Deuxième partie de la sélection applis avec trois applis ludo-pédagogiques pour les plus grand.e.s.
Chouette alors, une nouvelle Dragonbox est arrivée ! Dragonbox, c’est la super collection d’applis qui aborde de façon ludique les mathématiques. Il y avait celle pour les équations et celle pour la géométrie, voici celle qui nous apprend à compter et à faire les opérations simples. Les chiffres sont représentés par des personnages, les Nooms, qui sont des bâtonnets de couleurs avec des têtes rigolotes et des bruits spécifiques. Lorsqu’on les empile, les Nooms s’additionnent ; lorsqu’on les coupe, ils se divisent. À partir de ce principe simple, l’appli propose plusieurs jeux (parce que oui, ce sont vraiment des jeux, et addictifs en plus de ça !). Dans le jeu de l’échelle, il s’agit de reconstituer le nombre demandé. Le.la joueur.euse fait tomber les Nooms nécessaires d’une petite cheminée et, en les associant, parvient au résultat. Chaque challenge remporté fait gagner des pièces qui
permettent de débloquer d’autres tableaux (63 pour ce jeu) et de créer des scènes imagées. Dans le jeu du puzzle, on doit reconstituer une image (qui sont classées par thématiques : pirates, sport, animaux, véhicules, etc.). L’écran est parsemé de chiffres, de Nooms et d’additions. En haut, des cheminées distribuent des Nooms d’un simple tapoté. À l’enfant de les additionner ou diviser puis de les glisser jusqu’à l’emplacement prévu pour arriver à compléter toute l’image. À chaque puzzle réussi, on gagne là aussi des pièces et des diamants qui permettent de débloquer les puzzles suivants, de plus en plus difficiles. Dans le jeu de la course, on fait courir un Noom dans différents environnements (désert, jungle…), pour qu’il attrape le maximum d’étoiles possibles. Pour ce faire, il doit surmonter des obstacles en s’associant avec d’autres Nooms. Le dernier jeu de l’appli est un jeu libre qui permet des créer les Nooms que l’on veut et de jouer avec.
Cette appli est tout simplement formidable, du début à la fin ! Elle mêle de façon intelligente les deux versants éducatif et ludique. Ainsi, lorsque le.la joueur.euse gagne des pièces, une voix les compte une à une. Les personnages sont drôles, les jeux très bien pensés, et le système de gain pousse à persévérer dans la progression.
Une vraie réussite, qui rend les enfants, même les plus réticents, totalement accros aux maths !
Bande-annonce (en anglais) :
Dragonbox Numbers, We want to know, 7,99 € sur Apple et sur Android.
Edoki revient avec une nouvelle appli consacrée à l’apprentissage de la lecture, qui est une suite du Son des lettres. Inspirée de la méthode Montessori, cette appli se concentre cette fois-ci sur les syllabes. L’enfant y est transformé en petit chimiste qui va fabriquer des mots. L’appli est divisée en trois espaces : le laboratoire, la chimie et la syllabe manquante. Dans le laboratoire, on forme les syllabes en associant des lettres. Les lettres sont classées dans trois tiroirs, les consonnes, les voyelles et les graphies complexes (ou par exemple). On pioche dans chaque tiroir pour former des syllabes. Ce qui permet de débloquer le deuxième espace, celui de la chimie, constitué d’un tube à essai relié à un bécher. Il s’agit ici de reconnaître la syllabe dans différents styles d’écriture par son son. Deux niveaux sont proposés, facile (on voit la syllabe écrite) et difficile (on entend seulement le son). Enfin, dans la syllabe manquante, des cartes représentant des objets apparaissent à l’écran. Dans chaque mot, il manque une syllabe pour qu’il soit complet, syllabe qu’il faut compléter.
Une nouvelle fois, cette appli d’Edoki est très réussie. L’environnement graphique est ludique, avec de petits personnages colorés et drôles qui gambadent sur l’écran pour féliciter le.la joueur.euse. On peut créer plusieurs profils avec chacun son style d’écriture (l’appli propose aussi une police pour dyslexiques). Tous les sons sont lus et relus par la voix de l’appli. Il n’y pas de sanction lorsque l’on se trompe, mais, contrairement aux autres applis d’Edoki, il n’y a pas de système de gains non plus, hormis la satisfaction d’être félicité.e.
Une appli très bien conçue pour l’apprentissage de la lecture, pas rébarbative pour deux sous.
Bande-annonce :
Syllabes Montessori, Edoki Academy, 3,99 € sur Apple.
On finit par une appli un peu à part, Morphosis. Inspirée du long métrage de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Les Saisons, Morphosis nous propose de remonter le temps pour découvrir les métamorphoses du paysage depuis l’âge de glace jusqu’à aujourd’hui. L’appli se concentre sur six moments historiques clefs : l’âge de glace, le néolithique, l’empire romain, le Moyen Âge, l’ère industrielle, et la nouvelle alliance (la période actuelle). La roue du temps, en bas de l’écran, permet de naviguer entre les périodes et de voir le paysage évoluer au fil des saisons et des années. Une voix raconte les transformations : la fonte des glaces, la sédentarisation de l’Homme, les débuts du commerce, à l’aide d’animations qui requièrent la participation du/de la lecteur.trice. Chaque période comprend trois animations, et ce sont des jeux interactifs qui permettent de faire avancer la narration. On va ainsi distribuer des parts de poissons à une tablée de moines, aider le lombric à progresser sous terre, guider les essaims d’insectes en tapotant sur l’écran.
Disons-le tout de suite, graphiquement, c’est magnifique (les illustrations sont dues à Pauline Merlaut). La narration donne beaucoup d’informations, très documentées, et l’on perçoit réellement l’impact de l’homme sur son environnement, aussi bien les aspects positifs que négatifs. On peut regretter que les jeux interactifs proposés soient très simples, mais, sans distraire le.la lecteur.trice, ils accompagnent le récit de manière très fluide. En revanche, ils ne sont pas très intuitifs, et l’objectif n’est pas toujours clair.
Une très belle appli documentaire pour découvrir et réfléchir à l’évolution des paysages sous l’action de l’homme.
Bande-annonce ici.
Morphosis, France Télévisions, gratuite sur Apple et sur Android.

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !
