Les albums du jour ne se lisent pas en quelques minutes, ils ressemblent plutôt à de petits romans.
Déjà dans son œuf, il entendait qu’il n’était pas comme les autres, mais sa mère ne voulait rien savoir. Quand il est né, il était vraiment différent et c’est quand il ouvrit le bec pour laisser sortir un CRAAA au lieu du COIN COIN attendu que sa mère eu honte de lui. Il partit alors pour une grande aventure qui allait lui permettre de se trouver lui-même.
L’histoire du Vilain petit canard est bien connue, mais Ramona Bădescu et Fanny Dreyer s’en emparent pour nous raconter un magnifique conte en sept tableaux sous forme de monologue. Le format est totalement original, tant sur le fond que sur la forme. Chaque chapitre est séparé du suivant par plusieurs doubles pages d’illustrations sans texte… et quelles illustrations ! Le texte est délicat, poétique, littéraire. Les illustrations sont graphiques, et là aussi délicates et poétiques (des aquarelles magnifiques, pleines de subtilité). Le format du livre (genre de carnet), rend l’objet encore plus beau.
Un magnifique ouvrage tout en délicatesse et plein de poésie, à offrir ou à s’offrir.
Quand Ignacio annonce à ses amis qu’il va partir quelque temps pour voir son cousin qui vit sur le continent Arctique, ceux-ci ne sont pas ravis. Ils n’ont pas envie de se passer de leur camarade, leur vie serait triste sans lui. Ils ne le lui cachent pas si bien qu’Ignacio décide de ne plus partir… mais sera-t-il heureux en renonçant à ce projet et que dira son cousin ?
Le bonheur des uns fait le malheur des autres, mais le vrai bonheur n’est-il pas de laisser les gens que l’on aime faire ce qu’ils désirent ? Anne Cortey et Vincent Bourgeau nous proposent une très belle histoire sur l’amitié et les sacrifices que cela demande parfois pour que nos amis soient heureux. Ils parlent aussi de la peur de l’inconnu, du voyage, de l’incapacité de contenter tout le monde. L’histoire très simple au premier abord, est bien plus profonde qu’elle n’y paraît, elle raconte bien des choses.
Un bel album sur l’amitié et le respect des choix de l’autre.
Déjà, lorsqu’elle est née, la petite gorille qu’on appellerait plus tard Sally Jones semblait frappée par le malheur. Très vite, elle fut capturée, et passa bientôt de mains en mains, pas toujours amicales. Elle fut tour à tour attraction et travailleuse forcenée. Quel destin que celui de Sally Jones !
Sally Jones, La grande aventure porte bien son nom ! Dans cet album de plus de cent pages, la petite gorille va connaître bien des péripéties, et pas toujours drôle (même rarement) ! Proche du roman graphique, l’histoire est ici racontée avec de grandes planches au graphisme particulier. On ne s’ennuie pas une minute, on se demande quelle sera l’issue de cette vie hors du commun.
Une grande aventure, la vie pleine de rebondissements d’une gorille au destin exceptionnel.
On les croise dans de nombreuses classes, un peu partout. Elles ne sont pas comme nous, elles viennent d’une autre planète. On les nomme les premières de la classe. Qui sont-elles ? Que nous veulent-elles ? Pourquoi sont-elles parmi nous ?
Avec énormément d’humour, tant dans le texte que dans les illustrations, Virginie L. Sam et Estelle Billon-Spagnol, se moquent tant des premières de la classe que de notre réaction à nous face à ce personnage qui nous semble si étrange : toujours à l’heure (quand nous on est en retard), qui demande du rab d’épinard à la cantine (alors que ça a le goût d’herbe déjà mâchée) et qui apporte de magnifiques cupcakes à son anniversaire (tandis que nous on vient avec un gâteau au yaourt raté, sans yaourt et trop cuit). Forcément, on reconnaît des gens (d’un côté et de l’autre), et forcément on se marre ! Chaque double page (et il y en a une trentaine) est réussie. Chaque sujet qui nous crispe (poux, photo de classe, fève de la galette des Rois, corde à nœuds) est abordé ici, et avec tellement d’humour !
Un grand album très bien vu qui nous fait nous marrer comme des baleines… et ça fait drôlement du bien !
Dorothée est une jeune orpheline qui vit avec sa tante et son oncle dans une ferme du Kansas. Un jour, une tornade embarque la maison et voilà que la jeune fille se retrouve dans un pays étrange où elle rencontre bientôt un épouvantail sans cerveau, un bûcheron-en-fer-blanc sans cœur et un lion sans courage. Ensemble, ils décident de partir à la rencontre du Grand Oz qui devrait aider Dorothée à retourner au Kansas et donner à chacun de ses amis ce qui lui manque (cerveau, cœur et courage).
Après Le merveilleux voyage de Nils Holgersson l’année dernière, Olivier Latyk illustre cette année Le magicien d’Oz. Ici encore, une partie des illustrations sont en découpes laser, ce qui rend l’ouvrage précieux, original. L’histoire est connue, mais quel bonheur de la retrouver ici avec ces belles illustrations dans cet ouvrage délicat !
Un classique qui ressort ici avec de belles illustrations découpées au laser.
Moi, canard![]() ![]() Texte de Ramona Bădescu, illustré par Fanny Dreyer Cambourakis 16 €, 145×218 mm, 68 pages, imprimé en Lettonie, 2016. |
Le voyage d’Ignacio![]() ![]() Texte d’Anne Cortey, illustré par Vincent Bourgeau Grasset 15 €, 185x257en mm, 44 pages, imprimé en Espagne, 2016. |
Sally Jones – La grande aventure![]() ![]() de Jakob Wegelius (traduit par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy) Thierry Magnier 15,50 €, 160×263 mm, 112 pages, imprimé en République Tchèque, 2016. |
La première de la classe est une extra terrestre![]() ![]() Texte de Virginy L. Sam, illustré par Estelle Billon-Spagnol De la Martinière Jeunesse 12,90 €, 180×330 mm, 64 pages, imprimé en France, 2016. |
Le magicien d’Oz![]() ![]() Texte de Michel Laporte (d’après L. Frank Baum), illustré par Olivier Latyk Père Castor 15,50 €, 227×246 mm, 60 pages, imprimé en Chine, 2016. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !




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