’Afrique
Textes de Jean-Jacques Fdida, illustré par Rémi Courgeon
Didier Jeunesse
18€, 195×240 mm, 125 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Princesses d’Afrique
Textes de Christine Palluy, illustré par un collectif
Lito dans la collection Histoires pour rêver
18€, 250×238 mm, 72 pages, imprimé en UE, 2013.
Les quatre voeux
Textes de Richard Erdoes et Alfonso Ortiz (traduits par Alain Deschamps), illustrés par Sandrine Bonini
Magnard Jeunesse dans la collection Contes Classiques Monde
16,20€, 329×328 mm, 45 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responable, 2013.
Fées de légende
Textes de Christine Pompéi, illustrés par Anja Klauss
De la Martinière Jeunesse
12,90€, 236×337 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué , 2013.

À part ça ?

Un concours très sympa pour les classes maternelles autour du très bon Boucle d’ours sur le blog de Didier Jeunesse.

Gabriel

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Un elfe parmi les hommes et une princesse corbeau

Par 5 novembre 2012 Livres Jeunesse

Il y a des fois où l’on reçoit des albums et on est comme un gamin qui découvre un cadeau ! On les ouvre, des étoiles dans les yeux, et on les feuillette émerveillé. Je reçois de plus en plus d’albums et je ne suis toujours pas blasé. Quand je découvre des petits bijoux comme ceux dont je vais vous parler je suis toujours aussi heureux de les lire et heureux de vous  les présenter avec l’espoir de bien en parler et de vous donner envie. Voici donc deux petits bijoux.

Un jour un elfe se perdit, une bourrasque l’avait déposé au milieu de Londres et il n’avait plus aucun repère. Tout à coup il vit un parc, enfin une trace de la nature ! Ni une ni deux le voici qui escalade la grille mais hop ! un agent de police l’empoigne ! Interdit d’aller dans les parcs la nuit et puis c’est quoi cet accoutrement ? Allez au poste puis devant le juge !

Un elfe qui s’égare chez les hommes, par eux il sera d’abord considéré comme un étranger, un être bizarre puis il va devenir une curiosité, tout le monde voudra le rencontrer. Tout le monde ? Non pas vraiment… il y a les jaloux, les frustrés… Chez lui il n’était qu’un parmi tant d’autres ici il est différent, il sait faire des choses que les hommes ne savent pas… mais voilà sera-t-il heureux ?

Le livre est d’une beauté… c’est un petit carnet (95 sur 130mm) avec dorures sur sa couverture en tissu et sa tranche dorée, un ruban pour marquer sa page, des illustrations superbes, une écriture calligraphiée et un texte d’une beauté… ce petit bijou est une réplique d’un livre de trois centimètres sur quatre de 1922 qui est conservé au Château de Windsor. En fait, il fait partie d’une collection de miniatures offertes à la Reine Mary (une maison de poupée entière dont une bibliothèque d’où vient ce livre, vous pouvez en savoir plus ici, par exemple, http://www.lepoint.fr/culture/coups-de-coeur/le-fabuleux-destin-de-l-elfe-de-la-reine-d-angleterre-12-10-2012-1516242_792.php).

Bref c’est esthétique autant que poétique, le texte est merveilleux et les illustrations également, un gros gros coup de cœur.

Autre bijou, dans un autre style, Princesse Corbeau.

Au cœur de la Chine, dans un coin isolé, se trouvait un lac noir. Autour de ce lac il faisait toujours sombre et les habitants rêvaient de fuir cet endroit triste. Rong, lui, aimait vivre là. Un jour qu’il se promenait autour du lac il fut surpris par une nuée de corbeaux et il fut chagriné d’en trouver un par terre, visiblement blessé. Rong décida de garder l’oiseau chez lui et de le soigner jusqu’au jour où il pourrait partir, voler de ses propres ailes. Quand ce jour-là arriva le jeune homme fut à la fois content de voir son ami partir et à la fois triste. Quelques jours plus tard il reçut un étrange paquet contenant un vêtement brodé d’un noir profond et une lettre manuscrite sur un mouchoir de satin, la lettre contenait un étrange rendez-vous…

Si vous suivez le blog, vous savez à quel point j’aime les éditions HongFei. Malgré tout même si j’avais beaucoup aimé la plupart de leurs derniers albums je n’avais pas eu de gros coup de cœur depuis les Samuel Ribeyron, Le duc aime le dragon et Yexian et le soulier d’or. Mais là… quelle beauté cet album ! Wang Yi était d’ailleurs aussi l’illustratrice du dernier livre que je viens de citer (et aussi Petit poisson peut voler, une autre merveille). Et quel talent ! L’album est superbe, on le feuillette en admirant chaque planche, chaque détail de l’illustration. Le texte est lui-même très beau, très poétique. Cette belle histoire d’amour entre un jeune garçon et une princesse corbeau est somptueuse et tellement poétique. On la lit des étoiles dans les yeux, et les enfants l’écoutent émerveillés. C’est vraiment un album merveilleux que viennent de sortir les éditions HongFei, une rare pépite.

Quelques pas de plus…
D’autres livres de Wang Yi que nous avons chroniqué : Yexian et le soulier d’or et Petit poisson peut voler

Un elfe tombé du ciel
de Cyril Kenneth Bird (alias Fougasse)
L’école des loisirs
14,90€, 95×130 mm, 152 pages, imprimé en Chine
Princesse corbeau
de Wang Yi
HongFei
16,20€, 250×290 mm, 40 pages, imprimé à Taïwan

A part ça ?

Nous avons créé sur facebook deux albums photos, un sur la cuisine et l’autre sur les loisirs créatifs. Les avez-vous vu ?

Gabriel

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« Une touche de génie à point nommé peut transformer une chimère en réalité. »

Par 4 novembre 2011 Livres Jeunesse

Il y a des éditeurs qui ne sortent que des livres qui nous séduisent, qui jamais ne nous déçoivent. Ils ne sont pas nombreux, ils doivent même tenir sur les doigts d’une main, mais HongFei est parmi ceux là (je serai même tenté de dire qu’il est en tête !). Jamais la moindre faute de goût, toujours des livres merveilleux. Ils ont encore sorti trois beaux albums ce mois ci. Marianne vous a parlé du fabuleux La ronde des contes, je vais vous parler du très beau Yexian et le soulier d’or et du magnifique Le duc aime le dragon (un des plus beaux albums de ces derniers mois).

Yexian est une petite fille élevée par sa belle-mère et sa demi-soeur qui la déteste. Elles lui donnent toutes sortes de corvées à faire et font de son quotidien une vie bien triste. Mais un jour Yexian va rencontrer un étrange poisson qui va changer sa vie.

Ce conte chinois du IXème siècle, 800 ans avant la naissance de Charles Perrault, rappelle par de nombreux points l’histoire de Cendrillon (ici aussi il sera question d’une chaussure perdue et d’un amoureux qui la retrouvera grâce à cette chaussure). C’est un magnifique conte, le texte est très agréable à lire, Chun-Liang YEH l’a adapté en français avec des mots simples, qui parlent aux enfants. Les illustrations de WANG Yi sont très belles et subliment le texte, sa Yexian est magnifique. Un bien bel album, comme toujours chez HongFei.

 

Ce sont deux fables chinoises qui sont regroupées dans cet album, la première est celle du duc Ye qui aime les dragons à tel point que chez lui tout est à l’effigie de  cet animal : des vêtements aux décors des murs, de la niche du chien aux bijoux de sa femme… Mais un jour il va rencontrer un vrai dragon et refusera d’admettre qu’il en est un puisqu’il ne ressemble en rien aux illustrations ! Ensuite c’est l’histoire du Duc Yi qui lui aussi aime les dragons. Pour lui faire plaisir on ne lui offre que des cadeaux ornés de son animal fétiche : théière, luth, chaussures,… Mais un jour un homme va lui offrir une peinture très réaliste à l’exception d’un détail : les dragons n’ont pas de pupilles… Le peintre a beau expliquer que s’il leur en fait une ils risquent de s’envoler, le duc ne veut rien savoir. Pour lui le tableau n’est pas fini et il lui ordonne de le terminer.

Le livre est absolument magnifique. Format en long, les barreaux de l’échelle et les boutons de l’habit du dragons sont dorés et brillent, le titre est en léger relief… L’objet est très très beau avec un vrai souci du détail. Bien sûr les illustrations elles aussi sont très belles, comme toujours chez HongFei.  Les deux fables (l’éditeur dit qu’elles sont connues de tous les chinois) sont délicieuses, pleines d’humour et de sagesse. Leur moralité est pleine de bon sens, elles amènent à la réflexion. Elles sont accompagnées d’idéogrammes et de leurs traductions. Je pourrais vous en parler longtemps, vous expliquer que ces deux fables sont à la base de Chengyu, utiliser toutes sortes de superlatifs pour vous le décrire encore,… mais je préfère vous dire de vous précipiter dans la librairie la plus proche !

Yexian et le soulier d’or de Chun-Liang YEH et WANG Yi
Chez HongFei, dans la collection Contes de Chine.
15€

Le duc aime le dragon de Chun-Liang YEH et Valérie Dumas
Chez HongFei, dans la collection en quatre mots.
12€

Public : A leur lire / Lecteurs débutants

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A part ça?

Vous avez été nombreux à répondre au sondage hier, merci à vous, continuez ! Et nous attendons toujours vos listes de Noël, voir dans le A part ça du 1er novembre.

Gabriel

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« Comme les oiseaux ont de la chance de s’amuser avec le vent dans le ciel ! »

Par 18 mai 2011 Livres Jeunesse


Petit poisson veut voler, de Wang Yi aux éditions HongFei cultures
Public : A leur lire
Prix : 12,50 euros

Plus de livres des éditions HongFei sur le forum.
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Alexandra

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