C’est une grosse sélection (24 !) de CD et livres-CD que je vous propose aujourd’hui. Des histoires tout d’abord (parfois musicales), puis de la musique, pour ravir les petites oreilles… et même les grandes !
Alors qu’il est chez le luthier de son quartier, Léo, violoniste en herbe, entend jouer le grand Django Reinhardt dans l’arrière-boutique. Pour le jeune garçon, c’est le coup de foudre. C’est le début d’une grande aventure dans laquelle Léo ira jusqu’à embarquer en cachette sur un bateau en partance pour l’Angleterre pour suivre son idole.
La superbe musique de Django Reinhardt, la très belle l’histoire de Bernard Villiot, les magnifiques illustrations de Thibault Prugne… tout est parfait ici (en plus, les fans de Guillaume Gallienne seront comblé·e·s de l’écouter raconter l’histoire). Ce qui fait aussi la réussite de ce très beau livre-CD c’est l’équilibre entre la musique et le texte. Ici, on n’entend pas juste la musique de Django en fond sonore, mais il y a des morceaux entiers qui ne sont pas recouverts par la voix du conteur. On peut donc profiter de ces superbes mélodies entraînantes. L’histoire de Bernard Villiot est originale et captivante. C’est totalement réussi !
Gros coup de cœur pour ce superbe livre-CD qui nous propose une belle histoire, magnifiquement illustrée, qui fera (re)découvrir aux enfants la musique de l’extraordinaire Django Reinhardt.
Dorothy vivait avec son oncle et sa tante dans une ferme du Kansas. Un jour, un cyclone emporta la maison et Dorothy fut emportée dans un monde merveilleux où elle rencontra les Munchkins. Elle apprit qu’elle se trouvait au pays d’Oz. Comment rentrer chez elle ? Il lui faudrait se rendre à la Cité d’Émeraude, en suivant la route pavée de briques jaunes, pour rencontrer le Magicien d’Oz. En chemin, elle rencontra un épouvantail sans cervelle, un homme en fer blanc sans cœur et un lion peureux…
Si comme moi vous adorez l’histoire de L. Frank Baum, vous allez tomber sous le charme de cette superbe version du Magicien d’Oz en livre-CD. Déjà parce que les illustrations de Charlotte Gastaut sont magnifiques (et le livre fait quand même 90 pages richement illustrées !), ensuite parce que la lecture de ce
long texte (qui dure près de 70 minutes) est captivante grâce à la voix envoûtante de la conteuse… qui n’est autre que Charlotte Gastaut elle-même ! (Cette femme-là a tous les talents !). L’adaptation de ce beau roman par Maxime Rovere est fidèle à l’esprit du texte d’origine. On se régale !
Un magnifique livre-CD pour parler de l’autre côté de l’arc-en-ciel !
Dans son épicerie, le jeune Tomek avait absolument tout ce que l’on peut désirer, et même plus encore. Mais un jour une jeune fille étrange lui demanda de l’eau de Qjar… et ça Tomek n’avait pas. Comme il était tombé amoureux d’elle, il décida de partir… Pour Tomek, ce fut le début d’une très grande aventure dans laquelle il serait question d’une forêt de l’oubli, de parfumeurs qui réveillent, après avoir trouvé le mot exact, des gens tombés dans le sommeil à cause de fleurs, des ours dégénérés et d’écureuil-fruits qui poussent sur des arbres…
Mais quelle merveilleuse histoire ! Quel voyage inoubliable ! L’histoire de Jean-Claude Mourlevat est une œuvre extraordinaire qui va ravir ceux et celles qui aiment les pays imaginaires, les grandes aventures, les belles histoires d’amour. Ici, c’est lui-même qui lit les deux tomes de La rivière à l’envers (tout d’abord, l’histoire de Tomek, puis Hannah — la jeune fille rencontrée par Tomek — raconte son histoire à elle) et l’on passe près de sept heures absolument magiques, sans jamais s’ennuyer, sans voir le temps passer.
Un chef-d’œuvre !
Mireille a une passion : exaspérer sa mère. Elle a une particularité : elle est la fille (cachée) du mari de la présidente de la République. Mireille vient surtout d’être élue… Oh pas de quoi se réjouir, elle n’est pas Miss Bourg-en-Bresse, ni même déléguée de classe… non non elle vient d’être élue boudin de bronze, à l’horrible concours des boudins organisé sur Facebook par Malo. Avec Astrid, boudin d’or et fan d’Indochine, et Hakima, boudin d’argent et dont le frère est blessé de guerre, elles décident de s’inviter à la garden-party de l’Élysée. Elles feront le voyage jusqu’à Paris en vélo et financeront cette petite escapade en vendant des boudins.
J’en veux personnellement à Clémentine Beauvais et à Rachel Arditi, car j’ai eu l’air stupide à de nombreuses reprises en éclatant de rire dans la rue ou dans les transports en commun à l’écoute de cette version lue du désormais célèbre roman Les petites reines. Ici, tout est génialement drôle… Les noms de lieux, de personnages, les situations, les dialogues, l’écriture, la façon de raconter de la comédienne… Bien entendu, ce n’est pas que drôle, il y a un vrai fond, une critique de notre société, des réseaux sociaux, du culte de l’apparence, mais quand même… qu’est-ce qu’on rit !
Un roman lu totalement hilarant, tant que c’en est gênant !
Un chat passe, un enfant le suit… mais le chat a disparu ! Où est-il caché ? Ah ça ne serait pas là ? Il y a une oreille qui dépasse ! C’est drôle de jouer à cache-cache !
Natalie Tual a un don que peu de gens ont, et disque après disque elle nous le confirme. Dans la production des contes musicaux pour enfant, il y a souvent deux catégories. Pour caricaturer il y a d’un côté l’artiste qui va proposer des chansons mièvres parfaitement adaptées aux tout-petits, mais que les grands vont trouver totalement horripilantes (et là, j’ai l’image de Chantal Goya qui me vient, mais ses descendant·e·s sont nombreux·euses) et de l’autre côté l’artiste qui essaye de plaire aux petits tout en plaisant aux adultes et, voulant ménager la chèvre et le chou, propose quelque chose de pas niais, mais que les enfants prennent au final peu plaisir à écouter. Natalie Tual n’entre pas dans ces deux catégories. Ses contes musicaux sont extrêmement doux, les chansons sont simples pour les enfants, les thèmes les touchent, les histoires sont extrêmement simples à comprendre et donc les enfants adorent… mais elle ne tombe jamais dans la mièvrerie, dans le niais. Si elle ne cherche sans doute pas à plaire aux parents, elle y arrive tout de même parce qu’elle a bon goût. Elle connaît bien les enfants (et sait qu’on n’a pas besoin de leur parler comme à des idiots).
Le nouveau conte musical pour les tout-petits par la reine du genre.
Yassir et Dawiya n’avaient plus rien à manger. Heureusement, Dawiya avait des bracelets en or laissés par sa mère pour le jour où… Yassir partit donc au marché vendre les bracelets et acheter des moutons… mais tout ne se passa pas comme prévu…
Fara la souris avait décidé de passer une belle journée, mais elle se retrouve bientôt dans le terrier d’un serpent. Il lui faudra être rusée pour en échapper…
Une femme se désolait de ne pas avoir eu d’enfant, mais un jour elle découvrit parmi les lentilles, un petit garçon pas plus grand qu’un pois chiche…
Ce sont trois contes marocains que nous raconte Halima Hamdane (dont on avait déjà beaucoup aimé Le ventre de l’arbre et Mahboul le sage). Au son de l’oud, elle mêle quelques mots arabes à ces contes racontés en français. Trois belles histoires qui ressemblent à d’autres contes d’ailleurs (on pense par exemple à Tom Pouce pour le dernier conte, ou à un conte chinois pour l’histoire de la souris qui va réussir à faire croire à un serpent qu’elle est plus forte que lui). Si l’on prend beaucoup de plaisir à écouter la conteuse, magnifiquement accompagnée, on en prend tout autant en regardant l’ouvrage joliment illustré par Aurélia Fronty.
De beaux contes, plein d’humour et de morale, tout droit venus du Maroc.
C’est l’histoire d’un homme très riche qui avait une barbe blue. Il était tombé amoureux d’une jeune fille, mais elle ne voulait pas d’un homme avec une telle barbe, d’autant qu’il avait déjà été marié à plusieurs reprises et que chaque fois les femmes avaient disparu… Mais elle finit par céder… elle n’aurait pas dû !
Barbe blue, le maudit québécois est une version québécoise du célèbre conte Barbe bleue, vous l’aurez deviné. On y retrouve la fameuse pièce qu’il ne faut pas ouvrir, la clef tachée de sang et l’homme terrifiant, mais ici on parle de chars (voitures), poutine (plat traditionnel) ou de blonde (petite amie). Carmen Ferlan a le don de nous fait sourire tout en nous faisant trembler, et elle nous fait
même chanter ! Après le conte, elle nous explique les mots québécois qui ont pu nous échapper, tout en nous racontant encore plein de choses. C’est tellement réussi qu’on pardonne l’erreur de mettre la géniale Lisa Leblanc dans les chanteuses québécoises (alors qu’elle est néo-Brunswickoise). Le texte est très joliment illustré par Camille de Cussac.
Un conte que l’on connaît bien, raconté à la québécoise : vraiment réjouissant !
C’est l’histoire d’une princesse qui habitait en haut d’une tour d’où elle voyait tout ce qui se passait. Le jour où son père l’obligea à se marier, elle n’accepta d’épouser que celui qui arriverait à se cacher si bien qu’elle ne le verrait pas de sa tour… Mais tous ceux qui échouaient auraient la tête tranchée…
Un arbre avait la particularité d’abriter sur une branche des fruits qui nourrissait et sur une autre des fruits qui donnaient la mort… seulement, personne ne savait lesquels étaient les bons. Un été de grande sécheresse, une femme décida de prendre un fruit au hasard afin de sauver son enfant. Ayant fait le bon choix, le village savait désormais quels étaient les bons fruits. Jusqu’au jour où…
Le disciple d’un maître bien peu généreux fut un jour un trop gourmand.
Un sultan voulait le meilleur pour son fils de façon démesurée, mais est-ce que cette éducation allait être la meilleure pour lui ?
Un vendeur de casquettes se fit un jour dérober son stock par des singes alors qu’il dormait à l’ombre d’un manguier.
On peut ne pas être attiré par l’illustration du CD de Géraldine Maurin, La princesse et le ouistiti, mais ça serait dommage que ça fasse passer à côté d’un très bon moment ! Les cinq contes traditionnels qu’elle raconte ici sont absolument réjouissants. On y croise des princesses, des sultans et de drôles de singes. Si certains sont hindous ou tadjiks, Géraldine Maurin a inventé le dernier (mon préféré). On peut y voir ici des morales pleines de malice et même un discours pro-allaitement !
Cinquante-trois minutes de pur bonheur grâce à une très bonne conteuse.
Parce qu’elle s’était faite belle, Comère Chatte fut d’un coup courtisée. Tout le monde voulait l’épouser ! Mais à tous, Comère Chatte posait la même question : quel bruit ils faisaient quand ils dormaient. Tous faisaient bien trop de bruit pour elle ! Jusqu’à ce qu’elle rencontre Compère Souris… une chatte et une souris ? Oui oui !
Je suis pressé chaque année qu’arrive janvier pour manger de la galette des Rois et qu’arrive novembre pour écouter le nouveau conte d’Huile d’olive et beurre salé (alias Fabienne Morel et Debora Di Gilio). Cette année, ce sont deux contes en un qu’elles nous proposent. Dans la première partie, il sera question d’un casting de dormeur charmant, et dans la seconde de tout le monde qui se met à faire toutes sortes de bruits. C’est rythmé (qu’elles chantent ou pas), plein d’humour et de bruitages (à la bouche) ! Voilà de quoi réjouir les enfants.
Un conte plein de rythme par un duo qu’on adore à La mare aux mots.
Émile est le père d’un petit garçon, il se souvient… C’était en 1985, il vivait son dernier jour d’école avant son déménagement. Il devait quitter ses copains, mais cette dernière journée n’allait pas être de tout repos…
Bienvenue dans les années 80 ! J’avoue ne pas être très fan des comédies musicales pour enfants (Soldat Rose, Emilie Jolie, etc.), mais Nicolas Pantalacci et Sébastien Rost prouvent qu’on peut en faire une avec une vraie histoire (et pas juste une suite de personnages qui vient chanter chacun sa chanson) et surtout en faire une qui ne soit pas niaise ! Faut dire que vu le très bon casting (Oldelaf, Alexis HK, Karimouche, Gérald Genty, Laura Cahen, Barcella, Monsieur Lune et Syrano), on imagine bien qu’on ne va pas tomber ici dans la nunucherie !
Les chansons sont rythmées (les adultes se surprennent à les chantonner), l’histoire est drôle, émouvante, pleine de suspense… C’est un très bon support pour parler de notre enfance à nous avec nos enfants (et qu’ils se rendent compte que nous aussi on allait à l’école, que nos instits à nous aussi n’étaient pas commodes et que nous aussi on se faisait enquiquiner par des enfants plus costauds). Petit bémol cependant sur les illustrations que je ne trouve pas à la hauteur du projet, mais c’est peut-être une affaire de goût !
Un conte musical totalement enthousiasmant à partager en famille !
Chaque nuit, Guillaume voit sa voisine d’en face, une vieille dame, écrire. Une bonne partie de la nuit, elle écrit. Quand elle arrête, une jeune fille quitte l’immeuble. Une nuit, Guillaume décide de suivre la jeune fille. Elle se rend à la bibliothèque, qui est pourtant fermée à cette heure-ci. Le jeune homme va réussir à lui parler. Elle va lui expliquer qu’elle est la vieille dame qui rajeunit chaque nuit pour rechercher un grimoire. Le lendemain, Guillaume apprend que la vieille dame est décédée.
Une des choses les plus frappantes à l’écoute de La bibliothécaire, c’est l’écriture de Gudule. Quelle plume ! C’est ici Thomas Solivéres qui lit le roman de cette grande autrice qui nous manque tant. Dans ce classique de la littérature jeunesse, elle rend hommage à la langue française et à la littérature. On y croise Alice aux pays des merveilles, Gavroche, Poil de Carotte ou encore le petit prince. Une histoire un brin déjantée, totalement originale, captivante qui nous fait passer un moment des plus délicieux.
Le roman culte d’une de nos plus grandes autrices, lu ici par un jeune acteur qui l’interprète plus qu’il ne le lit.
Il pleut ! Autant vous dire que Ignace la limace, Othello l’escargot et Werther le ver de terre sont aux anges ! Mais alors que les trois animaux passent un moment délicieux sur la terrasse, le vent tourne et Werther, pas le plus rapide de la bande, se retrouve coincé sur le sol… Werther est en train de se dessécher ! Il va mourir !!! Qui pourrait le sauver ? Superchat bien sûr !
Pascal Parisot nous propose ici sa première histoire. On adore ses chansons pour enfant, on le retrouve ici en conteur… et l’on aime autant ! Bien sûr, il manie encore une fois l’absurde, les blagues potaches, l’humour tordant… Car ici, si l’on chante, on rigole surtout ! On rit des situations, de la lâcheté de certains personnages, des habitudes des chats projetées ici dans un chat super héros… Bref, c’est drôle, bien vu et les chansons sont super !
Un conte musical de Pascal Parisot, forcément on chante et l’on se marre !
On passe, maintenant, à la musique !
C’est parti pour un grand tintamarre ! On va danser l’escaouette, faire un tour dans la prison de Nantes, écouter l’alouette avant de nous endormir et l’on s’en ira même au marché.
Voilà mon coup de cœur musical de cette fin d’année ! Quinze chansons entraînantes, rythmées qui mettent de bonne humeur et qui donnent envie de danser. Ce répertoire traditionnel est interprété par des acadien·ne·s (dont la géniale Lisa Leblanc, dont j’écoute en boucle le premier album). Si les thèmes des chansons rappellent une époque bien passée, les interprétations et les orchestrations,
résolument modernes font que l’album n’est en rien poussiéreux. Si l’on croise Dans la prison de Nantes ou À la claire Fontaine, la plupart des chansons nous sont inconnues de ce côté-ci de l’Atlantique, mais le CD est tellement addictif qu’on va vite les connaître !
Un super CD sorti chez La montagne secrète, maison d’édition qui nous offre toujours des livres-CD de qualité !
Chaque année on attend le nouveau livre-CD de Tout s’métisse, et celui de cette année est magnifique ! Après l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique latine, le Maghreb, la Nouvelle-Orléans et le monde créole, c’est pour le Brésil qu’on embarque ! L’album s’ouvre sur une chanson dans laquelle des enfants chantent qu’un jour le monde comprendra qu’on est tous pareils et que la vie est belle et l’on est déjà sous le charme. Ici, on entendra des chansons entraînantes qui nous donnent envie de nous lever et de danser et des chansons douces à écouter avant de s’endormir. On retrouvera des airs que l’on connaît bien comme Dans la forêt lointaine
ou Il était un petit navire, mais dans des versions franco-brésiliennes de toute beauté. Côté livre, c’est toujours Laura Guéry qui illustre pour notre plus grand plaisir. On trouve ici non seulement des paroles de chansons, mais aussi des pages documentaires (sur les animaux, les instruments, la cuisine…) pour mieux connaître le Brésil.
Encore un magnifique livre-CD par un super label, Tout s’métisse.
Il était un petit homme, Pirouette, cacahuète… Ainsi font, font, font les petites marionnettes, ainsi font, font, font, trois petits tours et puis s’en vont… Jamais on n’a vu, jamais on ne verra, la famille souris courir après les rats… Et celle-là, vous la connaissez ? C’est l’orchestre des p’tits loups qui font du jazz le soir, ils sont tous un peu fous, ils chantent et dansent sur de la musique très tard.
Enfance et Musique est un label fabuleux qui propose généralement des classiques chantés de façon traditionnelle sans que ça sente la naphtaline ! (et personnellement je préfère entendre une version mélodieuse d’une chanson qu’on chantait nous aussi enfant qu’une version rap ou hip-hop…). Dans Toc Toc Toc… on trouve 17 de ces chansons, parfaitement adaptées aux plus petits, joliment illustrées par Carine Sanson et ses illustrations en volume. Les orchestrations sont géniales, pleines de bruitages, avec de super musiciens. Quel bonheur de retrouver Agnès Chaumié et Hélène Bohy (que j’ai écouté en boucle quand ma première fille était bébé) ! N’hésitez pas à jeter un œil sur leur site : www.enfancemusique.com où l’on peut même se procurer les disques.
Un super livre-CD de jolies comptines adaptées aux plus petits.
Envie de douceur ? Alors, mettez Berceuses & balladines jazz dans le lecteur CD et fermez les yeux (vous regarderez le livre plus tard). Vous voilà donc transporté·e dans un cocon d’une infinie délicatesse… Les huit chansons qui sont rassemblées ici sont magnifiques et accompagnent à merveille les moments de temps calme ou de recherche d’apaisement. Certains airs nous sont bien connus (comme Close to you, Dream a Little Dream of Me ou Summertime), elles sont ici interprétées par Ceilin Poggi accompagnée au piano par Thierry Eliez. Côté livre, quand vous aurez rouvert les yeux, les magnifiques illustrations d’Ilya Green et des poèmes sur les bébés par Murielle Szac. Tout est beau ici, une totale réussite ! (le seul bémol étant que, comme toujours dans cette collection, la pochette en plastique épaisse adhère au CD et qu’il faut se battre pour réussir à le retirer)
Un parfait cadeau de naissance pour des moments pleins de douceur.
Un skateur qui chante son amour pour sa rue, un squelette qui se demande de quel genre il est, un père absent, un lézard qui vit de drôles d’aventures, un homme qui aime les mots… voilà le genre de personnages qu’on croise dans Dur comme faire… l’album de Zèbre à trois.
Chansons rythmées et pleines d’humour (mais parfois plus mélancoliques), Zèbre à trois nous donne envie de bouger, de danser (voilà un groupe qu’on a envie de voir en concert !). Ils chantent leur amour des vieux prénoms, rendent hommage à Jacques Higelin et hurlent leur ras-le-bol des obligations (dans la chanson éponyme à l’album, qui nous donne envie de nous lever et de danser). Un peu à la manière de Zut ou d’Aldebert, Zèbre à trois dépoussière la musique pour enfants grâce à des mélodies pêchues et magnifiquement interprétées et des thèmes d’aujourd’hui.
Des textes très bien ciselés, des mélodies bien écrites, voilà des musiques pour enfants comme on les aime !
On s’envole maintenant au Congo où l’on va danser au son du balafon, des percussions et des guitares acoustiques et électriques ! Emilie Biayenda nous propose dix-sept comptines, danses et jeux de mains. Elle chante le fleuve Congo, la cuisine, des oiseaux migrateurs, le manioc sous toutes ses formes et plein de choses encore. On écoute même une histoire, Le corbeau et le moineau. Alternant les pistes chantées et les pistes instrumentales, elle nous entraîne avec elle et l’on ne peut s’empêcher de bouger. Les tout-petits vont adorer !
Des airs traditionnels venus du Congo qui nous apportent un peu de soleil.
Il est l’heure du temps calme. On écoute donc maintenant de douces mélodies venues du Congo, du Cap Vert, d’Irlande, de Centrafrique ou encore d’Écosse. Même s’il y a une belle cohérence d’ensemble, les mélodies et les instruments utilisés sont variés, si bien que l’album n’est jamais rébarbatif et l’écoute des vingt-six pistes est un moment délicieux. L’album est parfait pour les tout-petits (l’éditeur le conseille à partir de 3 mois) et les parents écouteront les musiques et les chants avec plaisir également.
Un tour de monde en musique, tout en douceur.
Quels sont ces drôles de bruits ? Il faut bien tendre l’oreille ! Reconnaissez-vous l’accordéon, la contrebasse, la clarinette, la guitare et le violon ? Ces instruments sont les plus courants de la musique klezmer.
Construit comme un blind test, ici on entend d’abord l’instrument et une voix nous invite à deviner lequel il s’agit tandis que dans le livre la réponse se trouve sous un flap. Puis, on écoutera cet instrument nous jouer un petit air en solo. Quand on aura entendu chacun d’eux, ils se regrouperont pour nous interpréter une belle musique klezmer qui donne envie de danser. Ludique, pédagogique (en fin d’ouvrage, on trouve même quelques informations en plus sur les instruments) et agréable à écouter, c’est un super livre-CD cartonné adapté aux plus jeunes.
Un très chouette livre-CD pour découvrir la musique klezmer et ses instruments.
Alain Schneider nous invite à regarder le monde rempli de merveilles, rend hommage aux papillons, aux araignées, aux fourmis, aux petites bêtes pas si bêtes, au papa des hippopotames et aux bises de maman. Il imagine à quoi rêve le poisson rouge dans son bocal, joue avec le Yéti (l’occasion d’une chanson en allitération en Y), liste tout ce qu’il peut y avoir dans la poche du kangourou et rappelle l’avantage d’avoir un dragon.
Alain Schneider propose des chansons plus traditionnelles (ou disons qu’on est plus proche d’Henri Dès que de Zut). Des mélodies douces et des paroles à l’humour tendre, qui vont séduire les plus jeunes. Les treize pistes sont suivies de leurs versions instrumentales.
Un album de chansons tendres pour les plus petits.
Avec Oh ! my songs Steve Waring propose aux enfants d’apprendre l’anglais en chanson. On chante l’alphabet, on ne demande pas à Frère Jacques s’il dort, mais à Brother John, on parle des parties du corps (ah le fameux Head, shoulders, knees and toes…), on regarde l’araignée Itsy bitsy monter à la gouttière, on se rend à la ferme du vieux Mc Donald (l’occasion aussi d’apprendre les cris des animaux en anglais), on parle des doigts de la main, on rencontre une famille canard et l’on termine par regarder briller une petite étoile. Dix chansons simples en anglais, suivies de leurs versions instrumentales.
Les paroles sont répétitives et faciles à retenir, voilà de quoi faire un premier pas vers cette langue que les enfants risquent d’apprendre plus tard ! Le livre cartonné est joliment illustré et si vous avez jeté votre lecteur CD (ou ne le prenez pas toujours avec vous), on peut écouter les chansons sur smartphone ou tablette grâce à une appli ! Et l’on peut même regarder les vidéos musicales sur YouTube ! Et si vous voulez prolonger le plaisir, Steve Waring a également sorti un CD 15 little songs où l’on retrouve les mêmes titres que sur Oh ! My songs mais avec cinq chansons supplémentaires !
Un très chouette livre-CD pour se familiariser avec l’anglais.
Même principe que le livre-CD précédent (livre cartonné avec CD + Appli + vidéos en ligne), mais cette fois-ci c’est en français que Steve Warring propose dix comptines avec comme thème les animaux. On retrouve les classiques Mon petit lapin, Une poule sur un mur, Alouette, Une souris verte… dans des versions classiques, mais entraînantes et qui ne sentent pas la naphtaline.
Monsieur Django & Lady Swing![]() ![]() Texte de Bernard Villiot, lu par Guillaume Gallienne, illustré par Thibault Prugne, musique de The Amazing Keystone Big Band Gautier Languereau 23,80 €, 253×289 mm, 40 pages, CD : 38 min. env., imprimé en France, 2017. |
Le magicien d’Oz![]() ![]() Texte de Maxime Rovere, d’après L. Frank Baum, lu par Charlotte Gastaut, illustré par Charlotte Gastaut Milan 22 €, 245×345 mm, 96 pages, CD : 68 min. env., imprimé en Asie, 2017. |
| La rivière à l’envers Texte de Jean-Claude Mourlevat, lu par l’auteur Audiolib 15,90 €, 416 min. env., 2017. |
| Les petites reines Texte de Clémentine Beauvais, lu par Rachel Arditi Audiolib 17,50 €, 375 min. env., 2017. |
Chat caché![]() ![]() Texte écrit, lu et chanté par Natalie Tual, illustré par Charlotte des Ligneries Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle 17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD : 43 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Yassir la chance![]() ![]() Texte écrit et raconté par Halima Hamdane, illustré par Aurélia Fronty Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle 17,70 €, 210×210 mm, 40 pages, CD : 36 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Barbe Blue le maudit québécois![]() ![]() Texte de Camille de Cussac, lu par Carmen Ferlan, illustré par Camille de Cussac Marcel & Joachim 15 €, 201×281 mm, 48 pages, CD : 20 min. env., imprimé en République Tchèque, 2017. |
| La Princesse et le ouistiti Texte écrit et raconté par Géraldine Maurin Luce Camino Autour de 12 €, 54 min. env., 2016. |
Qui sera mon amoureux ? ![]() ![]() Texte écrit et raconté par Fabienne Morel et Debora Di Gilio, illustré par Élodie Balandras Syros 18,95 €, 267×269 mm, 36 pages, CD : 16 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Le dernier jour![]() ![]() Histoire de Sébastien Rost et Nicolas Pantalacci, chansons de Nicolas Pantalacci chantées par un collectif, illustrés par Sébastien Rost Papa Luna 19,90 €, 247×247 mm, 72 pages, CD : 46 min. env. imprimé en Italie, 2017. |
| La bibliothèque Texte de Gudule, lu par Thomas Solivéres Audiolib 14 €, 200 min. env., 2017. |
Superchat – La souffrance du gros Werther![]() ![]() Lu, écrit et chanté par Pascal Parisot, illustré par Roland Garigue Didier Jeunesse dans la collection Polichinelle 17,70 €, 210×210 mm, 32 pages, CD : 16 min. env., imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Grand Tintamarre !![]() ![]() Collectif, illustré par Mathilde Cinq-Mars La Montagne Secrète 19,50 €, 208×204 mm, 32 pages, CD : 38 min. env., imprimé à Hong Kong, 2017. |
Amanhã![]() ![]() de Zaf Zapha, illustré par Laura Guéry LaCaZa Musique dans la collection Tout s’métisse 18 €, 180×210 mm, 56 pages, CD : 51 min. env., imprimé en Union Européenne, 2017. |
Toc Toc Toc… les plus belles chansons & comptines des tout-petits![]() ![]() de Collectif, illustré par Carine Sanson Éditions du Merle Moqueur 19,90 €, 215×215 mm, 32 pages, CD : 30 min. env., imprimé en Belgique, 2017. |
Berceuses & balladines jazz![]() ![]() chansons interprétées par Ceilin Poggi et Thierry Eliez, textes de Murielle Szac, illustrées par Ilya Green Didier Jeunesse dans la collection Éveil Musical 13,90 €, 190×190 mm, 20 pages, CD : 42 min. env., imprimé en Chine, 2017. |
| Dur comme faire… de Zèbre à trois Éditions Eponymes Autour de 16 €, 38 min. env., 2017. |
| Lukolo au Congo d’Emile Biayenda ARB Music Autour de 16 €, 34 min. env., 2017. |
| Temps calme – 26 mélodies du monde pour les tout-petits vol. 3 Collectif ARB Music Autour de 16 €, 41 min. env., 2017. |
Les instruments de la musique Klezmer![]() ![]() de Yankele, illustré par Lucile Placin Didier Jeunesse dans la collection Écoute & Devine 13,10 €, 190×190 mm, 18 pages, CD : 12 min. env., imprimé en Malaisie, 2017. |
| Minute papillon ! d’Alain Schneider Victorie Music Autour de 13 €, 61 min. env., 2017. |
Oh ! My songs![]() ![]() de Steve Waring, illustré par Maud Legrand Les éditions des braques dans la collection Les bébés braques 14,90 €, 180×180 mm, 26 pages, CD : 16 min. env., lieu d’impression non indiqué, 2017. |
Oh ! Zoo![]() ![]() de Steve Waring, illustré par Maud Legrand Les éditions des braques dans la collection Les bébés braques 14,90 €, 180×180 mm, 26 pages, CD : 15 min. env., lieu d’impression non indiqué, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !





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