Aujourd’hui, il sera question de grandes choses.
La plus grande dans la mer, c’est la baleine. Sur la terre, c’est la girafe… mais dans les bras de ce parent, c’est son enfant. Tout comme l’oisillon l’est pour la tourterelle ou le renardeau pour le renard, le bébé, aussi petit soit-il, est le plus grand aux yeux de son père ou de sa mère.
Malika Doray fait partie des très rares auteur·rices dont on reconnaît directement le travail. Elle a créé un univers bien à elle, un graphisme qui lui est propre, un trait qu’on reconnaît tout de suite, et c’est sans doute ça qui plaît autant aux enfants. Chaque nouvel album leur semble déjà familier. Pourtant, chaque fois, elle nous raconte des choses différentes, mais avec toujours la même poésie. Et quand elle parle d’un sujet comme celui-ci (l’enfant est et restera le plus grand aux yeux de ses parents), elle ne tombe pas dans la mièvrerie (c’est le danger avec un tel sujet). Malika Doray fait partie des grands noms de la littérature jeunesse, des incontournables pour les tout-petits. Ce nouvel album, aux illustrations dans lesquelles on devine les traits de pinceau, nous touche encore une fois en plein cœur.
Bastien l’a vue passer, un jour d’été, près de ses pieds. Une petite fille a même essayé de l’attraper. La dame au crocodile, elle, ne l’a jamais vue (et ce n’est pas faute de l’avoir attendue). Cette gigantesque petite chose arrive à se glisser sous la main d’un enfant qui fouille le sable ou dans un flocon de neige qu’un vieux monsieur met dans sa bouche…
Sorti une première fois en 2011, La gigantesque petite chose revient avec une nouvelle couverture et dans un nouveau format. Ce petit bijou de poésie nous parle tout simplement — attention divulgâchage — du bonheur… C’est bien lui que le bébé trouve dans des bras d’un·e adulte, c’est bien lui qui fait peur à certain·es. Aussitôt qu’on a compris de quoi la grande Beatrice Alemagna nous parle, on reprend l’album au début et on le quitte extrêmement ému·e. Un très très bel album.
Ce livre-là n’est pas pour l’éléphant, sa trompe n’y entre même pas. Il n’est pas plus pour l’autruche, qui se retrouve — CLAC ! — coupée au niveau du cou. Le python aurait pu être à son aise ici, mais même plié en accordéon il déborde. Décidément, ce livre est trop petit pour tous les animaux… enfin peut-être pas tous…
Avec Ce livre est trop petit, Jean-Pierre Blanpain propose une histoire très originale, une sorte de bestiaire décalé, surréaliste. Ici, les animaux se plaignent, donc, de ne pas pouvoir entrer dans le livre (avec un jeu de mots qui fera sourire les enfants, l’éléphant qui dit qu’on le trompe, l’autruche trouve que ce livre ne vaut pas le coup…). Bien entendu, en plus de faire sourire, le livre pourra apprendre aux enfants le nom des animaux présentés ici, un peu à la manière d’un imagier.
Le plus grand![]() ![]() de Malika Doray MeMo 16 €, 208×278 mm, 32 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur eco-responsable, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
La gigantesque petite chose![]() ![]() de Beatrice Alemagna Casterman, dans la collection Les albums Casterman 15,90 €, 227×303 mm, 34 pages, imprimé en France, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Ce livre est trop petit![]() ![]() de Jean-Pierre Blanpain Le Cosmographe 18 €, 289×292 mm, 28 pages, lieu d’impression non indiqué, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !





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