Aujourd’hui, il sera question d’amis imaginaires et d’avaleurs de cauchemars.
Fred était un ami imaginaire. Dès qu’un enfant l’imaginait, il arrivait… mais dès que cet enfant l’oubliait, il retournait au ciel attendre un autre enfant solitaire. Fred aurait tellement aimé rester avec un de ses amis, que l’un d’eux reste son compagnon pour toujours. Sam serait-il celui-là ?
Eoin Colfer (Artemis Fowl) et Oliver Jeffers (Perdu ? Retrouvé !) s’associent le temps d’un bel album sur l’amitié, l’imaginaire. Un album extrêmement poétique, tendre. On y parle donc des amis imaginaires, mais en voyant les choses de leur point de vue, pas de celui des enfants. Graphiquement, l’album est une belle réussite également (ah le talent de Jeffers…).
Quand deux grands auteurs jeunesse s’associent, ça donne un bien bel ouvrage !
Toyo est poursuivi par un squelette géant, mais ouf voilà que l’enfant se réveille, tout ceci n’était qu’un cauchemar. Mais alors que le petit garçon va à la fenêtre afin de prendre l’air et se remettre de ses émotions, il voit un monstre tomber dans la rue et être chassé par les passants. Quel était ce monstre et le fait que tout le monde fait des cauchemars depuis qu’il a été chassé est-ce une coïncidence ?
Fabien Doulut s’inspire des yôkaï des légendes japonaises (êtres étranges et fantastiques), notamment des baku (mangeurs de rêves), pour écrire ce beau conte sur les cauchemars. On avait déjà croisé le baku dans le très bel album Au-revoir cauchemar, ici c’est un ouvrage pour les plus grands qui y trouveront un remède pour chasser les mauvais rêves (il faut invoquer le baku qui s’en nourrit).
Un bien bel album tiré d’une légende japonaise.
Mon ami Fred![]() ![]() Texte d’Eoin Colfer (traduit par Jean-François Ménard), illustré par Oliver Jeffers Gallimard Jeunesse/Kaléidoscope 15,90 €, 220×280 mm, 48 pages, imprimé en Chine, 2016. |
Baku, le mangeur de rêves![]() ![]() de Fabien Doulut Picquier Jeunesse 16 €, 194×296 mm, 48 pages, imprimé en Lituanie, 2016 |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


