Les vacances sont bien entamées pour certain·e·s, pour d’autres elles vont commencer. C’est le moment de vous parler de deux livres à partager, des albums aussi réjouissants pour les petit·e·s que pour les grand·e·s.
Un curieux attelage progresse dans une forêt enneigée : c’est Tomek le bison, accompagné de Mirko le chat et de leurs amis Émile et Zacchary. En cette fin d’hiver, ils se rendent chez leur amie Chnourka, une petite fille qui vit dans une maison au milieu de la forêt. L’impatience est grande pour nos visiteurs. Ils sont pressés de retrouver leur amie, et surtout, de quitter enfin ce long hiver ! Les retrouvailles se font autour d’une table garnie de gourmandises, de la chaleur du feu dans la cheminée, des histoires racontées par Tomek… et du plaisir d’être ensemble. « Quand il fait froid, disait Chnourka, il faut se remplir de choses qui nous réchaufferont plus tard. » La joyeuse bande s’amuse avec la neige, sort admirer le lac gelé… Les journées s’étirent dans cette douce ambiance, et chacun·e prend le temps. Pour Mirko, il est temps de sortir et de repartir à l’aventure : l’hiver a assez duré ! Sa curiosité l’amènera à faire des découvertes, de nouvelles rencontres, et apprendra à toute la bande à savourer le bonheur des grandes aventures, mais surtout celui des petits riens que l’on vit ensemble. Le printemps peut enfin revenir.
Chnourka est le deuxième album de Gaya Wisniewski, dont on avait adoré Mon bison, paru en septembre 2018. Sur un thème moins mélancolique, l’autrice-illustratrice amuse autant qu’elle touche avec une histoire d’une grande simplicité et d’une grande douceur. Les illustrations aux teintes joyeuses et chaleureuses nous invitent à apprécier la compagnie de cette bande d’ami·e·s qui apprennent ensemble à savourer les plaisirs simples et l’attente qu’ils suscitent.
Un livre réconfortant que l’on aime partager et prendre le temps de lire, relire, et savourer au début du printemps.
Et maintenant, si l’on jouait à se faire peur ? Dès la couverture, on annonce la couleur : Mort de rire, c’est un livre-disque avec un squelette, un chien pas net, et d’autres créatures tout aussi effrayantes, mais rassurez-vous, dans cet album, on rit aussi beaucoup… Oscar le squelette nous accueille dans son univers et nous présente ses acolytes qui n’ont pas toujours la vie facile ! Un vampire, une araignée, des cannibales, un médecin fou de piqûres, un fantôme… Même Oscar le squelette rencontre quelques ennuis quand il adopte un chien. Forcément.
« Allons Kiki, ne sois pas bête
Lâche la tête à ton maîmaître
Réfléchis un peu, nom d’un chien
Qui va s’occuper de toi demain ?
Quand tu seras seul il ne faudra
Pas te plaindre à la SPA
Ou aller faire ton numéro
De chien battu chez Brigitte Bardot »
Entre petits jeux de mots et grosses frayeurs, il y en a pour tout le monde. Les douze chansons écrites par Pascal Parisot sont très drôles, et pleines de doubles-sens qui feront sourire aussi les adultes. Car au détour d’une chanson, on croise même un chat végétarien et un coq qui a perdu sa tête et se retrouve sur la table dans un plat fumant… Alors, mort·e·s de rire ou mort·e·s de peur ? Jugez vous-mêmes…
« Il faut s’coucher pour réussir
S’coucher pour réussir
Coucher pour réussir
À devenir vampire
Sans un cercueil pour réussir
À devenir vampire. »
Un nouveau livre-disque de Pascal Parisot, c’est toujours une bonne nouvelle et la garantie de quelques fous rires !
Chnourka![]() ![]() de Gaya Wisniewski MeMo 16 €, 230×170 mm, 56 pages, imprimé en Europe chez un imprimeur écoresponsable, 2019. |
Mort de rire![]() ![]() Texte de Pascal Parisot, illustré par Charles Berberian Didier Jeunesse, dans la collection Un livre, un CD 14,90 €, 220×220 mm, 28 pages, CD : 37,50 min, imprimé en France chez un imprimeur écoresponsable, 2019. |

« Un instant, un seul, lui fait déserter son corps : le temps des livres. Le corps de l’enfant qui lit n’est plus qu’un tas de vêtements qu’il a jetés n’importe où. Le livre est ouvert sur la moquette. Les vêtements glissent du lit ou font les pieds au mur. Il est en train de lire. […] Il n’y a plus personne dans la chambre. L’enfant est très loin de là, dans un corps plus ample, au milieu des vagues, loin de nous. » Timothée de Fombelle, Neverland.



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