Aujourd’hui, sous couvert de fantaisie je vous propose une plongée au cœur des milieux naturels, qu’ils soient forestiers, aquatiques, polaires ou marécageux. Alors, sortez vos bottes, vos jumelles et vos tenues de camouflage !
Un matin, Castor décide de partir à l’aventure. Assis sur un rondin de bois, il dérive jusqu’à se retrouver au cœur d’une ville. Émerveillé et intrigué par ce qui l’entoure, Castor est néanmoins inquiet : comment va-t-il retrouver le chemin de sa hutte ?! Comme par miracle, il tombe sur Akita, un chien baroudeur qui voyage en montgolfière. Les deux compères vont continuer leur périple ensemble à la recherche de la maison de Castor.
Drôle et touchant, Bienvenue, Castor ! est un album à la lisière de la fiction et du documentaire. Ainsi, le voyage entrepris par ces deux animaux en quête de sensations fortes devient très vite un prétexte pour faire découvrir aux enfants les milieux naturels et les habitats d’animaux étonnants. Chaque double page nous expose une « tranche de vie » d’un animal au sein de son foyer. Sous un arbre, s’affiche le terrier d’un renard, au bord d’un étang les « maisons suspendues » des tisserins. C’est à la fois très réaliste — dans les explications — et très précis. Les illustrations de Magnus Weightman fourmillent de mille détails qu’on prend plaisir à regarder, mais également clownesques. Ainsi, les animaux présentés sont tous anthropomorphisés, portant vêtements et sac à dos, tricotant dans leur terrier, jouant du piano ou de l’accordéon. Ces mises en scène permettront aux plus jeunes de s’identifier à eux et de comprendre que chaque espèce animale possède ses spécificités : si certains, à l’instar sont d’habiles constructeurs, d’autres, comme le jardinier brun, sont des esthètes de l’habitat agençant leur nid avec la plus grande délicatesse !
Aujourd’hui est un grand jour. C’est l’anniversaire d’Anna qui fête ses six ans en compagnie de ses grands-parents. Pour l’occasion, sa mamie prépare un. Ni une ni deux, la petite fille décide de partir se promener en forêt avec son grand-père à la recherche de ce précieux sésame. C’est l’occasion de découvrir la forêt et ses secrets…
Après le magnifique Au bois (chroniqué ici) Charline Collette revient avec un deuxième album sur la forêt. C’est une déclaration d’amour aux arbres, au bois et à la nature que nous propose l’autrice-illustratrice. Une véritable déambulation poétique. On suit la petite Anna et son grand-père en promenade. Cette balade est l’occasion pour la petite fille de poser des questions à son aïeul sur ce monde feuillu qui l’entoure. La forêt prend vie sous la plume et les crayons de Charline Collette : c’est elle le personnage principal qui s’impose progressivement au fur et à mesure des pages, majestueuse, pleine de mystères et de secrets. Face aux humain·es, elle semble une vieille femme qui a tout vu : des générations d’hommes et de femmes, des guerres, des chevaliers, des animaux… D’où l’importance de la préserver, car elle est la gardienne de l’histoire de l’humanité. La force de l’album réside également dans les illustrations. Avec son style très reconnaissable, l’autrice-illustratrice nous peint un monde onirique et stylisé. À chaque page, la forêt se déploie, éclatante de couleurs, et nous délivre bien des mystères et des secrets. Devant elle, on se sent tout à coup bien humble !
Bienvenue, Castor ! ![]() ![]() de Magnus Weightman (traduit de l’anglais par Esther Van Der Werf) La Martinière Jeunesse 14,90 €, 241×332 mm, 40 pages, imprimé en France, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
L’âge de la forêt ![]() ![]() de Charline Collette La Joie de Lire 15,90 €, 171×346 mm, 48 pages, imprimé en France, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.




