Aujourd’hui, je vous propose de retrouver les héro·ïne·s d’Anne Brouillard dans le deuxième tome du Pays des Chintiens : Les îles, puis de rencontrer la drôle de famille de Simon Portepoisse, une famille de « porte-malheur »… Bonne lecture !
Revoilà les Chintiens ! Dans cette aventure, nos drôles de héro·ïne·s (Killok le chien noir qui aime boire du café, Véronica l’adolescente globetrotteuse, Suzy le cheval, etc.) s’embarquent sur un paquebot : le Nilvaranda et partent, destination le pays des Îles (un étonnant pays où les humains et les animaux ne sont pas traités de la même manière… Ça vous rappelle quelque chose ?!) Mais comme d’habitude, le voyage ne va pas se passer comme prévu et les aventures vont se succéder !
Quel bonheur de retrouver les habitant·e·s de ce pays magique ! Avec ce deuxième opus (le premier a été chroniqué ici), Anne Brouillard confirme l’originalité de son projet. On retrouve avec plaisir l’univers merveilleux de l’autrice-illustratrice, qui fait se succéder de grandes planches colorées, des vignettes et de la bande dessinée. Au fil des pages se déploie un monde onirique (qui fait tantôt penser à Wes Anderson – notamment la double
page « coupe longitudinale » du bateau) extrêmement structuré (on prend un grand plaisir à retrouver les cartes de « Chintia »). Plus que l’intrigue, c’est bien l’univers dans lequel nous plonge Anne Brouillard qui séduit. C’est une véritable invitation à rêver. Au pays des Chintia, les humains, les animaux et toutes autres créatures vivent ensemble, se comprennent, partagent des repas et des aventures… Les chats peuvent conduire des sous-marins, il existe des pays « noyés » au fond des eaux… On ressort de cet album avec une hâte : découvrir les prochaines aventures de ces formidables personnages… Mais il faudra attendre un peu (sinon on peut toujours relire le premier tome !).
Un magnifique album qui nous plonge dans un monde étonnant et fantastique… On en redemande !
Dans la famille Portepoisse, je demande le fils : Simon ! Aujourd’hui est un grand jour pour le petit garçon qui va devoir provoquer son premier malheur ! Car les Portepoisses sont une famille de « Porte-Malheur ». Ne me dites pas que vous ne connaissez pas ! Vous savez, ces monstres déguisés en humain et qui ont pour mission de nous pourrir la vie : provoquer un accident (mais attention, sans mort !), donner une éruption de boutons à une mariée le jour J… Ou bien annuler les vacances d’une adorable famille… Et ça, c’est la première mission de Simon… Mais en est-il capable ?! Car Simon préfère voir les gens heureux !
Avec ce premier tome de Simon Portepoisse, Antoine Dole et Bruno Salamone nous proposent une série qui s’annonce hilarante ! L’on suit les tribulations d’un petit garçon qui se sent en marge dans sa famille (bah oui, pas évident d’être un « Porte-Malheur » quand on préfère la joie, la bonne humeur et les arcs-en-ciel) et va devoir « faire ses preuves ». Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu ! Les aventures
s’enchaînent et sont particulièrement drôles (Simon doit annuler les vacances de la famille Chouquette, mais qui a dit que ces derniers avaient particulièrement envie de partir ensemble ?!). Antoine Dole se révèle être un formidable maître des rebondissements, tous plus cocasses les uns que les autres ! Les scènes en famille sont particulièrement bien réussies ! Les illustrations de Bruno Salamone vives et loufoques nous plongent dans un univers où les apparences sont parfois trompeuses… Les gros monstres moches de la famille Portepoisse s’entendent mieux que l’adorable et classique famille « Chouquette » !
Une bande dessinée très drôle sur une famille de monstres (presque) normale !
Les îles : le pays des Chintiens![]() d’Anne Brouillard L’école des loisirs 18 €, 227×305 mm, 80 pages, imprimé en France, 2019. |
Simon Portepoisse : petits malheurs en famille![]() Texte d’Antoine Dole, illustré par Bruno Salamone Acte Sud Junior 13,90 €, 215×277 mm, 53 pages, imprimé en France, 2019. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.

