La mare aux mots
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Yves Pinguilly

Ma bro

Par 21 février 2014 Livres Jeunesse

O Breizh, ma Bro, me ‘gar ma Bro.
Tra ma vo mor ‘vel mur ‘n he zro.
Ra vezo digabestr ma Bro !
(Ô Bretagne, mon pays, que j’aime mon pays
Tant que la mer sera comme un mur autour d’elle.
Sois libre, mon pays!)
Le Bro gozh ma zadoù, l’hymne de la nation bretonne

Demat (bonjour), aujourd’hui c’est le millième billet que nous publions sur le blog. Je voulais que ça soit un peu spécial. Alors j’ai eu envie de partager cette chronique (La mare aux mots s’est créée sur le partage, puisqu’au départ c’était un forum) et donc j’ai proposé à Maman Baobab de me suivre sur le thème que je lui ai soumis et ça tombait bien… Maman Baobab est, tout comme moi, Bretonne… car oui, nous allons parler de la Bretagne !

1978 avec les arriere grands parents

Moi avec mes arrières-grands-parents, 1978

Un jour, quelqu’un m’a dit « tiens, toi qui es parisien… » je l’ai regardé avec de grands yeux « je ne suis pas parisien ! Je suis Breton ! » et j’ai eu le droit à un « ah vous les Bretons… même si vous partez de votre région pendant 50 ans vous continuez à dire que vous êtes Bretons ! ». C’est peut-être vrai… Je pense que la région où l’on a passé son enfance influence plus ce que l’on est que là où l’on pose ses valises une fois adulte. La Bretagne fait partie de moi, je pense que même à 70 ans je continuerai de mettre du beurre (je ne précise pas « salé », « beurre salé » est un pléonasme, « beurre pas salé » c’est pour moi de la margarine) plutôt que de l’huile d’olive dans mes plats. Je continuerai, je pense, d’avoir ce caractère qui définit si bien les Bretons. Je continuerai d’être ému en entendant l’accent de chez moi, de refuser de manger des crêpes hors de la Bretagne (elles sont dans 95 % des cas absolument immondes). Même si je n’ai plus d’accent, même si je n’utilise plus les mots si spécifiques à la Bretagne (pikouz, arrivé pour devenu, clayer la porte…), même si je pense ne plus jamais y vivre… je suis et reste Breton, attaché à cette si belle région dont les paysages sont multiples (la côte de granit rose, la côte sauvage du Finistère et les grandes plages du Morbihan sont tellement différentes).

Arrière arriere grand mère

Une de mes arrières-arrières-grands-mères

Aujourd’hui, pour le millième billet nous allons donc parler de la Bretagne, pas celle des clichés… Combien de fois ai-je entendu « en Bretagne il pleut tout le temps », « Ah t’es Breton ? Ton père est marin ? » (chez mes parents je vivais à presque une heure de la mer, oui la Bretagne des terres, l’Argoat, ça existe aussi), « ah vous ne portez pas tous un ciré jaune ? », « Ton arrière-grand-mère elle n’avait une grande coiffe ? » (et non la coiffe bigoudène c’est uniquement en pays Bigouden)… Mais la vraie Bretagne et celle des légendes… attention les korrigans et l’Ankou ne sont pas loin.

Une chronique avec un CD, des recueils de contes, des albums, des documentaires et même des livres pour vous dans le À part ça ?. Une chronique que je dédie (on peut dédier des chroniques ?) à mon grand-père qui rêvait en breton et à tous mes ancêtres nés là-bas (mes filles sont les premières d’une longue lignée à être nées hors Bretagne).

La danse des poisDes pois qui dansent dans l’épicerie de Madame Madec, la peste qui veut traverser la rivière, deux hommes amoureux de la même femme, des épingles qui tombent mystérieusement, une femme qui dit vivre avec son mari qui est pourtant mort, un miroir qu’on n’aurait pas dû repêcher, un marin qui tombe amoureux d’une femme capturée par les pirates et deux hommes qui se retrouvent sur le chemin du Paradis… bienvenu dans les contes bretons.

On commence cette sélection par un CD de contes et surtout par un gros coup de cœur. Avec en arrière-plan flûte à bec, violon, low whistle ou encore cornemuse du Centre, Élisabeth Calandry nous raconte des histoires qui fleurent bon la Bretagne. La mort y est très présente (forcément), on y rencontre des pendus qu’on laisse accrochés à l’arbre et qui reviennent nous hanter, des marins qui meurent en mer ou des revenants qui sauvent quelqu’un qui les a aidés de leur vivant, mais ce n’est jamais effrayant (enfin, je déconseillerai quand même de faire écouter cet album aux plus jeunes !). On est happé par l’histoire, c’est captivant, on écoute, religieusement, la voix de la conteuse nous livre ces contes adaptés d’après La légende de la mort chez les Bretons armoricains d’Anatole Le Braz. Une vraie merveille, une petite pépite à se procurer de toute urgence.
Écoutez des extraits (et l’essayer c’est l’adopter ! ).

Contes traditionnel de BretagneVous avez certainement entendu parler de la ville d’Ys qui a disparu dans la mer, mais vous a-t-on déjà raconté l’histoire du pauvre paludier qui crut devenir riche en volant des korrigans ? Et celle de Jean-René qui libéra son ami mort grâce à sa rozell ? Et encore celle du Grand roi qui volait les poires d’Or du petit roi ? Il y en a beaucoup des légendes bretonnes, en voici douze… Bienvenu au pays où une barque amène les marins morts en mer, où des hommes vivent sans tête ou le bassin dans un chaudron, un pays où il vaut mieux ne pas croiser des Korrigans… La Bretagne !

C’est avec une langue très parlée que Tristan Pichard nous conte ces histoires issues du patrimoine breton, on a l’impression de l’entendre nous les raconter. En les lisant, j’entendais l’accent breton, je devinais les intonations, les chuchotements, le ton si particulier que prennent les conteurs. J’ai dévoré ce livre, adoré lire ces histoires typiquement bretonnes où la mort est si présente. Des douze histoires, je n’en connaissais que deux, je me suis régalé. Un coup de cœur, là aussi.
Extraits en ligne.

Légendes de BretagneEnori n’aurait pas dû accepter l’aide d’une lavandière qu’elle ne connaissait pas (mais elle ne savait pas que c’était une manouès-noz). À Plomodiern, vivait une jeune fille qui n’avait que sa vache… jusqu’à ce qu’un riche seigneur tue l’animal lors d’une partie de chasse. Il ne s’en tirerait pas à bon compte. Louarn voulait tellement un homme juste comme parrain de son enfant qu’il ne trouva que l’Ankou pour jouer ce rôle. Saviez-vous qu‘un Breton est devenu roi d’Arabie (grâce à un poisson) et qu’avant la mort de Maïwenn et Yeun les fraises de Trégastel étaient blanches ?

Treize contes bretons sont regroupés dans Légendes de Bretagne de la collection Contes et Légendes de chez Nathan. Dans ces histoires écrites par Yves Pinguilly (d’après des contes traditionnels), on va retrouver la ville d’Ys et la reine des Korrigans présents dans le livre précédent, mais aussi d’autres contes tout aussi passionnants. Ici, on est dans un texte plus littéraire, mais on retrouve ces histoires où la mort et le diable sont très présents. Le livre est illustré par Joëlle Jolivet (sauf la couverture qui est signée François Roca), ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Un très bon recueil de contes qui complète à merveille le précédent.

La Mort du bon voleurEn Bretagne, voleur était un métier. La nuit, ils rentraient dans les maisons des riches pour prélever de la nourriture qu’ils déposaient ensuite chez les pauvres. Joz Scuiller ne riait jamais, on avait beau chatouiller cet enfant, rien n’y faisait. Et s’il lui manquait juste un grain de folie ? Saviez-vous que même les plus pauvres Bretons ont un animal, un cheval d’orgueil ?

Dans Les contemporains, classiques de demain, Larousse a édité un choix de textes de Pierre-Jaker Hélias, auteur breton très connu, sous le titre La Mort du bon voleur et autres contes bretons. Il s’agit là aussi, donc, d’un recueil de contes, mais on est ici dans de textes très littéraires, avec de nombreuses annotations (les histoires sont aussi suivies de notes pédagogiques). Personnellement, j’avoue avoir eu beaucoup de mal avec ces textes, n’étant pas habitué à lire des textes classiques et je n’ai pas vraiment réussi à rentrer dedans. Un recueil de dix-sept contes à réserver donc aux amoureux de la langue française.

On continue avec une sélection d’albums.

On en a parlé dans les recueils de contes… Bienvenue au pays d’Ys…

Au pays d'YsIsaure vivait dans une maison qui était isolée des autres, seule tout au bord de la mer, elle se dressait fièrement devant la mer déchaînée. Isaure n’avait pas peur de la mer, elle allait faire des châteaux de sable le plus proche possible des vagues, mais toujours celles-ci avaient raison de ses constructions et les emportaient. Un jour, c’est l’enfant elle-même que la mer emporta. Isaure se retrouva dans la ville d’Ys où la princesse Dahut offrait chaque soir un homme différent à la mer.

Régine Joséphine et Virginie Grosos nous offrent dans ce grand album une version bien à elles de la légende d’Ys. Elles y introduisent même une petite fille d’aujourd’hui qui va être témoin de l’engloutissement de la ville bretonne célèbre dans les légendes. L’histoire de la ville d’Ys qu’elles racontent est quelque peu différente de celles que je connaissais, mais c’est un très beau conte qu’elles nous proposent. Les illustrations colorées et fourmillant de détails de Virginie Grosos accompagnent à merveille le texte. En fin d’ouvrage on retrouve quelques clefs sur le mythe. Un très bel album.
Des extraits sur le site de l’illustratrice.

Autre album qui commence de nos jours pour nous entraîner à une autre époque… un album où l’on retrouve d’ailleurs Gradlon, roi d’Ys.

Sous le regard de GradlonTanguy et son grand-père admirent la cathédrale de Quimper. Le vieil homme explique à l’enfant le temps qu’il a fallu pour la construire (plus de 600 ans), et combien ce fut difficile. Une inscription sur une pierre amène une histoire et nous voilà plongé en 1452 en compagnie d’un tailleur de pierre et de son fils…

Pour être franc, je trouve cette couverture assez peu engageante et j’ai donc été très agréablement surpris : l’intérieur ne ressemble absolument pas à la couv’ et l’on peut même dire que la scène qu’elle nous montre n’est même pas représentative de l’histoire qu’on nous raconte ici. Un voyage, donc, dans la Bretagne du XVe siècle en compagnie des tailleurs de pierres qui participèrent à la construction de la cathédrale de Quimper. Il est question ici de vol de pierres, d’une enquête. C’est vraiment un album multicouche (un grand-père et son petit-fils en 2012, le roi Gradlon au IVe siècle puis les tailleurs en 1452) qui est à la fois un album sur la transmission, un album sur l’Histoire et un récit avec une intrigue. C’est beaucoup… peut-être même trop… En fin d’ouvrage, on trouve même un Dossier Histoire pour compléter l’album avec des petites infos. Un album aux illustrations bien plus belles que ne le laisse présager la couverture.

Chasseurs de legendes à la roche JaguIl y a longtemps, très longtemps, fées, lutins, korrigans et elfes vivaient parmi les hommes. Ils étaient respectés. Seulement un jour, les Cœurs Sombres ont commencé à envier leur pouvoir, il fallait donc partir. Les sirènes trouvèrent pour elles et leurs amis un endroit où s’abriter au cœur du Trégor. Ils demeurèrent donc là, dans un château de la Roche-Jagu, à l’abri des Cœurs Sombres.

Je ne connaissais absolument pas cette légende sur la Roche-Jagu et son château et je l’ai trouvé passionnante. J’ai encore plus été captivé par la partie documentaire qu’on trouve à la fin de l’album sur le château et le mystère qui l’entoure. On retrouve ici Virginie Grosos pour les illustrations de ce petit album qui ravira les amoureux de belles légendes.
Des extraits sur le site de l’illustratrice.

Sur la route de Saint-MaloSur les remparts de Saint-Malo, une femme scrute l’horizon, son amoureux, un matelot, est parti pêcher le cachalot. Elle pleure, en attendant son retour. Le marin est parti loin des côtes, mais point de cachalot… une tempête arrive, notre marin tombe à l’eau y-aura-t-il quelqu’un pour le sauver ?

Construit comme une comptine, voilà un très bel album tout en rimes. Les illustrations de Christophe Esnault sont très belles et accompagnent à merveille le texte d’Orianne Lallemant. En fin d’ouvrage, on va trouver le texte de la comptine Il était un petit navire, une partie documentaire sur les chants de marins (à hauteur d’enfants) et même la technique de pliage pour fabriquer un bateau en papier. Un très très bel album avec pour décor l’une des plus belles villes de Bretagne.

OH LES BELLES COULEURSEn Bretagne, tout est gris ? Pardon ? Vous n’avez jamais vu les volets bleus de Lucien le marin ? Le rouge des fraises de Trégastel ? Le Mauve de la bruyère et même le glas, cette couleur spécifique à la Bretagne. Non, on vous le dit : la Bretagne est une région haute en couleur !

Un livre sur les couleurs pour les plus petits avec en fond la culture bretonne… quelle bonne idée ! On va donc grâce à la bigoudène Gwen et son chat Job apprendre le nom des couleurs tout en en sachant plus sur cette belle région. Les illustrations pleines d’humour de Delphine Garcia rendent cet album vivant. Un très bon album, vraiment original, sur les couleurs.
Des extraits en ligne.

COUV CAHIER JEU GWEN JPEGOn reste avec Gwen et Job le temps de quelques jeux. Sorti également chez Locus Solus, Delphine Garcia nous propose ici de colorier la bigoudène et son chat, chercher les différences entre les deux dessins où Gwen fait des crêpes, coller des autocollants sur des galettes pour les garnir, relier des points, apprendre à dessiner Gwen et Job… bref de nombreux jeux, très variés dans ce petit cahier d’activité très sympathique destiné au 3-6 ans d’après l’éditeur.
Des extraits en ligne.

Deux autres albums… en breton !

tom a galon piketTom a cinq ans. Quand Nina lui prend la main, il se sent le plus fort du monde. Tom est amoureux de Nina.

Des petites phrases courtes et des illustrations très graphiques pour nous raconter cette histoire toute simple sur l’amour entre deux enfants de cinq ans. Je ne suis pas toujours fan des albums à l’illustration épurée où un trait symbolise un personnage et un rond un autre, etc., mais là avec deux ronds de couleurs et quelques autres figures géométriques, Valérie Vittenet-Tallec fait passer énormément de choses, j’ai trouvé cet album absolument superbe et j’ai regretté qu’il n’existe pas en version française (oui, je l’avoue, j’ai retenu peu de choses de mes cours de breton…). Un magnifique album, plein de poésie.

Debd da soubenn ta IdrisIdris refuse de manger sa soupe, rien à faire ! S’il veut être fort comme un lion, il le faut pourtant… Idriss se demande si le lion a vraiment dû manger sa soupe pour devenir aussi fort… il part à sa rencontre.

Beaucoup d’humour ici encore avec l’histoire de ce petit garçon qui va vouloir comprendre, quitte à rencontrer le terrible lion, pourquoi il doit à ce point manger sa soupe. Il va lui arriver de drôles d’aventures (il va même séjourner dans le ventre du lion) et heureusement pour lui que Fatoumata, sa sœur, veille sur son petit frère. Là encore, un très très bon album. Keit Vimp Bev prouve qu’on peut faire des livres régionaux et adressés à un public restreint, tout en faisant des livres de qualité tant au niveau de l’histoire que des illustrations. Il ne nous reste donc plus qu’à apprendre le breton (pour ceux qui ne le parlent pas déjà).

On continue avec trois documentaires à portée d’enfants.

Graine de voyageurs BretagneLe premier n’est pas vraiment un documentaire, mais un guide de voyage ! Dans la très bonne collection Graines de voyageurs sorti chez Graine², ce petit guide va donner aux enfants des tas d’informations sur la Bretagne (les différentes régions, les animaux, l’histoire, la végétation) tout en lui indiquant des lieux à visiter en rapport avec ce qu’il présente. Ensuite, on va trouver des jeux : un quiz, des énigmes, des labyrinthes, des points à relier… Puis des tas d’idées d’activités et enfin un carnet à remplir par l’enfant pour raconter son séjour en Bretagne. Ce petit carnet est richement illustré (avec des photos et des dessins vraiment sympas) et c’est LE petit guide pour les enfants. Il le gardera après son séjour comme souvenir en regardant dans la partie documentaire des infos sur ce qu’il a vu et surtout il se remémorera son voyage grâce à ce qu’il aura écrit lui-même. Bref, j’adore le principe.
Des extraits sur le Pinterest de Graine² et des liens très sympa sur leur site.

La Bretagne Mes années pourquoiLa Bretagne sorti dans la collection Mes années pourquoi chez Milan est signé Erell Guéguen (c’est déjà bon signe). Ici, on va apprendre ce qu’est la Bretagne, ce que représentent les symboles bretons, ce qui est caractéristique de cette région, les personnages qui habitent ses contes… On va aussi visiter un intérieur breton d’autrefois, en savoir plus sur les costumes bretons, la gastronomie et des tas de choses encore ! Bien sûr, on va visiter l’Argoat (pays des bois) et l’Armor (pays de la mer). Chaque double page, en plus de sa partie documentaire, répond à une question Est-ce qu’on s’habille toujours comme ça ? (dans la page sur le costume breton), A quoi servent les feux à l’entrée du port ?, C’est quoi une réserve naturelle ? Comment ça s’use une montagne ? (par rapport aux monts d’Arrée)… On trouve aussi à chaque fin de « chapitre » un petit quizz pour récapituler ce qu’on vient d’apprendre et à la fin du livre on apprendra même quelques mots en breton ! Un livre de près de 100 pages, ultra complet, parfaitement adapté aux jeunes enfants (à partir de 4 ans d’après l’éditeur) avec ses illustrations colorées. Une mine d’information sur la Bretagne pour les plus jeunes.

La Bretagne le grand livre des régionsLa Bretagne et ses contes, ses visites, ses recettes… sorti dans la collection Le grand livre des régions chez Père Castor est du même acabit, mais pour les enfants un peu plus grands (dès 6 ans d’après l’éditeur, personnellement je dirai un peu plus). En route pour la Bretagne ! Ses spécificités, son Histoire, sa géographie, ses personnages historiques, sa langue… mais aussi ses légendes (avec ici des histoires entières), ses chansons (avec paroles) et sa gastronomie (on retrouve les recettes du far breton et de la galette complète) ! Ce grand album d’une cinquantaine de pages est donc un bon condensé de la région, on va non seulement apprendre des choses, mais en plus se régaler avec les histoires… et la cuisine ! Un très bon album pour mieux connaître cette belle région.

Quelques pas de plus…
Retrouvez donc la chronique du jour de Maman Baobab avec d’autres livres sur la Bretagne et elle en avait déjà parlé ici.
Sur La mare aux mots aussi nous avons déjà parlé de la Bretagne avec plusieurs ouvrages : Comptines et berceuses de Bretagne, Ainsi disait Grand-mère, La fille de Guillaume le-mal-peigné, Arthur, l’enfance d’un roi, Merlin, l’enfance d’un enchanteur et Morgane, l’enfance d’une magicienne.

La danse des pois
Écrit et interprété par Élisabeth Calandry, musique de Nathalie Berbaum
Oui’dire dans la collection Contes d’auteurs
17 €, 39 minutes.
Contes traditionnels de Bretagne
Texte de Tristan Pichard
Locus Solus
5,90 €, 125×175 mm, 155 pages, imprimé en France, 2013.
Légendes de Bretagne
Texte d’Yves Pinguilly, illustré par Joëlle Jolivet
Nathan dans la collection Contes et Légendes
7,90€, 147×192 mm, 176 pages, imprimé en Espagne, 2011.
La Mort du bon voleur et autres contes bretons
Texte de Pierre-Jakez Hélias
Larousse dans la collection Les contemporains, classiques de demain
4,10 €, 125×180 mm, 126 pages, imprimé en Italie, 2011.
Au pays d’Ys, La légende de la ville engloutie
Texte de Régine Joséphine, illustré par Virginie Grosos
Éditions Millefeuille dans la collection Patrimoine de légendes
14 €, 230×280 mm, 40 pages, imprimé en France, 2011.
Sous le regard de Gradlon
Texte de Laurence Lavrand et Philippe Bonnet, illustré par Christophe Babonneau
Keit Vimp Bev
12 €, 220×300 mm, 40 pages, imprimé en Bretagne, 2012.
Chasseurs de légendes à la Roche jagu
Texte de Delphine Ratel, illustré par Virginie Grosos
Éditions Millefeuille dans la collection Légendes
6 €, 206×156 mm, 36 pages, imprimé en France, 2009.
Sur les remparts de Saint-Malo
Texte d’Orianne Lallemand, illustré par Christophe Esnault
Éditions Millefeuille dans la collection Patrimoine maritime
12,50 €, 210×210 mm, 48 pages, imprimé en Bretagne chez un imprimeur éco-responsable, 2012.
Oh, les belles couleurs !
de Delphine Garcia
Locus Solus dans la collection Minus
7,90 €, 198×170 mm, 28 pages, imprimé en Bretagne chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
80 stickers jeux & coloriages
de Delphine Garcia
Locus Solus dans la collection Minus
6,90€, 227×193 mm, 28 pages, imprimé en Bretagne chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Tom e galon piket
de Valérie Vittenet-Tallec
Keit Vimp Bev
8 €, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en Bretagne, 2013.
Debr da soubenn ta, Idris !
de Jean Bossard
Keit Vimp Bev
8 €, 200×200 mm, 24 pages, imprimé en Bretagne, 2013.
Bretagne
Texte de Gwenaëlle Solignac et Christine Roques, illustré par un collectif
Graine² dans la collection Graines de voyageurs
10,90€, 151×210 mm, 96 pages, imprimé en Union Européenne, 2012.
La Bretagne
Texte de Erell Guéguen, illustré par un collectif
Milan dans la collection Mes années pourquoi
11,90 €, 200×248 mm, 94 pages, imprimé en Espagne, 2013.
La Bretagne, et ses contes, ses visites, ses recettes…
Texte de Violaine Troffigué, illustré par Nathalie Ragondet
Père Castor dans la collection Le grand livre des régions
13 €, 240×300 mm, 48 pages, imprimé en France, 2013.

À part ça ?

Je ne peux résister à continuer de vous parler de la Bretagne avec deux livres pour les adultes, un documentaire et un livre de cuisine.

Petit dictionnaire insolite du breton et des BretonsOn commence par un petit livre d’une collection que j’adore : Petit dictionnaire insolite (je vous avais déjà parlé du Petit dictionnaire Insolite des cultures et des langues créoles  et Petit dictionnaire Insolite du basque et des basques). Dans ce Petit dictionnaire insolite du breton et des Bretons, on va donc en savoir beaucoup plus sur la Bretagne. L’Histoire, les personnages qui ont marqué la région, les spécificités… mais on va aussi apprendre de nombreuses expressions et proverbes bretons. On va même s’initier à la langue avec quelques règles de grammaire, la prononciation, l’alphabet… Enfin la partie Le saviez-vous donne pèle mêle des tas de petites infos. Malgré quelques petites erreurs, c’est un très bon petit livre, dans lequel on vient piocher des tas de choses, le genre d’ouvrage qui ravira les amoureux de la Bretagne.
Petit dictionnaire insolite du breton et des Bretons, de Gersendre de Villeneuve, Larousse, 5€.

TG-Couv-Bretagne.inddEn Bretagne, on a des bons produits : du vrai beurre, des artichauts, des choux fleurs, des fraises… Alors, pourquoi ne pas en profiter pour se régaler ? Dans Made in Bretagne (on aurait préféré un titre en breton plutôt qu’en anglais, mais passons), Sarah Schmidt nous donne des recettes salées et des recettes sucrées dont les photos nous mettent l’eau à la bouche. Tartes, plats où interviennent la galette de blé noir et même le célèbre Kig ha Farz, gâteau breton, far aux pruneaux et même Kouign-Amann… je sens que déjà je vous donne envie. Alors on ne va pas lancer un débat (même si je pense que ça me vaudra des commentaires), mais on trouve aussi dans ce livre des recettes du pays nantais (oui, voilà envoyez vos commentaires avec « historiquement », etc. !), ce qui personnellement me dérange un peu (pour moi la fouace nantaise ne fait pas partie de la gastronomie bretonne). Malgré ce bémol… Un magnifique livre de recettes avec de superbes photos.
Made in Bretagne, de Sarah Schmidt, illustré par des photographies d’Aline Caron, Larousse dans la collection Tendances gourmandes, 7,90 €.

Gabriel

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Petits romans pour petits lecteurs

Par 14 novembre 2013 Livres Jeunesse

Voici une sélection de romans pour les jeunes lecteurs ou pour ceux qui aiment les romans courts.

Emilie se maquilleÉmilie tente de se maquiller mais c’est une catastrophe ! Son frère Stéphane passe par là et propose de l’aider… seulement c’est encore pire ! Émilie est furieuse du résultat. Et si ce maquillage raté se transformait en quelque chose de réussi ?

Emilie Les empreintes mystérieusesÉmilie, Sidonie et Guillaume se promènent et aperçoivent des traces de pas, tout de suite ils reconnaissent les traces d’Arthur, le hérisson. Seulement un peu plus loin il y a des traces terrifiantes comme si elles étaient celles d’un dragon et comme par hasard Élise a disparue ! Vite il faut suivre les traces de pas !

Emilie Le papillon de l'écoleAlors qu’Émilie, Sidonie et Léa vont se laver les mains après avoir fait de la peinture, un papillon entre dans l’école et tourne autour d’elles. Les petites filles essayent de le faire sortir, s’amusent énormément à tenter de l’attraper seulement celui-ci ne se laisse pas prendre et chaque tentative ratée laisse des traces de peinture sur les murs.

Emilie Le ballon jauneÉmilie court avec son nouveau ballon jaune, elle est heureuse. Son ballon ressemble à un soleil. Elle croise Sidonie qui a le même qu’elle et a d’ailleurs fait la même comparaison. Puis c’est au tour de Nicolas d’arriver avec le sien, pour lui son ballon jaune c’est un dragon. Et si on dessinait dessus pour ne pas les confondre ? Seulement il ne faut pas appuyer trop fort !

Vous connaissez certainement Émilie et si vous suivez le blog vous savez que je suis fan de ce petit personnage. Après le dessin animé tiré des livres, voici les livres tirés du dessin animé ! On oublie donc la petite fille croquée par Domitille de Pressensé car c’est ici une captation des images en 3D. Bonne idée ou pas, je vous laisse avoir votre propre avis ! En tout cas, ces quatre petits romans pour jeunes lecteurs (dès le CP) qui viennent de sortir proposent de jolies histoires dans lesquelles on retrouve bien l’esprit de la série d’origine. À la fin de ces ouvrages, des petits jeux sont proposés. Faire ses premiers pas de lecteur autonome avec Émilie, c’est plutôt sympa, non ?

Prune et l'argent de pocheVous connaissez Prune ? On vous a déjà parlé de ce personnage piquant, ce coup-ci elle a besoin d’argent ! Elle veut offrir un cadeau à son copain Barnabé mais quand on n’a même pas d’argent de poche ce n’est pas facile ! Prune va donc devoir faire preuve d’ingéniosité pour trouver l’argent nécessaire… et les idées, Prune, c’est pas ce qu’il lui manque !

Je suis vraiment fan de ce personnage de Séverine Vidal et chaque fois qu’une de ses aventures sort je suis ravi de la retrouver. Prune piquante à souhait, le genre de petite fille qui a un caractère affirmé et des idées bien à elle. Ici on est entre le roman jeune lecteur et l’album (un peu comme un roman graphique pour les plus jeunes) et c’est toujours aussi réussi ! C’est le cinquième volume des aventures de Prune et on en veut plein d’autres !

Ce que tu cherches tu trouverasIl fait peur le quartier des platanes. Fatou et Yan sont intrigués, que peut-il y avoir dans cet endroit abandonné caché par une palissade. Parfois de leurs fenêtres, à la tombée du jour, ils aperçoivent des formes étranges qui s’y promènent. Un jour où leur ballon passe par-dessus la palissade ils décident d’aller voir… pas rassurés !

Ce que tu cherches tu trouveras c’est le message que trouve Fatou dans un biscuit chinois et c’est le nom de ce joli roman pour jeunes lecteurs signé Charlotte Bousquet et illustré par Fabien Fernandez. Ici il est question de peur (et de la surmonter), des a priori, d’amitié, d’amour. Fatou et Yan ne retrouveront peut-être pas le ballon… mais ils trouveront quelque chose, c’est certain !

Mia des nuagesMia est du genre gourmande, son plaisir c’est ses tartines au beurre de cacahuète. La jeune fille a aussi une passion, la danse. Seulement quand son professeur de danse se casse la jambe, elle est remplacée par mademoiselle Sèchepince qui va faire comprendre (pas très subtilement) à Mia qu’il faut qu’elle maigrisse. Mia va donc arrêter le beurre de cacahuète et le reste… jusqu’à devenir légère… légère… au point de s’envoler, c’est le début d’une grande aventure.

Mia des nuages est aussi une sorte de conte, très particulier. L’histoire commence par être très « réelle » avec le diktat de la minceur, l’anorexie puis l’auteur nous emmène dans un récit fantastique où Mia vole, parcourt le monde et devient tour à tour esclave, attraction. C’est une très belle histoire, complètement originale sur la différence, l’entraide et l’amitié magnifiquement mise en image par Xu Hualing .

L'invitation faite au loupParce qu’il en a assez de se faire courser par le loup un cochon lui propose un marché : s’il arrive à passer une épreuve qu’il lui a concocté, le loup aura le droit de le manger. Dans le cas contraire il le laisse définitivement tranquille ! Gonflé non ? Le loup qui n’a jamais réussi à rattraper ce cochon très rapide est forcément tenté ! Le rendez-vous est pris, ça sera à la ferme. Autant vous dire que les animaux ne sont pas ravis d’apprendre que le loup va leur rendre visite… Le loup réussira-t-il cette épreuve ?

Beaucoup d’humour dans ce petit roman de Christian Oster illustré par Anaïs Vaugelade. L’auteur joue avec les mots, on essaye de deviner en même temps que le loup les réponses aux énigmes. C’est le genre de texte qu’on se régale de lire à voix haute (les Mouche sont normalement pour des enfants qui savent déjà lire mais, personnellement, j’adore les lire à ma fille de cinq ans et elle a adoré cette histoire). L’invitation faite au loup est un conte très original, plein d’humour et de suspense.

Le violon d'AbigailAbigail ne parle plus depuis le décès de sa mère il y a deux ans. Ce n’est pas avec plaisir qu’elle déménage avec son père, quittant Nantes pour le sud de la France. De son nouvel appartement, souvent Abigail entend une plainte sans savoir ce que c’est, ni d’où ça vient. La jeune fille aime se réfugier dans la petite cour de l’immeuble, un petit patio avec un puits. Un jour elle y rencontre un homme bien étrange…

Le violon d’Abigail a été une belle surprise, j’ai été emporté par cette histoire de jeune fille, entre rêves et réalité. Une sorte de conte pour jeunes lecteurs. Je parle aussi de belle surprise car comme beaucoup j’ai parfois des a priori idiots sur l’auto édition (mais je ne leur ferme pas ma porte). Et là en plus d’une belle histoire écrite avec  une très belle plume, l’objet est beau avec son papier épais et sa couverture à rabats et les illustrations à la peinture de l’auteur (et éditrice donc) sont vraiment réussies. Elles accompagnent parfaitement ce texte doux et poétique. Un très joli roman.
Vous découvrirez les illustrations dans la bande annonce du livre.

Le plus joli des rêvesIl était une fois un rêve… pas un rêve comme il en existe beaucoup, celui-là était le plus joli des rêves qu’on puisse imaginer. Mougueule, l’homme le plus puissant du pays, voulait absolument ce rêve, il avait déjà tout, il ne lui manquait que ça ! Mais comment attraper un rêve… il chargea le pauvre Grand Gaston de s’en occuper.

Le plus joli des rêves est une magnifique histoire signée Nathalie Brisac. Un conte extrêmement poétique, plein de douceur et d’humour. On a beau avoir le pouvoir, on ne peut pas tout avoir et parfois c’est ceux qui en ont le moins qui peuvent s’emparer des choses les plus précieuses. Une belle histoire pleine de sens qui va ravir les jeunes rêveurs.
Le même vu par Délivrer des livres, Parfums de livres, Qu’importe le flacon, Enfantipages, Les lectures de Kik, Sous le feuillage et Les lectures de Liyah.

Les mots perdusAntonin, un garçon d’une dizaine d’années, est en vacances en Bretagne avec la compagne de son père. Il rencontre Rose, qui travaille sur les marchés pour aider ses parents. Celle-ci lui présentera son ami Jakez, amoureux d’une jeune africaine rencontrée sur internet qui n’a pas pu avoir de visa pour venir le voir. Ensemble ils vont essayer de percer le secret de la maison de la morte aux bijoux, une maison isolée qui se trouve sur une île qu’on peut rejoindre à marée basse.

Les mots perdus est un très beau roman qui nous emmène là où on ne l’attend pas. Au départ, trois enfants qui partent à l’aventure, dans une maison qu’on dit hantée. On sent qu’ils ont envie de grands frissons, de découvrir des trésors. En fait ils vont trouver tout autre chose. Même si j’ai trouvé parfois qu’il y avait un souci entre l’âge donné des héros (ils entrent en sixième) et ce qu’ils vivent (travailler sur un marché, inviter quelqu’un qu’on connait d’internet et qui vit dans un pays lointain chez soi pour les vacances, leurs parents les laissent aller sur une île sachant que si la marée monte ils y seront coincés pour la nuit,…). Malgré cette petite interrogation donc, Yves Pinguilly a écrit un très beau roman qui parle de la mémoire, des frontières, de l’amitié.

Charly Tempête On déménageLe très bricoleur Charly Tempête (et oui c’est son nom), 9 ans, déménage ! Alors ce n’est pas de gaité de cœur, on ne quitte pas comme ça une maison pleine de charme avec un magnifique jardin pour une maison caca d’oie avec un jardin tout petit et sans arbres ! Mais il le fallait, son papi vieillit et est très seul depuis que sa femme est morte. La mère de Charly, qui aimait tant son « Céleste refuge » (comme elle appelait sa maison), déprime. Elle qui chantait tout le temps (même quand elle faisait brûler le dîner), n’est plus la même. Heureusement le père de Charly a une idée, et si on organisait une fête ? On invite les voisins et pourquoi pas des amis d’enfance de maman (c’est l’avantage d’être revenu près de là où elle a grandit) ? L’organisation ne sera pas de tout repos…

Charly Tempête Drôle de rentréeÇa y est, Charly est bien installé dans sa nouvelle maison, mais maintenant c’est l’heure de la rentrée… Charly redoute ce moment car on lui a dit que son institutrice était terrible ! Le jour J rien ne se passe comme prévu ! Son nouveau copain Djawad n’est pas au rendez-vous. Ensuite c’est le portail de l’école qui ne s’ouvre pas (heureusement que Charly est ingénieux et invente un cascourte-échelle ( un casque combiné avec un double décimètre en fer qui permet de faire grimper les autres sur sa tête pour passer par-dessus le portail. Enfin la fameuse institutrice n’est pas là, mais ça c’est pas forcément une mauvaise nouvelle… quoique…

Charly Tempête est une toute nouvelle série sortie chez Casterman. Les deux premiers tomes laissent présager une très bonne série. Annelise Heurtier signe un texte plein d’humour et en même temps qui parle d’aujourd’hui (déménagement, personnes âgées, manque de moyens dans l’éducation nationale…). Elle fait passer des petites choses sans que ça soit lourd. On rit beaucoup aux aventures du jeune garçon et surtout à ses inventions. Les illustrations de Clotka accentuent ce côté moderne. Deux romans plein d’humour encrés dans la réalité actuelle qui devraient séduire les jeunes lecteurs d’aujourd’hui.
Des extraits ici.
Les mêmes vus par Enfantipages.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des Émilie (Émilie en route pour l’école, Émilie et le pique nique, L’alphabet, Les chiffres, Émilie au marché, Émilie et le bébé de neige, Émilie fait pipi au lit, Émilie et le doudou, Émilie et les poussin, La maison d’Émilie et les 16 premiers de la nouvelle série et les autres séries), des livres de Séverine Vidal (Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) , Kris di Giacomo (Tous les monstres ont peur du noir, Prune cherche son style, Prune et la colo d’enfer, Quand le loup a faim, Prune : la grosse rumeur, Prune : le fils de la nouvelle fiancée de papa), Charlotte Bousquet (Proie idéale, Rouge tagada et Précieuses, pas ridicules), Fabien Fernandez (Voyage polaire), Janine Teisson (L’ogre bouquiniste), Xu Hualing (L’étoile de Grand’Pa, Manon et la caverne aux brigands), Anaïs Vaugelade (Le poulet fermier et Mission impossible), Rascal (Le temps des ours), Yves Pinguilly (La couleur des yeux), Annelise Heurtier (Sweet Sixteen, Le carnet rouge et La fille aux cheveux d’encre) et Clotka (Les aventures de Tit’Oignon). Nous avons déjà interviewé Domitille de Pressensé, Séverine Vidal, Kris di Giacomo, Fabien Fernandez et Annelise Heurtier.

Émilie se maquille
d’après les personnages créés par Domitille de Pressensé (auteur non indiqué)
Casterman dans la collection Je commence à lire avec…
4,75€, 144×190 mm, 37 pages, imprimé en Chine, 2013.
Les empreintes mystérieuses
d’après les personnages créés par Domitille de Pressensé (auteur non indiqué)
Casterman dans la collection Je commence à lire avec…
4,75€, 144×190 mm, 37 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le papillon de l’école
d’après les personnages créés par Domitille de Pressensé (auteur non indiqué)
Casterman dans la collection Je commence à lire avec…
4,75€, 144×190 mm, 37 pages, imprimé en Chine, 2013.
Le ballon jaune
d’après les personnages créés par Domitille de Pressensé (auteur non indiqué)
Casterman dans la collection Je commence à lire avec…
4,75€, 144×190 mm, 37 pages, imprimé en Chine, 2013.
Prune et l’argent de poche
Texte de Séverine Vidal, illustrations de  Kris Di Giacomo
Frimousse dans la série Prune
8,50€, 150×210 mm, 43 pages, imprimé en Lettonie, 2013.
Ce que tu cherches tu trouveras
Texte de Charlotte Bousquet, illustrations de Fabien Fernandez
Rageot dans la collection Petit roman
5,70€, 135×180 mm, 44 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
Mia des nuages
Texte de Janine Teisson, illustré par Xu Hualing
Oskar éditeur
9,95€, 145×210 mm, 56 pages, imprimé en Europe, 2012.
L’invitation faite au loup
Texte de Christian Oster, illustré par Anaïs Vaugelade
École des loisirs dans la collection Mouche
7€, taille en mm, 48 pages, imprimé en France, 2013.
Le violon d’Abigail
de Nathalie Desperches-Boukhatem
Éditions de la Gâtine dans la collection Mes rêves
10€, 125×180 mm, 36 pages, imprimé en France, 2012.
Le plus joli des rêves
Texte de Nathalie Brisac, illustré par Rascal
École des loisirs dans la collection Mouche
7,50€, 125×190 mm, 56 pages, imprimé en France, 2013.
Les mots perdus
Texte d’Yves Pinguilly
Oskar dans la collection Court MÉ-trage
5€, 115×170 mm, 81 pages, imprimé en Europe, 2013.
On déménage !
Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Clotka
Casterman dans la collection Charly tempête
6,95€, 195×135 mm, 80 pages, imprimé en Espagne, 2013.
Drôle de rentrée !
Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Clotka
Casterman dans la collection Charly tempête
6,95€, 195×135 mm, 80 pages, imprimé en Espagne, 2013.

A part ça ?

Le guide de l'édition jeunesse 2014 Le guide de l’édition jeunesse 2014 est sorti ! Ce gros guide, qui existe depuis dix ans, est ultra complet ! Conseils aux auteurs et illustrateurs (conseils artistiques mais aussi juridiques, commerciaux…), annuaire des éditeurs, auteurs, sites internet, publications spécialisées… C’est une bible ! Autant pour les auteurs et illustrateurs qui y trouveront des tas de conseils qui leur serviront, que pour tous les passionnés et professionnels de la littérature jeunesse qui se serviront des annuaires. A la fin de l’ouvrage, on trouve même des petites annonces. Une bible on vous dit !
Plus d’info, l’acheter etc sur leur site.
A noter, si vous allez au salon de Montreuil (du 27 novembre au 2 décembre) vous pourrez le feuilleter sur le stand CRILJ / GRIFFON (stand n° G29).

Gabriel

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Deux histoires que vous n’oublierez pas

Par 2 septembre 2013 Livres Jeunesse

J’aime ces albums qu’on ferme avec un sentiment étrange, qui nous font cogiter sur ce que l’on vient de lire, on a fini notre lecture mais l’histoire nous trotte dans la tête. Voici deux magnifiques albums comme ça, de ceux qui marquent.

Le secret de grand-mèreMarie a huit ans, elle se rend régulièrement chez son arrière-grand-mère avec sa grand-mère. La très vieille dame lui fait un peu peur… Elle a un pied qui n’est pas comme l’autre. Marie ne peut s’empêcher de regarder ces pieds cachés par des bottines, d’imaginer ce qu’elles contiennent. Quel mystère cachent ces chaussures ? Est-ce que sa grand-mère qui semble parfois si gênée devant sa propre mère est liée à ce secret ?

Le secret de grand-mère est un album absolument magnifique. Le texte de Marie Sellier est troublant, captivant, écrit avec énormément de finesse et de poésie. Les illustrations à la peinture d’Armande Oswald ajoutent encore plus de mystère à cette mère-grand. On parle ici de la culpabilité, des secrets de famille mais aussi de la vision qu’ont les enfants des personnes âgées, ces visites qu’on ne fait pas toujours avec plaisir, ces gens qui paraissent inquiétants, intrigants. Le secret de la grand-mère nous sera révélé, c’est un secret assez dur, le genre de thème finalement peu développé dans la littérature jeunesse. Un album qui ne nous laisse pas indifférent, qui nous marque, qui nous touche.

La couleur des yeuxFati est non voyante, au village elle est amie avec Issa, avec lui elle aime se promener. Issa est ses yeux. Un jour où ils sont tous les deux à la pêche et alors qu’Issa s’est absenté pour assouvir une envie pressante, Fati pêche un poisson qui va changer sa vie : il lui propose de lui rendre la vue si elle le remet à l’eau. Issa se retrouve avec deux beaux yeux bleus qui voient… mais est-ce une bonne nouvelle ?

Yves Pinguilly a une écriture magnifique, il nous raconte ici un conte très beau… et très dur. Issa retrouvera la vue mais sera chassée du village car ses yeux bleus feront d’elle une sorcière aux yeux des gens. On parle ici des croyances (stupides), du fait de rejeter quelqu’un parce que différent (cela arrive encore de nos jours dans certains pays avec les roux et les albinos notamment). On parle aussi d’amitié, d’amour. Car bien-sûr l’histoire de Fati ne se termine pas par sa fuite du village… elle connaîtra une fin très heureuse. Un très beau conte où tout n’est pas rose, très joliment mis en image par Florence Koenig, qui vient de sortir dans une collection « petit prix » de chez Autrement.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs ouvrages de Marie Sellier (10 tableaux et un ballon rouge, Le fils de Picasso et Dragons & Dragon)

Le secret de grand-mère
Texte de Marie Sellier, illustré par Armande Oswald
Seuil Jeunesse
14€, 236×238 mm, 44 pages, imprimé en France, 2013.
La couleur des yeux
Texte de Yves Pinguilly, illustré par Florence Koenig
Autrement dans la collection Fil rouge
5,20€, 160×189 mm, 38 pages, imprimé en Chine, 2013.

A part ça ?

une année avec les missA la rentrée, il va falloir être organisé ! Et qui dit organisation dit calendrier ! J’ai testé deux nouveautés de chez Larousse plutôt sympa. Le premier, Une année avec les Miss, reprend les personnages dessinés par Oreli Gouel (on avait déjà chroniqué Les miss font la mode de cette série). De septembre 2013 à août 2014 les enfants pourront noter les rendez-vous importants, les anniversaires etc. De nombreux bonus : une page pour la photo de classe, un petit questionnaire sur soi à remplir (prénom, âge, téléphone, goûts, copains-copines,…), un carnet d’adresse, des emplois du temps hebdomadaires détachables à compléter, des cartons d’invitations, des autocollants pour habiller les miss, d’autres pour les faire parler (des bulles), des petits autocollants « évènements » à coller Le calendrier de la famille organiseesur les jours (contrôle, bibliothèque, Noël, sport, invitation, shopping,…), des étiquettes pour personnaliser ses cahiers… bref c’est complet on trouve même sur chaque mois les caractéristiques du signe du mois avec une personnalité (Justin Bieber, Matt Pokora, etc !). C’est quand même plutôt pour les pré-ado, vous vous en doutez, en tout cas il est plutôt bien fait et les illustrations d’Oreli Gouel sont vraiment jolies. Un peu plus familial (dans le même genre que j’avais chroniqué ici), Le calendrier de la famille organisée 2013-2014 (de septembre 2013 à décembre 2014) propose plusieurs colonnes, une pour les parents et les trois autres pour les enfants. On pourra se servir des autocollants fournis (voyage, anniversaire, restaurant, impôts, cinéma, vétérinaire,…) ou écrire directement ! Ici les illustrations d’Alain Boyer sont un peu plus enfantines. Tout comme dans le précédent en bas du calendrier un petit bloc et un crayon sont fournis et on peut ranger des documents ! Deux styles différents mais qui permettront d’être OR-GA-NI-SÉ !
Liyah a aussi parlé de Le calendrier de la famille organisée 2013-2014.
Une année avec les Miss, illustré par Oreli Gouel, Larousse, 13,90€
Le calendrier de la famille organisée 2013-2014, illustré par Alain Boyer, Larousse, 12,90€.

Gabriel

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