Aujourd’hui, je vous propose cinq beaux albums qui mettent des mères à l’honneur.
L’une raconte un premier pas, un premier livre, un premier dessin… Une autre se demande où vivra sa fille, ce qu’elle sera, qui elle deviendra. Une troisième repense aux heureuses coïncidences qui ont fait que son enfant soit là. Une autre, encore, parle à l’enfant qui n’est plus là… Des mères, une trentaine, toutes différentes et pourtant un peu semblables.
Voilà un album parfait pour un cadeau de naissance, un album tendre et poétique qui va donner lieu à de belles lectures en famille. Les portraits/témoignages sont divers, les situations différentes les unes des autres. On parle ici des « lignes roses » que l’enfant a laissées sur le ventre, de l’allaitement (et des réactions qu’il provoque), des repas difficiles, des temps d’attente interminables… mais surtout d’amour, d’amour et encore d’amour. Mais si les textes sont magnifiques, les grandes
illustrations couleur et les petites en noir et blanc de Quentin Gréban rendent l’ouvrage encore plus beau. On pense forcément au travail de Rebecca Dautremer. Ce grand album est tellement beau, que les droits ont déjà été vendus à 13 pays étrangers et qu’il était épuisé à peine sorti (rassurez-vous, il est à nouveau disponible).
Un magnifique hommage à la maternité, à la relation particulière qui existe entre les enfants et leur mère, le tout servi par de superbes illustrations.
Une mère parle à son enfant et lui raconte ce qu’il serait si elle était une brebis, une ourse ou encore une lapine. Elle imagine avec lui qu’un jour il partira, tel un lapereau qui saute loin de sa mère… pour revenir, changé, grandi… Mais pour l’instant, l’enfant est un enfant, et il s’est endormi…
Paloma Valdivia nous propose un album plein de tendresse et de poésie. La mère évoque d’abord les animaux (un bon moyen de réviser le nom des bébés des animaux), puis la métamorphose qui vient avec le temps (avec de magnifiques planches d’une chenille qui devient papillon). La conclusion de l’album sera que bien qu’il grandisse, l’enfant sera toujours l’enfant de sa mère, et sa mère sera toujours sa mère. Un message plein de tendresse qui ne tombe jamais dans la mièvrerie grâce aux belles illustrations pleines de couleur de l’autrice-illustratrice chilienne.
Un bel album sur le fait de grandir et sur ce lien qui unit un enfant à sa mère.
Lui, sa mère, il la déteste. Elle se réveille tard le matin alors qu’il a faim, elle accapare la télé, elle s’énerve tout le temps et ne lui lave pas ses vêtements si bien qu’il doit porter les mêmes plusieurs jours de suite. En plus, cette mère-là, elle ne veut même pas l’épouser quand il sera grand, alors c’est décidé, il part !
Voilà un album extrêmement singulier. Écrit et illustré par la géniale Komako Sakaï, ce petit album nous raconte donc l’histoire d’un petit lapin qui n’aime pas sa mère, et il faut dire qu’elle ne donne pas à première vue de raison de l’aimer… mais l’album est plus profond qu’il en a l’air et la situation n’est sans doute pas si rose… Qu’est-ce qui fait que cette lapine reste au lit quand il faudrait nourrir son enfant, squatte la télé ou s’énerve sans arrêt ? Peut-être la dépression, une sale période… Ou peut-être est-ce tout simplement la vision exagérée d’un enfant qui trouve sa mère pas comme il aimerait… Et si l’album peut paraître finalement assez dur, la fin est bien plus douce et nous laisse sur une note positive.
Un album étrange, mais beau par l’une des illustratrices les plus douées.
Parce qu’il l’aime beaucoup, Timoto a décidé d’écrire un poème à sa mère. Le voilà qui attrape ses pastels… et le papier essuie-tout (car il veut faire un poème géant !) Allez maintenant un cadeau en plus du poème… Tiens y’a de belles plantes sur le balcon…
Oh qu’on aime cette série de Rémi Courgeon et l’on se réjouit de retrouver le petit Timoto, héros espiègle, toujours prêt à faire des bêtises… et surtout à nous faire rire ! Ici, les enfants se reconnaîtront en se rappelant les fois où ils ont voulu faire plaisir, mais qu’ils ont dû réparer quelques bêtises ensuite ! C’est très drôle tout en étant extrêmement tendre… on adore !
Timoto aime très beaucoup sa maman, et nous on aime très beaucoup Timoto !
Dimanche, ça sera la fête de la mère de Maimiti, alors elle veut lui offrir le plus beaux des cadeaux. Elle décide de lui faire un collier de fleurs comme on en fait beaucoup chez elle, à Tahiti. Un collier où chaque fleur serait choisie. Maimiti fait attention aux couleurs, aux parfums, son collier est vraiment magnifique. Tout est prêt, demain elle pourra faire une belle surprise à sa mère… mais le lendemain, le collier est fané, les fleurs blanches ne le sont plus et l’odeur n’est plus très agréable.
C’est vraiment un très bel album que
nous proposent Annelise Heurtier et Élisa Caroli. L’histoire d’une petite fille d’abord heureuse d’avoir réussi à faire un si beau collier, puis très triste que les choses ne soient finalement pas comme elle le voulait. La chute sera bien plus douce, tendre et pleine d’amour. L’histoire est belle et originale, les illustrations colorées l’accompagnent à merveille et l’on a là un album comme on les aime.
Un bien bel album sur les plus beaux cadeaux, ceux qui ne s’achètent pas.
Maman![]() ![]() Texte d’Hélène Delforge, illustré par Quentin Gréban Mijade 20 €, 279×349 mm, 66 pages, imprimé en Belgique, 2018. |
Nous![]() ![]() de Paloma Valdivia (traducteur·trice non crédité·e) La joie de lire dans la collection Les versatiles 9,80 €, 200×200 mm, 44 pages, imprimé en Chine, 2018. |
Moi, ma maman…![]() ![]() de Komako Sakai (traduit par Corinne Quentin) Mijade dans la collection Les petits Mijade 5,20 €, 155×190 mm,32 pages, imprimé en Belgique, 2018. |
Timoto aime très beaucoup sa maman![]() ![]() de Rémi Courgeon Nathan dans la collection Timoto 6,95 €, 168×240 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2018. |
Le plus beau des colliers![]() ![]() Texte d’Annelise Heurtier, illustré par Elisa Caroli Casterman dans la collection Les albums Casterman 13,95 €, 280×235 mm, 32 pages, imprimé en France, 2018. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


