Aujourd’hui on accompagne deux personnages rocambolesques au gré de leurs aventures : l’enfant aux cheveux d’or de Monsieur Tilali et la petite Mara, une drôle de commerçante dans La petite boutique des objets perdus…
En plein cœur de Paris, alors que les étoiles montent haut dans le ciel, les habitants d’un quartier s’endorment paisiblement dans leurs lits douillets… Tous, sauf deux… Un drôle de bonhomme tente de trouver le sommeil couché sur un banc en sifflotant « ti la li » tandis qu’un petit garçon l’observe curieusement… Mais un jour patatras… Quelqu’un décide de supprimer le banc ! Mais c’est sans compter sur la volonté de fer du petit garçon aux cheveux d’or.
Monsieur Tilali est un formidable album qui parle solidarité, vagabondage et marginalité. Car si notre petit héros s’émeut du sort de ce SDF poète, qui parle aux étoiles et chante de drôles de chansons tous les soirs, ce n’est pas le cas des autres habitants du quartier, habitués à leur confort et qui ne voient en M. Tilali qu’un obstacle à leur tranquillité. L’histoire de Sabine du Faÿ aborde en douceur ce thème complexe. Tout sonne juste, la narration comme les dialogues entre l’enfant et les « grandes personnes » garantes de l’ordre ! Les illustrations d’Eglantine Ceulemans rehaussent ce texte poétique et nous plongent dans un quartier de Paris lumineux et coloré.
On en sort des étoiles pleins les yeux, des ti la li pleins la tête et la volonté de faire changer les choses !
Dans une petite ville tranquille, la petite Mara tient une boutique bien curieuse : une boutique des objets perdus ! Et toute la journée défilent des filles comme des garçons, des messieurs comme des dames ayant perdu tout un tas de choses : leur chemin comme leur chat… Heureusement que Mara est là pour les aider ! Seulement voilà, qui va aider Mara à retrouver ce qu’elle a perdu ?
La petite boutique des objets perdus est un joli conte qui nous parle aussi de fraternité et de solidarité. L’histoire est à la fois amusante et poétique, les situations cocasses – on croise à la fois un monsieur ayant perdu son temps et la fameuse mère Michèle qui cherche son… (vous l’aurez deviné !) – . Les illustrations de Sébastien Chebret accompagnent parfaitement le texte d’Agnès de Lestrade. Elles nous dépeignent un monde tout en rondeur et en couleur. On rêve de s’arrêter chez la gentille Mara et de découvrir tous ces objets perdus !
Un bel album pour comprendre l’importance de l’amitié, du partage et de la poésie dans la vie !
Monsieur Tilali![]() ![]() Texte de Sabine du Faÿ, illustré par Eglantine Ceulemans L’Élan vert 12,70 €, 235×296 mm, 15 pages, imprimé en France, 2016. |
La petite boutique des objets perdus![]() ![]() Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Sébastien Chebret Alice Editions 12 €, 280×200 mm, 32 pages, imprimé en France, 2016. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.


