Dans les quatre albums du jour, de jeunes enfants qui ne veulent pas grandir, aiment disparaître ou ont de l’imagination à revendre.
Yoshi aime observer son voisin s’occuper de son jardin et plus particulièrement d’un petit arbre. L’homme lui porte un soin particulier, des soins qui rappellent à Yoshi ceux que sa mère lui prodigue. Un jour Yoshi entend l’homme dire au petit arbre qui vient de fleurir que maintenant il est vraiment devenu un bonsaï, et si Yoshi, lui aussi était devenu grand ?
Quel magnifique album ! Les illustrations sont à tomber et l’histoire de cet enfant qui veut grandir est d’une infinie délicatesse sans la moindre mièvrerie. Écrite par un clown muet d’origine argentine et illustrée par un Espagnol, cette histoire qui se déroule au Japon est universelle : partout, les enfants veulent grandir plus vite ! Belin a soigné le contenant avec un livre au beau papier avec une jaquette.
Un magnifique album, porté par de superbes illustrations.
Heidi a un don, quelque chose qu’on aimerait tous et toutes avoir : elle sait disparaître ! Oh non pas comme l’homme invisible, non Heidi sait plutôt se fondre dans le décor, un peu comme un caméléon. Alors, forcément, Heidi est ultra forte en cache-cache ! Mais un jour, alors que c’est l’anniversaire de la petite fille, ses ami.e.s se laissent distraire lors d’une partie de cache-cache où comme d’habitude Heidi est introuvable… et plus personne ne la cherche. Elle décide donc de ne plus se cacher.
Ce qui attrape tout de suite dans cet album, ce sont les magnifiques illustrations de Fiona Woodcock (mises en valeur par un beau papier et une couverture texturée). L’histoire
n’est pas aussi légère qu’elle n’y parait. La reine du camouflage devra accepter un temps de jouer à autre choque qu’au jeu qu’elle préfère, pour ne pas perdre ses ami.e.s. L’amitié c’est aussi ça, le partage, le vivre ensemble… tout en restant soi-même. Avec les plus jeunes, on s’amuse aussi à retrouver Heidi, comme dans un album de cherche et trouve (très facile).
Un très bel album sur l’amitié.
C’est l’histoire d’une petite fourmi qui s’est perdue, elle recherche le chemin de sa maison, traverse une grande forêt et se cogne à une grande montagne… mais la montagne l’attrape, pour se défendre notre fourmi la pique ! Et si Petite fourmi avait trouvé sa maison ?
La petite fourmi en question est une charmante petite fille à couettes, la forêt est une plante et la montagne n’est autre que sa mère. L’enfant joue, elle imagine des mondes comme le font les plus jeunes. Martine Bourre rend hommage à l’imagination des enfants avec une histoire toute simple et des illustrations épurées (et très belles).
Un bel hommage aux enfants qui s’inventent des pays imaginaires.
Ses ami.e.s jouent à la marchande, Olga aimerait bien jouer avec eux. Seulement, voilà, pour acheter, il faut des cailloux pour payer et Olga n’en a pas ! Elle décide de faire un spectacle de cirque et de faire payer l’entrée, mais la voilà bientôt rejointe par toute la bande.
On adore cette série d’Ilya Green, toujours tendre, toujours drôle. Elle croque avec justesse l’enfance en y rajoutant du fantastique. Les enfants jouant à la marchande et revendant une chaussure ou une pomme un peu mangée (on pense forcément à Momo ouvre un magasin de Nadja) côtoient un chat géant ou des fourmis bavardes. Le livre est sorti il y a quelques années, mais on ne s’en lasse pas !
Un superbe album qui sent bon l’enfance de la géniale Ilya Green.
L’enfant et le bonsaï![]() ![]() Texte de José Campanari (traducteur.trice non crédité.e), illustré par Luciano Lozano Belin Jeunesse 12,90 €, 177×248 mm, 44 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2016. |
Heidi joue à cache-cache![]() ![]() de Fiona Woodcock (traduit par Nathalie Nédélec-Courtès) Hatier Jeunesse 13,95 €, 266×268 mm, 34 pages, lieu d’impression non indiqué, 2016. |
Petite fourmi![]() ![]() de Martine Bourre Didier Jeunesse 11,10 €, 190×190 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Le pestacle![]() ![]() d’Ilya Green Didier Jeunesse 11,10 €, 195×175 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2010. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


