La mare aux mots
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Francesco Pittau

Les monstres ne sont pas ce que l’on croit !

Par 20 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer des monstres, mais ne vous en faites pas, ils ne font pas trop peur.

Mes amis monstres
de Pooya Abbasian
Actes Sud Junior
13,50 €, 260×230 mm, 32 pages, imprimé en Italie, 2017.
Le terrible monstre à capuche
de Steve Antony (traduit par Emmanuelle Pingault)
Milan
11,90 €, 245×245 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
Au secours, un monstre !
de Francesco Pittau
Gallimard Jeunesse dans la collection Gallimard Jeunesse Giboulées
12,00 €, 190×270 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

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Deux sœurs et des ours

Par 5 décembre 2016 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux très beaux albums. Dans le premier on rencontrera deux sœurs identiques physiquement et pourtant si différentes. Dans le second, des ours, beaucoup d’ours… et quels ours !

Passion et Patience
de Rémi Courgeon
Milan
16,95 €, 260×365 mm, 40 pages, imprimé en Union Européenne, 2016.
Un ours, des ours
Collectif
Sarbacane
25 €, 265×330 mm, 72 pages, imprimé en France, 2016.

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Du berger à la bergère : de Célia Chauffrey à Francesco Pittau

Par 24 août 2016 Les invités du mercredi

Cet été, on vous propose encore une nouvelle rubrique pour nos invité.e.s du mercredi. Après les questions sur les métiers et les questions des enfants, on a proposé cet été à des auteur.e.s et des illustrateurs.trices de poser trois questions à un.e auteur.e ou un.e illustrateur.trice de leur choix. Puis à l’interviewé.e d’en poser une à son tour à son intervieweur.euse d’un jour. Après Jean-Luc Englebert et Benjamin Chaud, Fred Bernard et Loïc Clément, Marine Carteron et Clémentine Beauvais, Clément Lefèvre et Matthieu Maudet, Dorothée de Monfreid et Clothilde Delacroix, Élice et Annelise Heurtier, Michaël Escoffier et Laure Monloubou, cette semaine, pour cette avant-dernière de l’été, c’est à Francesco Pittau que Célia Chauffrey a choisi de poser des questions.

Célia Chauffrey : En tandem ou en solo, vous avez désormais publié une centaine d’albums, dans différentes maisons d’édition. En tant qu’auteur, qu’attendez-vous d’un éditeur ou d’un directeur de collection ? Vos attentes ont-elles évolué ? Vous avez vous même parfois ce rôle, quel intérêt créatif y trouvez-vous et en quoi cela influence votre propre travail ?
Francesco PittauFrancesco Pittau : D’un éditeur ou d’un directeur de collection j’attends d’abord qu’il me publie, qu’il accepte mon projet globalement et qu’il en dise le moins possible sur les projets. Ou s’il parle, qu’il le fasse dans le sens du projet que nous pouvons, que je peux avoir, détourné de son objectif premier. Comme on dit communément « quand on a la tête dans le guidon…». Jusqu’à présent, j’ai eu du bol, de la chance, une bonne fée, ou je ne sais quoi d’autre, mais je suis toujours tombé avec des éditeurs qui sont plus à l’écoute qu’avec la volonté d’imposer leur vision. Je me souviens qu’un jour, au Seuil Jeunesse, du temps fastueux de Jacques Binzstok, je lui ai fait cette remarque : « Tu ne dis trop rien sur nos livres… » Il m’a regardé puis il a dit : « Tu crois que tu connais ton boulot ? » Moi j’ai répondu que oui, bien sûr, je savais où je voulais aller, ce que je voulais faire ou pas. Et lui : « Ben, voilà. » Je ne raconte pas cette anecdote avec l’intention de me mettre en avant, mais surtout pour souligner l’extrême intelligence de Jacques Binzstok, qui savait se faire discret quand il tombait face à des auteurs indépendants, et très présent avec d’autres. Dans tous les cas, c’était basé sur une confiance réciproque.
Chez Gallimard, avec Coline Faure-Poirée, c’est assez pareil dans l’ensemble : elle travaille sur la confiance et le respect des auteurs. Elle ne considère pas les auteurs comme des bébés auxquels il faut tenir la main, mais tout comme Binzstok elle sait moduler son comportement et comprendre ce qu’on lui montre.
Imagier des saisonsTous les bons éditeurs pour la jeunesse veulent être émerveillés. Ils sont les premiers lecteurs et ils ont des enthousiasmes qui nous surprennent parfois tellement ils sont pleins de bonne santé. L’édition est un milieu où de l’argent circule, puisqu’il y a travail, mais c’est surtout un milieu d’enthousiasmes partagés.
Bien sûr, il y a des livres qui demandent une plus grande attention de la part de l’éditeur, ne serait-ce que pour les coûts de fabrication. Ainsi, les livres pop-up sont susceptibles de transformations en raison du prix de la fabrication. Dans ce cas-là, l’objet sera discuté avec l’éditeur et donc son élaboration sera influencée par l’éditeur.

Célia Chauffrey : Pouvez-vous nous parler de votre processus d’écriture ? Partez-vous d’une image, d’une idée, ou d’un thème ? Bientôt paraîtra un album dont vous avez conçu seul le texte et l’image, quelles difficultés et quels plaisirs particuliers y avez-vous rencontré ?
Francesco Pittau : Pour l’écriture, je pars toujours d’une envie de faire, puis cette envie se définit au fur et à mesure que je la cerne. Souvent, je n’ai aucune idée, ou alors une ombre d’idée, si fugace que je ne pourrais pas la formuler. C’est plus comme un prurit, un petit frémissement qui trahit un quelque chose de bouillonnant. Il m’est arrivé de construire des albums avec des images disparates que je rassemblais et auxquelles je donnais un sens ; j’ai commencé des albums par la fin pour « remonter » le fil de l’histoire… puis il y a des livres qui ont répondu à un « flash » une image dont je ne savais pas ce qu’elle contenait… Du coup je me suis penché dessus et je l’ai « habillée ». En fait, il n’y a pas de méthode.Au secours un monstre
Pour l’album réalisé en solo, j’ai fait comme je fais d’habitude : je n’écris jamais une histoire, je la dessine ou je dessine des éléments qui vont la composer. Après pour la réalisation, la finalisation des dessins, j’ai mis du temps pour trouver la technique qui collait avec l’histoire… la mise en couleurs a été un problème à résoudre. J’ai beaucoup hésité. J’imagine que ce sont des difficultés que tous les illustrateurs rencontrent. Cela dit, il y a une énorme différence entre « écrire » une histoire et la dessiner. Quand on écrit, on part de rien et l’angoisse, ou le stress est plus grand (du moins pour moi) ; dans l’acte de dessiner, même s’il y a une tension nécessaire, au fond, c’est un acte plutôt apaisant… C’est comme cela que je l’ai ressenti.

Célia Chauffrey : Pour finir, pouvez-vous nous parler de deux ou trois auteurs/illustrateurs qu’il vous ferait plaisir d’évoquer maintenant ?
Francesco Pittau : J’ai quelques admirations bien marquées et notamment pour Shel Silverstein qui écrivait, dessinait, enregistrait des chansons et a même interprété des sketches… Passer de L’arbre généreux à une chanson pour les Rolling Stones, c’est quand même une variété créative que j’apprécie beaucoup.
Ensuite Arnold Lobel, pour l’extrême intelligence poétique de ses récits… Ne parlons pas de ses dessins qui sont ce qu’il y a de plus beau.
Il y a un autre auteur que j’aime beaucoup pour sa liberté de trait et d’esprit : James Stevenson. Cartoonist, bédéiste (qui s’est vu éjecté du milieu parce que trop libre d’esprit), auteurs de livres pour la jeunesse qui respirent et qui vivent comme des enfants.
Je m’aperçois que je n’ai cité que des auteurs anglo-saxons. Alors, pour faire bonne mesure, je vais aligner quelques Européens : Rodari (auteur fabuleux qui a réfléchi comme peu sur les structures narratives des livres pour la jeunesse), Munari (le créateur protéen par excellence), Lionel Koechlin (un artiste véritable), Philippe Dumas (dont le trait me ravit), et tant d’autres que je n’aurai jamais la place de les citer tous.

Francesco Pittau : J’ai vu certains de vos dessins destinés juste à la préparation d’un projet. Des dessins extrêmement aboutis à mes yeux. J’ai appris plus tard qu’ils n’étaient qu’un passage vers autre chose… je suis intrigué par la finition apportée à ce qui devait n’être qu’une sorte de pense-bêtes… Alors, quels sont vos critères pour déterminer qu’un dessin est arrivé à son juste aboutissement ?
celia chauffreyCélia Chauffrey : Oui, je vois les dessins dont vous parlez… Il arrive en effet que je pousse beaucoup les dessins préparatoires, quand j’ai le temps et pour le plaisir. Avec les esquisses de ce projet je cherchais à explorer une technique à l’encre noire. Lorsque je me sentirais plus à l’aise avec cette écriture, je m’en servirai pour des images finalisées.
Sinon la plupart du temps mon travail sur les esquisses consiste à décrire très précisément la composition et obtenir une fluidité dans le dessin. Je ne cherche pas à les rendre jolies.
Quand est-ce que je considère être arrivée au bout de la réalisation d’une image ? C’est difficile à expliquer… quand j’ai le sentiment d’une mayonnaise montée peut-être. J’essaye de traiter chaque élément à sa juste valeur pour aboutir à un ensemble cohérent qui dialogue au mieux avec le texte. C’est très abstrait comme réponse je m’en rends compte, mais le bon moment pour poser le pinceau est en fait assez instinctif…

Bibliographie sélective de Francesco Pittau :

  • ABC en relief, texte illustré par Bernadette Gervais, Les grandes personnes (sortira en novembre).
  • Au secours, un monstre !, texte et illustrations , Gallimard Jeunesse (sortira en octobre).
  • Maman veille, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2016).
  • Mordre la neige, illustrations de textes d’Anna de Sandre, Les Carnets Du Dessert De Lune (2015).
  • Visitons la maison, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Tête dure, texte et illustrations, Les Carnets Du Dessert De Lune (2014).
  • Dinorauses, texte illustré par Bernadette Gervais, Les grandes personnes (2014).
  • Succulentes sucreries, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Les brosses à dents, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2012).
  • Pipi ! Crotte ! Prout !, texte illustré par Bernadette Gervais, Seuil Jeunesse (2012).
  • Les contraires, texte illustré par Bernadette Gervais, Seuil Jeunesse (2012).
  • L’imagier des saisons, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Oxiseau, texte illustré par Bernadette Gervais, Les grandes personnes (2010).
  • J’ai pas fait exprès, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2010).
  • Axinamu, texte illustré par Bernadette Gervais, Les grandes personnes (2010).
  • Une faim de crocodile, texte illustré par Bernadette Gervais, Gallimard Jeunesse (2007).
  • C’est dingue !, texte illustré par Bernadette Gervais, Belem Editions (2005).
  • Interdits des petits et des grands, texte illustré par Bernadette Gervais, Seuil Jeunesse (2003).
  • Le pays gris, texte illustré par Bernadette Gervais, Mango Jeunesse (1996).

Retrouvez Francesco Pittau sur son blog : http://maplumesurlacommode.blogspot.fr.

Bibliographie de Célia Chauffrey :

  • Le parfum des feuilles de thé, illustration d’un texte d’Ingrid Chabbert, De la Martinière (sortira en octobre).
  • Sven et les musiciens du ciel, illustration d’un texte de Pierre Coran, L’école des loisirs (2014).
  • Matachamoua, illustration d’un texte de Céline Sorin, L’école des loisirs (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mademoiselle Tricotin, illustration d’un texte d’Alice Brière-HaquetLes p’tits bérets (2011), que nous avons chroniqué ici.
  • Les Voyages de Gulliver, illustration d’un texte de Jonathan Swift, Gründ (2011).
  • Pierre la lune, illustration d’un texte d’Alice Brière-Haquet, Auzou (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Celui qui voulait changer le monde, illustration d’un texte de Juliia, Auzou (2010).
  • Hibiscus, illustration d’un texte de Céline Sorin, L’école des loisirs (2010).
  • Quatre fois vite un chuchotis, illustration d’un texte de Jacqueline Persini-Panorias, Soc et Foc (2009).
  • Grand, Moyen, Petit, illustration d’un texte d’Alice Brière-Haquet, Frimousse (2009).
  • La fille du géant, illustration d’un texte de Céline Sorin, Pastel (2010).

Retrouvez Célia Chauffrey sur son blog.

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Des imagiers pleins de surprises

Par 7 mai 2015 Livres Jeunesse

chiffresEt 1 joli renard orangé, et 2 lapins tout roses ! Combien d’abeilles butinent la fleur ? Combien de pinces faut-il pour accrocher la jolie robe ?
Un énième imagier sur les chiffres ? Détrompez-vous ! Le travail de l’illustratrice finlandaise Aino-Maija Metsola est remarquable. Ses illustrations un peu rétro sont joliment mises en valeur par des couleurs profondes qui attirent immédiatement l’attention du plus jeune enfant. Fasciné, le lecteur adhère immédiatement aux activités proposées. Parce qu’en plus d’être un bel imagier, cet album cartonné propose une véritable expérience ludique autour des chiffres. L’enfant est invité à compter, à découvrir les petites images dissimulées derrière la vingtaine de volets que comprend ce livre solide, et surtout à parler. Tout est fait pour délier la langue des tout-petits qui décrivent naturellement ce qu’ils reconnaissent dans cet univers joyeux et haut en couleur !

Uncouleurse chaise, une baleine, de l’eau, un oiseau… qu’ils sont beaux, tous en bleus ! Mais il y a un intrus ! Une tomate, des cerises, un camion, des chaussures… qu’il est intense ce rouge ! Et un pissenlit ? C’est jaune ou c’est blanc ?
La gourmandise des couleurs utilisées et le petit jeu mis en place avec les volets cartonnés donnent envie d’en savoir plus, de dévorer toutes les notions qui grouillent dans ce bel album. Les questions posées ici et là poussent l’enfant à être bien attentif aux images qu’il voit : y a-t-il un intrus ? Un dessin rigolo à découvrir derrière un rabat ? Comme il y a beaucoup de choses à voir et à apprendre, les enfants ne se lasseront pas de tourner les pages colorées de cet imagier.
Les même vus pas Sous le feuillage

visitons la maisonDans une maison, il y a des papas, des mamans, des enfants… mais aussi des bruits, des objets, des animaux ! Il y a plusieurs façons de visiter la maison : on peut classer les objets par ordre alphabétique, jouer à cache-cache avec les lapins, les chats, les souris… ou pas ! On peut seulement se balader de page en page, au gré des images et des rencontres.
Cet album grand format du duo formé par Francesco Pittau et Bernadette Gervais détourne lui aussi l’imagier classique et joue sur l’interactivité. Dès la première double page, on découvre une façade d’immeuble traditionnel reproduite sur un transparent qui s’ouvre en deux rabats. Quatre choix s’offrent à nous, représentés par des fils de couleurs différentes : est-ce qu’on veut explorer la maison par ses bruits ? Simplement suivre l’alphabet ? Chasser les petits animaux qui s’y cachent ? Ou encore, rencontrer les familles qui y vivent, toutes réunies sur une planche de gommettes en cahier central, qu’il faut coller au fil de la visite ?
Le format est généreux, les illustrations ont un côté réaliste très plaisant, mais l’album est assez déroutant. Pittau et Gervais reprennent le dispositif qu’ils avaient utilisé pour nous faire visiter le jardin et le zoo, avec un grand fond noir qui met tant en valeur le détail des illustrations. Je suis cependant restée un peu sur ma faim concernant l’expérience proposée que je ne trouve pas très ludique. S’il était plutôt amusant de retrouver la forme des animaux du zoo et positionner les gommettes correspondantes, j’estime que ça fonctionne moins bien avec les membres de la famille. J’ai en revanche apprécié le « fil » de visite dédié aux bruits : il est vrai qu’on a tendance à oublier les nombreux bruits qui envahissent notre quotidien ! L’album incite à l’enfant à s’interroger sur l’univers qui lui est familier en le transformant en petit explorateur de la maison, dommage que le propos ne soit pas plus accessible.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Pittau et Gervais (Succulentes sucreriesImagier des saisons) et d’autres imagiers décalés.

Chiffres
de Aino-Maija Metsola
Gallimard Jeunesse dans la collection Petite Enfance.
12,90 €, 190 x 260 mm, 14 pages, imprimé en Chine
Couleurs
de Aino-Maija Metsola
Gallimard Jeunesse dans la collection Petite Enfance.
12,90 €, 190 x 260 mm, 14 pages, imprimé en Chine
Visitons la maison
de Francesco Pittau et Bernadette Gervais
Gallimard Jeunesse dans la collection hors série Giboulées.
23 €, 280 x 370 mm, 16 pages, imprimé en Chine

 À part ça ?

L’excellente émission La Fabrique de l’Histoire animée tous les matins par Emmanuel Laurentin sur France Culture s’est penchée sur les Albums du Père Castor, collection incontournable créée dans les années 1930 au sein des éditions Flammarion. Roule Galette, Michka, Marlaguette… quel enfant n’a jamais rencontré ces classiques ? En effet, l’histoire des Albums de Père Castor est aussi celle d’une littérature jeunesse accessible au plus grand nombre, de livres peu coûteux qui ne sont plus réservés à une élite, mais qui ont la vocation de répandre une certaine idée de l’éducation à toute la société. Dans les albums du Père Castor, un documentaire de Catherine Coppet et Anne Fleury, à réécouter sur le site de Radio France ou en podcast.

Laura

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Inventaires

Par 6 décembre 2013 Livres Jeunesse

Des actions, des souvenirs, des gâteaux, des jouets et même des oiseaux. Mettez tout sur la table, on va faire le tri et inventorier tout ça. Aujourd’hui encore, car on sait que vous allez peut-être devoir faire des cadeaux prochainement, vous trouverez dans cette chronique des petites merveilles.

Il était mille foisIl était mille fois… Un petit trou dans les chaussettes, un vieux monsieur dans une caisse en bois, une lettre de papa et maman en classe verte, une gamine qu’on n’invitait jamais aux anniversaires… et tant d’autres choses encore.

Toutes ces phrases sont extraites du petit bijou qu’est Il était mille fois, une merveille découverte à Montreuil. Des petites choses simples, quotidienne, gaies ou tristes, qui nous rappellent forcément des choses, des gens, des évènements. Comme un chocolat oublié dans une poche ou un chien qui revient à la maison après avoir disparu pendant quelques temps. Ce texte (ces textes ?) très simple mais extrêmement poétique est illustré par l’excellente Delphine Perret (auteur-illustratrice de la série Moi, le loup et les chocos). Des illustrations, là aussi, pleines de délicatesse. Le livre est très beau en tant qu’objet (beau papier, couverture « texturée »), il est édité par une maison d’édition dont j’avais beaucoup entendu parler et que je découvre avec cet ouvrage, Les fourmis rouges. Depuis que j’ai découvert Il était mille fois je sais quoi offrir à Noël (et pas qu’aux enfants).
Des extraits (et même une superbe bande annonce).

Succulentes sucreriesUne tartelette à la fraise, des boules de gomme, une gaufre, des chamallows, du nougat de Montélimar, une orangette… vraiment de quoi se régaler !

Les célèbres Pittau & Gervais ont décidé d’inventorier les succulentes sucreries, certainement pour nous mettre l’eau à la bouche. Dans un grand album les voilà rassemblées. Entre l’imagier et les planches à la Deyrolle, on retrouve (parfois pleine page) ces pâtisseries, bonbons qui nous font saliver rien qu’en les regardant. Un album pour les amoureux du sucre et des belles illustrations !
Des extraits sur tourner1page.

bric-a-bracUne ronde, du rouge, ouvert, fermé, devant, derrière, sucré, salé, des moutons pairs et des boutons impairs… un sacré bric-à-brac !

Encore un imagier ? Oui, mais quel imagier ! Je suis tombé amoureux de cet album lors d’une présentation. Pas attiré au premier abord, j’ai ensuite trouvé cet album complètement fou… tout ce que j’aime ! Pour exprimer « devant » on voit des poupées de face, pour « derrière » des poupées de dos, pour « en l’air » on voit des perroquets,  papillons, avions et « sous terre » des vers et des squelettes… et tout ça en jouets ! C’est très coloré, très vivant, plein d’humour, l’idée est très bonne et surtout tout ça est parfaitement mis en scène. Des diagonales de cheval, des décorations de bûche de Noël pour compter de 1 à 10, des gens qui se bagarrent et d’autres qui s’embrassent, et même des jouets cassés ! Un gros coup de cœur pour cet imagier hors norme et vraiment original qui plaira autant aux enfants qu’aux adultes nostalgiques.
Des extraits en ligne.

55 oiseauxUn oiseau qui indique le chemin, deux oiseaux qui font leur nid, trois oiseaux qui se perdent, quatre oiseaux qui hésitent à se brûler les ailes… et quarante-cinq autres oiseaux.

Quand Séverine Vidal sort un livre je suis impatient de le lire. Quand Csil sort un album je suis pressé de le regarder. Quand les éditions Winioux sortent un ouvrage j’ai hâte de le découvrir. Donc imaginez comment je trépigne quand les éditions Winioux sortent un album de Séverine Vidal et Csil ! Et je n’ai vraiment pas été déçu ! Quelle merveille, à tout niveau ! Un petit bijou de poésie (tant au niveau du texte que des illustrations), un superbe objet (livre accordéon au papier épais) bref un petit bijou. Décidément Séverine Vidal, Csil et Winioux sont trois noms à retenir, et quand ils se réunissent ils font des merveilles (ces trois mêmes noms étaient à l’origine ndu magnifique Rien qu’une fois).
Des extraits sur le site de l’auteur.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des albums de Ludovic Flamant (Les poupées c’est pour les filles), de Delphine Perret (Moi, le loup et la cabane et Moi, le loup et les vacances avec pépé), de Pittau et Gervais (Imagier des saisons), de Séverine Vidal (Prune et l’argent de poche, Une girafe un peu toquée, Bad Lino, L’œil du pigeon, Au pays des vents si chauds, Petit Minus, Le laboureur de nuages & autres petits métiers imaginaires, La grande collection, Mon papa est zarzouilleur, Clovis & le pain d’épices, Rien qu’une fois, Philo mène la danse, Plus jamais petite, Comment j’ai connu papa, Arsène veut grandir, Lâcher sa main, Rouge Bitume, Comme une plume, J’attends Mamy, Roulette Russe tome 1 Noël en juillet, Je n’irai pas, Léontine, princesse en salopette, Mamythologie, On n’a rien vu venir, Du fil à retordre, Prune, tome 1 : La grosse rumeurPrune, tome 2 : Le fils de la nouvelle fiancée de papa, Prune, tome 3 : Prune et la colo d’enfer, 5h22, Les petites marées et La meilleure nuit de tous les temps) et de Csil (C’est la mienne, Paul et Rien qu’une fois). Retrouvez aussi notre interview de Séverine Vidal.

Il était mille fois
Texte de Ludovic Flamant, illustré par Delphine Perret
Les fourmis rouges
13,80€, 156×199 mm, 60 pages, imprimé au Portugal, 2013.
Succulentes sucreries
de Pittau & Gervais
Gallimard jeunesse Giboulées
19,50€, 285×346 mm, 69 pages, imprimé en France, 2013.
Bric-à-brac
de Maria Jalibert
Didier Jeunesse
19,90€, 265×265 mm, 96 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2013.
55 oiseaux
Texte de Séverine Vidal, illustré par Csil
Winioux
10€, 160×165 mm, 18 pages, imprimé en Italie, 2013.

A part ça ?

Il y a quelques jours j’ai parlé, sur facebook, d’un livre (Le livre qui te rend super méga heureux de Françoize Boucher, sorti aux éditions Nathan) qui m’a surpris par les mots employés. Alors qu’il s’adresse aux enfants de 8 ans on y trouve des « con », « vie de merde », « nichon »,… Je ne pense pas vous en parler personnellement mais Maman Baobab l’a fait avec beaucoup de justesse. Retrouvez sa chronique ici.

Gabriel

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