Aujourd’hui, on découvre des magiciennes étonnantes grâce à Sorcières de légende qui nous conte les aventures de dix femmes fascinantes et à Comment fabriquer son grand frère où l’on suit les tribulations de la petite Zuza bien décidée à bricoler un aîné…
Elles s’appellent Lilith, Circé, Takishaya ou Morgane. Elles sont originaires de Bretagne, de Hongrie ou bien encore de Bali. Certaines sont encore bien connues des jeunes générations, d’autres ont été englouties par leur légende. Souvent présentées comme d’horribles monstres sanguinaires ces « sorcières de légende » sont un poil plus complexes que ça…
Après avoir raconté les déesses, les fées, les princesses et les pirates… place aux sorcières de légende ! Et quelles sorcières ! Camille Von Rosenschild fait le choix de nous présenter dix sorcières incroyables et atypiques. Tour à tour séductrices, ogresses, combattives, elles vous séduiront. La force de l’ouvrage réside dans la sélection de l’auteure : on voyage du Japon en Hongrie, en passant par la Bretagne, la Grèce ou encore le Maroc. Si certaines sorcières sont bien connues (Circé ou la fée Morgane), on frisonne de plaisir en découvrant le destin d’autres femmes : la belle Aisha Kandisha, l’affreuse Louhi venue du Nord. Les courts textes de Camille Von Rosenschild (ils ne dépassent pas trois pages) sont mis en lumière par les belles illustrations de Xavière Devos qui nous dépeignent des femmes ensorcelantes. Les costumes des sorcières sont particulièrement réussis, Xavière Devos mettant l’accent à chaque fois sur le « folklore » du pays.
Un bel ouvrage pour découvrir ces sorcières souvent relayées au second plan dans les contes et les légendes !
Aujourd’hui Zuza a pris une grande décision… fabriquer un grand frère. Et pas n’importe lequel… SON grand frère. Parce qu’une petite sœur c’est sympa, mais un grand frère pour faire des bêtises et jouer c’est nettement plus chouette. Aidée par ses amis – un crocodile et sa fameuse Encyclopédie Crocodilis, ses jouets et ses peluches – Zuza va se mettre au travail avec plus ou moins de facilités.
Avouons-le tous et toutes, comment fabriquer un grand frère, c’est LA question qui taraude nos nuits quand on est enfant. Enfin, grâce à Anaïs Vaugelade on a la réponse ! Il faut bien sûr commencer par assembler les os, les articulations, les ligaments puis rajouter les nerfs, les oreilles, la bouche… Ensuite vient le tour de la matière grise, et des tas de trucs et bidules : des dents, un estomac, du sang (on peut se servir de ketchup) etc. Anaïs Vaugelade signe un ouvrage SPLENDIDE « d’anatomie et de bricolage » (et de poésie a-t-on envie de rajouter). Véritable encyclopédie, Comment fabriquer son grand frère est un ouvrage riche et dense. L’histoire de la fabrication du grand frère de Zuza est un prétexte qui permet à l’auteure de raconter la fabuleuse histoire du corps humain. Le format de l’ouvrage (il est très grand) met en valeur les immenses illustrations fouillées et colorées. Véritables planches d’anatomie, on se plonge avec délectation dans cette multitude de détails dessinés par Anaïs Vaugelade. Je vous assure, vous allez vous passionner pour le fonctionnement du muscle et du ligament. Les anecdotes et explications qui accompagnent les illustrations sont parfois surréalistes, cocasses ou burlesques mais toujours rigoureusement scientifiques ! C’est un ouvrage qui demande plusieurs lectures, dans lequel on se replonge avec plaisir. C’est beau, c’est ambitieux et vraiment réussi, alors courez vite lire cette encyclopédie vraiment pas comme les autres !
Un magnifique ouvrage (attention chef d’œuvre) qui régalera petits et grands !
Sorcières de légende![]() ![]() Texte de Camille Von Rosenschild, illustré par Xavière Devos La Martinière Jeunesse 12,90 €, 239×337 mm, 44 pages, imprimé en France, 2016. |
Comment fabriquer son grand frère ?![]() ![]() d’Anaïs Vaugelade L’école des loisirs 19,80 €, 310×385 mm, 57 pages, imprimé en France, 2016. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.


