Aujourd’hui, on frissonne et l’on rigole avec la fameuse Cornebidouille, et l’on se remet de nos émotions avec une belle histoire d’amitié !
Vous connaissez sûrement la terrible sorcière Cornebidouille : on l’avait découverte dans Cornebidouille suivi de La vengeance de Cornebidouille, où elle affrontait Pierre, un petit garçon à peine moins terrible qu’elle. On l’avait quittée alors qu’elle avait été transformée en une horrible citrouille, et c’est sous cette forme qu’on la retrouve dans ce livre, au moment où les parents de Pierre s’apprêtent à la servir pour le dîner ! D’un grand coup de couteau, la mère la coupe en deux, et quelques heures plus tard, ce n’est pas une, mais deux sorcières que va devoir affronter le petit garçon ! Heureusement ce dernier a plus d’un tour dans son sac, et va utiliser avec beaucoup de malice l’idée qu’il faut diviser pour mieux régner…
On prend les mêmes… et on recommence ! On retrouve avec plaisir l’univers des deux précédents opus. Si l’histoire fait directement suite aux autres épisodes, il est possible de la découvrir sans les avoir lus (mais l’idéal est tout de même de lire les trois les uns après les autres !). Alors certes, ce troisième album repose sur les mêmes ficelles que les deux précédents, et l’on pourrait lui reprocher un manque de renouveau, et un usage un peu abusif des noms d’oiseaux… Mais il faut avouer que c’est un vrai bonheur de retrouver tout ce qui a fait le succès de la série, et que cette suite est tout aussi efficace ! On rit beaucoup devant la bêtise de ces deux sorcières aux prises avec la ruse du petit Pierre. Et c’est à la lecture à voix haute que l’album prend tout son sens, avec ses multiples répétitions, ses rimes et ses innombrables invectives toutes plus imaginatives les unes que les autres : « vomi de coccinelle ! », « crachat de sauterelle ! »,”face de vermicelle ! ».
Un album vraiment drôle et plein d’espièglerie, dans la droite lignée des deux précédents épisodes.
Beekle est né sur une île très très lointaine, où naissent les amis imaginaires. Là-bas, toutes ces petites créatures attendent qu’un enfant les choisisse et deviennent leur ami pour la vie. Mais les jours passent et le petit Beekle voit ses camarades être appelés les uns après les autres, sans que son tour ne vienne jamais. Alors Beekle prend une grande décision : il va partir dans le monde réel, à la recherche de son futur ami ! Après un long voyage, la petite créature débarque dans une grande ville qui lui paraît bien étrange et peu hospitalière. Et toujours pas d’ami à l’horizon… Mais avec un petit coup de pouce du hasard et beaucoup de patience, il va finir par rencontrer celle qui lui était destinée.
Nombreux sont les albums qui traitent des amis imaginaires, mais celui-ci a l’originalité de nous présenter l’autre côté du miroir ! Si le texte est très simple, les illustrations sont quant à elles absolument époustouflantes et donnent une dimension très particulière à l’histoire. On entre d’emblée dans un monde très riche et extrêmement soigné, jusqu’aux plus petits détails. Le jeu sur les couleurs est particulièrement réussi, opposant le monde des adultes tout en nuances de gris, à celui, multicolore, de l’enfance et de l’imaginaire. Une grande force se dégage de cet univers, que l’on imagine aisément passer du livre à l’écran. Et ce sera d’ailleurs bientôt le cas, puisqu’une adaptation est déjà prévue par les studios Dreamworks !
Une jolie histoire d’amitié portée par des illustrations magnifiques.
Cornebidouille contre Cornebidouille![]() Texte de Magali Bonniol, illustré par Pierre Bertrandl’école des loisirs 12,20 €, 250×306 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2013. |
Les aventures de Beekle, un ami inimaginaire![]() de Dan Santat (traduit par Benjamin Rivière)Little Urban 10,50 €, 215×280 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2016. |
Aime les crêpes et les animaux rigolos.


Texte de Magali Bonniol, illustré par Pierre Bertrand
Cornebidouille est vraiment un beau souvenir de l’enfance de mes enfants. Comme on a pu rire en lisant ses 3 opus ! Quel plaisir de prendre la voix de Cornebidouille !
Aujourd’hui même s’ils ont grandi ( 13 et 9 ans) , ils aiment toujours autant cette sorcière. C’est à leur tour de prendre une voix de sorcière !
Et moi je continue à lire ses histoires aux petits élèves de mon école pour leur plus grand plaisir (mais aussi pour le mien).