Pour terminer l’année en beauté, je vous propose deux parties de cache-cache. L’une au milieu des bois, au cœur d’un monde joyeux peuplé de petits animaux et l’autre qui nous embarque pour une folle odyssée à la découverte des contes de fées ! Belle lecture !
Un petit ourson se propose d’être notre guide et de nous faire pénétrer au cœur d’un bois. Du réveil printanier au dernier festin de l’année, en passant par une soirée théâtre estivale ou un pique-nique au cœur d’une clairière, tout un monde s’offre à nous. Un monde habité par de petits animaux très affairés qui vivent, s’animent et jouent devant nous… Mais sommes-nous bien capables de tous les reconnaître ?
Ludique et joyeux, Promenons-nous dans les bois est un album réjouissant que l’on prend plaisir à feuilleter en cette fin d’année ! L’autrice et l’illustratrice nous invitent à plonger au cœur de l’univers de la forêt et de ses habitant·es. Quinze tableaux suivent saison après saison les activités de ces petites bêtes toujours en mouvement (l’éveil du printemps, l’école au milieu d’une souche, une après-midi au bord d’un étang, un repas annonçant l’automne…). Chaque double-page nous présente un poème accompagné d’une grande illustration nous dépeignant ce « monde minuscule » de la forêt dans des situations précises. La force de l’album réside dans la minutie et le soin apporté aux détails par Freya Hartas. Où que l’on regarde sur la page, on trouve des animaux en train de vaquer à leurs occupations. C’est drôle et touchant, et cela permet surtout aux plus jeunes d’aiguiser leur sens de l’observation (un cherche et trouve est présent à chaque page). Ode à la nature et aux activités de plein air, Promenons-nous dans les bois est également une célébration des moments partagés (fête d’anniversaire, spectacle, pique-nique, feu de camp), qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige !
Surtout ne vous retournez pas, vous êtes poursuivi·e ! Par qui ?! Des monstres affreux, sales et puants qui sont là pour vous terrifier. Alors une seule solution : courez vous cacher ! Heureusement, la maison en brique des trois petits cochons, celle en pain d’épice d’Hansel et Gretel et le palais de la Belle au bois dormant recèlent de cachettes secrètes !
Avec Ha ! Un cache-cache monstrueux, Clotilde Perrin poursuit son hommage ludique et merveilleux aux contes de fées. Le principe de cet album est le même que ses précédents : des flaps permettent aux plus jeunes de découvrir toutes sortes de trésor (et ici, en l’occurrence, des cachettes). Voici donc un petit garçon poursuivi par d’horribles monstres — aux caractéristiques hilarantes — avec pour seuls refuges trois maisons de conte de fées. Ces maisons lui offrent la possibilité de se cacher (grâce à ces flaps). C’est formidable de drôlerie, d’intelligence et de légèreté. Clotilde Perrin nous plonge dans un univers stylisé, truffé de détails et de références. On prend un plaisir fou à entrer à l’intérieur de chaque maison et à soulever ici un coffre, là un rideau, pour découvrir des cachettes et des secrets bien gardés. Ainsi, qui savait qu’Hansel et Gretel avaient fini par s’installer chez la vieille sorcière (et accessoirement, la mettre dans le four ?) Ou que dans le palais de la belle au bois dormant, même les prétendants commençaient à trouver que quand même 100 ans… c’est long ! Incisif et poétique, ce drôle de cache-cache qui célèbre les contes de fées en les modernisant ne laissera personne indifférent·e !
Promenons-nous dans les bois![]() ![]() Texte de Rachel Piercey (traduit de l’anglais par Emmanuelle Kecir-Lepetit), illustré par Freya Hartas Gallimard Jeunesse 17,50 €, 263×316 mm, 40 pages, imprimé en France, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Ha ! Un cache-cache monstrueux ![]() ![]() de Clotilde Perrin Seuil Jeunesse 23,90 €, 294×409 mm, 24 pages, imprimé en France, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.



