Au programme du jour : des BD avec des héro·ïnes qu’on adore retrouver.
Quand Papa Moomin découvre dans le journal qu’on cherche un gardien de phare, son sang ne fait qu’un tour : il a toujours rêvé d’exercer ce métier. Il s’imagine déjà écrivant un roman sur la mer avec personne pour l’interrompre, « seul face à l’horizon ». Il charge Moomin de préparer l’expédition, lui est bien trop occupé à méditer. Voilà donc toute la famille Moomin partie en mer (un peu trop chargée), prête à découvrir leur nouveau lieu de vie. Mais arrivée sur place, difficile de cacher sa déception : le lieu n’est pas très accueillant et l’ancien gardien a des mots étranges en partant… Pas très rassurant !
Pas facile d’écrire quand on est sans cesse dérangé (et victime de la bienveillance des autres, ce que déplore Papa Moomin). Il faut dire que cette île reçoit de nombreuses visites : un fantôme, la veuve du monstre du loch Ness, l’artisan Tootikki, une famille de rat·es (qui vit dans la radio) et même des mines ! Sorti dans la nouvelle série de BD mettant en scène l’univers Moomin, Moomin à la mer est une petite bande dessinée qu’on a déjà pu lire dans le recueil Moomin et la mer (sorti chez Le petit lézard il y a quelques années) avec une nouvelle traduction (de l’anglais, car ces BD sont des commandes d’un journal anglais) et en couleur. Bien entendu, on se régale toujours autant à plonger dans l’univers des Moomins et à admirer la beauté du travail de Tove Jansson, mais dans cette histoire l’autrice-illustratrice se moque aussi gentiment des stéréotypes de genre (les garçons veulent faire croire qu’ils savent tout sur la mécanique et n’ont peur de rien alors que c’est tout l’inverse et les filles font semblant d’avoir, elles, peur du noir pour ne pas vexer les garçons).
Il fait si chaud que la rivière est asséchée, les journaux l’ont d’ailleurs annoncé : c’est la sécheresse. Maman Moomin se désespère de voir son potager dépérir, seule la petite Mu semble à son aise (facile quand on peut entrer dans une cruche d’eau). Quand une caisse de selaciport seniarg échoue sur l’île (en fait, ce sont des graines tropicales, mais la petite Mu avait lu à l’envers), les Moomins décident de semer les graines qu’elle contient. Très vite, la paisible vallée des Moomins s’est transformée en jungle.
Sorti en même temps que Moomin à la mer, Les Moomins dans la jungle était également présent dans le recueil Moomin et la mer (sous le titre La vallée des Moomin transformée en jungle). C’est une bonne idée que d’isoler ces histoires et de les faire paraître en couleur avec une nouvelle traduction. Beaucoup d’humour dans ce tome-ci (que je trouve particulièrement réussi), la famille Moomin va y vivre de nombreuses péripéties (on va même vouloir les enfermer dans une cage au zoo, parce qu’on les prend pour des hippopotames ! Sans blague…). Deux autres tomes de Moomin en BD arrivent chez Cambourakis, on a hâte !
Pétole n’est vraiment pas contente. Elle avait trouvé un super costume pour le concours de déguisement de l’école, mais ses parents n’ont pas voulu le lui acheter (soi-disant, c’est que du plastique et que le plastique ce n’est pas bon pour la planète, pfff !). Mixo, lui, est ravi, il a un costume de lapin (ce n’est pas un peu étrange de se déguiser en lapin quand on est soi-même un lapin ?), quant à Boulard et Raoul, ils sont déguisés en cheval, sauf qu’ils se sont trompés, ils ont commandé deux fois l’arrière du cheval et pas l’avant ! Voilà un concours de déguisement qui risque de tourner à la catastrophe… Heureusement, Olive a son crayon !
Halloween c’est compliqué cette année pour les Quiquoi, Pétole n’a eu que trois bonbons (Boulard dit n’en avoir eu aucun, mais c’est juste qu’il les a mangés), Raoul et Mixo ont des déguisements pourris et Pamela se ramène avec une table de ping-pong (elle a sonné chez des gens qui n’avaient pas de bonbons, alors ils lui ont donné ça, pas top). Quand Mixo leur apprend qu’Halloween a été créé en Irlande (pour une fois qu’une de ses infos intéresse ses ami·es…), les Quiquoi décident de s’envoler pour ce pays où forcément cette fête sera plus respectée. Facile de voyager, grâce au crayon d’Olive.
Boulard s’est mis à la guitare et a décidé de régaler ses ami·es… sauf que celleux-ci ne se régalent pas trop et sont bien heureux·euse quand Paméla vient interrompre le concert pour annoncer qu’elle a trouvé quelque chose à mettre dans son herbier. Bon, le souci c’est que Pamela n’a visiblement pas compris le principe d’un herbier et qu’un tournevis rouillé ça n’entre pas trop dans ce qui est recherché. Pas plus qu’une peau de banane pourrie trouvée dans une poubelle. Pour cet herbier, ce qui serait bien, ce serait d’aller en Amazonie. Voilà donc Olive qui dessine une commode et… Attendez, comment ça, une commode ?
Je fais partie des nombreux·euses fans des Quiquoi, les héro·ïnes de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (si nombreux·euses, d’ailleurs, qu’une adaptation en dessin animé a été réalisée). Je ris à chaque fois en lisant les dialogues désopilants entre les personnages ou les situations totalement absurdes qu’ils vivent. Mais surtout, ce n’est pas que drôle et bien écrit, c’est magnifiquement illustré par Olivier Tallec. Bref, j’adore les Quiquoi et vous les recommande chaudement (pour info, un nouveau tome sort dans quelques jours, Les Quiquoi et la ruée vers l’or).
Parce qu’il a été décidé qu’au Royaume les ours·es n’avaient plus à servir de spectacle dans les rues et les zoos, sept ours nains rentrent chez eux bien contents de retrouver leur maison. Enfin, pas exactement leur maison puisque celle-ci a été détruite par le loup, mais puisqu’ils ont gagné des sous, ils vont pouvoir la reconstruire (en brique, cette fois). Sur le chemin, ils rencontrent une petite fille toute de rouge vêtue qui pleure parce que le loup a mangé sa grand-mère (admettez que ce n’est pas très sympa), ce qui confirme aux ours nains qu’il faut que leur maison soit solide. Mais arrivés chez eux, ils se rendent compte qu’une maison a déjà été construite à la place de la leur et qu’à l’intérieur vivent sept nains…
Mais quel bonheur, c’est peu de le dire, que de retrouver les héros d’Émile Bravo plus de dix ans après le dernier tome (Mais qui veut la peau des ours nains ? sorti en 2012) ! Si vous ne connaissez pas encore cette série, jetez-vous dessus, que vous soyez enfant ou adulte il y a fort à parier que, comme moi, vous gloussiez en lisant ces aventures loufoques à l’humour désopilant ! Si vous connaissez déjà, pas besoin de vous convaincre, je pense. De nombreuses références aux contes émaillent à nouveau ce tome, du Petit Chaperon rouge à Blanche Neige en passant par Le Petit Poucet ou les Trois Petits Cochons. Totalement fan.
Moomin à la mer![]() ![]() de Tove Jansson (traduit de l’anglais par Géraldine Chognard) Cambourakis 13,50 €, 232×167 mm, 54 pages, imprimé en Lettonie, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les Moomins dans la jungle![]() ![]() de Tove Jansson (traduit de l’anglais par Géraldine Chognard) Cambourakis 13,50 €, 232×167 mm, 36 pages, imprimé en Lettonie, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les Quiquoi et le concours de déguisements qui risque de tourner à la catastrophe![]() ![]() Scénario de Laurent Rivelaygue, dessins d’Olivier Tallec Actes Sud Junior, dans la collection Actes Sud Junior BD 13,50 €, 159×232 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les Quiquoi et la véritable histoire d’Halloween (à peu près)![]() ![]() Scénario de Laurent Rivelaygue, dessins d’Olivier Tallec Actes Sud Junior, dans la collection Actes Sud Junior BD 12,90 €, 159×232 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les Quiquoi et le curupira![]() ![]() Scénario de Laurent Rivelaygue, dessins d’Olivier Tallec Actes Sud Junior, dans la collection Actes Sud Junior BD 13,50 €, 159×232 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2023. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les 7 Ours Nains contre le gros méchant loup![]() ![]() d’Émile Bravo Seuil Jeunesse 13,90 €, 281×217 mm, 72 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur ecoresponsable, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !





