Aujourd’hui, ce sont deux albums forts que je vous propose, le premier parle du rejet de l’autre, le second d’un enfant sourd et muet.
Il arrive près d’un groupe, ils le regardent. Il tente un salut, ils ne bougent pas. Soudain, ils sont debout, et les voilà qui lui jettent des pierres. Que faire ? Il se baisse et les ramasse et commence à les disposer…
Les cailloux est un album sans texte extrêmement fort. Ici, on rencontre donc un personnage qui va se construire une maison avec les cailloux que lui jettent des hommes qui sont d’une autre couleur que lui. L’une des forces de l’album c’est l’absence de texte, chacun·e sera libre de son interprétation sur ce qu’il se passe. Le livre est très beau avec son papier épais et sa couverture non vernie, de quoi mettre en valeur les illustrations épurées et très graphiques d’Elea Dos Santos.
Coup de cœur pour cet album sans texte qui nous parle du rejet et de ce qu’on en fait.
Adel se fabrique des oiseaux de papier. Autour de lui, il y a mille bruits, mais aucun ne le dérange. Pendant que sonne le téléphone, que sa grand-mère écoute la radio très fort ou que la machine à laver résonne, Adel continue, imperturbable. Mais soudain, une lumière rouge s’allume, l’enfant s’arrête, il sait que c’est l’heure d’aller dîner.
Sans jamais que les choses soient clairement dites, on parle ici de surdité. Adel fait des merveilles avec ses mains, il sait même parler avec ! Ici, on rappelle que chacun·e a des talents. C’est un album extrêmement positif (les livres sur le handicap contiennent généralement des passages tristes, pas celui-ci) et finalement Adel est celui qui sait faire le plus de choses ! Cet ouvrage extrêmement poétique est aussi très réussi graphiquement.
Un bel album pour parler du handicap de façon positive.
Les cailloux![]() ![]() d’Eléa Dos Santos Chandeigne 12,90 €, 190×190 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2018. |
Les oiseaux d’Adel![]() ![]() Texte de Fatima Sharafeddine (traduit par François Zabbal), illustré par Sara Sanchez Gallimard Jeunesse 13,50 €, 217×269 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



