Aujourd’hui, on parle de pères aux situations diverses (familles homoparentales, recomposées ou situations plus « classiques »).
Deux enfants discutent, tous les deux se battent à coup de « moi mon papa » et chaque fois l’un des deux a le père qui surpasse l’autre. L’un construit des maisons… l’autre des immeubles. L’un a offert un chien aussi grand qu’un cheval, l’autre a carrément offert un cheval ! Mais l’un des deux aura un avantage énorme à la fin, et là l’autre ne pourra vraiment pas rivaliser !
Je suis désolé, mais je vais être obligé pour cet excellent album de vous dévoiler la chute… Ce qui clouera le bec de l’un des enfants c’est un beau « ben moi… bah… j’ai deux papas ! » Cette chute, absolument géniale, est totalement réjouissante. Ici, ce que certain·e·s voudraient voir comme une « tare » (avoir deux pères), est un avantage, quelque chose qui rend fier et qui sera jalousé. C’est drôle, extrêmement original, bien trouvé, percutant… on adore ! Ajoutons que les illustrations sont magnifiques.
Un album qui parle d’homoparentalité de façon originale et intelligente.
Dans la forêt de Cécédille vivaient Litzia la poissonchatte et Zpilo l’oizochat. Le couple avait six enfants très différents. Chacun·e avait ses spécificités, aucun·e ne ressemblait à l’autre. Mélange de races différentes, ils ne ressemblaient à aucun autres animaux et suscitaient la méfiance. Un jour, cette famille pour le moins originale vit débarquer un petit oizochat qui ressemblait beaucoup à Zpilo et qui parlait la même langue… Tout le monde comprit qui il était…
On avait déjà rencontré cette drôle de famille dans L’oizochat, voici donc la suite (qui se lit sans souci sans avoir lu le premier, mise à part que la fin qui risque dérouter). Rémi Courgeon parle avec beaucoup d’intelligence des familles recomposées, des secrets familiaux (Zpilo a fui un pays en guerre et pensait son fils mort avec le reste de sa famille, mais n’avait jamais parlé de tout ça), de la jalousie (les enfants de Zpilo se méfient du retour de cet enfant qui ressemble à leur père bien plus qu’eux et du fait qu’ils parlent ensemble une autre langue), mais aussi de la différence, de la maltraitance, de la guerre, des réfugié·e·s… bref, ce grand auteur-illustrateur aborde des thèmes forts, mais avec la délicatesse et la poésie qu’on lui connaît et surtout avec son magnifique talent d’illustrateur…
Un très bel album qui aborde des sujets forts comme le secret familial.
Deux sœurs passaient leur temps à se disputer, toujours sur le même sujet. La phrase revenait en boucle : « papa est à moi ! » Chacune voulait prouver à ce père si aimé que son amour était plus fort que celui de sa sœur, elles se disputaient ses genoux et ses bras… mais un jour, à force de tirer chacune sur un bras différent, ce qui devait arriver arriva… le père se déchira en deux…
Beaucoup d’humour (et de tendresse) dans cet album-là. On parle bien entendu de l’amour parfois dévorant de certains enfants pour leurs parents, de leur refus de partager. Les deux héroïnes se rendront bientôt compte qu’il vaut mieux partager leur père que d’avoir chacune un demi-papa. Les illustrations de Mayana Itoïz sont comme toujours magnifiques et ajoutent beaucoup d’humour à l’histoire.
Un bel album plein d’humour sur les enfants qui ne veulent pas partager leurs parents.
Moi, mon papa![]() ![]() Texte de Myriam Ouyessad, illustré par Arnaud Nebbache Points de suspension 13 €, 200×230 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
L’oizochat – Le fils caché![]() ![]() de Rémi Courgeon Mango Jeunesse 14,50 €, 227×337 mm, 32 pages, imprimé en Espagne, 2017. |
Papa est à moi![]() ![]() Texte d’Ilan Brenman (traduit par Dorothée de Bruchard), illustré par Mayana Itoïz p’titGlénat dans la collection Vitamine 12 €, 213×257 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



