Aujourd’hui, je vous propose trois histoires qui ont des chien·nes pour héro·ïnes.
La meilleure amie de Finn s’appelle Comète. Elle s’assoit près de lui quand il joue, l’entraîne lors des promenades au parc et adore faire la sieste sous sa tente. Ces deux-là s’adorent. Mais ce matin, Comète ne quitte pas son coussin, elle ne cherche pas à jouer, à aller au parc ou sous la tente de Finn. Comète doit aller chez le vétérinaire. Quand le petit garçon apprend que son amie doit passer la nuit hors de la maison, il est inquiet. Et si la chienne ne rentrait plus jamais ?
Voilà un très bel album sur l’inquiétude d’un enfant quant à la santé de sa chienne (un sentiment que tous les gens qui ont des animaux ont connu ou connaîtront un jour). Finn est très angoissé quant à l’avenir de sa chienne, il tente de garder espoir (aidé par son père) et se remémore les beaux moments passés avec elle. Je vous divulgâche la fin, mais rassurez-vous, l’issue sera positive. Corrinne Averiss et Sébastien Pelon (dont les illustrations sont somptueuses et lumineuses comme toujours) parlent d’espoir et d’amitié dans ce très bel ouvrage publié par Père Castor.
C’est l’histoire d’un petit chien des rues qui ne sait où aller. Il aimerait tant trouver un toit pour l’accueillir, un toit avec une famille. Il interroge les maisons qu’il croise, accepteraient-elles d’être sa maison ? La première est une école et lui apprend que les écoles sont interdites aux chien·nes. La deuxième est une poste, et ici personne ne vit. La troisième est un cirque, elle accepterait peut-être de le prendre, mais il faudrait qu’il ait un talent… et notre chien n’en a pas. Il continue donc sa route, espérant enfin trouver sa maison.
C’est une histoire émouvante que proposent Maya Dalgachéva et Névéna Angélova, l’histoire d’un chien rejeté par tout le monde (là aussi je divulgâche un peu, mais rassurez-vous tout se terminera bien). Au-delà de cette histoire sur l’accueil, les enfants pourront se familiariser avec les noms des bâtiments publics d’une ville et l’album propose même des pistes pour aller plus loin (construire une ville de la même façon que dans le livre — avec des boîtes et des bricoles récupérées —, ajouter des endroits, faire une sortie scolaire pour découvrir les lieux cités dans l’ouvrage)…
Par sa fenêtre, Ulysse observe sa nouvelle voisine Pénélope. Il l’a à peine vue qu’il en est tombé amoureux, mais il y a un souci : Pénélope a l’air grande et elle ne sait pas qu’Ulysse n’arrive à la fenêtre que parce qu’il est perché sur une pile de livres… Pénélope peut-elle tomber sous le charme d’un chien qui n’arriverait pas à l’embrasser, même en se mettant sur la pointe des pieds ? Ulysse va essayer bien des stratagèmes pour que Pénélope ne sache pas qu’il est court sur pattes.
Beaucoup d’humour dans cette histoire d’amour pas comme les autres. Ulysse n’est pas seulement petit, il est terriblement gaffeur (quand il écrit un message à celle qu’il aime sur le mur de sa maison, il ne se rend pas compte qu’une fois son volet ouvert une partie du texte sera cachée et elle lira tout à fait autre chose !). Quelques petits volets à soulever agrémentent les belles illustrations, pour faire sourire davantage les plus jeunes.
Comète![]() ![]() Texte de Corrinne Averiss (traduit de l’anglais par Rose-Marie Vassallo), illustré par Sébastien Pelon Père Castor 13,50 €, 214×298 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Petit Chien rêve d’une maison![]() ![]() Texte de Maya Dalgachéva (traduit du bulgare par Éli), illustré par Névéna Angélova Elitchka 15 €, 230×260 mm, 44 pages, imprimé en Europe, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Le chien botté![]() ![]() de Paula Metcalf (traduit de l’anglais par Nelle Hainaut-Baertsœn) NordSud 14 €, 236×275 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2018. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



