Aujourd’hui, c’est une sélection de romans que je vous propose.
Alors qu’un virus étrange décime la population, trois ados voient leurs vies bouleversées. Georges d’Épailly (dit Georg) reçoit une étrange visite dans le centre de détention où il se trouve, Kassandre Bathory de Kapolna (dite Ka) décide de se rebeller une fois de plus contre sa famille, mais cette fois-ci elle ira bien plus loin que d’habitude et Michelle-Anne (dite Mina), fille d’une domestique de la famille Bathory de Kapolna, apprend qui est son père. En apparence, tout les éloigne, mais en réalité tou·te·s les trois ont un pouvoir étrange…
On avait été totalement emballés par Les Autodafeurs de Marine Carteron (chroniqués ici, là et ici), donc on était forcément impatient de découvrir cette nouvelle trilogie. Le premier tome nous scotche ! Impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé. Personnages extrêmement bien croqués (et très vite attachants), humour irrésistible, scènes d’action (attention, parfois très violentes), suspense, rebondissements… ici, tout est fait pour que vous tourniez toujours la page suivante (et que vous loupiez votre station de métro). Ajoutons tout de même que c’est superbement écrit (ah, la plume de Marine Carteron…). Deux tomes sont sortis depuis, on vous en parle (certainement) bientôt !
L’autrice de la série Les autodafeurs est de retour… pour notre plus grand plaisir !
En ce moment, la vie d’Aaron c’est pas trop ça… Il est harcelé par une bande de garçons plus âgés et il vient de perdre son grand-père qu’il aimait tant. Heureusement, dans sa vie il y a aussi Claire et Norbert, même si ça ne suffit pas toujours… mais un jour Aaron se transforme en Maarron !
Je vous avais parlé il y a quelque temps (ici) de Noirbert, pour lequel j’avais eu un énorme coup de cœur, qui est en fait la suite de Maarron (mais pour l’avoir fait, je peux vous dire qu’on peut les lire dans le désordre). Cette série norvégienne est un petit bijou. C’est aussi drôle que touchant, on sourit, mais la larme au coin de l’œil n’est jamais loin. C’est décalé, c’est poétique, c’est extrêmement bien écrit (et illustré par le génial Øyvind Torseter), les personnages sont vraiment attachants… bref, c’est une merveille ! Comme pour le précédent, c’est un livre que j’ai lu à voix haute à ma fille de 9 ans, et l’on a pris un plaisir fou autant l’un·e que l’autre. C’est une bande de trois ami·e·s, il y a déjà un tome sur Noirbert, un sur Maarron… on espère celui sur BleuClaire !
Magnifique série, petit bijou de tendresse, d’humour et de poésie. À lire absolument !
Parce que son père a repéré un jeune éléphant, Kiet et quelques autres sont avec lui dans la forêt pour le capturer. Pour le jeune garçon, tout ceci ne devrait pas avoir lieu… La capture ne se fera pas sans certains sacrifices et beaucoup de violence.
La loi du phajaan est un roman dur. Dur dans le sens où c’est parfois une épreuve (encore plus violente si l’on est défenseur·e des animaux) tant le roman est violent par moment, dérangeant, nous prend aux tripes. Ce qui fait peut-être le plus mal ici c’est le côté réel des choses (le phajaan, méthode de torture pour détruire les éléphants moralement, existe bel et bien et est pratiqué encore de nos jours), si réel que je me suis surpris à penser que j’aimerai rencontrer Kiet… alors qu’il n’est qu’un personnage de fiction. La quasi-totalité du roman se passe dans un même lieu, dans un temps assez court (telle une pièce de théâtre), pourtant il y a un vrai suspense ici, l’action est au rendez-vous. Le roman pourrait être qualifié de militant (contre l’asservissement et la torture des animaux), mais il peut très bien être lu par des lecteur·trice·s qui ne partagent pas ce combat.
Un roman fort et indispensable pour ouvrir les yeux sur la condition des éléphants.
Gaspard est trentenaire, il vit chez ses parents et cumule deux emplois : il est vendeur dans une boutique de souvenir de Montmartre le matin et renifleur d’aisselles pour un parfumeur l’après-midi. Le jour où ses deux employeurs décèdent en même temps dans un accident d’avion Gaspard décide de devenir détective privé… Mais quelle agence accepterait d’engager un jeune trisomique ?
Il est extrêmement compliqué de parler d’Un détective très très très spécial de Roman Puértolas (auteur du célèbre L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa) sans trop vous en dire… Alors que vous dire ? Qu’on prend énormément de plaisir à lire ce roman très particulier ? Que c’est drôle et plein de suspense ? Que ma fille de neuf ans et moi avons adoré ce roman ? Qu’un trisomique personnage principal d’un roman ce n’est pas si courant ? Ou tout simplement « lisez-le et vous verrez » !
Un roman très très très spécial original qui déroutera certainement vos enfants !
Mireille a une passion : exaspérer sa mère. Elle a une particularité : elle est la fille (cachée) du mari de la présidente de la République. Mireille vient surtout d’être élue… Oh pas de quoi se réjouir, elle n’est pas Miss Bourg-en-Bresse, ni même déléguée de classe… non non elle vient d’être élue boudin de bronze, à l’horrible concours des boudins organisé sur Facebook par Malo. Avec Astrid, boudin d’or et fan d’Indochine, et Hakima, boudin d’argent et dont le frère est blessé de guerre, elles décident de s’inviter à la garden-party de l’Élysée. Elles feront le voyage jusqu’à Paris en vélo et financeront cette petite escapade en vendant des boudins.
On vous avait déjà parlé de la version lue de ce (génial) roman de Clémentine Beauvais (ici), mais il était injuste que le roman ne soit jamais chroniqué ici tant il est drôle (et le mot est faible) et extrêmement bien écrit, tant les personnages sont attachants, tant les dialogues sont percutants (ce n’est pas pour rien qu’il est sorti en livre lu et qu’il a été adapté au théâtre). Alors bien sûr il y a une critique des réseaux sociaux et du culte de l’apparence… mais c’est surtout un roman absolument hilarant qui fera se bidonner toute la famille !
Un roman devenu culte… pas sans raison !
Génération K![]() de Marine Carteron Rouergue dans la collection épik 14 €, 140×205 mm, 304 pages, imprimé en France, 2016. |
Maarron![]() ![]() Texte de Håkon Øvreås (traduit par Aude Pasquier), illustré par Øyvind Torseter La Joie de Lire dans la collection Hibouk 11,90 €, 130×185 mm, 160 pages, imprimé en Pologne, 2015. |
La loi du phajaan![]() de Jean-François Chabas Didier Jeunesse 13,50 €, 145×215 mm, 128 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Un détective très très très spécial![]() de Romain Puértolas La joie de lire dans la collection Encrage 15,90 €, 140×210 mm, 144 pages, imprimé en Pologne, 2017. |
Les petites reines![]() de Clémentine Beauvais Sarbacane dans la collection Exprim’ 15,50 €, 135×215 mm, 304 pages, imprimé en Italie, 2015. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


