Aujourd’hui, je vous propose trois beaux albums qui nous parlent de rencontres.
Yakov est souvent dans la lune… il rêve d’ailleurs d’y aller (son père, lui, préfèrerait qu’il reprenne l’épicerie familiale). Un jour, alors qu’il est au parc, il rencontre Aïcha. Tout comme lui, elle lit un livre sur l’espace ! En plus, elle est si jolie… Très vite, une belle histoire commence entre ces deux enfants-là… Jusqu’à ce que les adultes s’en mêlent et leur interdisent de jouer ensemble…
Des histoires d’amitié entre un enfant juif et un enfant musulman il y en a déjà eu (et pas toujours très subtiles), mais quand c’est Jacques Goldstyn qui s’empare d’un sujet comme celui-là, forcément c’est poétique, délicat, sensible. Sur un sujet comme celui-ci, il est difficile de ne pas tomber dans la mièvrerie, dans les grosses ficelles, ici ce n’est absolument pas le cas. Notons aussi qu’il est rare (d’après moi en tout cas) de voir des enfants juifs avec kippa et papillotes (et pas si courant de voir des petites filles avec le hijab) dans des albums jeunesse. Comme toujours, graphiquement c’est magnifique, aussi drôle que délicat.
Un album plein de délicatesse et de poésie pour parler de l’amitié (interdite par les adultes) entre un petit garçon juif et une petite fille musulmane.
Il a trouvé un message dans une bouteille, c’était celui d’une ourse polaire. Sa vie était très différente de la sienne, mais après tout elle aussi est une ourse…
Elle a lancé une bouteille à la mer, elle ne pensait pas avoir de réponse, mais voilà qu’un jour un ours brun lui répond. Il vit loin, là-bas tout est différent, mais après tout il est un ours, comme elle…
Sandra Le Guen nous raconte une très jolie histoire sur la différence et sur les belles rencontres. Nos deux ours·es vivent à des endroits diamétralement opposés, des vies totalement différentes, pourtant il et elle vont faire chacun·e un bout de route pour se rencontrer. Elle nous parle donc également d’aller à la découverte de l’autre, en oubliant nos préjugés. C’est également un bel hommage à la correspondance ! Le livre se déplie entièrement et les deux histoires sont chacune sur une face ! Et c’est joliment illustré par Thanh Portal avec des illustrations très douces.
Un très joli leporello qui parle des belles rencontres et du fait d’accepter les autres tel·le·s qu’ils et elles sont.
Tic tic tic tic tic toute la journée… Tic tic tic et encore tic tic… Vivre avec un écrivain ce n’est pas si facile ! Cette chienne n’en peut plus de ces tic tic tic tic tic incessants, du matin au soir… ça l’énerve, ça l’exaspère ! Heureusement qu’elle est là pour le faire sortir un peu de chez lui ! Mais si lors d’une balade elle provoquait une rencontre ?
Avec énormément d’humour (je ne vous dévoilerai pas la fin, mais on ne la voit pas venir), Davide Cali nous raconte l’histoire d’une chienne qui n’a qu’une envie, c’est que l’écrivain avec qui elle vit trouve enfin une autre occupation qu’écrire (car le bruit du clavier l’insupporte). L’histoire est totalement originale, et elle est superbement illustrée par Monica Barengo (qui avait notamment illustré le magnifique Nuage, chroniqué ici). Dans cet album également, vous l’aurez compris, il sera question de rencontre !
Un livre drôle et superbement illustré sur la cohabitation difficile entre un écrivain et une chienne.
Les étoiles![]() ![]() de Jacques Goldstyn La Pastèque 15 €, 200×250 mm, 64 pages, imprimé en Asie, 2019. |
Correspondances![]() ![]() Texte de Sandra Le Guen, illustré par Thanh Portal Le grand jardin 19,90 €, 225×221 mm, 2 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2019. |
L’écrivain![]() ![]() Texte de Davide Cali, illustré par Monica Barengo Passepartout 16 €, 210×290 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2019. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


