Aujourd’hui je vous propose deux belles surprises : plongez dans l’univers d’Albertine avec Séraphine l’anniversaire, puis laissez-vous porter par une visite de musée drôle et mouvementée avec Le Cadeau de Page Tsou ! Bonne lecture !
Ce matin est le plus beau des matins du monde pour Séraphine… Et pour cause, c’est son anniversaire ! Vite, vite, il faut se dépêcher et préparer la grande fête dont la petite fille sera la reine. Heureusement, Séraphine vit dans une grande maison avec de nombreux amis : Marlon l’ours, Gaspard le singe, Léon le cochon ou encore Marcel, le chien à l’air placide… Tous et toutes, ils vont s’activer pour recevoir les invité·es et faire de cette journée un événement singulier !
Nouvelle héroïne d’Albertine, Séraphine est une petite fille sympathique, rousse, avec six petits cheveux qui se dressent sur la tête. L’autrice-illustratrice nous plonge dans un univers coloré et riche en détail et en loufoqueries ! Ce grand album cartonné sans texte dépeint une série de situations : depuis le lever de la petite fille jusqu’à la fin de la journée si singulière. À chaque page, l’on découvre une ambiance et une pièce de cette « maison du bonheur » qu’habite Séraphine et ses nombreux amis. La première page donne le ton de ce superbe album : les lecteurs et lectrices sont invité·es à découvrir la chambre de la petite fille, peuplée de jouet, de décorations vives, de dessins… Séraphine s’y montre joyeuse et facétieuse, excitée à l’idée de préparer son anniversaire tandis que ses camarades dorment toujours. À chaque page, on prend plaisir à (re)découvrir tous ces personnages sympathiques, qui s’adonnent à des activités diverses et variées pour notre plus grand bonheur. C’est un album joyeux, fantaisiste et simple qui fera du bien à tous et à toutes en ce moment !
Xiong est un petit garçon solitaire qui n’aime rien tant que rester avec son compagnon Monsieur Cigale. Un jour, son papa lui offre un drôle de cadeau : un ticket d’entrée dans un musée… Un musée ?! Xiong n’est pas franchement emballé… Il n’a jamais rien compris à l’art… Mais il va vite se rendre compte qu’un musée est un endroit extraordinaire où chacun·e vient y chercher ce dont il a besoin… Pas besoin d’être un expert pour apprécier l’art !
C’est bel et bien un cadeau que nous fait Page Tsou avec cet album subtil et drôle. L’auteur-illustrateur nous conte les tribulations journalières d’un jeune garçon peu sensible au monde de l’art (enfin… c’est ce qu’il croit !) et qui va être contraint de pénétrer dans un musée. Il faut déjà dire que l’album est drôle… très drôle ! L’histoire nous est contée à hauteur d’enfant, et l’on suit les pérégrinations du petit héros heure après heure (chaque page dépeint un moment précis). Ainsi, Xiong découvre-t-il que dans un musée les visiteur·euses s’intéressent autant aux cravates des gardiens qu’aux œuvres exposées et que les « gens peuvent paraître absorbés par les tableaux exposés, mais il n’est pas dit que tout le monde comprenne vraiment ce que l’artiste voulait exprimer dans sa création. » Page Tsou use d’un procédé très drôle, grâce à une légende l’on peut suivre les pensées de chaque visiteur·euse (et cela vaut le détour). Au-delà de l’aspect comique de l’ouvrage, Le Cadeau est avant tout un album initiatique, très poétique qui parle de la première « rencontre » entre un enfant et le monde de l’art. L’album est particulièrement soigné, superbe graphiquement et esthétiquement. L’auteur-illustrateur nous plonge dans un univers onirique, hybride, où les techniques comme les personnages (animaux, humain·es) se mêlent…
Séraphine l’anniversaire![]() ![]() de Albertine La Joie de Lire 17,90 €, 261x341mm, 14 pages, imprimé en France, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Le cadeau![]() ![]() de Page Tsou (traduit du mandarin par Chun-Liang Yeh) HongFei 15,90 €, 253×288 mm, 40 pages, imprimé en France, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.




