Aujourd’hui, je vous emmène à la rencontre de personnages doux et sensibles, pour qui l’union fait la force.
Orane est une Pégase de 11 ans. Avec son frère jumeau, Orion, elle intègre joyeusement l’école des Sabots Glorieux. Ce prestigieux établissement prépare les jeunes Pégases à la fonction de garde de la famille royale. Alors que les cours commencent, les jumaux·elles laissent un peu trop leurs oreilles traîner… Ce qu’iels apprennent est grave : la princesse Tartelette serait en danger ! Ni une ni deux, iels vont mettre en œuvre leurs talents de futur·es gardes royaux et tout faire pour protéger Tartelette.
J’ai adoré Alerte Tartelette ! Ce petit livre pour les 8-12 ans est indubitablement devenu un de mes livres préférés. On y suit le point de vue d’Orane, à la première personne. La jeune Pégase est terriblement attachante. Elle est drôle, un peu loufoque et, surtout, impulsive ! Elle ne s’en laisse pas conter et tient fort à ses convictions. Sa famille, composée de ses mères, son frère et sa petite sœur, est très soudée. Les personnages, chacun avec leurs particularités, évoluent dans un univers fabuleux où on mange les arcs-en-ciel (chaque couleur a un goût différent) et où les sucres d’orge poussent dans les buissons. C’est doux, plein d’aventures et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Cerise sur le gâteau au sirop de nuage : plusieurs identités marginalisées sont représentées avec beaucoup de sensibilité. On ressort d’Alerte Tartelette avec le cœur ramolli de douceur et un goût de sucre sur la langue. Un vrai bonbon !
Le jour où les parents de Kyonosuke n’ont plus assez d’argent pour lui payer l’école à la maison, le garçon doit retourner au collège. Là-bas, il navigue entre les moqueries, les coups et le racket. Kyonosuke a une grande cicatrice sur le visage et cela lui vaut d’être ostracisé. La seule personne capable d’égayer sa vie, c’est Akira. La jeune fille est elle aussi mise à l’écart, mais pour des raisons différentes. Une belle histoire d’amour va naître entre les deux parias, le genre d’amour qui répare et qui sauve.
Le premier tome de Cicatrices plonge les lecteur·rices dans un tourbillon d’émotions : de la colère, de la tristesse, mais aussi beaucoup de tendresse. Les personnages sont écrits avec une nuance et une complexité qui forcent le respect. Si certains passages peuvent être difficiles à lire, l’auteur parvient toujours à ménager une forme d’espoir. Cet espoir prend sa source dans l’amour que se vouent Kyonosuke et Akira, dernier refuge face à une société qui les rejette violemment. La relation des deux collégien·nes est touchante et m’a ému à plusieurs reprises. J’ai aussi apprécié le style d’illustration de l’auteur, que je trouve assez fin et subtil. Seul bémol à mon avis, l’insistance sur la violence subie par les adolescent·es m’a gêné. Je n’ai pas compris pourquoi il était nécessaire d’appuyer autant dessus. Cicatrices n’en reste pas moins un manga émouvant et important.
Alerte tartelette ![]() ![]() de Jo Riley-Black Scrineo 12,90 €, 136×212 mm, 296 pages, imprimé en UE, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Cicatrices – T1![]() de Brandon Arias (traduit de l’espagnol par Frédéric Toutlemonde) Vega-Dupuis 8,35 €, 132×180 mm, 200 pages, imprimé en Italie, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Jeune homme aimant la littérature jeunesse, les cartes Pokémon et les animés. Pour résumer son attachement à la lecture, il aime citer Stéphane Servant : « Les livres sont des terriers / Les livres sont des phares. Il y brûle de petits feux / Qui me tiennent le cœur au chaud / Quand il pleut sous mon toit. »



