Aujourd’hui, alors que la rentrée scolaire approche, je vous propose deux romans estivaux afin de prolonger l’été. Il sera question d’amour rencontré en vacances et de famille recomposée.
Violette, 14 ans, va passer cette année un été très particulier. L’ambiance familiale étant extrêmement pesante (ses parents semblent ne plus se supporter), lorsqu’il est proposé qu’elle et son frère et ses sœurs partent seul·es dans la maison familiale d’Ardèche, il et elles sautent sur l’occasion (et commencent même à craindre un changement d’avis de dernière minute). Même si des adultes, ami·es de leurs parents, seront dans les parages pour les surveiller, ce projet semble être une sacrée aubaine ! Au programme de ces vacances sans parents : lire et se baigner dans la rivière ! Et bien sûr, à tour de rôle garder la petite sœur… enfin, c’était le programme prévu avant de croiser un garçon qui va bientôt obséder Violette.
Que j’aime les histoires de complicité entre frères et sœurs, d’aventures estivales et surtout… d’amour ! Et là, je dois dire que j’ai été comblé, surtout que c’est très bien écrit. Mélanie Edwards signe avec Un été en liberté son premier roman et pour un premier roman, quelle réussite ! Quel bonheur de suivre ces trois ados (17, 16 et 14 ans) et leur petite sœur (6 ans) le temps d’un été sans parents. Leurs histoires d’amour et de désillusions, d’aventures, d’expériences et même de farniente nous captivent. Mélanie Edwards arrive à ne jamais tomber dans la mièvrerie et au moment où son histoire pourrait devenir prévisible, elle fait survenir un événement qu’on n’attendait absolument pas et qui relance l’intrigue. Les personnages principaux sont extrêmement attachants (du grand frère un peu en retrait à la petite dernière jamais à court d’idées), mais on rencontre ici aussi des personnages secondaires tout aussi passionnants tel un vieil écrivain très délicat, une mère dépassée ou un ami des parents heureux de sa vie à la campagne. Un très beau roman qui donnera aux ados des envies de vacances sans parents (et que ces derniers pourront piquer pour lire à leur tour et se rappeler leur adolescence d’autant que le livre se passe en 1989).
Cet été, Pauline est en vacances avec son père, séparée de sa sœur Elsa qui n’a pas voulu venir. Le souci c’est qu’il n’y a pas que son père avec elle, il y a aussi L’autre, celle pour qui son père a quitté sa mère, et sa fille Jenna-Lèche-Botte que Pauline déteste déjà… et forcément partager sa chambre avec elle pendant les vacances, ça ne va forcément rien arranger ! Mais Pauline n’a pas l’intention de se laisser faire et elle va tout faire pour que son père et L’autre se séparent. Pour ça, elle compte sur l’aide de sa sœur avec qui elle correspond par lettres (qu’elle reçoit au bar du village pour éviter tout soupçon, sous le pseudonyme de Kimberly Petterson).
Charlotte Moundlic nous régale avec cette histoire pleine de petites méchancetés (et en fait de beaucoup d’amour). On va beaucoup rire (et même éclater de rire lors d’une scène mémorable) grâce à ce roman qui peut se lire dès neuf ans (et peut-être lu à voix haute par épisodes aux plus jeunes). Elsa est un sacré personnage, extrêmement bien croqué, et l’on a un vrai plaisir à suivre son été (on ne s’ennuie pas une minute !). Voilà un roman doucement féroce, mais surtout très drôle qui va plaire aux enfants comme aux parents. Il est richement illustré par le très talentueux Sébastien Pelon dont les superbes illustrations accompagnent à merveille les mots de Charlotte Moundlic.
Un été en liberté![]() de Mélanie Edwards Bayard 11,90 €, 210×140 mm, 208 pages, imprimé en Italie, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Fille de l’un, fille de l’autre![]() ![]() Texte de Charlotte Moundlic, illustré par Sébastien Pelon L’école des loisirs, dans la collection Neuf 11 €, 135×205 mm, 96 pages, imprimé en France, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



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