Aujourd’hui on se plonge dans deux ouvrages poétiques, oniriques et burlesques qui nous prouvent une fois de plus qu’il n’est pas nécessaire de partir au bout du monde pour rencontrer l’aventure… Deux coups de cœurs !
Il était une fois, un pays lointain que l’on ne trouve ni sur nos atlas, ni sur nos mappemondes… ou alors difficilement ! Dans ce pays donc, vivent de drôles de personnages, des humains comme des animaux, au fond des bois ou au bord des lacs. Parmi eux le chien Killiock, qui, lové confortablement au fond de son fauteuil, attend avec impatience l’un de ses amis… Alors que ce dernier tarde à arriver, notre héros à quatre pattes décide de partir avec son amie (à deux pattes) Véronica à la recherche de celui-ci au cœur de la grande forêt…
Quel drôle d’objet que cet ouvrage ! Entre bande dessinée et roman graphique l’auteure mélange les genres. Anne Brouillard nous plonge dans un univers riche, burlesque et poétique. Au cours de leur voyage initiatique, nos deux compères rencontrent en route des personnages hauts en couleurs et vont devoir résoudre des énigmes bien mystérieuses… (qui a kidnappé les bébés mousses ?!) Les illustrations sont superbes, détaillées à souhait et nous décrivent un monde fabuleux – Gros plus pour les superbes cartes et paysages qui feront rêvasser même le lecteur le plus terre à terre – !
Un très bel album qui émerveillera vos yeux !
La vie d’Etienne Durillon est réglée comme du papier à musique… et triste à mourir. Métro/boulot/dodo semble avoir été inventé pour lui ! Alors le jour où il tombe sur une annonce publicitaire lui proposant de transformer son quotidien, Étienne Durillon n’hésite pas une seconde… et n’imagine pas à quel point sa vie va être chamboulée…
Le destin (presque) timbré d’Etienne Durillon est une ode à la vie quotidienne, aux rencontres qui transforment notre vie et au bonheur qui réside dans les petites choses. Notre héros va être embarqué dans des aventures plus abracadabrantesques les unes que les autres. Hilarant, ce joli roman illustré est aussi extrêmement touchant. Le texte d’Oren Ginzburg fait mouche tandis que les illustrations d’Estelle Billon-Spagnol nous emportent dans un tourbillon de couleurs et nous prouve une fois de plus que c’est dans les lieux les plus banals que la vie peut rejaillir !
Un vrai coup de cœur !
La grande forêt : le pays des Chintiens![]() D’Anne Brouillard L’école des loisirs 18,00 €, 200×298 mm, 80 pages, imprimé en France, 2016. |
Le destin (presque) timbré d’Etienne Durillon![]() Texte de Oren Ginzburg, illustré par Estelle Billon-Spagnol Grasset Jeunesse 15,00 €, 155×217 mm, 92 pages, imprimé en France, 2016. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.

