Ok, on est encore que début août… Mais quand même pour ceux et celles dont c’est la première rentrée, il faut commencer à leur parler de l’école ! Sûrement avez-vous déjà commencé d’ailleurs… Voici quatre livres qui parlent, chacun à leur manière de ce lieu où ils et elles vont passer les prochains mois.
Elle les entend, c’est sûr ils seront bientôt là… Combien sont-ils ? Ils sont tellement bruyants qu’ils ont l’air nombreux… À quoi ressemblent-ils ? Sont-ils pourvus de longs bras pleins de poils verts ou d’oreilles pointues ? On n’entend plus rien… ils sont sûrement en train de comploter… Allez, un peu de courage il faut les affronter !
Oui, je vous dévoile carrément la fin de ce super album (tant pis pour le suspense et désolé pour ça), mais ici c’est une institutrice qui parle et l’on ne le découvrira qu’à la toute dernière page (même si quelques indices nous ont été donnés). Une institutrice qui a peur de la rentrée et entend les enfants arriver… les imaginant sous forme de monstres ! Si la chute est drôle et décalée, l’album ne fait pas pour autant partie de ces livres que l’on n’aime que pour leur final. Ici, ce sont deux autrices de talent qui nous racontent cette histoire, Sylvie Neeman au texte et d’Albertine au dessin, donc, vous vous en doutez, c’est poétique, bien écrit, esthétique. L’album est bien entendu l’occasion, pour les enfants, de dédramatiser l’école et de se rendre compte qu’ils et elles ne sont pas les seul·e·s à avoir peur de la rentrée.
Coup de cœur pour ce superbe album sur le stress du premier jour d’école.
Quand elle est allée à l’école elle a découvert trois choses : qu’elle n’y serait pas seule (il allait falloir cohabiter avec d’autres enfants), mais un peu quand même (visiblement, sa mère n’avait pas le droit de rester) et qu’il faudrait y retourner chaque jour… Très vite, elle a découvert bien d’autres choses, et pas que des choses très reluisantes… Mais malheureusement, il n’y avait pas le choix, il faudrait y aller…
Avec L’école, maman & moi, Clothilde Delacroix signe un album absolument hilarant sur l’école. Dans cet ouvrage assez proche de la BD elle multiplie les gags et raconte des tas de petits détails du quotidien qui rappelleront bien des choses aux enfants et aux parents. Car ici, comme l’indique le titre, deux personnages ont leur importance : l’enfant, mais aussi sa mère. Clothilde Delacroix y parle des devoirs, de l’achat des fournitures scolaires, de la cantine et même de la piscine (qu’on essaye d’éviter). À noter qu’il s’agit ici d’une famille monoparentale avec une mère qui fait de la plomberie tout en s’occupant de son enfant.
Un album extrêmement drôle et vraiment bien vu sur l’école.
Loïc est trisomique. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Il va vous l’expliquer, c’est simple à comprendre. Tri ça veut dire trois (il est trois fois plus tout que les autres, trois fois plus joyeux, trois fois plus affectueux) et zomique ça veut dire comique. Car Loïc adore faire rire et lui-même rit tout le temps. Le plus beau jour de la vie de Loïc, c’est quand il est entré à l’école, il avait une super maîtresse, il voulait même se marier avec elle. Mais les choses ont changé quand il est entré au CP, maintenant c’est un maître et surtout il y a des élèves bien moins sympas qui traitent le jeune garçon de « taré » et de « mongolito »…
Ma rentrée colère raconte donc une rentrée qui se passe mal. Loïc, jeune trisomique, qui aime tant l’école, va souffrir des moqueries de quelques idiots, mais heureusement un adulte interviendra. Si l’histoire est originale (on parle peu de trisomie 21 dans les albums jeunesse), le concept l’est tout autant, car ici en plus du livre, une version EPUB est offerte. Et quel bonheur que d’écouter l’histoire lue par Robin Sevette, jeune acteur trisomique. C’est un vrai plus. L’EPUB est réalisé par La souris qui raconte, gage de qualité. Les jolies illustrations s’animent.
Un bel album papier et numérique, sur la différence.
C’est l’heure de la cantine pour la classe de Timoté, mais les choses ne se passent pas vraiment bien. Déjà il y a une bagarre pour les places, puis une sauce qui ne plaît pas sur l’entrée et un plat pas apprécié (pourquoi c’est pas tous les jours des frites, aussi ?).
La série Timoté parle aux enfants de sujets qu’ils connaissent bien (le pot, le vélo, l’école, l’endormissement difficile…). Ici, il est donc question de la cantine. On parle donc de tout ce qui ne va pas, mais tout s’arrange à la fin (Timoté admet qu’il faut goûter pour savoir si l’on aime ou pas). C’est coloré, joliment illustré et les pages sont plastifiées (pratique pour les plus petits).
Un album très sympa pour parler de la cantine.
Ils arrivent !![]() ![]() Texte de Sylvie Neeman, illustré par Albertine La joie de lire 13,90 €, 208×258 mm, 36 pages, imprimé en Pologne, 2018. |
L’école, maman & moi![]() ![]() de Clothilde Delacroix Seuil Jeunesse 14,90 €, 190×255 mm, 88 pages, imprimé en France, 2018. |
Ma rentrée colère![]() ![]() Texte d’Éric Sanvoisin, illustré par Anna Obon et lu par Robin Sevette L’apprimerie / La souris qui raconte 15 €, 185×205 mm, 48 pages, imprimé en Lettonie, 2017. |
Timoté va à la cantine![]() ![]() Texte d’Emmanuelle Massonaud, illustré par Mélanie Combes Gründ dans la collection Timoté 5 €, 176×179 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !





