Aujourd’hui, je vous présente un roman et un recueil de nouvelles. Le point commun entre ces deux livres ? Vous allez avoir du mal à laisser partir les héroïnes de ces histoires, elles vont rester avec vous pour un moment.
Un accident, un terrible accident, et la vie d’Abi a été bouleversée. Comment continuer comme avant quand on a un bras en moins ? Comment vivre sa vie de jeune fille avec un moignon ? Elle a coupé les ponts avec ses ami·e·s, elle a déménagé, sort peu de chez elle, vit avec la douleur et le manque… mais sa vie n’est pas finie, au contraire…
À la vue du résumé vous vous dites certainement que ce roman est plombant… Eh bien pas du tout ! Si parfois la larme n’est pas loin, Marie Pavlenko a ce don de vous faire éclater de rire dans la minute suivante ! Alors que cette histoire pourrait être sombre, c’est tout l’inverse, elle est lumineuse. Parce qu’il y a la belle histoire que va vivre Abi, sa renaissance, parce qu’il y a la tante totalement foldingue, parce qu’il y a de l’humour là où l’on ne s’y attendait pas… Les personnages sont follement attachants, si attachants qu’on a envie de passer du temps encore avec eux, de ne pas les laisser partir et l’on referme le livre triste de les quitter.
Un roman lumineux, touchant, marquant, beau.
Il y a la magnifique Alisson qui impressionne tant sa meilleure amie. Il y a Éléonore, qui à cause de son allergie au soleil ne peut sortir que la nuit. Il y a la voisine qui entend des bruits bizarres dans l’appartement d’à côté alors qu’elle aimerait se détendre. Il y a Alba, si fière de sa note en français. Il y a Anna, qui va rencontrer le nouveau petit-ami de sa mère. Il y a Arthur, l’amoureux qu’elle n’a pas vu depuis un mois. Il y a Malorie, qui vit une histoire avec son libraire, un homme plus âgé qu’elle.
Les sept nouvelles qui composent Sur le dos de la main gauche d’Anahita Ettehadi sont pour la plupart totalement bouleversantes. À tel point qu’il est difficile de revenir dans la vie réelle et quitter votre rame de métro en terminant la lecture de certaines d’entre elles (oui, c’est du vécu). Certaines histoires paraissent roses au premier abord, mais la réalité est parfois tout autre. On parle ici de violences conjugales, de viol, de haines, de coups, de jalousie… Les sujets pourraient être casse gueule, mais Anahira Ettehadi a une écriture si belle qu’elle nous emporte à chaque fois… et nous met régulièrement à terre disons-le.
Sept nouvelles totalement bouleversantes.
Un si petit oiseau![]() de Marie Pavlenko Flammarion 17,50 €, 152×240 mm, 393 pages, imprimé en Espagne, 2018. |
Sur le dos de la main gauche![]() d’Anahita Ettehadi Le Muscadier dans la collection Rester Vivant 9,50 €, 140×190 mm, 86 pages, imprimé en Union Européenne, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !

