Aujourd’hui, je vous propose de partager avec vous des émotions, puis on parlera du dernier Wallace et Gromit qui vient de sortir en salle.
Après le premier jour, il y en a bien d’autres… des jours où l’on rêve, des jours où l’on a peur… et même ceux où l’on pleure…
Le texte est écrit à la deuxième personne, comme un parent parlerait à son enfant. Il se remémore avec lui les jours qui se suivent et ne se ressemblent pas, les émotions fortes qui les traversent, tout ce qui nous fait grandir comme les ratages, l’exploration, les essais, les interdits… On parle aussi de la séparation qui arrive un jour, du fait de grandir, mais
que l’enfant, aux yeux de ses parents, restera l’enfant. C’est extrêmement poétique, plein de douceur et si ça pourrait tomber dans la mièvrerie, ça ne franchit jamais la limite. Les illustrations très graphiques, colorées vont à merveille avec le texte. L’enfant ressemble à un pictogramme, de l’adulte on ne verra que d’immenses mains.
Un album intelligent, drôle, émouvant, poétique… On adore !
Il y a celle qu’on éprouve quand on lâche son cerf-volant et celle que l’on ressent quand on se croit encerclé par la marée. Il y a aussi celle qui nous fait vibrer à la réception d’une carte d’anniversaire, et la douceur de celle ressentie lorsqu’on retrouve un coquillage oublié depuis l’été dans sa poche. Des petites émotions, pas des grosses… des émotions du quotidien.
Comme c’est souvent le cas, je trouve le nouvel album de Martine Delerm encore plus réussi que le précédent (que je trouvais plus réussi que le précédent…). Ici, elle recense ces émotions qui mettent du sel dans notre vie, des petites choses qui embellissent le quotidien ou qui nous peinent
parfois. Quand d’autres énumèrent des petits bonheurs vus et revus, Martine Delerm nous parle d’être malade un jour de fête, de gagner un poisson rouge à la tombola ou de ramasser un oiseau blessé. Petites choses intemporelles, qui nous marqueront moins que les grosses émotions, mais qui sont pourtant si importantes.
De belles émotions mises en lumière avec talent par Martine Delerm.
Ce jour-là, sa sœur Virginia s’était réveillée de très mauvaise humeur et ne voulait rien faire ni voir personne… Elle était devenue un loup… Un loup qui grogne, un loup qui râle, un loup qui fait peur. Si peur que l’on fuit le plus loin possible. Mais elle, elle n’a pas fui, elle est restée avec sa soeur pour faire partir le loup. Et pour ce faire, elle a tenté bien des choses…
Il a quelques années déjà (cinq exactement) cet album de Kyo Maclear et Isabelle Arsenault (qui ont sorti depuis tant de merveilles), mais nous n’en avions jamais parlé et c’était une faute qu’il nous fallait rattraper. Le texte est extrêmement bien ciselé, poétique, il raconte à merveille la colère et la compassion. C’est un bel hommage à ceux et celles qui bravent nos tempêtes,
quitte à se prendre d’énormes bourrasques, pour nous faire aller mieux. Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont absolument merveilleuses (comme d’habitude). On se demande ce que l’ALMA attend pour lui décerner le Prix Astrid Lindgren, car elle est l’une des plus grandes illustratrices et chacun de ses albums est un bijou.
Un album extrêmement réussi pour parler de la colère et de ceux et celles qui nous aident à la faire passer, dont les illustrations signées Isabelle Arsenault sont absolument somptueuses.
Un inventeur nommé Wallace et son chien Gromit… Il y a des chances que vous les connaissiez déjà, il y a presque 30 ans qu’on les voit débarquer régulièrement sur nos écrans, et l’on a toujours le même plaisir à les retrouver. Dans les deux courts qui composent Cœurs à modeler, sorti en salle ce mercredi, notre ami Wallace va tomber amoureux… ce qui ne va pas lui attirer que de bonnes choses ! Dans le premier court métrage, il sera question de moutons qui disparaissent (on y croise même un mouton nommé Shaun…) et dans le second, c’est d’une mystérieuse série de disparitions qui touche les boulangers dont il sera question… et c’est justement le métier de Wallace dans ce nouvel épisode.
Du suspense (Mais qui vole les moutons ? Qui tue les boulangers ?), des frissons et surtout beaucoup d’humour ! Du plus petit (testé sur un enfant de 4 ans) au plus grand (testé sur un adulte de 40 ans), tout le monde ri, est pris par l’intrigue (et l’on se blotti même dans les bras aux moments angoissants). Ces deux courts métrages (Rasé de près et Un sacré pétrin) existent depuis quelques années déjà (c’est d’ailleurs dans Rasé de près qu’apparaît pour la première fois Shaun le mouton), peut-être les avez-vous déjà vus, mais vous aurez grand plaisir à les redécouvrir sur grand écran !
Deux nouvelles aventures de Wallace et Gromit où règnent l’amour, l’humour (absurde)… et le suspense !
Un jour…![]() ![]() d’Elsa Hieramente Éditions Cépages 13 €, 255×195 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Les petites émotions![]() ![]() de Martine Delerm Seuil Jeunesse 13,50 €, 220×220 mm, 40 pages, imprimé au Portugal, 2017. |
Virginia Wolf![]() ![]() Texte de Kyo Maclear (traduit par Fanny Britt), illustré par Isabelle Arsenault La Pastèque dans la collection Pamplemousse 13,50 €, 195×254 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2012. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


