Aujourd’hui on découvre deux jolis romans qui parlent, chacun à leur manière, de l’importance de croire en ses rêves…
Il était une fois une ville très animée, grouillante de monde, vivante et remuante. À l’intérieur de cette ville vivent Herman et Rosie. Herman adore jouer du hautbois et manger des yaourts à la mûre et Rosie chanter du jazz et sucer des caramels qui collent aux dents (pour sûr, ces deux-là étaient faits pour se rencontrer !). Herman et Rosie ne vivent que pour la musique, sont faits l’un pour l’autre, mais ne se sont jamais rencontrés… Jusqu’au jour, où en marchant dans la rue, Herman entend une mélodie particulière…
En voilà un livre qui donne envie de chanter, de danser, et de croire en ses rêves (aussi chouette qu’un film de Jacques Demy !). Herman et Rosie sont de véritables personnages de comédie musicale ! Ils aiment le jazz, les plaisirs simples de la vie, et ne rêvent que d’une chose : pouvoir vivre de leur passion ! Gus Gordon nous plonge dans un univers tourbillonnant. Ses illustrations accompagnent à merveille cette belle histoire. Le trait est vif et acéré, pour un conte qui donne envie de vivre à fond ! On sort émerveillé de ce petit album trépidant, où les personnages enchaînent les échecs, mais restent toujours persuadés que la vie a plus de surprise que l’on ne le croit (et ils ont bien raison d’espérer !). Pour informations, il s’agit ici d’une réédition d’un album en petit format que Gabriel avait chroniqué ici !
Une réédition d’un très chouette album qui redonnera le sourire à n’importe
C’est l’histoire d’un petit garçon qui vit au milieu d’une forêt entouré de cartons. Un petit garçon comme les autres, sauf qu’il a été obligé de quitter son pays en guerre avec sa famille. Un petit garçon qui se raconte : son quotidien, ses relations avec ses parents, son école, les méchants et les gentils qu’il fréquente… Bref, un garçon (presque) comme les autres…
Sans papiers retrace le quotidien d’un enfant ayant été contraint de fuir la guerre avec sa famille. Ici, pas de considérations politiques ni de constat moral, seulement le témoignage d’un enfant qui raconte ce qu’est devenue sa vie depuis qu’il a quitté son pays natal. C’est à la fois drôle et émouvant sans tomber dans le pathos. Agnès de Lestrade réussit le pari de se mettre à hauteur d’enfant pour raconter des évènements dramatiques (le père de notre jeune héros se fait arrêter par la police française) sans pour autant faire pleurer dans les chaumières. Le style est ciselé, rapide et nerveux, sans fioritures. Malgré les difficultés de notre héros, Sans papiers demeure un récit enthousiasmant et optimiste, qui nous fait croire en la gentillesse et en l’honnêteté de certaines personnes !
Un joli récit sur le sort des migrants vu à hauteur d’enfant !
Herman et Rosie pour la vie![]() ![]() de Gus Gordon (traduit par Dominique Boutel) Gallimard Jeunesse 5,50 €, 140×195 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017. |
Sans papiers![]() ![]() d’Agnès de Lestrade Bulles de Savon 8,50 €, 140×190 mm, 60 pages, imprimé en France, 2017. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.



