Aujourd’hui, je vous présente de courts romans.
Clément et Nolan sont en voyage scolaire au bord de la mer. Alwena, leur amie, n’est pas avec eux, elle est à l’hôpital, mais elle leur a confié une boîte bien mystérieuse. Pendant ce voyage qui cause leur séparation, les trois ami·e·s s’écrivent par mail. Et il se passe des choses si étranges sur l’île où sont les garçons, qu’Alwena oublie un peu sa douleur et sa chambre d’hôpital.
Cathy Ytak propose un roman épistolaire 2.0 absolument captivant, drôle et riche en émotion. Difficile de ne pas en dire trop, mais il y aura des surprises dans ce beau roman. Les choses ne sont pas forcément ce que l’on croit. Outre l’intrigue qui nous donne envie de ne pas poser le roman avant de le terminer, c’est aussi et surtout une très belle histoire sur l’amitié. Je connaissais surtout l’écrire de Cathy Ytak pour les plus grands, ici c’est un roman qui peut toucher les enfants dès 8-9 ans (et les courts chapitres rendent la lecture encore plus facile pour les réfractaires aux romans).
Un roman qu’on a envie de lire d’une traite, idéal pour les enfants qui ont du mal à lire.
Il y a Angèle Chambar, dite Cucu la praline, ses horribles frères (Victor et Jean-Maxime), et Kévin Truffe, celui qui met Angèle dans tous ses états. Il y a aussi une grand-mère qui se met à faire des choses bizarres (s’habiller en panthère, ne plus venir au repas dominical), un voyage à Paris gagné grâce à un concours de poésie (gagné par Kévin qui écrit tellement bien…) et une Poneyelfe magique à laquelle il faut faire particulièrement attention.
Attention, revoilà Cucu la praline ! On adore ce personnage créé par Fanny Joly et croqué par Ronan Badel. Cette petite fille pétillante, maltraitée par ses frères, amoureuse de ce prétentieux de Kevin Truffe, nous fait toujours autant rire. Ici encore, trois aventures. On découvrira sa grand-mère amoureuse, un séjour mouvementé à la capitale et un prêt de jouet extraordinaire qui va devenir un cauchemar. C’est le dixième tome de Cucu la praline, et l’on en redemande !
Une héroïne qu’on adore et dont on ne lasse pas.
Un riche marchand avait deux fils jumeaux que rien ne différenciait si ce n’est la couleur de leurs habits. Lorsque l’aîné apprit qu’il serait marié à la fille du grand vizir, il décida de s’enfuir. Flairant le bon plan, son frère prit sa place (il lui a suffi de s’habiller comme son aîné).
Difficile de résumer Ali Blabla, d’Emmanuel Trédez tant les rebondissements sont nombreux (mon résumé ne parle que du tout début du roman). Mais si ici le suspense nous tient en haleine, c’est surtout l’humour qui nous séduit. Le roman est bourré de références (Ali Baba bien sûr, mais aussi Cyrano de Bergerac, Les mille et nuits…), avec des scènes totalement improbables et des jeux de mots (spécialité d’Emmanuel Trédez), si bien qu’on sourit presque tout au long de la lecture. C’est un mélange entre Caprices c’est fini (également sorti chez Didier Jeunesse) et Shrek !
Du suspense, de l’humour, de l’amour… Ali Blabla !
Oscar le cachalot est un inspecteur… un peu nul quand même, disons-le. C’est bientôt son départ en retraite, mais avant de partir il va tenter de résoudre quelques enquêtes : le meurtre d’une pieuvre, un vol de bijou, un enlèvement, un trafic de faux billets et même, une tentative d’assassinat sur sa propre personne… Réussira-t-il à résoudre ces mystères ? Franchement, pas sûr…
On retrouve Emmanuel Trédez, mais ici les amateur·trice·s de jeux de mots se régalent ! S’il nous en offre quelques-uns savoureux dans Ali Blabla, ici c’est plusieurs par page, à tel point qu’il faut parfois stopper sa lecture pour tous les saisir. Forcément, les enfants se régalent ! D’autant que le personnage d’inspecteur lamentable est irrésistible, on a pitié de lui en voyant qu’il tombe toujours à côté.
Cinq enquêtes pleines d’humour, pour les fans de jeux de mots sur le milieu marin !
Quand un lapin arrive dans une maison, c’est forcément la joie chez les enfants ! Romain, Nine et Titou se réjouissent donc que leurs parents aient accepté d’en adopter un. Sauf que depuis que l’animal est là, plus rien ne va… et si ce lapin portait malheur ?
Beaucoup d’humour, là encore, avec Le lapin qui portait malheur. Les héro·ïne·s de l’histoire sont totalement irrésistibles grâce à la belle plume de Sandrine Bonini et aux dessins d’Amélie Graux. On rit des situations et à la fin on pourra même se poser la question… alors ce lapin, il y était pour quelque chose dans les malheurs de la famille ou pas ?
Un roman tendre et drôle, comme sait souvent l’être Sandrine Bonini.
Tu vois, on pense à toi !![]() ![]() de Cathy Ytak Syros dans la collection Tempo Syros 6,35 €, 120×180 mm, 80 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Cucu la praline à Paris![]() ![]() Texte de Fanny Joly, illustré par Ronan Badel Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Cadet 6,30 €, 124×178 mm, 128 pages, imprimé en Espagne, 2017. |
Ali Blabla![]() ![]() Texte d’Emmanuel Trédez, illustré par Benoît Perroud Didier Jeunesse dans la collection Mon marque-page 12 €, 147×215 mm, 192 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Le cachalot nage dans le potage![]() ![]() d’Emmanuel Trédez, illustré par Jess Pauwels Nathan 9,95 €, 140×210 mm, 128 pages, imprimé en Allemagne chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Le lapin qui portait malheur![]() ![]() Texte de Sandrine Bonini, illustré par Amélie Graux Didier Jeunesse dans la collection Mon marque-page 7,50 €, 130×200 mm, 96 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


