Aujourd’hui, à quelques jours de la sortie du très joli film Les petits contes de la nuit (dont nous sommes partenaires), trois livres qui parle de la nuit. Retrouvez d’autres livres sur le même thème dans la bibliographie que nous avons réalisé pour la sortie du film.
Planète c’est un doudou. Le doudou d’une petite fille, celui qu’elle traîne partout, de la salle de bain au canapé où elle lit des histoires, de la table du repas au lit. Mais justement, quand elle dort, Planète va faire un tour après avoir déposé un baiser sur sa joue. Et alors qu’il se promène dans la maison, Planète rencontre Elliot, le chien de la famille. Ensemble, ils mangent des biscuits. C’est à ce moment-là que débarque une petite souris qui invite les deux amis à découvrir un biscuit bien plus gros, accroché dans le ciel et qui, certaines nuits, semble grignoté…
Les albums de Liniers sont toujours extrêmement poétiques (et souvent gentiment décalés), c’est encore le cas avec ce Bonne nuit, Planète (dont la traduction a été faite par Olivia Ruiz). On navigue ici entre l’album traditionnel et la BD (Liniers est d’ailleurs auteur de BD, je vous conseille fortement ses Macanudo sortis à La Pastèque), avec des parties sans texte, et c’est un régal autant pour les enfants, que pour les parents. En fin d’ouvrage, on découvrira que Planète existe… mais je vous laisse découvrir tout ça. À noter que l’album est sorti en partenariat avec l’UNICEF, à l’occasion du 30e anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant.
Un magnifique album, extrêmement tendre et poétique, sur ce que fait un doudou la nuit.
Rien à faire, l’hiver est là, il est sensé hiverner, pourtant Ours Brun n’arrive pas à fermer l’œil… impossible de dormir ! Il ne peut pas rester enfermé, seul chez lui, pendant tout l’hiver ! Mais s’il sort, les animaux qui n’hivernent pas vont se moquer, c’est sûr… la place d’un ours, pendant l’hiver c’est dans sa grotte ! Ou alors… il faut qu’il se déguise en ours polaire ! C’est ça la solution, et pour ça il lui faut un pull blanc, un grand pull en laine. Et pour faire un pull, qui on appelle ? Les moutons bien sûr. Au fait, combien de moutons faut-il pour faire un si grand pull ? Un mouton, deux moutons, trois moutons…
Énormément d’humour ici. Vous l’aurez compris, Ours brun va trouver un moyen de s’endormir, alors qu’il cherchait comment s’occuper vu qu’il ne dormait pas… Les illustrations sont aussi drôles que belles, et l’on passe un moment de lecture délicieux.
Une histoire vraiment originale, sur un ours qui ne trouve pas le sommeil.
C’est la nuit, il a peur alors il a appelé, mais personne n’a répondu. Quelle heure peut-il être maintenant ? Certainement très tard… Les objets qui le rassurent habituellement sont devenus terrifiants dans l’obscurité, leurs ombres ne sont franchement pas rassurantes. Chut ! Ne pas bouger, écouter. Non, aucun bruit ne filtre, pas un ronflement, pas le bruit d’une télé… et si on l’avait abandonné là, seul ?
Avec beaucoup de poésie, tant dans le texte que dans les illustrations, Marc Rius et Antoine Robert racontent une nuit où un enfant se croit abandonné dans sa maison, et où, forcément, il a peur. Cette inquiétude d’avoir été abandonné, cette angoisse de ne pas savoir si on est le soir où en pleine nuit, beaucoup d’enfants la connaissent, ici c’est raconté avec justesse. L’enfant imaginera bien des choses sur l’absence de ses parents, la solution est pourtant assez simple (et belle)…
Un très bel album sur ces nuits où l’on est réveillé.
Bonne nuit, Planète![]() ![]() de Liniers (traduit de l’anglais par Olivia Ruiz) Flammarion Jeunesse 14 €, 215×277 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2019. |
Ours Brun n’arrive pas à dormir![]() ![]() de Yijun CAI (traduit de l’anglais par InText) Kimane 12,90 €, 253×218 mm, 36 pages, imprimé en Chine, 2019. |
La nuit où j’ai grandi![]() ![]() Texte de Marc Rius, illustré par Antoine Robert Actes Sud Junior 14,80 €, 245×267 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2019. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


