Aujourd’hui, on plonge dans le rythme effréné d’une course hippique un peu particulière, et l’on se repose par la suite en étudiant le changement de saison…
C’est le jour J. Celui de la grande course hippique. Les messieurs et dames du beau monde se sont mis sur leur 31 pour assister à l’évènement : chapeau à plume, collier de perles et frou-frou, les spectateurs attendent impatiemment le début de la course, jumelles vissées sur les yeux. Sur la piste, c’est l’excitation la plus totale, les chevaux et leurs jockeys trépignent d’impatience jusqu’au coup de feu de départ ! Si certains s’élancent rapidement, pour d’autres – notamment le jockey montant un cheval à bascule, ou celui sur un âne – c’est plus compliqué ! Mais soudain… C’est le drame. Les chevaux se retrouvent les quatre fers en l’air au milieu de la piste, aussi interloqués que nos cavaliers… Or, la course est loin d’être finie…
Quelle drôle et bonne idée que cette « course épique » ! Il faut dire que la thématique est originale ! L’histoire est bien ficelée, pleine de rebondissements et vous accroche tout de suite ! Mais plus que le récit de Marie Dorléans, c’est son univers hyper graphique qui frappe au premier coup d’œil. Le format tout en longueur de l’album met en valeur les superbes illustrations de l’auteur, notamment les scènes de cavalcades. Marie Dorléans donne à chaque cheval et chaque cavalier une identité propre (les regards des chevaux sont particulièrement réussis). C’est burlesque, absurde, truffé de bonnes idées (beaucoup de cavaliers ont des positions peu orthodoxes tandis qu’on assiste à un retournement de situation particulièrement drôle à la fin… mais je ne veux rien dévoiler)
En résumé, un superbe album, véritable coup de cœur que je recommande fortement !
Assis sur leur banc, un vieux couple se remémore ses souvenirs de jeunesse au gré des saisons, en observant leurs petits-enfants. À tour de rôle, chacun s’exprime sur ses activités préférées au printemps, en été, à l’automne et en hiver. Pour elle, c’était la danse au milieu des feuilles jaunies en automne. Pour lui, le ramassage des plumes de geai. Pour elle, le printemps était synonyme de coucous, avec lesquels elle réalise des bouquets. Pour lui, c’était le temps des barrages dans les rivières…
C’est un très joli album que nous offrent Emmanuelle Tchoukriel, Caroline Pellissier et Virginie Aladjidi. Un album plein de grâce et de poésie, qui nous permet de découvrir les saisons à travers les souvenirs de deux « grands enfants ». Chaque saison propose son lot d’aventures : la cueillette de champignons, le ramassage de mûres bien juteuses, l’observation d’empreintes dans la neige… Les illustrations mettent en valeur ce joli texte. C’est fleuri, poétique et délicat, et donne envie au lecteur et à la lectrice de partir à la campagne profiter des joies de la nature !
Un très joli album qui parle du rythme des saisons tout en douceur, et ravira les petits et grands enfants !
Course épique![]() ![]() de Marie Dorléans Sarbacane 16,50 €, 350×195 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016. |
Nos saisons![]() ![]() Texte de Caroline Pellissier et Virginie Aladjidi, illustré par Emmanuelle Tchoukriel Nathan 10 €, 223×273 mm, 26 pages, imprimé en France, 2016. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.


