Aujourd’hui, je vous propose tout d’abord de retrouver Césarine et Auguste Mars, les héros de la série Les autodafeurs puis d’aller à la rencontre d’enfants particuliers protégés par une certaine Miss Peregrine. Deux séries absolument enthousiasmantes.
Auguste est un adolescent comme les autres, Césarine, elle, est un peu particulière. Ces deux-là sont frère et sœur et leur vie est loin d’être banale. Les Mars (c’est leur nom) font partie d’une famille au destin exceptionnel. Pour Auguste qui rêvait d’une vie pépère, c’est raté…
Oh que c’est difficile de résumer un tome 2… Je ne peux rien spoiler du tome 1 (pour ceux et celles qui ne l’ont pas lu) et donc c’est impossible de raconter ce qu’il se passe dans ce nouvel opus (et puis de toute façon, si vous avez le lu premier, vous avez forcément envie de lire la suite !). On parle ici d’une société secrète dont le but est de protéger les livres qui sont menacés par une autre société secrète qui veut les détruire. Mais c’est surtout une série qui doit beaucoup à l’écriture de son auteure, qui nous embarque totalement. C’est parfois sanglant, on ne s’attend pas du tout à ce qui va se passer, on a envie de le lire d’une traite, mais c’est surtout très drôle. Le personnage de Césarine est irrésistible et certains personnages secondaires sont hilarants, c’est une série qui déménage, qui va plaire autant aux ados (même à ceux qui n’aiment pas trop lire, j’en suis sûr) qu’à leurs parents. Bref une série à se procurer de toute urgence !
De l’amour (pas forcément partagé), de l’humour (parfois involontaire), du suspense, du sang (sur le chemisier) et des conseils pour enlever les taches (précédemment citées), bienvenue dans Les Autodafeurs, une des meilleures séries pour ados que j’ai lues.
Son grand-père avait une collection de photos représentant des enfants particuliers. On y voyait une jeune fille qui pouvait voler, un enfant invisible ou encore un garçon extrêmement fort. En grandissant, il s’était rendu compte qu’il avait cru aux contes que le vieil homme lui avait racontés et que les photos étaient truquées. Pourtant à la mort (étrange) du grand-père, un doute était né et il avait décidé d’aller voir sur place, là où avaient été prises les photos, dans l’orphelinat de Miss Peregrine.
J’avais beaucoup entendu parler de Miss Peregrine et les enfants particuliers depuis sa sortie (et encore plus lors de la sortie de l’adaptation cinématographique par Tim Burton), mais je ne l’avais pas encore lu… et bien je l’ai dévoré ! Ce roman de fantasy est captivant, on a du mal à le lâcher. Les photos dont il est question dans le roman illustrent le texte et rendent l’ouvrage encore plus original, particulier, étrange (ce sont d’ailleurs de vraies photos d’époque).
Ceux et celles qui aiment les histoires où le quotidien se mêle aux phénomènes fantastiques devraient adorer Miss Peregrine et les enfants particuliers.
L’univers de Miss Pérégrine et les enfants particuliers a été décliné dans d’autres ouvrages… et même dans de la papeterie ! Sorti également chez Bayard, un superbe carnet épais (à la couverture toute douce) dans lequel on retrouve des pages lignées pour y prendre des notes voire même y écrire son journal ! Elles sont entrecoupées d’une douzaine de pages de citations et photos extraites des livres de la série.
L’objet est beau et vraiment réussi !
Une BD est également sortie où l’on retrouve toute l’histoire de Miss Peregrine et les enfants particuliers. Il est toujours difficile d’avoir un avis sur une adaptation BD (ou cinéma) d’un roman qu’on vient de lire tant on a l’impression que tout est survolé, qu’on ne retrouve pas toute la profondeur des personnages, des choses qui nous semblent essentielles. J’ai pourtant l’impression que cette adaptation est assez réussie, représente bien l’univers de Miss Peregrine et les enfants particuliers… et donne envie de lire le roman !
Bien plus intéressant, Contes des particuliers propose huit contes collectés par Millard Nullings (l’un des personnages principaux du roman). Il s’agit ici de contes mettant en scène des personnages particuliers (comme ceux qu’on croise dans Miss Peregrine et les enfants particuliers). Il y sera question, par exemple, d’enfant malaimé qui se transforme en criquet, de géant qui veille sur les animaux ou de particuliers, dont les membres repoussent, vendant leur viande à des cannibales pour s’enrichir. Les histoires sont captivantes, fantastiques, elles m’ont fait penser à la magnifique série Monstres et Merveilles. Le genre d’histoire à lire au coin du feu pour se faire un petit peu peur.

À noter que la second tome de Miss Peregrine et les enfants Particuliers, Hollow City vient de ressortir au Livre de poche.
Les autodafeurs – T2 – Ma sœur est une artiste de guerre![]() de Marine Carteron Rouergue dans la collection doado 14,90 €, 140×206 mm, 380 pages, imprimé en France, 2014. |
Miss Peregrine et les enfants particuliers![]() de Ransom Riggs (traduit par Sidonie Van Den Dries) Bayard 15,90 €, 446 mm, 137×210 pages, imprimé en Italie, 2012. |
| Le journal de Miss Peregrine et les enfants particuliers Bayard 10,90 €, 135×215 mm, 192 pages, imprimé en Italie, 2016. |
Contes des particuliers![]() de Ransom Riggs (traduit par Sidonie Van Den Dries), illustré par Andrew Davidson Bayard 14,90 €, 140×210 mm, 256 pages, imprimé en Italie, 2016. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !

