Aujourd’hui, il sera question d’un musée des tortures et d’un mort trouvé sur une plage de Norvège.
À croire que le prof d’histoire a fait exprès en créant les groupes ! Léo est séparé de ses meilleurs copains et se retrouve avec celles et ceux qu’il trouve les plus nazes de sa classe : les jumelles moches, Kiara la gitane et Adrien, qui était autrefois son meilleur ami, mais qu’il considère dorénavant comme un loser. Ce jeu de piste dans la vieille ville de Carcassonne s’annonce vraiment mal… Sauf que Léo n’est pas préparé à ce qui l’attend réellement, et ses camarades non plus : après s’être perdu, le groupe se retrouve devant une femme qui leur propose d’entrer dans le musée des tortures… chose qu’iels n’auraient jamais dû accepter…
Pour commencer, je dois dire que j’ai été surpris (bluffé serait peut-être plus correct) par le niveau d’angoisse de ce roman pour ados (pas en dessous de 12 ans tout de même). Ce roman m’a tellement stressé que j’avais hâte de le terminer… Mais après l’avoir fini j’avais hâte de lire un autre roman de la même collection (comme ces manèges dont on est pressé·e de sortir, mais une fois sorti·e, on a qu’une envie, y retourner). Rachel Corenblit nous entraîne dans un lieu que vous n’êtes pas près d’oublier, un endroit où les gens ne meurent pas paisiblement et dans lequel vous ne souhaiterez jamais mettre les pieds. C’est terriblement bien écrit (c’est ça qui le rend efficace) et le « Pire que vos pires cauchemars » écrit sur la couverture n’est pas usurpé. Un roman qui plaira assurément à tout ceux et toutes celles qui aiment avoir peur.
Sur la plage, devant Cécilia, se trouve un homme sans vie. Les pieds dans l’eau, on devine qu’il a péniblement tenté de rejoindre le rivage, mais qu’il n’a pas pu aller plus loin. Il est mort noyé, tout comme la mère de l’adolescente, un an plus tôt. Cécilia est sous le choc. Une voix la sort de sa torpeur, celle d’un garçon à peine plus âgé qu’elle qui débarque derrière elle. Avec lui (qui vient d’arriver à Ålodden, car sa mère va travailler dans l’hôtel du père de Cécilia), un ami et son chien, l’adolescente va mener l’enquête pour savoir qui est le noyé, ce qu’il lui est arrivé et pourquoi quelqu’un les observe aux jumelles, plus loin sur la plage…
Avec Crime à Ålodden, on est clairement dans un polar nordique comme on les aime (mais ici, vous l’aurez compris, en version jeunesse). Jørn Lier Horst, par ailleurs auteur de polars pour adultes, nous entraîne dans une histoire captivante où il ne faut se fier ni aux apparences ni aux a priori, un roman dans lequel les héro·ïnes devront bien ouvrir les yeux et faire preuve de perspicacité s’iels veulent dénouer le mystère qui plane autour de ce mort. À la lecture de ce roman, mes filles (8 et 13 ans) ont tout de suite pensé à une autre série scandinave que nous aimons beaucoup, Les cousins Karlsson. L’histoire est captivante, l’écriture cinématographique ; il est difficile de lâcher le roman avant de l’avoir terminé.
Le musée des tortures![]() de Rachel Corenblit Casterman, dans la collection Hanté 5,95 €, 139×190 mm, 120 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-responsable, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Crime à Ålodden![]() ![]() de Jørn Lier Horst (traduit du norvégien par Marina Heide) Rageot, dans la collection Enquêtes d’Europe 11,90 €, 146×210 mm, 177 pages, imprimé en Italie, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



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